Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:54

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan ayant effectué une déclaration sur la question arménienne, en voici la traduction ; certes, je ne suis pas une traductrice professionnelle mais j'ai essayé de rendre le texte turc au plus juste. Cet article est publié dans un but d'information car les journaux ne donnent souvent que des extraits des communiqués en turc.

Ajout du 25 : j'ai, en fait, effectué une traduction inutile car je me suis rendue compte ce matin que le texte avait été publié par le premier ministre le 23 avril en plusieurs langues, dont le français...

Déclaration de Monsieur Erdogan :

 

"La date du 24 avril, qui revêt une grande importance pour nos concitoyens arméniens et pour tous les Arméniens du monde  offre l’occasion de partager librement des pensées liées à cette question historique." 

"Il est indéniable que les dernières années de l’Empire ottoman ont constitué une période de souffrance pour tous les habitants de l’Empire, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse, Turcs, Kurdes, Arabes, Arméniens ou autres."

Une attitude humaniste et consciencieuse oblige à  considérér toutes les souffrances vécues durant cette période  par tous les groupes ethniques ou religieux. 

"Naturellement, il ne sert à rien pour ceux qui ont souffert, d’établir des hiérarchies entre les souffrances, de les comparer ou de les mettre en rivalité.

Comme le disaient nos ancêtres, "le feu brûle là où il tombe".

"C’est un devoir humain que de se souvenir, de commémorer et de partager les souffrances qui ont été celles des Arméniens au même titre que celles de tous les citoyens de l’Empire ottoman."

"Le fait d’exprimer des interprétations différentes sur les événements de 1915 et d’exprimer librement ses idées, dans une perspective pluraliste, est une nécessité dans une culture démocratique et moderne."

"Il se peut qu’il y en ait qui, regrettant cette liberté d’expression en Turquie, en profitent pour proférer des idées ou allégations accusatrices, blessantes voire provocatrices."

"Pourtant, s’il est possible de mieux comprendre les dimensions juridiques des questions historiques, de transformer à nouveau les rancoeurs en amitié, il est naturel de manifester de l’empathie, de considérer avec tolérance les thèses différentes et d’attendre une attitude semblable de toutes les parties.  

La république de Turquie continuera d'écouter avec maturité chaque opinion  conforme aux valeurs universelles du droit."

"Mais on ne peut pas accepter que les événements de 1915 soient utilisés comme prétexte pour manifester de l’hostilité à la Turquie ou pour en faire un sujet d’affrontements politiques.

Les événements vécus lors de la Première Guerre mondiale constituent pour tous une douleur commune. Considérer cette douloureuse histoire dans une perspective de mémoire juste est une responsabilité humaine et  rationnelle. "

"Durant la Première Guerre mondiale, des milliers de personnes, de toutes nationalités et religions, ont perdu la vie. Les conséquences inhumaines des événements qui se sont passés pendant la guerre, comme les déplacements de populations, ne doivent pas constituer des obstacles  à établir une amitié entre les Turcs et les Arméniens et à adopter des attitudes et des comportements humanistes des deux côtés."

"Il n’est pas profitable dans le monde d’aujourd’hui de tirer de l’Histoire des sujets d’hostilité et de créer de nouvelles querelles au lieu de construire notre avenir commun."

"Nos mentalités d’aujourd’hui nous imposent de pouvoir discuter malgré les incompréhensions, d’écouter l’autre pour tenter de le comprendre, de rechercher des moyens pour arriver à un consensus, de dénoncer la haine et de promouvoir le respect et la tolérance.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens afin d'étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens."

"La Turquie, qui envisage son futur avec confiance, a toujours soutenu les recherches scientifiques et approfondies pour établir les vérités historiques. Quelles que soient leurs origines ethniques et religieuses, les peuples d’Anatolie ont vécu ensemble des centaines d’années et ont développé des valeurs communes, de l’art à la diplomatie, du gouvernement de l’Etat au commerce, et ont encore aujourd’hui l'opportunité et les compétences pour construire un nouvel avenir ensemble."

"Nous avons espoir que ces peuples qui partagent une géographie ancienne et unique, des coutumes et des traditions semblables, puissent parler de leur passé avec maturité, commémorer ensemble leurs victimes de façon convenable; nous souhaitons que tous les Arméniens qui ont perdu la vie au début du XXe siécle reposent en paix et nous présentons nos condoléances à leurs descendants."

 

"De même, nous commémorons avec respect et compassion tous les citoyens de l’Empire ottoman, quelle que soit leur origine ethnique ou leur religion, qui ont péri à la même époque dans des conditions similaires."

Texte original en turc :

“Ermeni vatandaşlarımız ve dünyadaki tüm Ermeniler için özel bir anlam taşıyan 24 Nisan, tarihi bir meseleye ilişkin düşüncelerin özgürce paylaşılması için değerli bir fırsat sunmaktadır.

Osmanlı İmparatorluğu’nun son yıllarının hangi din ve etnik kökenden olursa olsun, Türk, Kürt, Arap, Ermeni ve diğer milyonlarca Osmanlı vatandaşı için acılarla dolu zor bir dönem olduğu yadsınamaz.

Adil bir insani ve vicdani duruş, din ve etnik köken gözetmeden bu dönemde yaşanmış tüm acıları anlamayı gerekli kılar.

Tabiatıyla ne bir acılar hiyerarşisi kurulması ne de acıların birbiriyle mukayese edilmesi ve yarıştırılması acının öznesi için bir anlam ifade eder.

Atalarımızın dediği gibi ‘ateş düştüğü yeri yakar’.

Osmanlı İmparatorluğu vatandaşı herkes gibi Ermenilerin de o dönemde yaşadıkları acıların hatıralarını anmalarını anlamak ve paylaşmak bir insanlık vazifesidir.

Türkiye'de 1915 olaylarına ilişkin farklı görüş ve düşüncelerin serbestçe ifade edilmesi; çoğulcu bir bakış açısının, demokrasi kültürünün ve çağdaşlığın gereğidir.

Türkiye’deki bu özgür ortamı, suçlayıcı, incitici, hatta bazen kışkırtıcı söylem ve iddiaları seslendirmek için vesile olarak görenler de bulunabilir.

Ne var ki, tarihi meseleleri hukuki boyutlarıyla birlikte daha iyi anlamamız, kırgınlıkları yeniden dostluklara dönüştürmemiz mümkün olacaksa, farklı söylemlerin empati ve hoşgörüyle karşılanması ve bütün taraflardan benzer bir anlayışın beklenmesi tabiidir.

Türkiye Cumhuriyeti hukukun evrensel değerleriyle uyumlu her düşünceye olgunlukla yaklaşmaya devam edecektir.

Fakat 1915 olaylarının Türkiye karşıtlığı için bir bahane olarak kullanılması ve siyasi çatışma konusu haline getirilmesi de kabul edilemez.

Birinci Dünya Savaşı esnasında yaşanan hadiseler, hepimizin ortak acısıdır. Bu acılı tarihe adil hafıza perspektifinden bakılması, insani ve ilmi bir sorumluluktur.

Her din ve milletten milyonlarca insanın hayatını kaybettiği I. Dünya Savaşı esnasında, tehcir gibi gayr-ı insani sonuçlar doğuran hadiselerin yaşanmış olması, Türkler ile Ermeniler arasında duygudaşlık kurulmasına ve karşılıklı insani tutum ve davranışlar sergilenmesine engel olmamalıdır.

Bugünün dünyasında tarihten husumet çıkarmak ve yeni kavgalar üretmek kabul edilebilir olmadığı gibi ortak geleceğimizin inşası bakımından hiçbir şekilde yararlı da değildir.

Zamanın ruhu, anlaşmazlıklara rağmen konuşabilmeyi; karşıdakini dinleyerek anlamaya çalışmayı; uzlaşı yolları arayışlarını değerlendirmeyi; nefreti ayıplayıp saygı ve hoşgörüyü yüceltmeyi gerektirmektedir.

Bu anlayışla biz Türkiye Cumhuriyeti olarak 1915 olaylarının bilimsel bir şekilde incelenmesi için ortak tarih komisyonu kurulması çağrısında bulunduk. Bu çağrı geçerliliğini korumaktadır. Türk, Ermeni ve uluslararası tarihçilerin yapacağı çalışma, 1915 olaylarının aydınlatılmasında ve tarihin doğru anlaşılmasında önemli bir rol oynayacaktır.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens pour étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Bu çerçevede arşivlerimizi bütün araştırmacıların kullanımına açtık. Bugün arşivlerimizde bulunan yüzbinlerce belge, bütün tarihçilerin hizmetine sunulmaktadır.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens.

Türkiye, geleceğe güvenle bakan bir ülke olarak tarihin de doğru anlaşılması için ilmi ve kapsamlı çalışmaları her zaman desteklemiştir. Etnik ve dini kökeni ne olursa olsun yüzlerce yıl bir arada yaşamış, sanattan diplomasiye, devlet idaresinden ticarete kadar her alanda ortak değerler üretmiş Anadolu insanları, yeni bir gelecek inşa edebilecek imkân ve kabiliyetlere bugün de sahiptir.

Kadim ve eşsiz bir coğrafyanın benzer gelenek ve göreneklere sahip halklarının, geçmişlerini olgunlukla konuşabileceklerine, kayıplarını kendilerine yakışır yöntemlerle ve birlikte anacaklarına dair umut ve inançla, 20. yüzyılın başındaki koşullarda hayatlarını kaybeden Ermenilerin huzur içinde yatmalarını diliyor, torunlarına taziyelerimizi iletiyoruz.

Aynı dönemde benzer koşullarda yaşamını yitiren, etnik ve dini kökeni ne olursa olsun tüm Osmanlı vatandaşlarını da rahmetle ve saygıyla anıyoruz.”

Partager cet article

Repost 0
Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Articles Essais Commémorations Nouvelles de Turquie Arméniens

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları