Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 18:28

Si, comme moi, vous raccompagnez de temps en temps, le week-end, à l’aéroport Atatürk de Yeşilköy, des membres de la famille ou des amis qui étaient venus vous rendre visite à Istanbul, au lieu de vous jeter, au retour, dans la circulation de l’autoroute, vous pouvez en profiter pour effectuer une halte romantique dans le joli village de Yeşilköy.

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…
Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Nommé Ayastafanos ou San Stéphano jusqu’en 1926, l’église grecque d’Ayastafanos abritant les reliques de saint Etienne, ce village était autrefois essentiellement habité par des minoritaires grecs et arméniens.

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Très prisé comme lieu de villégiature à partir de l’apparition du bateau à vapeur en 1850 et du train en 1870, mis à la mode par les filles des sultans, il fut habité par des personnages célèbres et des artistes, comme l’architecte Giulio Mongeri ou les peintres Amadeo Preziosi et Petro Bello. Plus tard, il devint encore plus célèbre lorsqu’y fut crée, en 1899, une station de thalassothérapie avec des cabines de bain et en 1911, l’Ecole de l’Air turque.

La maison qui fut habitée par le comte Amadeo Preziosi, peintre d'Istanbul

La maison qui fut habitée par le comte Amadeo Preziosi, peintre d'Istanbul

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Même si la plupart des demeures anciennes ont disparu, il subsiste quand même du passé une cinquantaine de merveilleux manoirs baroques ou Art Nouveau ou quelques édifices de bois datant des débuts de la république turque.

Le manoir où fut signé en 1878 le traité de San Stephano...

Le manoir où fut signé en 1878 le traité de San Stephano...

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

De plus, contrairement à d’autres quartiers historiques d’Istanbul victimes du bétonnage et du profit, à Yeşilköy, un effort a visiblement été déployé pour conserver l’authenticité du village ; les immeubles qui ont remplacé les bâtisses anciennes ne comportent que peu d’étages et sont entourés de jardins. Une promenade dans les rues bordées de grands arbres ou sur le magnifique front de mer vous donnera l’impression de voyager dans l’Istanbul des années 1980.

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…
Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Au centre de Yeşilköy se tient le Parc René (Rönepark), avec son « jardin à thé », comme dans l’ancien temps, un chalet de bois au milieu de la verdure, où s’ébattent paons et volailles de basse-cour et où l’on sert d’agréables collations, petits-déjeuners ou repas, avec une vue imprenable sur la Mer de Marmara. Il doit son nom à « Monsieur René », un ancien artiste de cinéma qui fut un des premiers à fréquenter l’endroit.

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…
Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…
Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Notons au passage qu’à Yeşilköy ont aussi vécu de célèbres familles françaises, comme celle des Crespin ou des Ferry, dont on peut encore voir les tombes ( la famille Ferry a donné son nom à un autre quartier d’Istanbul, Feriköy). C’est à Yeşilköy qu’a été ouverte en 1892, l’école française du Sacré Cœur des frères maristes ou l’école française de filles des sœurs Cochiffi. Si vous parlez le turc, vous trouverez tous le détail de ces anecdotes dans le beau livre de Turgay Tuna, Yeşilköy/Ayastefanos.

La maison qui fut autrefois celle de la famille française Crespin...

La maison qui fut autrefois celle de la famille française Crespin...

Ma promenade à Yeşilköy se termine avec le phare de San Stefano transformé en restaurant typique…

Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…
Istanbul : virée à Yeşilköy au retour de l’aéroport…

Si vous aimez lire sur Istanbul, voilà un de mes livres, Mes Istamboulines.

En France sur Amazon.fr

http://www.amazon.fr/Mes-Istamboulines-Gisele/dp/9758915320/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1419792661&sr=8-1&keywords=mes+istamboulines

En Turquie sur gitakitap.com

https://gitakitap.com/fransizca-kitap-/mes-istamboulines

Partager cet article

Repost 0
Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Lieux aimés Yeşilköy

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları