Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:00

 

 « Un admirable yalı, rouge d’un ton de sang séché, et qui s’adosse contre un parc en gradins plantés de tilleuls, de hêtres, de marronniers et de cèdres, les plus beaux que j’aie jamais rêvés: le Palais de France.»

 

 

Tarabya 6

Le palais de France en 1908

 

Telle est la description  que Claude Farrère, dans son nostalgique roman, L’Homme qui assassina, dresse de la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya. De cette légendaire construction ne subsistent aujourd’hui que les ruines du hangar à caïques et l’annexe autrefois réservée aux domestiques, actuellement occupée par l’Université de Marmara.

 

 

STP62719.JPG

La partie du palais qui existe encore aujourd'hui

 

Comment imaginer, face aux actuels bâtiments préfabriqués du lycée Pierre Loti, les pages de l’Histoire écrites en ces lieux ? Pourtant, chaque parcelle de ce domaine a une anecdote à vous raconter. 

 

STP62718.JPG

 

 

gravur_tarabya1.jpg

La plus ancienne version connue du palais, au XVIIIe.

 

gravure palais

Le palais Ypsilanti au début du XIXe.

 

 

STP65314.JPG

 

Tarabya 1

 

tarabya-8.jpg

                Lorsqu’on regarde aujourd’hui les photos des restes du yalı prises dans les années 1970, on ne peut que mesurer avec effroi les ravages des ans ou de la négligence des hommes.

 

Tarabya-3.jpg

   

Entrée de l’historique hangar à caïques sur pilotis ;

en 1975, il était un des seuls du Bosphore à  être encore dans son état d’origine;

 il  n’en reste RİEN

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 Tarabya 4

 

Le hangar à caïques en 1983 ; il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur…

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 

Tarabya 5

Une des nombreuses statues qui ornaient encore le parc en 1975 ; elles ne sont plus que des souvenirs…  

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 121)

 

Mais si vous êtes de ces romantiques impénitents qui, au mépris de tout réalisme, s’obstinent à rêver sur un Istanbul à jamais disparu, s’acharnent à en retrouver les traces, entrez sous la voûte des marronniers centenaires et fermez les yeux.

 

STP65313.JPG

Cet homme qui descend d’un caïque en pestant contre le prix trop élevé de la course, n’est-ce pas Gérard de Nerval ?

 

Nerval

          Cette altière silhouette que vous apercevez sur le pont du Vautour à l’ancre devant le yalı, n’est-ce pas celle de Pierre Loti ?

 

Pierre Loti, Yayımcı Maison d'art, Brüksel.

 

        Et là, sous les efflorescences bleues du grand pawlonia,

 

STP65383.JPG

 

        ne reconnaissez-vous pas Claude Farrère, conversant avec une mélancolique lady ?

 

claude Farrere

          Dans ce parc séculaire, si vous voulez les entendre, les murs se mettront à parler.

 

513 001 edited

 

Les fantômes chuchoteront et vous écouterez le dialogue des âmes de tous ceux qui, de siècle en siècle, ont hanté le rivage de Tarabya.

 

STP65305.JPG

Cette page est un extrait de l'article "Tarabya" de Mes Istamboulines (2010)  

  SOURCES :

-Orhan Erdenen : Boğazici Sahilhanaleri, Avrupa Yakası, Istanbul Büyükşehir Belediyesi, 2006. (Kitabınızdan üç resim kopyaladım ; teşekkür ederim) 

 

Lien vers mes livres sur Amazon.fr link

Ataturquie.fr link

En Turquie, Editions GiTa  link

Lien vers le site Gisèle, Ecrivain français d’Istanbul link
 

Partager cet article

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Bosphore Claude Farrère L'Homme qui assassina

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları