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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 23:00

Et je commence par un sujet qui me tenait à cœur :  

 

La plaque de la Rue Lamartine est de retour !

 

lam-copie-2.jpg 

 (Voir mon article du samedi 1 décembre 2012 : http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-istanbul-comment-nous-avons-tente-de-sauver-la-plaque-de-la-rue-lamartine-113030644.html )

Bon, peut-être pouvons-vous un peu nous enorgueillir un peu, Tadji et moi, d’avoir joué un petit rôle dans sa réapparition ( ce n’est pas l’ancienne, elle est neuve...) ? Je l'ignore. Ah ! Mon cher, très cher Alphonse ! Que je suis heureuse de te voir réhabilité !

 

lam2-copie-1.jpg

 

  La place de Taksim creusée comme une citrouille

 

On creuse, on creuse, il semble qu’il y ait plein de vestiges intéressants sous ces mètres de terre !

 

taksim.jpg

 

La plaque commémorant l’endroit où Atatürk venait boire du boza

 

 Il s’agit du célèbre Vefa Bozacisi, soit le fabricant de Boza du quartier de Vefa. Le boza est une des plus anciennes boissons traditionnelles turques, une sorte de bière sans alcool (0.6 d’alcool), faite avec de la farine de blé ou de millet cuite avec de l’eau et du sucre et fermentée.

 

vefa1.jpg

 

La recette du Boza donné sur le site de Vefa Bozacısı :

3 verres de bulgur fin ou semoule de blé, 2 tasses à café de riz, 3 verres de sucre en poudre, 1 verre de boza ancien ou un cube de levure à pain.

Faire tremper le blé une nuit. Le lendemain, le faire cuire dans de l’eau avec le riz jusqu’à ce que le tout forme une bouillie. Passer au mixeur puis au tamis. Mettre sur le feu et bien mélanger avec le sucre. Laisser refroidir en mélangeant de temps en temps. Ajouter de l’eau pour obtenir la consistance permettant de le boire mais il doit rester épais. Ajouter ensuite l’ancien boza ou la levure qui servira de ferment. Recouvrir et laisser fermenter 2 ou 3 jours entre 20 et 25 degrés. On voit qu’il est prêt quand il commence à faire des bulles. Mettre au froid et servir glacé.

 

boza.jpg

 

La « Mosquée église » du quartier de Vefa

 

On dit que chez les Byzantins, ce bâtiment était celui de l’église Saint-Théodore. Quoi qu’il en soit, elle fait partie de ces églises converties en mosquées au XVe siècle avec peu de changements. On devine, encore, 600 ans après, les fresques des apôtres sous le badigeon.

 

mosq-egli.JPG

 

coupole.JPG

 

La cellule d’isolement de la Mosquée d’Ebul Vefa

 

En turc, cela se nomme “Çilehane”, c’est à dire l’endroit où l’on va pour souffrir. Je n‘en avais jamais vu et j’avoue que ma rationalité fut un peu ébranlée par cette cellule où les gens se retiraient jadis du monde pendant 40 jours, voire plus, pour se consacrer à la prière. Notons que lorsque je l’ai photographiée, il y avait quelqu’un dedans (pas pour 40 jours…)...

 

vefa

 

Une ruine byzantine servant de dépotoir

 

C’est dans le quartier de Fener. Il ya tellement de sites historiques dans cette ville ayant connu une multitude de civilisations différentes, qu’ils en deviennent banals et peuvent même servir de décharge publique !

 

fener.JPG

 

Des figurines turques à foison près de la Mosquée de Soliman

 

 Il y en a pour tous les goûts : sultane ou paysanne d’Anatolie ?

 

Decembre-2012-0355.JPG

 

Le tombeau du grand architecte Sinan

 

Autrefois à demi effondré, il a été restauré. Le photographier de près nécessite quelques acrobaties !

 

sinan.JPG

 

Le projet d'uniforme des hôtesses de THY

 

Il suscite polémiques et moqueries. On lui reproche de ne pas être pratique, de donner une image obsolète de la femme turque, une vision rétrograde de la Turquie et enfin, de ressembler à des déguisements, en particulier aux costumes utilisés dans la fameuse série Soliman le Magnifique. Il rique de donner raison aux touristes qui imaginent encore les Turcs avec un kaftan et un fez. 

 

THY-hostes.jpg

 

Uniforme actuel

 

thy-new.jpg

 

Uniforme envisagé (Photos copiées dans les journaux Internet)

 

Et pour finir, une des plus anciennes maisons d’oiseaux de la ville ; certes, elle est en piteux état mais l’important est que les oiseaux viennent toujours y nicher !

 

oiseaux.JPG

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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