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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 22:00

Istanbul a la maladie du champignon.

  

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  Mais du champignon mesurant des centaines de mètres et se dressant en obélisque insolent au milieu des vestiges historiques de la Nouvelle Rome. ,STP65162

Plus exactement, Istanbul a la maladie de la tour !

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 Au début, il y a quelque vingt ans, les gratte-ciel se cantonnaient au quartier de Maslak, pompeusement rebaptisé « Mashattan ».

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La tour Sapphire

Mais le début du XXIe siècle a vu  fleurir de toutes parts les tours de  verre et cette folie s’est accentuée dans les dernières années. Pas un jour sans que les grands quotidiens ne fassent la réclame d’une nouvelle tour, considérée à chaque fois comme la plus haute, la plus audacieuse, la plus époustouflante. J'ai scanné sur le journal Hürriyet quelques réclames de ces tours en construction :

Image (31)-copie-1

La tour Tango

Image (32)

Les tours Varyap  Meridian

Image--34-.jpgTower Bomonti

Image--36-.jpgLes tours Symbol

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Les tours Espadon

Jusqu’où ira la surenchère ? Nul ne peut le prévoir mais à ce rythme, que restera-t-il bientôt de la ville d’Istanbul ?  Se cantonnera-t-elle aux zones placées sous la protection de l’Unesco et à quelques vieux quartiers, après avoir impitoyablement éliminé, sous prétexte de risque sismique, tout ce qui faisait le charme et la multiplicité culturelle de la vieille cité ?

Sans, pourtant,  se montrer rétrogrades, les amoureux de l’Histoire, comme moi, ont des raisons d’ être inquiets !

Image--33-.jpg

Précisons que je ne suis pas contre les tours dans les zones désertes de la périphérie de la ville. Le problème est que ces tours quittent peu à peu les quartiers comme Maslak et descendent vers Şişli, Bomonti.  Bomonti se hérisse de gratte-ciel ; n'aurait-on pas pu restaurer les rues bordées de maisons du début du XXe siècle, pour préserver le cachet de la ville ? A Teşvikiye, toute une colline se retrouve privée de sa vue sur le Bosphore, remplacée par un mur de béton, grâce à trois tours  dont les appartements, vendus des millions de dollars (car ils ont la vue sur la mer, eux !) incarnent vraiment la victoire d’un capitalisme triomphant : 

  

Teşvikiye en 1998 ; à l'époque, les deux tours de BJK Plaza, érigées en 1995 près du Bosphore,  avaient causé un immense scandale...

 

Topagac--1998--1-.jpg

  

Teşvikiye en 2012, aujourd'hui : la photographie se passe de commentaires...

 

te-vikiye-2012.JPG 

Bon, je finirai avec la "tour de tomates" de la publicité de la marque Tat :

 

Image--35-.jpg

 

 

 

 

Pour ceux et celles qui m'écrivent et me demandent où on peut trouver Janus Istanbul, théâtre musical, livre avec CD des musiques et chansons, en France : sur Amazon.fr !

Janus Istanbul

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle

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  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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