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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:47
Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Les futurs « Al Capone » se frottent les mains !

Dans la nuit de jeudi à vendredi a été votée, par l’assemblée turque, une loi interdisant la vente d’alcool entre 22h et 6h du matin. Les vendeurs ne se pliant pas à cette règle encourent une amende entre 20000 (8580 euros environ) et 100000 liras (42900 euros environ). Toutes les réclames d’alcool sont désormais prohibées et il est désormais aussi interdit aux firmes d’alcool de faire du mécénat.

L’alcool est interdit dans toutes les noces de campagne et dans les parcs, les jardins et le bord de mer, sauf autorisation spéciale.

Les visites touristiques de vignes et de caves à vin sont interdites.

Il devient également interdit de fumer au volant de sa voiture.

L’interprétation de la situation actuelle par le caricaturiste turc que je préfère, Mehmet Çağçağ, du journal Habertürk du samedi 25 mai 2013 :

Contenu de la bulle : Le marchand du Tekel (magasin ne vendant que du tabac et de l’alcool) dit à son client :  « C’est interdit la nuit, viens le matin ! »

Contenu de la bulle : Le marchand du Tekel (magasin ne vendant que du tabac et de l’alcool) dit à son client : « C’est interdit la nuit, viens le matin ! »

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Petit rappel historique sur la prohibition de l'alcool chez les Ottomans, extrait de l'article "Ivresse" de mon livre MES ISTAMBOULİNES :

Soucieux de la moralité de ses sujets, Soliman le Magnifique fit arracher les ceps de vignes. Il ne parvint cependant pas à décourager tout le monde puisque ce fut son propre fils, Sélim II, qui fut affublé du sobriquet de « L’ivrogne ».

Le plus grand détracteur des plaisirs illicites fut Murat IV, sultan du dix-septième siècle pourtant lui-même particulièrement porté sur la boisson. Prohibant le café, la lecture du marc, l’alcool et le tabac, condamnant cafés et tavernes, il poussa le zèle jusqu’à se déguiser pour arpenter incognito les ruelles où des âmes damnées auraient pu échapper à la vigilance de ses espions. Les Turcs racontent à son sujet une savoureuse anecdote :

Un soir que le sultan, déguisé, avait quitté le palais en catimini pour vérifier si l’interdiction de la boisson était bien appliquée dans les bouis-bouis du bord de l’eau, il héla un batelier pour le conduire en caïque le long du rivage. Soudain, il remarqua que le batelier remontait des flots une cruche accrochée au bout d’une corde.

— Qu’y a-t-il dans cette cruche ? demanda-t-il à l’homme.

— De l’élixir de puissance. Vous en voulez ?

Le sultan ne put s’empêcher d’accepter l’offre du batelier, goûta et s’écria :

— Mais c’est du vin ! Ne sais-tu pas que le padischah, sous peine de décollation, en a interdit l’usage ?

— Pour qui te prends-tu, pour me parler de cette interdiction ?

— Je suis le sultan Murat IV en personne !

Le batelier éclata de rire.

— Tu n’as bu que deux gorgées et tu te prends pour le sultan ! Si tu en bois deux de plus, tu vas essayer de me faire croire que tu es Dieu !

Mes Istamboulines, dont vient de sortir la troisième édition...

Mes Istamboulines, dont vient de sortir la troisième édition...

Un ancien gardien devenu spécialiste mondial de la langue Ourartou !

Le gardien du site de la colline de Çavuştepe, à Gürpinar, près de Van, est devenu l’une des 38 personnes au monde capables de lire et d’écrire la langue ourartou. Gardien du site depuis 52 ans, Mehmet Kuşman, âgé de 73 ans, qui a aussi participé à des fouilles, a peu à peu appris à déchiffrer les écritures cunéiformes, puis la passion venant, s’est plongé dans tous les livres concernant la civilisation ourartou. Invité l’an dernier aux Etats-Unis à un congrès sur l’Anatolie, il a reçu des Japonais une proposition de salaire de 4000 dollars par mois pour aller donner des cours d’ourartou. Mais il préfère demeurer gardien du site auquel il a dévoué sa vie et arrondit ses fins de mois en vendant des copies d’objets ourartous qu’il fabrique lui-même.

Photo du journal Habertürk du 19 mai.

Photo du journal Habertürk du 19 mai.

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

L’envers de la gloire : Roxelane ( la sultane Hürrem) en dépression !

Les fanatiques de la série télévisée Le Siècle magnifique ont eu la déception de ne pas assister au centième épisode, mercredi dernier. La raison : l’actrice Meryem Üzerli, turco-allemande, qui incarne la sultane Hürrem, serait partie se reposer à Berlin. Trop fatiguée par les longs tournages, qu’elle trouve excessifs, et mécontente de son cachet, la star serait en dépression et aurait déclaré qu’elle ne reviendrait pas.

Le cachet de Meryem Üzerli, qui avait débuté avec 4000 euros par mois en 2011, est passé à 8580 euros par semaine lors de la deuxième saison et a été porté à 15000 euros hebdomadaires, pour la troisième saison qui débutera en septembre 2013, mais la star trouve que son salaire est inférieur à celui de certaines actrices turques jouant dans d’autres séries. D’après les commérages des journaux, la belle comédienne exigerait aussi des pourcentages sur les diffusions de la série dans les pays étrangers.

Espérons que Meryem Üzerli ne soit pas en train de scier la branche sur laquelle elle était assise. Inconnue il y a deux ans et propulsée au faîte de la gloire par le feuilleton sur Soliman, la star, qui a quand même empoché 2 millions et demi de dollars cet hiver, dans la publicité de la marque Elidor, s’est déclarée plus « pauvre » que les actrices turques. De plus, élevée en Allemagne et habituée au code du travail, elle a sans doute été eberluée par les tournages nuit et jour, une vingtaine d'heures d'affilée, et par l'absence totale de vacances en période de production.

La chaîne Star, qui aurait perdu en une seule soirée cent millions de dollars de réclames, à cause de l’annulation de l’épisode du 22 mai, ne semble pas encline à faire du sentiment et les spéculations des journaux vont bon train, en posant déjà la question : qui sera la nouvelle Hürrem ? Espérons que Meryem Üzerli retrouvera vite le moral, car Hürem sans Hürem, ce ne sera plus le harem !

Meryem Üzerli dans le feuilleton

Meryem Üzerli dans le feuilleton

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Le Musée de Saik Fait Abasıyanık a rouvert ses portes sur l’île de Burgaz

En travaux depuis de longues années, la maison du célèbre écrivain turc, devenue musée après sa mort, a enfin rouvert ses portes sur l’île de Burgaz. Gageons que ce charmant manoir de bois blanc, redeviendra, avec plusieurs autres fameuses maisons d’écrivain, un des hauts lieux du pèlerinage littéraire à Istanbul.

Voir l’article d’Elisa Girard sur ce sujet dans le Petit journal du mercredi 22 mai

http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/la-turquie-en-bref/

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle

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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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