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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 21:47
Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Lors de la première semaine de novembre, une nouvelle a fait la une des journaux turcs : l’arrachage de 6000 oliviers à Yirca, près de Manisa, en vue de la construction d’une centrale thermique. Toutes les télés ont montré le film du maire du village et des paysannes en train de pleurer. Finalement, le Conseil d’Etat a décidé d’interrompre les travaux, mais les oliviers avaient été déracinés…

La Turquie fait partie des cinq premiers producteurs mondiaux d’huile d’olive. Ce dramatique épisode de l’arrachage des oliviers de Yirca, qui a bouleversé le pays tout entier, tant la détresse des paysannes et du maire était touchante, est emblématique : il est urgent de protéger les arbres en Turquie !

Turquie : et si on protégeait les arbres ?
Turquie : et si on protégeait les arbres ?

A Istanbul, on a tellement déboisé le bout du Bosphore que la semaine dernière, un sanglier est venu se perdre dans le village de Bebek… Faute de trouver des glands, les sangliers se convertissent en citadins pour fouiller les poubelles…

Aujourd’hui encore, les mauvaises nouvelles concernant les arbres affluent : à Yalova, un projet de route nécessitant la coupe de deux cents arbres a provoqué la colère des habitants ; hier, les journaux révélaient qu’un million et demi de mètres carrés de la forêt de Fatih allaient peut-être faire l’objet d’un projet immobilier ; que la presqu’île de Datça, une merveille de la nature sauvage, allait être ouverte à la construction ; qu’à Marmaris, on envisagerait de vendre l’île de Karaca…

La beauté inégalée de Datça, photo Internet, merci aux auteurs...

La beauté inégalée de Datça, photo Internet, merci aux auteurs...

Pourtant, la Turquie possède une flore exceptionnelle, avec une multitude d’espèces d’arbres, différentes en fonction des régions.

Un platane "orientalis" colossal, en Thrace...

Un platane "orientalis" colossal, en Thrace...

Les arbres majestueux du parc de Tarabya, à Istanbul

Les arbres majestueux du parc de Tarabya, à Istanbul

Les épicéas des montagnes de  la Mer Noire

Les épicéas des montagnes de la Mer Noire

Les envoûtantes frondaisons des monts de la Mer Noire, vers Camlihemsin…

Les envoûtantes frondaisons des monts de la Mer Noire, vers Camlihemsin…

Certains arbres sont si anciens et gigantesques qu’on les a nommés « arbres commémoratifs »…

Les arbres séculaires du palais de Topkapi...

Les arbres séculaires du palais de Topkapi...

Jardins de Topkapi...

Jardins de Topkapi...

Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Souhaitons que la protection et la sauvegarde du patrimoine naturel devienne une priorité en Turquie…

Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Et pour finir, ces quelques vers d’Hugo dédiés aux arbres :

Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!

L'arbre de vie, un des motifs traditionnels de l'art turc

L'arbre de vie, un des motifs traditionnels de l'art turc

Dryade, sur le site mythobyfleur

Dryade, sur le site mythobyfleur

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Arbres d'Istanbul arbres de Turquie Articles Essais Commémorations
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:00

La colline de la sultane Adilé, appelée aussi "Validebag" est le second espace vert de la rive asiatique d’Istanbul, classé comme site naturel depuis 1999, avec ses dix hectares plantés d’arbres séculaires.

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Il y a deux cents ans, le sultan Selim III (1798-1807) y fit édifier pour sa mère, la sultane Mihrichah, un kiosque de campagne, qui fut plus tard offert par Abdulmecit à sa propre mère, Bezmialem. Cette dernière, important des milliers d'espèces venues de tout le pays et de l’étranger, convertit le parc en jardin botanique. Il échut ensuite en héritage à la famille Altunizade, qui y édifia le kiosque d’Ismail Zuhtu Pacha, qui l’offrit au sultan Abdulaziz. Enfin, ce dernier en fit cadeau à sa fille Adilé, pour laquelle l’architecte Nigogos Balyan construisit un merveilleux petit palais, aujourd’hui employé comme « maison des professeurs » (en Turquie, les professeurs ont des « maisons » dans lesquelles ils peuvent, à prix modestes, aller se restaurer ou demeurer quelques jours comme dans un hôtel ; certaines d’entre elles sont situées dans des édifices historiques).

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Quelles sont donc les richesses de la colline de la sultane Adilé, un des poumons verts d’Istanbul ?

Environ sept mille arbres, dont des cèdres de l’Atlas et de l’Himalaya, toutes sortes de pins, des paulownias, des hêtres, des arbres fruitiers ; 117 espèces d’oiseaux venant y nicher, dont des rossignols ; des milliers de plantes et d’insectes.

Quel est le sujet de la colère des amoureux des arbres ?

Dryade, madame Thenadier, Deviant Art
Dryade, madame Thenadier, Deviant Art

La construction d’une mosquée et de parcs à voitures. La colline avait déjà fait en 2006, l’objet d’un projet d’aménagement qui, suscitant la colère des riverains, avait été abandonné. Puis, en, 2009, un parcours de course y a été aménagé, c’est là qu’a eu lieu le championnat de cross européen. Finalement a été crée la « Fondation des Volontaires de Validebag » pour protéger le site.

Photo du site Panoramio

Photo du site Panoramio

Depuis une semaine, suite à un début d’arrachage des arbres, les volontaires (accusés par leurs adversaires de s’opposer à la construction d’une mosquée mais affirmant qu’ils ne font que défendre la nature et les arbres) se mobilisent jour et nuit, dans le froid et la pluie, pour s’opposer aux bulldozers et occupent le site. De nombreux affrontements ont déjà eu lieu avec les forces de l’ordre. Les voitures placées en barrière pour empêcher le passage des bulldozers ont été enlevées par la fourrière.

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Comment cette histoire se terminera-t-elle ? On sait, depuis les événements du Parc Gezi en juin 2013, qu’à Istanbul, le sujet de la coupe des arbres est particulièrement sensible. On sait aussi que la ville d’Istanbul sera candidate, en 2017, au titre de « capitale européenne verte ».

Souhaitons que tout finisse dans la concorde et la survie des arbres…

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Aux dernières nouvelles, mardi 28 à 15 heures, les manifestants ont été repoussés par des balles en plastique et les bulldozers sont entrés sur le site...

Arbre qui pleure,  document Internet

Arbre qui pleure, document Internet

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Articles Essais Commémorations Arbres d'Istanbul Nouvelles de Turquie
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 19:14

Dès l’entrée, dans la première cour, le festival des tulipes rouges, mauves et blanches.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Puis deux arbres enlacés qui ont poussé l’un avec l’autre, jusqu’à ne plus former qu’un seul tronc.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

La magie d'un arbre en fleurs...

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Les cyprès, symboles de l’immortalité et motif de choix de l’art ottoman.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Le tronc majestueux d’un platane oriental qui a vu défiler sultans et janissaires.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Un fût noueux témoignant du passage des siècles.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Un arbre séculaire mais toujours vivant dont le tronc creux pourrait abriter deux personnes.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Une descendante de la tulipe ottomane...

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Elle souligne de ses touches rouges la grâce des vieux pavillons.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi
Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Parterres de tulipes rouges, blanches et mauves pour un festival de couleurs.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Des milliers de pivoines s’effeuillent le long des vieux murs.

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi

Et pour affronter les saisons où la nature de dénude, des arbres et fleurs imaginaires, sur les faïences bleues du harem…

Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi
Istanbul : arbres et fleurs de Topkapi
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Lieux aimés Arbres d'Istanbul
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 19:36

Il y a quelques années, regardant un jour par la fenêtre, j’aperçus six perroquets verts au bec rouge en train de voler dans les arbres au bas de mon immeuble.

Avais-je la berlue ?

Aussitôt, j’appelais mon époux et mes fils pour leur faire découvrir ce spectacle extraordinaire : je ne m’étais pas trompée, il y avait bien des perroquets verts dans le jardin !

 

timeoutistanbul.com.jpg

 Photo du site Timeoutistanbul.com

 

La scène s’est reproduite il y a trois jours : c’est bien un perroquet vert qui a sillonné le ciel de ma terrasse !

La conférence sur les oiseaux d’octobre 2011 à Izmir a établi que deux sortes de perroquets, le Psittacula krameri et le Psittacula eupatria, s’étaient désormais établies en Turquie.

 

agaclar.net.jpg

  

Photo du site agaclar.net

 

L’origine des perroquets stambouliotes ?

 

Originaires de l’Inde et de l’Afrique, on les aurait vus pour la première fois à Ankara en 1976. A partir de 1990, on a pu constater leur multiplication dans la plupart des villes de Turquie et en particulier à Istanbul, où on a compté jusqu’à une cinquantaine de perroquets dans un seul arbre. Un porte-container remontant le Bosphore chargé d’une cargaison clandestine d’oiseau exotiques aurait ouvert ses cages peu avant l’arrivée de la police pour ne pas être surpris en flagrant délit de contrebande. De plus, il y a une dizaine d’années, l’engouement de bon nombre de personnes pour les perroquets (qu’ils auraient ensuite relâchés dans la nature, après s’être rendu compte de la difficulté d’élever un perroquet en appartement) aurait causé leur prolifération. La propension de ces volatiles à se constituer en colonie aurait fait le reste.

 

haber365.com.jpg

 

 Photo du site haber365.com

    

Mais ces très esthétiques oiseaux représentent en réalité une menace pour la faune locale. La rapidité de leur reproduction et leur recherche effrénée de nourriture a fait déjà disparaître d’autres espèces d’oiseaux qui ne parviennent plus à s’alimenter. Leurs seuls rivaux sont la corneille et le goéland, avec lesquels ils n’omettent pas de livrer bataille.

 Personnellement, j’aime beaucoup ces perroquets verts, qui apportent une note exotique aux arbres de la ville. N’oublions pas que ces « bébêtes » sont innocentes. Seul le manque de scrupule de certains humains est responsable de leur obligation à s’adapter à un environnement géographique qui n'était pas fait pour eux.  

 korhaber.com2.jpg

 

Ces photos, copiées sur le site Internet korhaber.com, montrent comment les contrebandiers entassent, pour leur faire passer les frontières, les oiseaux exotiques dans des cages où la plupart mourront de soif ou d’étouffement…   

 

korhaber.com.jpg

 

 Espérons que ces jolis oiseaux pourront vivre en paix dans leur nouvel habitat, sans toutefois porter trop préjudice aux piafs et autres oiseaux de taille réduite…  


haberturk.com.jpg
Photo du site habertuk.com

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Arbres d'Istanbul

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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