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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 08:33

L’été indien commence à Istanbul et quoi de plus agréable, pour profiter de cette merveilleuse saison, que de partir en escapade  à environ  trois heures de voiture (168 kilomètres) d’Istanbul ? 

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

Le village de Cumalikizik, qui remonte au XIV siècle, protégé depuis 1980 par les Bâtiments historiques de Turquie,  figure depuis 2014 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco avec la cité de Bursa.

Photo du site : httpwww.kulturvarliklari.gov.tr

Photo du site : httpwww.kulturvarliklari.gov.tr

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

Les  maisons ottomanes qui en bordent les rues offrent un paysage inédit pour les amateurs d’ancien qui peut savourer l’illusion d’avoir été transporté dans le passé.

En effet, deux-cent soixante dix maisons ont conservé leur architecture d’origine, même si, en réalité, elles ne sont quand même pas toutes aussi coquettes que le montrent certaines photos touristiques; les unes ont été restaurées, d’autres sont encore « dans leur jus ».

 

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

Les façades à encorbellement, souvent teintes de couleurs vives, les fenêtres aux entourages de bois sombre, les poignées de portes authentiques, tout concourt à la magie du lieu.

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

De plus, les habitants du village ont trouvé un intéressant moyen de subsistance : ouvrir le patio de leurs maisons aux visiteurs pour leur servir  un somptueux « petit-déjeuner » à la turque, soit en réalité un brunch, garni de délicieux produits locaux faits maison : fromage d’Uludag, confitures de fraises, mûres ou figues vertes ; croquettes de pomme de terre ; omelette ; sauce piquante à étaler sur le pain grillé ; « gözleme », soit une sorte d’immense  crêpe roulée  au fromage…

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

Après avoir dégusté ce festin campagnard, ne manquez pas de flâner dans les ruelles pittoresques  et de profiter du marché vendant des produits artisanaux.

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

Seul défaut de ce beau village : victime de son succès, il attire en fin de semaine des foules de touristes. Mieux vaut donc s’y rendre en dehors des périodes de vacances officielles mais sachez cependant qu’en hiver, vous y marcherez  dans la neige, car il est situé au bas d’un des flancs de la montagne d’Uludag.

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé

En ce qui me concerne, j’ai adoré ce lieu chargé d’histoire ( et je rêve d’aller y passer un week-end sous  la neige…

 

D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
D'Istanbul à Bursa : Escapade à Cumalikizik, village ottoman classé
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Ecrivaine d'Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Turquie Istanbul Cumalikizik Bursa Environs d'Istanbul Articles, Essais, Commémorations
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:20

A Istanbul, les espaces « annexes à la voirie » font l’objet de créations paysagères. C’est ainsi que le visiteur, surpris, peut découvrir sur des kilomètres d’autoroute, des bordures ou des talus de remblais sur lesquels s’est exercée l’imagination des paysagistes.

 

Istanbul : le décor est au bord de la route

Des cohortes de jardiniers ou plutôt de jardinières, car j’ai pu remarquer que nombreuses sont les femmes exerçant ce travail, s’activent du matin au soir pour entretenir ces jardins inédits, dessinés sur la terre avec du calcaire, avant de commencer les plantations.

Une image valant mille mots, en voilà quelques exemples :

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Rayons de soleil...

Istanbul : le décor est au bord de la route

Jeux de couleurs pour une Tour de Léandre imaginaire...

Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route

La silhouette de la ville sur les murs...

Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route

Murs végétaux et décorés...

Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route

Jeux de courbes...

Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route
Istanbul : le décor est au bord de la route

L’automobiliste prisonnier de la circulation stambouliote a enfin la solution pour se distraire : contempler les bords de la route !

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Ecrivaine d'Istanbul - dans Istanbul L'Istanbul de Gisèle Bords de routes d'Istanbul Articles, Essais, Commémorations
28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 12:09

  Ancien article republié par des lecteurs... Pacha nous a quittés en janvier 2013...

DSC02001Photographie Aksel Koseoglu 

 

  Il pleuvait à verse ce jour d’août 1997, où, âgé seulement d'un mois et demi, j’étais tranquillement en train de téter ma mère. Soudain, un torrent d’eau furieuse envahit notre cachette et me fit partir à la dérive, m’arrachant définitivement à mon nid.

A demi noyé, j’échouai enfin sur le seuil d’un magasin où un homme sympathique me recueillit et me donna du lait à la petite cuillière. A vrai dire, il ne savait pas trop quoi faire de moi et demandait à chacun de ses clients s’ils ne voulaient pas m’adopter.

Sur ces entrefaites, ses neveux, deux garçonnets de six et neuf ans, vinrent par hasard lui rendre visite. Ce fut ainsi que je trouvai une famille. Et comme les enfants avaient appris à lire dans un manuel dont le héros se nommait “Pacha le chat”, ils me baptisèrent “Pacha”.

Il est vrai que ce prénom me convient parfaitement !

 

DSC00932

 

Photographie Aksel Koseoglu

 

Au fil des ans, mes petits maîtres avaient grandi et à force de les voir étudier, je m’avisai que je n’étais jamais allé à l’école ; pour combler ce vide culturel, je commençai à faire de leur bureau un de mes lieux favoris.

 

DSC01238Photographie Aksel Koseoglu 

 

Puis, d’année en année, les quatre humains de la maison passant leur temps à écrire ou composer de la musique, je fus saisi par leur maladie contagieuse. Il était temps pour moi de me lancer dans la création ! Je résolus donc de devenir chat écrivain.

  

STP63633-copie-1 

 

C'est pour cela qu'un jour, les rédacteurs du journal Nisantas-Tesvikiye me proposèrent d’écrire une rubrique appelée “Le balcon  de Pacha”.

    

paşa 001 

 

Ma réussite littéraire fit de moi le félin le plus célèbre du quartier de Nisantas. Je devins  même la mascotte de la maison d’édition.

 

DSC00528 

Photographie Aksel Koseoglu

 

Parfois, enivré par ma popularité, je vole de joie, prenant ma couverture pour un tapis volant.

 

DSC01264Photographie Aksel Koseoglu

 

Mes proches disent que le succès m’est monté à la tête. Il est vrai que mon titre de pacha ne me suffit plus et que je me verrais bien sultan. Pourquoi pas Pacha Premier de Nisantas ?

 

   DSC00425

 

Voir l'article :

Tomber malade à la mort de son chat

http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-istanbulfelin-tomber-malade-a-la-mort-de-son-chat-114526981.html

  

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles, Essais, Commémorations Chats d'Istanbul L'Istanbul de Gisèle
13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 22:04

Urbex-Istanbul I

Est-ce vraiment de l’Urbex (exploration urbaine) ? Non, si l’on considère que nous ne nous sommes jamais introduits dans des lieux interdits et que nous ne prenons aucun risque…Non, en comparaison des incroyables expéditions organisées par les "pros" de l'Urbex et de leurs époustouflantes photographies...  Oui, si l’on accepte que l’Urbex consiste à se lancer sur les traces de lieux abandonnés, étranges ou décalés, parfois simplement offerts au regard de tous, parfois difficiles voire très malaisés d’accès…

Si tel est le cas, cela fait des années que nous pratiquons modestement, mon époux et moi, l’Urbex à notre façon, arpentant la ville d’Istanbul pour y dénicher l’insolite.

Voilà quelques clichés de nos provendes (photos d'amateur)...

Vieille maison ottomane

Vieille maison ottomane

Vestiges d'un palais byzantin

Vestiges d'un palais byzantin

Yali du Bosphore

Yali du Bosphore

Intérieur d'un manoir abandonné

Intérieur d'un manoir abandonné

Bas relief du visage d'Hannibal

Bas relief du visage d'Hannibal

Cimetière déserté

Cimetière déserté

Bric à brac

Bric à brac

Tombes ottomanes

Tombes ottomanes

Une citerne byzantine peu connue

Une citerne byzantine peu connue

Carreaux de faïence

Carreaux de faïence

La voûte à demi enterrée est celle d’une chapelle byzantine

La voûte à demi enterrée est celle d’une chapelle byzantine

Un nichoir à oiseaux en haut du mur d'une mosquée

Un nichoir à oiseaux en haut du mur d'une mosquée

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 14:06

La terre turque, berceau de multiples civilisations,  est exceptionnellement riche en vestiges archéologiques ; il est fréquent qu’elle dévoile d’extraordinaires restes de l’Antiquité. 

Une Cybèle datant de 2100 ans

Photographie DHA

Photographie DHA

C’est ainsi qu’une Cybèle, divinité d’origine phrygienne très vénérée en Anatolie comme  Déesse Mère, Magna Mater symbolisant la nature, vient d’être découverte in situ dans la région d’Ordu, en Mer Noire, lors des fouilles de la forteresse de Kurul. Il semblerait que la statue, qui protégeait l’entrée de la ville, soit miraculeusement demeurée intacte malgré l’effondrement d’une muraille lors de l’attaque de la citadelle par les Romains. Vieille de 2100 ans, sans doute réalisée à l’époque du roi Mithridate du Pont, cette statue de 200 kilos, toute de marbre,  mesure 110 centimètres et présente la particularité d’être assise sur un trône. Depuis sa découverte le 8 septembre, des milliers de personnes ont défilé pour venir l’admirer. 

Une immense piscine romaine de 2100 Av. J-C

Photo copiée sur Internet

Photo copiée sur Internet

Les fouilles de la cité antique d’Aphrodisias - classée au patrimoine mondial de l’Unesco-,  qui durent depuis 1904, n’ont pas fini de révéler des merveilles. C’est ainsi qu’une piscine est en train d’être mise à jour ! Cet immense bassin de 170 mètres sur 30, sans doute utilisé dans un but décoratif, montre le raffinement des civilisations anciennes.

Une Déesse Mère du néolithique à Çatalhöyük

Photographie copiée sur Internet

Photographie copiée sur Internet

Une Déesse Mère, datée d’entre 8000 et 5000 Av. J-C, a été découverte dans le site de Çatalhöyük. Enterrée avec soin sous une stèle de pierre volcanique,  la statue, taillée dans une pierre dure ressemblant au marbre, mesure 17 centimètres et pèse un kilo. Ses cheveux sont rassemblés à l’arrière en chignon. Il s’agit d’une œuvre d’une valeur inestimable.

Une basilique immergée dans le lac d’Iznik

Photographie copiée sur Internet

Photographie copiée sur Internet

Les ruines de la Basilique Saint Néophyte, engloutie dans le lac d’Iznik lors du tremblement de terre de 740, apparaissent sous une hauteur de deux mètres d’eau. Le premier et le troisième samedi du mois, les  amateurs pourront désormais aller découvrir les objets retrouvés sur le site. 

Notons que c’est souvent par hasard que ces merveilles refont surface !

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Dans la province d’Ermenek, à Karaman, lors de travaux de voirie autour du barrage, a été trouvée une stèle funéraire byzantine ; le début de l’inscription en grec est une adresse au passant : « Eh, ami !  Que Dieu te donne en double ce que tu souhaiteras pour moi ! »

Une conduite d’eau éclate et un trésor surgit

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Comme une conduite d’eau avait éclaté dans le village de Kemer, vers Canakkale, on a commencé à creuser la terre avec une pelleteuse pour effectuer la réparation. Mais quelle ne fut pas la surprise des cantonniers de découvrir trois sarcophages datant d’environ 400 Av. J-C ! L’un d’eux présente un merveilleux travail de bas-relief, l’autre recelait une poignée de perles d’or, deux broches, un diadème d’or et un miroir  de bronze !

 

Photograhie copiée sur un quotidien en ligne

Photograhie copiée sur un quotidien en ligne

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:44

Republication de quelques anciens articles disparus depuis la nouvelle version d'overblog...

L’art du cuivre en Turquie remonte à la nuit des temps.

 

Des outils de cuivre comme des aiguilles ou des crochets datant de -7000 Av. J-C ont été retrouvés dans la ville de Çatalhöyuk.

 

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Une aiguille en cuivre, photo du Musée des Civilisations anatoliennes  Ankara

 

Plus tard, les Romains et les Byzantins développèrent de nombreuses techniques pour modeler le cuivre. Au Moyen-âge, sous les sultans seldjoukides, le travail du cuivre, grâce à la gravure, le martelage, la filigrane, devint si raffiné que les objets de cuivre se changèrent en œuvres d’art.

 

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Une hampe fabriquée à Mudurnu et destinée à orner le faîte du toit d’une mosquée, une petite casserole pour confectionner le café turc et une théière miniature.

 

Que ce soit dans les palais ou les campagnes, les ustensiles, objets et vaisselles de cuivre après étamage, devinrent un élément incontournable de la vie quotidienne turque.

 

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Un plat venu de Mudurnu pour servir le riz pilaf

 

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Un autre plat venu de l'Est

La Turquie comportait autrefois de nombreuses mines de cuivre mais actuellement, les gisements locaux ne couvrent plus que 20% de la production.

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Deux drageoirs en forme d’œuf

Cependant, le travail du cuivre continue d’être un des points forts de l’artisanat turc et de nombreuses villes comportent encore des quartiers de dinandiers.

 

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Une aiguière ornée d’oiseaux en provenance d’Urfa

Si le travail du cuivre fut depuis toujours l’apanage des hommes, actuellement, à Mardin par exemple, des femmes des villages apprennent le métier pour subvenir à leurs besoins.

 

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Le braséro qui, autrefois, était utilisé dans les maisons pour se chauffer

Certes, aujourd’hui, les objets de cuivre sont de moins en moins utilisés, si ce n’est dans les campagnes mais ils sont toujours fabriqués dans un but décoratif et viennent orner les appartements des citadins en quête d’authenticité.

 

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Une gourde fabriquée à Gaziantep

 

Ils sont d’ailleurs si attirants qu’il vous sera difficile de résister si vous vous promenez dans une « rue des cuivres »…

 

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Trois poires à poudre noire

 

Malheureusement, à Istanbul, les célèbres échoppes de dinandiers situées jadis non loin du Grand Bazar et qui faisaient mes délices lors de mon installation en Turquie, ont disparu, supplantées par des boutiques de jeans et de vêtements bon marché.

 

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Un samovar pour préparer le thé

 

Espérons que dans les villes de province, cet artisanat millénaire saura résister au vertige de la modernisation et du profit…

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Un heurtoir de porte venu de Denizli et une coupe de Gaziantep ornée d’écritures islamiques

 

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Un « gülepdan » ou flacon pour parfumer les mains des invités à l’eau de rose

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Artisanat turc Articles, Essais, Commémorations
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:29

La nouvelle version d'overblog ayant jeté aux oubliettes certains anciens articles, je republie mes préférés...

C’était il y a presque trois décennies, lors de mon premier voyage en Cappadoce.

Des fillettes avaient soudain fait cercle autour de moi, aux cris de:

“ Ma sœur, ma sœur, achète ma poupée ! ”

Ce fut ainsi que je découvris les poupées artisanales d’Anatolie.

 

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C’étaient de simples poupées de chiffon, dont le corps était confectionné avec une armature en bois recouverte de tissu rembourré de coton et aux traits du visage desssinés au stylo à bille. Elles comportaient toutes la particularité de tenir dans leurs bras un ou deux bébés ; certaines représentaient une mariée aux seins rebrodés de rouge en signe de fertilité.

Elles incarnaient pour moi de petits chefs-d’œuvre d’art naïf, réalisés sans autre moyen que l’ingéniosité et la créativité des femmes des villages.

 

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Ma plus ancienne, une mariée de 1983. Qu’est-ce qui se cache sous les rosaces blanches ? Ses futurs bébés.  A l’époque, l’usage des noces villageoises exigeait que la mariée touche un bébé comme porte-bonheur, pour devenir rapidement mère…

   Elles étaient si originales que je ne savais laquelle choisir. Et comme, de plus, j’avais scrupule à désappointer mes petites marchandes en achetant à l’une plutôt qu’à l’autre (précisons qu’à cette époque, ces petites filles n’avaient aux pieds, en guise de chaussures, que des socques de plastique ou des souliers beaucoup trop grands pour elle...), j’en avais ramené ce jour-là une jolie collection.

 

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L’origine de ces poupées traditionnelles se trouve dans la religion chamaniste. En effet, avant d’adopter l’Islam, les anciens Turcs fabriquaient des fétiches à figure humaine comme talismans pour protéger leurs plantations ou porter chance à la yourte de la mariée. En période de sécheresse, ces poupées étaient également utilisées dans les cérémonies de prières destinées à faire tomber la pluie. Au fil des siècles, si la signification rituelle des poupées a complètement été oubliée,  la tradition ne s’en est pas moins perpétuée et elles ont pris place parmi tous les jouets artisanaux fabriqués par les villageoises pour leurs enfants.

 

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Que d’heures passées le soir, auprés du poêle, pour réaliser avec les moyens du bord, chutes de tissu, restes de pelotes de laines, paillettes et rubans de récupération, ces petites femmes de tissu si touchantes et si poétiques !

Aujourd’hui, ces poupées ont conquis leurs lettres de noblesse, elles ont désormais leur appellation : “ Poupées de chiffon de Soganlı” et sont reconnues comme faisant partie intégrante de l’artisanat turc. Les nostalgiques pourront regretter que leur fabrication ait un peu perdu de sa spontanéité pour se changer en commerce, mais il ne faut pas oublier que les travaux manuels constituent encore pour les femmes et les enfants des villages, le seul moyen de gagner quelques sous…

 

 

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Une mariée récente.

Signe de l’évolution des mœurs, les bébés dans les bras ont disparu !

 

 

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles, Essais, Commémorations Artisanat turc
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:41

Enfin une bonne nouvelle pour la Turquie, après les dix jours de deuil de la catastrophe minière de Soma et le séisme de 6.5 qui a secoué ce matin la côte égéenne, la Thrace et la ville d’Istanbul : Nuri Bilge Ceylan a remporté la Palme d’Or à Cannes ! 

Cannes : La Palme d’Or 2014 pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan

Nuri Bilge Ceylan est déjà un habitué des prix à Cannes :

En 2003, il avait déjà remporté le Grand Prix du jury et le prix d’interprétation masculine pour son film Lointain (Uzak)

En 2008, le prix de la mise en scène pour Les Trois singes et, en 2011, le Grand Prix pour Il était une fois en Anatolie.

Cannes : La Palme d’Or 2014 pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan

Le sujet :

Un comédien retraité, Aydin, tient un petit hôtel en Anatolie avec sa jeune épouse Nihal ; leurs relations se sont refroidies ; de plus, sa sœur Necla ne se remet pas de son divorce. Les tensions vont s’aggraver lorsque la neige arrive et isole les personnages…

 

Cannes : La Palme d’Or 2014 pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan

Dans son discours, Nuri Bilge Ceylan s’est réjoui que le prix coïncide avec le centième anniversaire du cinéma turc et a dédié sa palme «  à la jeunesse turque, à ceux qui ont perdu leur vie lors de l'année écoulée. »

Cannes : La Palme d’Or 2014 pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan

Toutes nos félicitations à ce grand cinéaste !

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Cannes Articles, Essais, Commémorations
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:11

A l’occasion de la Fête des Amoureux, le 14 février, instaurée “On billion rising”, des millions de femmes turques de tous les milieux, répondant à l’appel de l’organisation mondiale V-day, ont dansé sur la musique de “Rise up, stand up”, sur toutes les places de Turquie,  pour protester contre les violences infligées aux femmes dans le monde entier.

(photos Internet )

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Les femmes députés de tous les partis ont également dansé à l’Assemblée nationale.

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 On souhaite de tout cœur que cette danse symbolique constitue les prémisses d'un monde où plus aucune femme ne subira de violence !!!

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles, Essais, Commémorations
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 20:30

1923

 

“Bizim sosyal toplumumuzun başarısızlığının sebebi, kadınlarımıza karşı gösterdiğimiz ilgisizlikten ileri gelmektedir. Yaşamak demek faaliyet demektir. Bundan dolayı bir sosyal toplumun bir organı faaliyette bulunurken diğer bir organı işlemezse o sosyal toplum felçlidir. “

 

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“Bir toplum, cinslerden yalnız birinin yüzyılımızın gerektirdiklerini elde etmesiyle yetinirse, o toplum yarı yarıya zayıflamış olur. Bizim toplumumuzun uğradığı başarısızlıkların sebebi, kadınlarımıza karşı ihmal ve kusurdur.”

 

 

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“Kadınlar içtimai hayatta erkeklerle birlikte yürüyerek birbirinin yardımcısı ve destekçisi olacaklardır.”  

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“Anaların bugünkü evlatlarına vereceği terbiye, eski devirlerdeki gibi basit değildir. Gerekli özellikleri taşıyan evlat yetiştirmek, pek çok özelliği şahıslarında taşımalarına bağlıdır. Bu sebeple kadınlarımız, hatta erkeklerden daha çok aydın, daha çok feyizli, daha fazla bilgin olmaya mecburdurlar!”

 

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“Milletimiz güçlü bir millet olmaya azmetmiştir. Bunun gereklerinden biri de kadınlarımızın her konuda yükselmelerini sağlamaktır. Bundan dolayı kadınlarımız ilim ve fen sahibi olacaklar ve erkeklerin geçtikleri bütün öğretim basamaklarından geçeceklerdir.”  

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1925

 

İnsan topluluğu kadın ve erkek denilen iki cins insandan oluşur. Kabil midir bu kütlenin bir parçasını ilerletelim, ötekini ihmal edelim de kütlenin bütünü ilerleyebilsin? Mümkün müdür ki bir cismin yarısı toprağa bağlı kaldıkça, öteki yarısı göklere yükselebilsin?”

 

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“Bazı yerlerde kadınlar görüyorum ki, başında bir bez, peştamal veya buna benzer bir şeyler asararak yüzünü, gözünü gizler ve yanında geçen erkeklere karşı arkasını çevirir veya yere oturarak yumulur. Bu tavrın manası neye delalet eder? Medeni bir millet anası, bir millet kızı için bu garip şekiller, bu vahşi vaziyet nedir? Bu hal milleti çok gülünç gösterir ve derhal düzeltilmesi lazımdır.”

 

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 “Kadınlarımız için asıl mücadele alanı, asıl zafer kazanılması gereken alan, biçim ve kılıkta başarıdan çok, ışıkla, bilgi ve kültürle, gerçek faziletle süslenip donanmaktır. Ben muhterem hanımlarımızın Avrupa kadınlarının aşağısında kalmayacak, aksine pek çok yönden onların üstüne çıkacak şekilde ışıkla, bilgi ve kültürle donanacaklarından asla şüphe etmeyen ve buna kesinlikle emin olanlardanım.”

 

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“Tarlalarda erkeklerle birlikte çalışan, kasabalarda pazar yerine giden, yumurta ve tavuğunu satan, ondan sonra kendisine gerekenleri bizzat satın alan, çalışmalarının hepsinde kocalarına yardımcı olan kadınlar!.. Ben bu kadınlar arasında kocalarından daha iyi işten anlayanlara ve hesap yapanlara rastladım.”

 

 

 4

 

 

1935

 

“Bu karar Türk kadınına sosyal ve siyasal hayatta bütün milletlerin üstünde yer vermiştir. Çarşaf içinde, peçe altında ve kafes arkasındaki Türk kadınını artık tarihlerde aramak lazım gelecektir. Türk kadını, evdeki medeni konumunu yetki ile işgal etmiş, iş hayatının her aşamasında başarılar göstermiştir. Siyasi hayatla, Belediye seçimleriyle tecrübe kazanan Türk kadını bu sefer de milletvekili seçme seçilme suretiyle haklarının en büyüğünü elde etmiş bulunuyor. Medeni memleketlerin birçoğunda, kadından esirgenen bu hak, bugün Türk kadınının elindedir ve onu yetki ve liyakatle kullanacaktır.”

 

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Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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