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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:13

 

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Atatürk sortant de l'Assemblée nationale turque

 

 

        Il a proclamé l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

             “Si elles montrent leurs visages à la patrie et que leurs yeux puissent regarder la patrie avec attention, il n’y a plus rien à craindre.”(1935)

 

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        Il a enlevé aux femmes turques le voile symbolisant leur oppression.

 

            “Je vois parfois des femmes, un foulard sur la tête, qui se cachent la face avec une écharpe ou une pièce de tissu ressemblante... Que signifie ce bizarre accoutrement, cette sauvage tenue  pour une mère civilisée, une fille de notre patrie ? Il ne fait que rendre comique notre nation et doit être changé sur-le-champ.” (1925)

 

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        Il leur a permis d’étudier, de posséder un métier, d’être l’unique épouse de leur conjoint, d’hériter, de voter.

 

           “La cause de l’échec de notre société  vient du manque d’intérêt que nous avons manifesté aux femmes et de la place subalterne à laquelle nous les avons reléguées. Vivre signifie être en activité. Ce qui veut dire que si une partie de la société est en activité pendant que l’autre ne peut pas travailler, cette société est paralysée.”(1925)

 

Fotoğraf T.C Başbakanlık Basın yayın ve Enformasyon G.

Atatürk et sa fille adoptive Sabiha Gökçen, première femme pilote de Turquie

Fotoğraf T.C Başbakanlık Basın yayın ve Enformasyon G.M

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Atatürk Histoire de la Turquie
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 21:47
Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Lors de la première semaine de novembre, une nouvelle a fait la une des journaux turcs : l’arrachage de 6000 oliviers à Yirca, près de Manisa, en vue de la construction d’une centrale thermique. Toutes les télés ont montré le film du maire du village et des paysannes en train de pleurer. Finalement, le Conseil d’Etat a décidé d’interrompre les travaux, mais les oliviers avaient été déracinés…

La Turquie fait partie des cinq premiers producteurs mondiaux d’huile d’olive. Ce dramatique épisode de l’arrachage des oliviers de Yirca, qui a bouleversé le pays tout entier, tant la détresse des paysannes et du maire était touchante, est emblématique : il est urgent de protéger les arbres en Turquie !

Turquie : et si on protégeait les arbres ?
Turquie : et si on protégeait les arbres ?

A Istanbul, on a tellement déboisé le bout du Bosphore que la semaine dernière, un sanglier est venu se perdre dans le village de Bebek… Faute de trouver des glands, les sangliers se convertissent en citadins pour fouiller les poubelles…

Aujourd’hui encore, les mauvaises nouvelles concernant les arbres affluent : à Yalova, un projet de route nécessitant la coupe de deux cents arbres a provoqué la colère des habitants ; hier, les journaux révélaient qu’un million et demi de mètres carrés de la forêt de Fatih allaient peut-être faire l’objet d’un projet immobilier ; que la presqu’île de Datça, une merveille de la nature sauvage, allait être ouverte à la construction ; qu’à Marmaris, on envisagerait de vendre l’île de Karaca…

La beauté inégalée de Datça, photo Internet, merci aux auteurs...

La beauté inégalée de Datça, photo Internet, merci aux auteurs...

Pourtant, la Turquie possède une flore exceptionnelle, avec une multitude d’espèces d’arbres, différentes en fonction des régions.

Un platane "orientalis" colossal, en Thrace...

Un platane "orientalis" colossal, en Thrace...

Les arbres majestueux du parc de Tarabya, à Istanbul

Les arbres majestueux du parc de Tarabya, à Istanbul

Les épicéas des montagnes de  la Mer Noire

Les épicéas des montagnes de la Mer Noire

Les envoûtantes frondaisons des monts de la Mer Noire, vers Camlihemsin…

Les envoûtantes frondaisons des monts de la Mer Noire, vers Camlihemsin…

Certains arbres sont si anciens et gigantesques qu’on les a nommés « arbres commémoratifs »…

Les arbres séculaires du palais de Topkapi...

Les arbres séculaires du palais de Topkapi...

Jardins de Topkapi...

Jardins de Topkapi...

Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Souhaitons que la protection et la sauvegarde du patrimoine naturel devienne une priorité en Turquie…

Turquie : et si on protégeait les arbres ?

Et pour finir, ces quelques vers d’Hugo dédiés aux arbres :

Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!

L'arbre de vie, un des motifs traditionnels de l'art turc

L'arbre de vie, un des motifs traditionnels de l'art turc

Dryade, sur le site mythobyfleur

Dryade, sur le site mythobyfleur

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Arbres d'Istanbul arbres de Turquie Articles Essais Commémorations
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:00

La colline de la sultane Adilé, appelée aussi "Validebag" est le second espace vert de la rive asiatique d’Istanbul, classé comme site naturel depuis 1999, avec ses dix hectares plantés d’arbres séculaires.

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Il y a deux cents ans, le sultan Selim III (1798-1807) y fit édifier pour sa mère, la sultane Mihrichah, un kiosque de campagne, qui fut plus tard offert par Abdulmecit à sa propre mère, Bezmialem. Cette dernière, important des milliers d'espèces venues de tout le pays et de l’étranger, convertit le parc en jardin botanique. Il échut ensuite en héritage à la famille Altunizade, qui y édifia le kiosque d’Ismail Zuhtu Pacha, qui l’offrit au sultan Abdulaziz. Enfin, ce dernier en fit cadeau à sa fille Adilé, pour laquelle l’architecte Nigogos Balyan construisit un merveilleux petit palais, aujourd’hui employé comme « maison des professeurs » (en Turquie, les professeurs ont des « maisons » dans lesquelles ils peuvent, à prix modestes, aller se restaurer ou demeurer quelques jours comme dans un hôtel ; certaines d’entre elles sont situées dans des édifices historiques).

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Quelles sont donc les richesses de la colline de la sultane Adilé, un des poumons verts d’Istanbul ?

Environ sept mille arbres, dont des cèdres de l’Atlas et de l’Himalaya, toutes sortes de pins, des paulownias, des hêtres, des arbres fruitiers ; 117 espèces d’oiseaux venant y nicher, dont des rossignols ; des milliers de plantes et d’insectes.

Quel est le sujet de la colère des amoureux des arbres ?

Dryade, madame Thenadier, Deviant Art
Dryade, madame Thenadier, Deviant Art

La construction d’une mosquée et de parcs à voitures. La colline avait déjà fait en 2006, l’objet d’un projet d’aménagement qui, suscitant la colère des riverains, avait été abandonné. Puis, en, 2009, un parcours de course y a été aménagé, c’est là qu’a eu lieu le championnat de cross européen. Finalement a été crée la « Fondation des Volontaires de Validebag » pour protéger le site.

Photo du site Panoramio

Photo du site Panoramio

Depuis une semaine, suite à un début d’arrachage des arbres, les volontaires (accusés par leurs adversaires de s’opposer à la construction d’une mosquée mais affirmant qu’ils ne font que défendre la nature et les arbres) se mobilisent jour et nuit, dans le froid et la pluie, pour s’opposer aux bulldozers et occupent le site. De nombreux affrontements ont déjà eu lieu avec les forces de l’ordre. Les voitures placées en barrière pour empêcher le passage des bulldozers ont été enlevées par la fourrière.

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Comment cette histoire se terminera-t-elle ? On sait, depuis les événements du Parc Gezi en juin 2013, qu’à Istanbul, le sujet de la coupe des arbres est particulièrement sensible. On sait aussi que la ville d’Istanbul sera candidate, en 2017, au titre de « capitale européenne verte ».

Souhaitons que tout finisse dans la concorde et la survie des arbres…

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Aux dernières nouvelles, mardi 28 à 15 heures, les manifestants ont été repoussés par des balles en plastique et les bulldozers sont entrés sur le site...

Arbre qui pleure,  document Internet

Arbre qui pleure, document Internet

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Articles Essais Commémorations Arbres d'Istanbul Nouvelles de Turquie
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:36

Republication d'anciens articles que la nouvelles version d'overblog a jetés aux oubliettes....

Je dédie cet article à Nina d’Istanbul, dont je partage l’amour pour les arts traditionnels….

 

Ce sont des créations de femmes, un art du quotidien, perpétué depuis des siècles. Un art populaire souvent jugé comme mineur, déconsidéré, parfois. Pourtant, ce sont tout simplement des œuvres d’art. Ils se nomment en turc “Yemeni” ou “Yazma”.

 

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Certains semblent dessiner les pétales de la passion

 

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             Combien d’heures de travail pour inclure ces perles, boutons et coquillages ?

 

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Certains s’ornent de perles

   

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D’autres de paillettes

 

 

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Un coffre venu de Maras qui, grâce à ses parois vitrées, laisse admirer les dentelles

 

 

A SUİVRE...

 

 

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En Turquie, Editions GiTa  link

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Artisanat turc
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:32

Republication d'anciens articles que la nouvelle version d'overblog a jetés aux oubliettes...

  J’admire particulièrement les femmes d’Anatolie car elles sont capables de soulever des montagnes. Au village, elles prennent en charge la plupart des travaux, la maison, les enfants, les champs, les animaux ; elles cousent, brodent, tricotent, portent leur un univers à bout de bras ; elles savent tout faire. Tout en parlant, sans même regarder leur ouvrage, elles font naître sous leurs doigts des rivières de fleurs, de fruits ou de motifs géométriques.

 

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      Quand elles s’installent à Istanbul, elles travaillent encore, se battent comme de petites guerrières pour faire étudier leurs filles et souvent, elles y arrivent. Elles ont compris une chose, c’est que la liberté des femmes passe par l’école puis par l’indépendance économique. Ces femmes-là, rien ni personne ne pourra les faire retourner en arrière ni les replonger dans un quelconque asservissement.

 

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Mais dès que la vie citadine leur offre un instant de répit, leurs doigts de fées se remettent à faire danser le crochet avec le fil.

 

Brodeuses de foulard, j’aime les fleurs nées de vos rêves…

 

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 Ceux-la ont presque quatre-vingt-dix ans, ils ont été témoins de la naissance de la république turque

  

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Ceux-la datent de l’époque ottomane, leur soie est si fragile qu’on craint de les manipuler.

 

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Au sujet des foulards, le début de la nouvelle "Jülide", dans Mes Istamboulines (2010, Editions GiTa, en vente en France sur Amazon.fr et Ataturquie.fr) link

 

 

Cela faisait vingt-trois ans qu’elle préparait le trousseau de sa fille Jülide. Plus exactement, depuis le jour où cette seconde Jülide avait vu le jour, un an  après que la première, une petite  magnifique, n’eut été emportée par une maladie mystérieuse que l’on avait attribuée au mauvais œil.

Le trousseau contenait tout ce qu’une Anatolienne peut s’enorgueillir de confectionner pendant deux décennies, dessus de lit, draps brodés, serviettes de toilette gansées de dentelle, rideaux de cuisine, housses ouvragées pour les machines, napperons, plus une batterie de cuisine complète et un service en porcelaine. Au fil des ans, la collection s’était accrue de tous les cadeaux qu’elle avait pu recevoir. Chaque fois qu’on lui offrait un objet qu’elle trouvait joli, elle disait avec fierté : « Je le garde pour le trousseau de Jülide.» Son appartement d’Istanbul étant trop exigu, elle s’empressait chaque été de transporter au village, où elle partait en vacances, toute nouvelle pièce ajoutée au trésor. Il dormait dans des coffres de bois fermés à clé, si nombreux qu’on avait dû leur consacrer une chambre complète, elle-même soigneusement verrouillée.

Conserver, préserver, telle était sa devise. Il y avait aussi les cent vingt foulards de tête en étamine bordée de dentelle à l’aiguille. Elle se disait parfois que Jülide, élevée à Istanbul et habituée à y vivre tête nue, n’en aurait pas l’usage mais c’était un détail superflu, l’important était qu’on puisse les exposer le jour venu, avec le reste du trousseau, dans la maison du village où on se rendrait pour les noces. Et les voisines défileraient pour contempler ces merveilles.

Et chacun commenterait : « Voilà un trousseau de princesse ! »

 

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Lien vers Mes Istamboulines sur Amazon.fr link

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En Turquie, Editions GiTa  link

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Artisanat turc Foulard turc
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:37

La Turquie est en deuil après la terrible catastrophe minière de Soma, près de Manisa, qui a déjà coûté la vie à 282 personnes ; malheureusement, les sauveteurs sont pessimistes et redoutent que le bilan des victimes ne s’alourdisse encore car on estime que plus de cent mineurs sont encore coincés dans les galeries, certains à 2400 mètres sous terre.

Photo copiée sur Internet, merci aux auteurs...

Photo copiée sur Internet, merci aux auteurs...

C’est la plus tragique catastrophe minière qu’ait connu la Turquie jusqu’à ce jour. Et les cris de colère s’élèvent avec les cris de douleur. L'indignation gronde contre les discours officiels tentant de présenter cet accident comme faisant partie des "risques du métier". Des manifestations de protestation ont éclaté dans toutes les grandes villes. N'oublions pas que la Turquie occupe, hélas, le troisième rang, dans la liste noire du péril minier.

En effet, contrairement aux mines d’autres pays, la mine ne comportait pas de pièces étanches de survie ( permettant à quarante personnes de survivre trente jours), elle n’avait que des refuges précaires dans les galeries ;  les mineurs ne disposaient que d'un masque d’une autonomie de trente minutes. La plupart d’entre eux ont été asphyxiés par le monoxyde de carbone.

Vision tragique des 5000 mètres carrés de tombes creusées jusqu'à ce matin... Photo Internet

Vision tragique des 5000 mètres carrés de tombes creusées jusqu'à ce matin... Photo Internet

Quelles que soient leurs tendances politiques, les journaux révèlent les terribles conditions de travail des mineurs : 45 minutes de marche sous terre pour atteindre la galerie, 8 heures de travail quotidien 6 jours sur 7 pour un salaire moyen de 400 euros par mois. De nombreux politiques, journalistes, spécialistes, affirment que la gravité de l’accident est la conséquence de graves négligences dans la sécurité.  

Document copié sur Internet, merci aux auteurs...

Document copié sur Internet, merci aux auteurs...

Quoi qu’il en soit, nous sommes tous et toutes sous le choc devant tant de deuils et de souffrances. Comment ne pas penser à ces pauvres hommes, beaucoup de jeunes, lentement asphyxiés, à ces femmes qui ont perdu leur époux, leurs enfants, leurs pères, leurs frères ? Face à une telle tragédie, on se sent impuissant. Nos problèmes quotidiens nous semblent soudain ridicules face à la douleur des autres, à qui on ne peut rien  offrir de plus que nos condoléances et notre compassion .  

Quel est donc le prix de la vie d’un mineur ? On aurait espéré qu'en 2014, les descriptions de Germinal  ne soient qu’un mauvais souvenir…

Photo copiée sur Internet

Photo copiée sur Internet

Femmes de Soma, je pense à vous ce soir,

A vos hommes, vos fils, vos frères, votre père

Creusant pour quatre cents euros par mois l’enfer

Et qui ne rentreront plus, le visage noir,

A vos hommes couchés sous la terre…

Femmes de Soma, je pense à vous ce soir

A vos douleurs indicibles, votre désespoir

Quand vous regarderez le souterrain

Où Cerbère

Et ses vingt-mille euros de salaire

Ont englouti votre destin

Femmes de Soma, que votre âme

Etincèle comme une flamme

Un tison de prières

Pour réchauffer les gisants sans suaire

Murés avec vos cœurs dans le charbon…

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Histoire de la Turquie
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 14:28
Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014

Suite à la déclaration du premier ministre turc le 24 avril 2014 sur le problème arménien, le patriarche des Arméniens de Turquie, Aram Ateşyan, a rencontré durant une heure et demie, jeudi 1er mai, le premier ministre et a donné, à l’issue de la rencontre, une conférence de presse.

Comme les journaux français ou journaux n’ont publié que des passages de ses propos, j’ai effectué la traduction de sa déclaration presque complète ( à quelques phrases près dont je n’aurais pas eu connaissance…) Bon, je rappelle que je ne suis pas un traducteur professionnel et que, comme pour la déclaration d’Erdogan du 24 avril, j’ai essayé de traduire au plus juste.

Dans les deux cas, mon but est le même, transmettre l'information.

« Personne ne peut nier que beaucoup de douleurs n’aient été vécues sur ces terres, personne ne peut nier que des dizaines de milliers de familles aient perdu leurs enfants, leurs mères, leurs pères et leurs frères. »

« Personne ne peut nier que ces terres, en particulier en Anatolie, n’aient été ensanglantées. Tout cela, toutes ces souffrances,  se sont passées dans ce pays. Maintenant, il y a un cadavre, il a commencé à puer  de façon démesurée et tout le monde en est dérangé. Il faut désormais que ce cadavre disparaisse. L’odeur s’est répandue partout, elle gêne tout le monde. Il faut que deux peuples se rapprochent. Quelle que soit la façon dont on prie pour lui,  il faut désormais que nous enterrions ce cadavre avant qu’il ne pourrisse. »

« Lorsque son Arche s’est échouée sur le Mont Ararat, le patriarche Noé a envoyé un corbeau pour qu’il lui rapporte des nouvelles mais ce dernier n’est pas revenu. Ensuite, il a envoyé une colombe blanche et en peu de temps, elle est revenue avec un rameau d’olivier. Elle essayait de dire que les environs étaient calmes, que les environs étaient sereins et pacifiques. Aujourd’hui,  il faut cesser de faire comme si de rien n’était comme ce corbeau, ou de se mettre des œillères pour faire semblant de ne pas entendre les paroles écrites et parlées, ou de jouer aux « trois petits singes ». 

« Notre premier ministre, innovant comme toujours, a été le premier à partager la douleur des Arméniens le 24 avril. Comme Noé a envoyé une colombe, il a tendu un rameau d’olivier. Nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas voir cela. Le rameau d’olivier est un symbole de paix. Nous ne voulons pas que ce rameau ne dessèche, nous voulons le planter pour qu’il donne des fruits. Pour que cela se produise, il faut l’aide de tout le monde. Deux peuples ont vécu pendant des siècles imbriqués l’un dans l’autre fraternellement et c’est de cette période que nous avons la nostalgie. Notre appel est le suivant : les deux parties, rencontrez-vous et jetez les bases du pont de l’amitié et de la paix. Que les deux côtés établissent chacun les fondations de leur pont sur des bases solides. Comme je l’ai déjà dit, ce cadavre doit disparaître, son odeur qui s’est répandue de toutes parts, dérange tout le monde. » 

« Je suis persuadé que le premier pas effectué par le premier ministre a été accueilli favorablement par la majorité de notre communauté. En tant que Patriarche, nous l’apprécions. Venez, donnez-vous la main,  afin d’apporter votre contribution à la construction de ce pont. C’est avec cette intention que j’ai rendu visite au premier ministre. »

Au sujet des fondations et bâtiments arméniens :

"Actuellement, il y a des bâtiments que nous réclamons, des problèmes qu’il faut résoudre en tribunal, des procès, il faut encore du temps, nous sommes convaincus que tout cela sera résolu avec le temps ou du moins que la plupart des ces problèmes trouveront leur solution.

C’est avec cet espoir et cette satisfaction que nous avons pris congé du premier ministre. S’il faut faire des sacrifices pour établir l’amitié, les deux côtés feront des sacrifices. Ce qui va se passer, je l’ignore. Si vous voulez être amis, il ne suffit pas de dire « je t’aime » à l’autre. L’amour demande des efforts. Les deux côtés feront des sacrifices pour édifier le pont de l’amitié."

Texte original en turc :

« Kimse inkar edemez ki bu topraklarda acılar yaşanmadı, kimse söyleyemez ki on binlerce aileler evlatlarını annelerini, babalarını, kardeşlerini kaybetmedi. 

Kimse diyemez ki bu toprakların, özellikle Anadolu toprakları kana doymadı. Bütün bunlar bu ülkede yaşandı, acılar yaşandı. Şimdi ortada bir ceset var ve aşırı kokmaya başladı ve herkes bu kokudan rahatsız. Bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir." İki toplum yanyana gelmesi lazım. Ne şeklide dua edecekse etsin ancak bu cesedin çürümeden, kurtlanmaya başlamadan gömülmesi lazım. 

Nuh Peygamber'in gemisi Ağrı Dağı'nın tepesine oturduğunda Peygamber bir karga gönderdi. Civardan haber getirmesi için ama gidip gelmedi. Daha sonra beyaz bir güvercin gönderdi ve kısa sürede güvercin ağzında bir zeytin dalıyla döndü. Etraf huzur içinde oldu, etrafın huzur ve sükunet içinde olduğunu belirtmeye çalıştı. Bugün artık o gönderilen karga gibi vurdumduymaz olmak veyahut at gözlüğü "kullanıp etrafta konuşulan, yazılan, söylenen sözleri duymazlıktan gelmek veyahut üç maymunu oynamak ortadan kalkması lazım. 

Sayın Başbakanımız her zaman ilklere imza attığı gibi bu sefer de ilk kez bir Başbakan 24 Nisan’da Ermenilerin acısını paylaştı. Peygamberin gönderdiği güvercin gibi zeytin dalı uzattı. Biz bunu görmemezlikten gelemeyiz. Bu barış sembolüdür, zeytin dalı. Bu dalın kurumasını istemiyoruz, onu dikip meyve vermesini istiyoruz artık. Bunun da oluşması için herkesin desteğine ihtiyacı var. İki toplum asırlarca iç içe kardeşçe yaşadılar ve bugün o günleri özlüyoruz. Çağrımız iki tarafa, yan yana gelin dostluk ve barış köprüsünün temellerini atın. İki taraf da kendi köprüsünün ayaklarını sağlam temeller üzerine koysunlar. Dediğim gibi bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir.

Halen talep ettiğimiz emlaklar var, hala mahkemede çözülmesi gereken sorunlar, davalar var, ama bütün bunlar zamana ihtiyaç duyuyor, zaman içinde bütün bunların çözüleceğine, en azından çoğunluğunun çözüme kavuşacağına inanıyoruz. Bu umutla biz, mutlulukla Sayın Başbakanımızdan ayrılıyoruz. Dostluk kurmak için neler feda etmek gerekiyorsa, iki taraf da fedakarlık yapacak. Neler olacağını ben bilemem. Dost olmak istiyorsanız karşıdakine sadece 'seni seviyorum' değil... O sevgi değildir, sevgi fedakarlık getirir. İki taraftan da fedakarlık yapacaklar ki dostluk köprüsü kurulsun.

Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Arméniens Articles Essais Commémorations
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:54

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan ayant effectué une déclaration sur la question arménienne, en voici la traduction ; certes, je ne suis pas une traductrice professionnelle mais j'ai essayé de rendre le texte turc au plus juste. Cet article est publié dans un but d'information car les journaux ne donnent souvent que des extraits des communiqués en turc.

Ajout du 25 : j'ai, en fait, effectué une traduction inutile car je me suis rendue compte ce matin que le texte avait été publié par le premier ministre le 23 avril en plusieurs langues, dont le français...

Déclaration de Monsieur Erdogan :

 

"La date du 24 avril, qui revêt une grande importance pour nos concitoyens arméniens et pour tous les Arméniens du monde  offre l’occasion de partager librement des pensées liées à cette question historique." 

"Il est indéniable que les dernières années de l’Empire ottoman ont constitué une période de souffrance pour tous les habitants de l’Empire, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse, Turcs, Kurdes, Arabes, Arméniens ou autres."

Une attitude humaniste et consciencieuse oblige à  considérér toutes les souffrances vécues durant cette période  par tous les groupes ethniques ou religieux. 

"Naturellement, il ne sert à rien pour ceux qui ont souffert, d’établir des hiérarchies entre les souffrances, de les comparer ou de les mettre en rivalité.

Comme le disaient nos ancêtres, "le feu brûle là où il tombe".

"C’est un devoir humain que de se souvenir, de commémorer et de partager les souffrances qui ont été celles des Arméniens au même titre que celles de tous les citoyens de l’Empire ottoman."

"Le fait d’exprimer des interprétations différentes sur les événements de 1915 et d’exprimer librement ses idées, dans une perspective pluraliste, est une nécessité dans une culture démocratique et moderne."

"Il se peut qu’il y en ait qui, regrettant cette liberté d’expression en Turquie, en profitent pour proférer des idées ou allégations accusatrices, blessantes voire provocatrices."

"Pourtant, s’il est possible de mieux comprendre les dimensions juridiques des questions historiques, de transformer à nouveau les rancoeurs en amitié, il est naturel de manifester de l’empathie, de considérer avec tolérance les thèses différentes et d’attendre une attitude semblable de toutes les parties.  

La république de Turquie continuera d'écouter avec maturité chaque opinion  conforme aux valeurs universelles du droit."

"Mais on ne peut pas accepter que les événements de 1915 soient utilisés comme prétexte pour manifester de l’hostilité à la Turquie ou pour en faire un sujet d’affrontements politiques.

Les événements vécus lors de la Première Guerre mondiale constituent pour tous une douleur commune. Considérer cette douloureuse histoire dans une perspective de mémoire juste est une responsabilité humaine et  rationnelle. "

"Durant la Première Guerre mondiale, des milliers de personnes, de toutes nationalités et religions, ont perdu la vie. Les conséquences inhumaines des événements qui se sont passés pendant la guerre, comme les déplacements de populations, ne doivent pas constituer des obstacles  à établir une amitié entre les Turcs et les Arméniens et à adopter des attitudes et des comportements humanistes des deux côtés."

"Il n’est pas profitable dans le monde d’aujourd’hui de tirer de l’Histoire des sujets d’hostilité et de créer de nouvelles querelles au lieu de construire notre avenir commun."

"Nos mentalités d’aujourd’hui nous imposent de pouvoir discuter malgré les incompréhensions, d’écouter l’autre pour tenter de le comprendre, de rechercher des moyens pour arriver à un consensus, de dénoncer la haine et de promouvoir le respect et la tolérance.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens afin d'étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens."

"La Turquie, qui envisage son futur avec confiance, a toujours soutenu les recherches scientifiques et approfondies pour établir les vérités historiques. Quelles que soient leurs origines ethniques et religieuses, les peuples d’Anatolie ont vécu ensemble des centaines d’années et ont développé des valeurs communes, de l’art à la diplomatie, du gouvernement de l’Etat au commerce, et ont encore aujourd’hui l'opportunité et les compétences pour construire un nouvel avenir ensemble."

"Nous avons espoir que ces peuples qui partagent une géographie ancienne et unique, des coutumes et des traditions semblables, puissent parler de leur passé avec maturité, commémorer ensemble leurs victimes de façon convenable; nous souhaitons que tous les Arméniens qui ont perdu la vie au début du XXe siécle reposent en paix et nous présentons nos condoléances à leurs descendants."

 

"De même, nous commémorons avec respect et compassion tous les citoyens de l’Empire ottoman, quelle que soit leur origine ethnique ou leur religion, qui ont péri à la même époque dans des conditions similaires."

Texte original en turc :

“Ermeni vatandaşlarımız ve dünyadaki tüm Ermeniler için özel bir anlam taşıyan 24 Nisan, tarihi bir meseleye ilişkin düşüncelerin özgürce paylaşılması için değerli bir fırsat sunmaktadır.

Osmanlı İmparatorluğu’nun son yıllarının hangi din ve etnik kökenden olursa olsun, Türk, Kürt, Arap, Ermeni ve diğer milyonlarca Osmanlı vatandaşı için acılarla dolu zor bir dönem olduğu yadsınamaz.

Adil bir insani ve vicdani duruş, din ve etnik köken gözetmeden bu dönemde yaşanmış tüm acıları anlamayı gerekli kılar.

Tabiatıyla ne bir acılar hiyerarşisi kurulması ne de acıların birbiriyle mukayese edilmesi ve yarıştırılması acının öznesi için bir anlam ifade eder.

Atalarımızın dediği gibi ‘ateş düştüğü yeri yakar’.

Osmanlı İmparatorluğu vatandaşı herkes gibi Ermenilerin de o dönemde yaşadıkları acıların hatıralarını anmalarını anlamak ve paylaşmak bir insanlık vazifesidir.

Türkiye'de 1915 olaylarına ilişkin farklı görüş ve düşüncelerin serbestçe ifade edilmesi; çoğulcu bir bakış açısının, demokrasi kültürünün ve çağdaşlığın gereğidir.

Türkiye’deki bu özgür ortamı, suçlayıcı, incitici, hatta bazen kışkırtıcı söylem ve iddiaları seslendirmek için vesile olarak görenler de bulunabilir.

Ne var ki, tarihi meseleleri hukuki boyutlarıyla birlikte daha iyi anlamamız, kırgınlıkları yeniden dostluklara dönüştürmemiz mümkün olacaksa, farklı söylemlerin empati ve hoşgörüyle karşılanması ve bütün taraflardan benzer bir anlayışın beklenmesi tabiidir.

Türkiye Cumhuriyeti hukukun evrensel değerleriyle uyumlu her düşünceye olgunlukla yaklaşmaya devam edecektir.

Fakat 1915 olaylarının Türkiye karşıtlığı için bir bahane olarak kullanılması ve siyasi çatışma konusu haline getirilmesi de kabul edilemez.

Birinci Dünya Savaşı esnasında yaşanan hadiseler, hepimizin ortak acısıdır. Bu acılı tarihe adil hafıza perspektifinden bakılması, insani ve ilmi bir sorumluluktur.

Her din ve milletten milyonlarca insanın hayatını kaybettiği I. Dünya Savaşı esnasında, tehcir gibi gayr-ı insani sonuçlar doğuran hadiselerin yaşanmış olması, Türkler ile Ermeniler arasında duygudaşlık kurulmasına ve karşılıklı insani tutum ve davranışlar sergilenmesine engel olmamalıdır.

Bugünün dünyasında tarihten husumet çıkarmak ve yeni kavgalar üretmek kabul edilebilir olmadığı gibi ortak geleceğimizin inşası bakımından hiçbir şekilde yararlı da değildir.

Zamanın ruhu, anlaşmazlıklara rağmen konuşabilmeyi; karşıdakini dinleyerek anlamaya çalışmayı; uzlaşı yolları arayışlarını değerlendirmeyi; nefreti ayıplayıp saygı ve hoşgörüyü yüceltmeyi gerektirmektedir.

Bu anlayışla biz Türkiye Cumhuriyeti olarak 1915 olaylarının bilimsel bir şekilde incelenmesi için ortak tarih komisyonu kurulması çağrısında bulunduk. Bu çağrı geçerliliğini korumaktadır. Türk, Ermeni ve uluslararası tarihçilerin yapacağı çalışma, 1915 olaylarının aydınlatılmasında ve tarihin doğru anlaşılmasında önemli bir rol oynayacaktır.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens pour étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Bu çerçevede arşivlerimizi bütün araştırmacıların kullanımına açtık. Bugün arşivlerimizde bulunan yüzbinlerce belge, bütün tarihçilerin hizmetine sunulmaktadır.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens.

Türkiye, geleceğe güvenle bakan bir ülke olarak tarihin de doğru anlaşılması için ilmi ve kapsamlı çalışmaları her zaman desteklemiştir. Etnik ve dini kökeni ne olursa olsun yüzlerce yıl bir arada yaşamış, sanattan diplomasiye, devlet idaresinden ticarete kadar her alanda ortak değerler üretmiş Anadolu insanları, yeni bir gelecek inşa edebilecek imkân ve kabiliyetlere bugün de sahiptir.

Kadim ve eşsiz bir coğrafyanın benzer gelenek ve göreneklere sahip halklarının, geçmişlerini olgunlukla konuşabileceklerine, kayıplarını kendilerine yakışır yöntemlerle ve birlikte anacaklarına dair umut ve inançla, 20. yüzyılın başındaki koşullarda hayatlarını kaybeden Ermenilerin huzur içinde yatmalarını diliyor, torunlarına taziyelerimizi iletiyoruz.

Aynı dönemde benzer koşullarda yaşamını yitiren, etnik ve dini kökeni ne olursa olsun tüm Osmanlı vatandaşlarını da rahmetle ve saygıyla anıyoruz.”

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Articles Essais Commémorations Nouvelles de Turquie Arméniens
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 19:06

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Djelaleddin Rumi,

né  à Bactres le 30 septembre 1207

fils du Sultan des Savants,  Behaeddin Veled.

 

mevlana-copie-1

 

 

Poème de Djelaleddin Rumi ( Mevlânâ) 

 

derviches

 

Recherche le royaume de l'Amour
Car ce royaume te fera échapper à l'ange de la mort.
Je suis l'atome, je suis le globe du Soleil,
A l'atome, je dis : demeure.
Et au soleil : arrête-toi.

Je suis la lueur de l'aube,
je suis l'haleine du soir,
Je suis le murmure du bocage,
la masse ondoyante de la mer.
Je suis l'étincelle de la pierre,
L’œil d'or du métal.
Je suis à la fois le nuage et la pluie,
J’ai arrosé la prairie.

Purifie-toi des attributs du moi,
Afin de pouvoir contempler ta propre essence pure.

Contemple dans ton propre cœur
Toutes les sciences des prophètes,
Sans livres, sans professeurs, sans maitres.

 

 

6425

Photo de Nathalie Ritzmann

 

 

Une partie du roman historique La Sultane Mahpéri est consacrée à l'arrivée de Mevlânâ en Anatolie,  à son installation à Konya, ville du sultan seldjoukide Alaattin Keykubad et à la création de la confrérie des derviches tourneurs ...link

 

Maphperi mai 2012 FR

Mahperi Hatun en turc

Mahperi Hatun en turc

Autre réédition de Mahperi Hatun en turc

Autre réédition de Mahperi Hatun en turc

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Mahperi Gisèle Mahperi Hatun Mahperi Sultan Selçuklu Sultan
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 21:44

 On sait depuis longtemps que les dieux de l’Olympe ne se nourrissaient que de nectar et d’ambroisie. Or, il se trouve que justement, je suis une passionnée de l’ambroisie… ou de miel, devrais-je dire…

 

Voir mon premier article sur ce sujet  «  Du miel ou de l’or » du 3 novembre 2011 : http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-du-miel-ou-de-l-or-87778549.html

 

Mais attention, le miel dont je vais vous parler n’est pas celui vendu à bas prix dans les supermarchés  et qui n’est en réalité qu’un piteux sirop de glucose bien souvent importé de Chine…  

 

Le miel dont il s’agit est le miel dit « biologique », soit un produit naturel récolté par des apiculteurs passionnés par leur art et ne donnant à leurs abeilles ni sucre ni aucune autre substance nutritive.

  

Précisons que ce miel biologique est abondamment produit en France ; j’ai trouvé sur Internet de nombreux sites d’apiculteurs français le produisant. Il est évident que si je vivais en France, c’est celui que je consommerais ; rien de tel que le produit du terroir qui n’a pas voyagé…  mais vivant en Turquie, je choisis de vous présenter les miels turcs…

 

La Turquie fait partie des pays où la production de miel biologique est  importante ; la raison en est que le pays, très étendu, comporte encore de multiples zones peu habitées ; le miel est souvent récolté à de hautes altitudes, loin de toute agglomération, pollution et pesticides…

 

Voilà donc les catégories de miels turcs les plus réputés :

 

Le miel « millefleurs » des prairies des montagnes du Taurus, à  Egricayir, province de Mersin : récompensé par de nombreux prix internationaux, il est produit lorsque les abeilles butinent les fleurs nouvelles à la fonte des neiges.   

 

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Photo du site egricayirbali.com  

  

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 Cette région produit aussi du miel de lavande, de caroubier…

 Les miels de thym ou de fleur d’oranger de Datça :   

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Le  miel « sauvage » (Karakovan)  des montagnes de Kaçkar, dans la région de Rize et des villages Borçka et Macahel d’Artvin :  

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Photo des montagnes de Rize sur le site rizedeyiz.com

 

Les ruches, en forme de tonneau,  sont placées vides dans les arbres pour les préserver des ours bruns ou sur des claies ; ce sont les abeilles qui fabriquent elles-mêmes les rayons de cire, que l'on consomme.  

 

 

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 Photo des montagnes d'Artvin sur le site ircortam.net

 

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 Photo des ruches Borçka sur le site karagolbali.com

 

La qualité de ce miel est due à la multitude de plantes de montagne endémiques (autour de 350 sortes) butinées par des abeilles, entre 1500 et 3000 mètres d’altitude.  

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Photo du site toprikackar.com

 

Le plus célèbre et le plus cher est celui du village d’Anzer mais il vous en coûtera quand même près de 250 euros le kilo…

 

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 Photo du site toprikackar.com

 

On produit aussi du miel de châtaignier, connu pour ses vertus thérapeutiques…

 

 

Une curiosité : le « miel fou » ou miel qui rend fou : produit dans la région de Trabzon et d’Ordu sur la Mer Noire, ancienne Colchide, pays de Médée, par des abeilles butinant le rhododendron pontique ou l’azalée sauvage…    

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Photo du site altinbal.com

 

Je croyais que son existence n’était qu’une légende remontant à l’Antiquité, jusqu’à ce qu’une petite recherche sur Internet me permette de voir que certains apiculteurs en produisent  encore, bien que ce soit illégal. Utilisé, semble-t-il, comme médicament dans la médecine "traditionnelle", à la dose de moins d’un quart de cuillère à café par jour, il est très dangereux et provoque de graves intoxications…

 

Faruk-akba---karalahana.com.jpg Photo de Faruk Akbaş, sur le site karalahana.com, région d'Artvin...

 

En dehors de tous ces miels célèbres, il suffir de partir en promenade dans les campagnes turques pour pouvoir acheter directement à l'apiculteur du miel entièrement biologique... En vous souhaitant une ambroisie de lune de miel...

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations miel Mer Noire

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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