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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 22:40

Voie navigable internationale, le Bosphore, long de 32 kilomètres, permet le passage des navires marchands mais cela n’est pas sans risque. Si l’histoire du détroit est fertile en récits de collisions, d’explosions, de naufrages ou d’échouements, le plus insolite de ces accidents est sans doute  le heurt d’un yali par un cargo ou un tanker.

Le mois de juillet a été témoin d’un de ces tristes accidents : un cargo de 106 mètres, le Majed and Randy,  dont le gouvernail s’était coincé, a percuté  à Kanlica le merveilleux yali d’Ethem Pertev, un des plus beaux du Bosphore, construit en 1860 pour une des favorites du sultan Abdulmecit, détruisant tout le coin de l’étage.

Photo du journal Milliyet

Photo du journal Milliyet

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

Deux ans auparavant, en 2013, un tanker de 243 mètres appelé « Aral Sea » était venu s’échouer, son gouvernail bloqué, sur le rivage de Sariyer.

Photo du journal Sabah

Photo du journal Sabah

En 2009, c’est un cargo de 100 mètres nommé « Ilke Mete » qui a heurté le rivage de Anadolu Hisar.

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !
Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

En 2008, à Sariyer, un cargo est entré dans le jardin d’enfants, heureusement vide grâce à l’heure matinale, causant une vague telle que trois yalis ont été inondés.

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

La même année, un cargo a heurté, à Yenikoy, le fameux yali de Sait Halim Pacha…

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

Aristophane ne disait-il pas déjà : « Il faut être rameur avant de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire… »

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Bosphore Istanbul yalis Accidents sur le Bosphore
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:20

C’est en ce début d’octobre 2014 que j’ai eu l’honneur de faire plusieurs interventions en tant qu’écrivaine, dans un voyage littéraire à Istanbul.

Voyage littéraire à Istanbul

C’est la troisième fois que je participe à un voyage littéraire : la première fois, c’était avec Laurent Bignolas, pour Thalassa, en 2013, sur le thème, « Les yalis du Bosphore dans la littérature »

Voyage littéraire à Istanbul

La seconde, fois, avec Stéphane Thébaut, pour la Maison France 5, « Les yalis du Bosphore »...

Et la troisième, cette semaine, avec un sympathique groupe de passionnés de littérature venus de Belgique, avec les Agences Tellus de Bruxelles et Consept Turizm d'Istanbul.

(Pour des raisons de "droit à l'image", j'ai préféré masquer le visage des quatorze participants...)

 

Voyage littéraire à Istanbul

Première intervention : conférence sur « Istanbul dans la littérature » et dédicace de mon livre Mes Istamboulines.

Voyage littéraire à Istanbul

Seconde intervention : conférence sur plusieurs sujets littéraires en rapport avec la ville d’Istanbul et lecture d’extraits de textes.

Voyage littéraire à Istanbul

Troisième intervention : croisière sur le Bosphore, pour « Les yalis du Bosphore dans la littérature... »

Le fameux yali des Ostrorog...

Le fameux yali des Ostrorog...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Voyage littéraire à Istanbul

Quatrième intervention : « Pierre Loti à istanbul ».

Voyage littéraire à Istanbul
Voyage littéraire à Istanbul

Ce fut un petit voyage passionnant pour moi et j’espère que ceux et celles que j’ai rencontrés auront eu autant de plaisir à m'écouter, que j’en éprouvé à leur faire partager ma passion de la littérature et d’Istanbul…

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 19:59

La-Trilogie-d-Istanbul-copie-1.jpg

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2008. Une épopée sur la cité millénaire, avec  sa mosaïque de cultures, son étonnante diversité religieuse, sa diversité des classes sociales, ses paradoxes dans la condition des femmes et ses énigmes ensevelies.

Un univers réaliste et épique à la fois, dans l’envoûtante mégapole turque. 

 

La Trilogie d’Istanbul I : Fenêtres  d'Istanbul, 2003 

 

 

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Le premier tome de « La Trilogie d’Istanbul » Fenêtres d’Istanbul (2003) est un roman sur la cité millénaire, déchirée entre modernisme et traditions, avec ses inégalités sociales, ses paradoxes dans la condition des femmes, son foisonnement baroque, son incroyable diversité, sa mosaïque de croyances...

Le héros, le Tambour du Ramadan, est un personnage du petit peuple. De jour, il chante des romances sous les fenêtres ; la nuit, il réveille le quartier, rappelant aux personnes qui jeûnent qu´il est l´heure de prendre la dernière collation avant le lever du soleil.

Quand le destin du Tambour croise celui des habitants de l’immeuble s’élabore une fiction sur l’Istanbul du XXe siècle, un univers à la fois réaliste et poétique, loin des stéréotypes sur la Turquie.

 

Dans une rue enneigée d’Istanbul, Brave, l’épicier observe les fenêtres de l’immeuble d’en face dont il connaît tous les occupants : Perle, héritière d’un manoir sur les rives du Bosphore et dévorée par la passion de l’or ; Avédis, le vieil arménien et sa soi-disant gouvernante, la fille-mère Séraphina ; Précieuse, la femme seule, qu’on surnomme “la féministe” ; Tante Hannah et Oncle Moshé, deux vieillards juifs prisonniers de leurs souvenirs ; l’étrangère, inépuisable sujet de commérages des voisins ; On-S’est-Arrêté-Là, paysanne qui vit dans la cave... Et enfin, Lune-de-Tulle, la fille du concierge, que son père  a promise à Brave mais qui refuse désormais d’entrouvrir son rideau. Car celui qu’elle regarde en secret, c’est le Tambour du Ramadan, un va-nu-pieds aux allures de Pacha… Abandonné par sa mère,  mendiant,  enfant des rues, travailleur des collines d’ordures, le Tambour n’a connu que la détresse. Jusqu’à ce que soudain...

 

La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul, 2006

 

 Grimoire-d-Istanbul.jpg

 

Le second tome, Grimoire d’Istanbul, (2006), est un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation ; un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme...

Tout en reprenant certains héros du premier volume, il présente un nouveau personnage,  Alice, franco-turque de 35 ans, qui, hantée par son passé, regagne Istanbul, sa ville natale, après de longues années à Paris. Sa mission: remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, s’élabore une intrigue dont les fils se dénoueront de façon inattendue. Car la route d’Alice va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien : Antonio, bouquiniste solitaire et passionné redécouvrant l’amour à la maturité ; sa fille Eda, adolescente romanesque et suicidaire ; Yahya, antiquaire peu scrupuleux, trafiquant d’objets d’art ; Violeta, son épouse trahie, animée par la soif de vengeance ; Dauphin, le chauffeur, ancien Tambour du Ramadan...

 

 

La Trilogie d’Istanbul III, Grimoire d’Istanbul, 2009

 

 

Secrets-d-Istanbul.jpg

 

 

Le troisième tome,  Secrets d’Istanbul, (2009), met en scène des héros explorant les labyrinthes du passé pour débusquer les mensonges liés à leur identité.

Alice trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… Quatre chapitres se déroulant exactement en parallèle entre l’automne 2007 et le printemps 2008 conduisent les personnages de l’époque actuelle à une remontée dans le temps.

 La quête de leurs origines va les conduire à des trouvailles stupéfiantes sur les traces de personnages historiques célèbres pour avoir échafaudé des « châteaux en Turquie » : le soi-disant messie Sabattaï Tsevi, l’illustre poète français Lamartine, le bâtisseur de phares Michel Pacha et le peintre de la cour ottomane Pierre Désiré Guillemet.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 07:43

(Toutes les photographies de cet article sont copiées sur Internet, merci aux auteurs...)

La fameuse pharmacie Rebul, fondée par Jean-César Reboul, en 1895, sous le nom de “Grande Pharmacie parisienne”, doit quitter son emplacement historique de la rue d’Istiklal Cadessi, à Beyoglu, à cause du montant du loyer ( environ 19500 euros mensuels). Les amoureux du vieil Istanbul, une fois de plus, vont pleurer sur le déménagement de cet établissement historique, qui, à l’instar du cinéma Emek et de la pâtisserie Inci, perpétuait les souvenirs de l’ancien quartier de Péra. 

La pharmacie "Reboul", jadis...

La pharmacie "Reboul", jadis...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

Les célèbres “yalis” des sultanes Fehime (ou Nahime) et Hatidje à Ortakoy, qui, depuis des décennies, font l’objet des protestations des amateurs d’Histoire, vont être restaurés par THY pour créer des hôtels de grand luxe, auxquels on accèdera en bateau depuis l’aéroport. Construit autour de 1800 et ayant appartenu ensuite à la sultane Nahime, le premier, utilisé pendant 33 ans comme école primaire de Gaziosmanpacha, a disparu dans un incendie en 2002, puis, son emplacement a servi de parking ; quant à celui de la sultane Hatidje, employé depuis 1972 par un club de natation, il a été vidé en 2006.

Les yalis des sultanes autrefois...

Les yalis des sultanes autrefois...

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le Kiosque du Pacha Huseyin Avni, situé sur la colline de Fethi Pacha, à Uskudar, qui comptait dans son parc trois mille arbres, a disparu hier dans un incendie. Objet d’un scandale en mars 2014, après que le journal Cumhuriyet, ait affirmé que l’interdiction de construction sur la colline de Fethi Pacha avait été levée et que le manoir avait été vendu pour “zéro lire” à un célèbre promoteur en partie responsable de la construction du troisième aéroport, le kiosque n’est donc plus désormais qu’un tas de cendres…

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?
Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Le tunnel prévu entre Kasimpasa et Sutluce détruira les restes de maisons byzantines et les nombreuses inscriptions gravées sur des pierres. Si l’autorisation en est donnée, tous ces vestiges sombreront dans l’oubli.  

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Des milliers de pièces d’or byzantines auraient été retrouvées dans un tunnel creusé sous un atelier de la Corne d’Or ; mais les chercheurs de trésor n’ayant pas déclaré leur découverte, ils ont été inculpés. 

Photo d'Arkeoloji Haber

Photo d'Arkeoloji Haber

Le nouveau tunnel du métro reliant Yanikkapi à Taksim a fait condamner la dernière porte restée ouverte des murailles de Galata, édifiées par les Gênois ; portant les armes de la famille Doria, et appelée en turc “Harup kapisi “, cette porte, désormais fermée, ne pourra plus être aperçue que par les usagers du métro, quelques secondes en passant…

Photographie de Arkeoloji Haber

Photographie de Arkeoloji Haber

 

Le directeur du musée archéologique Eti, à Eskisehir, n’a pas trouvé de lieu plus intéressant pour organiser la cérémonie de circoncision de son fils que… le musée lui-même. Les tables ont été installées au milieu des vestiges millénaires. Commentaire du célèbre historien Ilber Oltayli : “ Bientôt, c’est au musée qu’ils iront faire leur lessive !”

 

Photo de Radikal

Photo de Radikal

Pour finir, une bonne nouvelle, quand même…

Un trésor contenu dans l’épave du Saint-Paul, datant du XVIe siècle, retrouvée en 1968 puis sortie des eaux à Gnaliç, en Croatie va être exposé l’an prochain au palais de Topkapi. En effet, à l’époque de Murat III, avait été effectuée une commande destinée à restaurer le harem, endommagé par un incendie, mais le navire la transportant avait fait naufrage. Selon les documents d’assurance du navire, il contenait un coffre d’acier renfermant 43 mètres de tissu de soie d’une seule teneur, des chandeliers et autres objets en verre de Murano et des bijoux réservés aux sultanes Safiye et Nurbanu ; si une partie des pièces répertoriées n’ont pas été retrouvées, une importante collection de faïences d’Iznik a cependant revu le jour.   

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo Hurriyet

Photo Hurriyet

Chaque jour, les journaux se font l’écho des destructions de sites historiques au sein de la ville d’Istanbul, ou, plus généralement, dans toute la Turquie ; les amoureux de l’archéologie et de l’Histoire, ou plus simplement, tous ceux qui pensent que ces vestiges appartiennent au patrimoine mondial commun à toute l’humanité, n’ont plus rien d’autre que … les yeux pour pleurer !

Encore une nouvelle :

L'édifice de l'école Saint-Eugène, à Tophane, va rouvrir ; il comportera le nouveau département de Génie electronique de l'Université de Galatasaray ; cela a été annoncé par Madame la Consule de France, vendredi 27 juin, lors de son discours à GSU pour la remise des diplômes ; bonne nouvelle ! c’est mieux que de voir l'immeuble disparaitre et au moins, ce ne sera ni un AVM ni un hôtel mais un lieu dédié à l'enseignement...

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Histoire de la Turquie L'Istanbul de Gisèle Bosphore Nouvelles de Turquie
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:41
Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Le temps était à l’orage aujourd’hui à Istanbul : nos pêcheurs du dimanche ont donc décrété qu’il s’agissait de l’atmosphère idéale pour aller pêcher la pélamide.

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Bon, nous, les filles, sommes un peu sceptiques et regardons plutôt les porte-containers géants qui nous croisent.

On se sent bien petit …

On se sent bien petit …

Les lignes sont prêtes : une trentaine de mètres et de gros hameçons redoutables.

Il faut beaucoup de patience pour dérouler... et ensuite réenrouler cette ligne sans se piquer...

Il faut beaucoup de patience pour dérouler... et ensuite réenrouler cette ligne sans se piquer...

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Un heure se passe, rien. Ah, un bel orage éclate !

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
L'eau semble crépiter...

L'eau semble crépiter...

Et justement, après l’orage, la ligne est soudain tirée vers le fond de l’eau : les voilà, les pélamides !

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Deux toutes brillantes, couleur d'argent irisé...

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Elles sont tellement charnues qu’avec une salade, elles suffiront à nourrir tout le groupe. Car avec nous, aussitôt pêché, aussitôt mangé sur le bateau… Avec un petit raki en guise d’accompagnement…

Cuisiné avec juste des oignons, de grosses tranches de tomate et un peu d'huile d'olive.

Cuisiné avec juste des oignons, de grosses tranches de tomate et un peu d'huile d'olive.

Et voilà l’éclaircie…

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore
10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 19:42
En bateau sur le Bosphore

C’est la Fête du Sucre, qui marque la fin du Ramadan en Turquie et les Stambouliotes en profitent pour aller se promener en bateau sur le Bosphore. Le trafic est intense, avec les embarcations des plaisanciers, les bateaux de croisière mais aussi les cargos.

En bateau sur le Bosphore

La vigilance est conseillée au pilote car de tous côtés surgissent des navires de grosse taille.

En bateau sur le Bosphore

Si vous êtes amateur, une partie de pêche s’impose. Certes, vous ne prendrez pas des loups de mer mais de petits mulets ou des chinchards, en quantité suffisante pour faire sur le champ une délicieuse friture, si votre embarcation est assez grande pour posséder une cuisinette. En deux heures de pêche, avec trois lignes, nous avons pris 75 chinchards. En ce qui me concerne, bien que je sois vraiment néophyte en la matière, j’ai réussi à pêcher une dizaine de poissons.

Trois d'un coup !

Trois d'un coup !

Sachez qu’il faut être téméraire et excellent nageur pour se risquer à nager au centre du Bosphore car le courant y est intense et vous emporte tout de suite très loin du bateau. Personnellement, je ne m’y aventure pas…

La profondeur moyenne du Bosphore se situe entre 50 et 70 mètres mais vers Kandilli, elle atteint 120 mètres.

La profondeur moyenne du Bosphore se situe entre 50 et 70 mètres mais vers Kandilli, elle atteint 120 mètres.

Sur la gauche, le village d'Arnavutkoy et au fond, le pont Fatih Sultan Mehmet...

Sur la gauche, le village d'Arnavutkoy et au fond, le pont Fatih Sultan Mehmet...

Le "pont du Bosphore", le premier....

Le "pont du Bosphore", le premier....

Le soir tombe, le Bosphore prend des teintes dorées...

Le soir tombe, le Bosphore prend des teintes dorées...

Et retour au quai, après une magnifique journée stambouliote…

Et retour au quai, après une magnifique journée stambouliote…

Les droits de ces textes de mon blog sont réservés. Si vous souhaitez les utiliser, je vous demande de bien vouloir citer mon nom ; en effet, ces derniers temps, plusieurs sites Internet se sont approprié certains de mes textes et de plus, les utilisent en précisant qu’ils sont soumis à copyright comme s’ils en étaient les auteurs !

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:56

Le ciel était gris et le Bosphore houleux, jeudi 9 mai, pour le tournage de deux des reportages de « La Maison France 5 », à Istanbul. Durant 4 semaines, au mois de juin, la célèbre émission diffusera, en effet, plusieurs documentaires consacrés à notre belle cité à cheval entre l’Europe et l’Asie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

C’est à 9h30 que j’ai retrouvé la sympathique équipe de télévision pour partir sur le Bosphore filmer les yalis.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage,  entame l’émission.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage, entame l’émission.

Le yali du pacha Sadullah

Le yali du pacha Sadullah

Le grandiose palais de Beylerbeyi, sur la rive asiatique, où le sultan Abdulaziz reçut l’impératrice Eugénie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »
Le yali de Edip Efendi

Le yali de Edip Efendi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

Patrice Aroun, le producteur, prend des notes.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali aux magnolias

Le yali aux magnolias

Stéphane Thébaut et moi

Stéphane Thébaut et moi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

L’après-midi, nous quittons le Bosphore pour aller visiter le quartier des brocanteurs et antiquaires à Çukurcuma. Tout d'abord, nous descendons la Rue française, qui doit en partie son nom au fait que de nombreux commerçants du XIXe aient été des Français, qu'une partie des maisons y ait été construite par le Français Marius Michel, devenu Michel Pacha, celui qui édifia les phares de l'Empire ottoman et que le peintre Albert Mille y ait vécu.

Et aussi que les réverbères actuels soient venus tout droit de Paris.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Bon voyage et à bientôt à toute l’équipe de "La Maison France 5".

Diffusion le 4 juin à 20h30 et le 8 juin à 11h10.

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

Il semblerait que le passage à la nouvelle version d’over-blog ait fait disparaître la liste de mes abonnés . si vous souhaitez recevoir la nouvelle de mes articles, abonnez-vous de nouveau, svp.

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans La Maison France 5 L'Istanbul de Gisèle Editions franco-turques GiTa Bosphore yalis
30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:45

Votre périple commence avec la Tour de Léandre, tour des légendes, pourrait-on dire...

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Le port de Karaköy : c’est là qu’accostent les paquebots, là aussi que vous pourrez rêver devant les nefs en partance vers Odessa. 

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Le charmant village d’Arnavutköy (Europe) ou « village des Albanais »...

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Le lycée militaire de Vaniköy, fondé au XIXe siècle.

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Mais vous retraversez alors pour repasser sur la rive européenne et contempler  la forteresse de Rumeli Hisari.  

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Vous approchez du Pont de Mehmet le Conquérant et découvrez le « yali hanté », rouge brique, de Rumeli Hisari.  

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 Et le yali du Pacha Zeki, un des plus fameux du Bosphore...   

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Puis, vous repartez sur la côte asiatique, ce qui vous permettra de passer devant le yali blanc du marquis français Necip.  

 

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Voilà le petit palais de Göksu, en style rococo...

 

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  Vous vous arrêtez alors pour boire un thé dans le romanesque village d’Anadolu Hisari, aux Eaux-Douces d’Asie.  

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  Vos réembarquez pour l’Europe,  passez Yeniköy et ses luxueux yalis.  

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  A Tarabya, vous découvrez un des yalis de la résidence d'été des ambassadeurs de France ( le grand yali a brûlé en 1913).

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Et vous voilà à Büyükdere... 

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 Après, les somptueuses demeures laissent peu à peu la place à de typiques ports de pêche, comme celui de Sariyer… 

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Avec ses yalis délabrés...

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  Vous vous retournez et comprenez que vous êtes maintenant très loin d'Istanbul...

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Un chalutier vous dépasse...

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Apparaît le hameau de pêcheurs d'Anadolu Kavak, surmonté par la forteresse de Yoros...

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 Les pêcheurs tirent leurs filets…

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  La sauvage beauté des rives vous envoûte.

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 Les chalutiers se multiplient...

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La mer Noire est devant vous…

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Un roman dont une partie se passe dans un yali du Bosphore :

L'Homme qui assassina, de Claude Farrrère (vient de paraître en Turquie, disponible sur Amazon.fr, fin avril ).

 

Gisèle Durero- Koseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L'Homme qui assassina (roman et analyse)

 

farrere kapak janvier 2013 - Copie

 

Les droits de ces textes de mon blog sont réservés. Si vous souhaitez les utiliser, je vous demande de bien vouloir citer mon nom ; en effet, ces derniers temps, plusieurs sites Internet se sont approprié certains de mes textes et de plus, les utilisent en précisant qu’ils sont soumis à copyright comme s’ils en étaient les auteurs !

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis Tarabya Claude Farrère
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:00

Une sortie dans le Bosphore avec l’équipe de THALASSA, qui m’a fait l’honneur de m’inviter pour l’émission du vendredi 29 mars 2013, sur FR3 (rediffusion en avril sur TV5 Monde), consacrée à Istanbul, m’a donné l’occasion de parler des YALİS, ces demeures de rêve qui ont inspiré des générations d’écrivains.

 

Cet article est aujourd'hui en ligne dans Le Petit Journal d'Istanbul link

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Le départ en bateau avec la sympathique équipe de THALASSA ( à gauche, les cameramans, au centre, Laurent Bignolas, puis Lise Blanchet, moi-même et Senel Bastion). 

 

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J’avais déjà consacré un article aux yalis : Au fil des vagues du Bosphore, les yalis : http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-au-fil-des-vagues-du-bosphore-les-yali-81010963.html

  

"Yali" signifie “les pieds dans l’eau”. Le mot désigna donc ces merveilleux manoirs de bois construits sur les rives du Bosphore à partir du XVIIe siècle, où les riches Stambouliotes partaient en villégiature à la belle saison.    

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 Jadis, faute de route carrossable sur les rives, on ne pouvait y accéder qu’en caïque ou, à partir de 1851, en bateau à vapeur.

  photo (1)

 

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Avec Laurent Bignolas

 Je vous présenterai ici ceux des yalis méritant l’épithète de « lieux de littérature », parce qu'ils ont un lien avec lalittérature française  :

  

Le fameux Yali des Ostrorog

  

 

Ce yali a en effet joué un grand rôle dans les œuvres de Pierre Loti et de Claude Farrère.   

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Le Yalı de Mehmet Emin Pacha  le Chypriote

 

 

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Le yali du Marquis Necip

 

  

 

 

 

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Anadolu Hisarı et les Eaux Douces d’Asie

 

Les Eaux Douces d’Asie étaient un des lieux de promenade des Stambouliotes. On dit que lorsque son navire était ancré à Tarabya, Pierre Loti venait se promener sur la rivière. Dans le roman de Claude Farrère l’Homme qui assassina, c’est là que le héros croise pour la première fois, en caïque, la femme qu’il va aimer.  

 

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 Si vous êtes féru de Voyages en Orient, et en particulier des récits consacrés à Istanbul, ce lieu, vous le connaissez déjà. C’est là que, durant tout le XIXe siècle  et au début du XXe, les belles dames venaient effectuer des tours en caïque pour se faire admirer par les messieurs et les observer en catimini. On dit même que la liberté des Eaux-Douces permettait à ces coquines de petites ruses : faire semblant que le voile de mousseline dissimulant le bas de leur visage s’était décroché et ainsi, permettre à celui qu’elles avaient remarqué dans son embarcation de détailler leurs traits !

 

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Un roman à suspense dont de nombreux passages se passent dans un "yali"

 

Si vous souhaitez vous plonger dans l’ambiance romanesque et un peu surannée des « yalis » de légende, pourquoi ne pas lire le beau roman de Claude Farrère, L’Homme qui assassina ? La réédition, effectuée par mon fils aîné, Aksel Köseoglu, qui a patiemment mis le texte sur ordinateur et par moi-même, qui en ai rédigé une analyse littéraire, a demandé plus d'un an de travail ; le livre va paraître entre le 20 et le 30 mars, en français et en turc,  aux Editions franco-turques GiTa d’Istanbul, sous le titre :  Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L’Homme qui assassina (roman et analyse).

 

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 Présentation du roman :

 

L’Homme qui assassina, chef-d’œuvre "turc" de Claude Farrère, publié en 1907, est un roman de l’ombre et de l’errance.

Monde baroque et mystérieux, qui ensorcelle sur-le-champ Renaud de Sévigné et va définitivement bouleverser sa vie. Jusqu’où cet attaché militaire près l’Ambassade de France en Turquie va-t-il s’égarer, en compagnie de l’envoûtante Lady Falkland, dans la magie du vieux Stamboul ?

Le livre, entremêlant histoire d’amour, roman d’espionnage, intrigue policière et récit exotique, met en scène un univers romanesque inquiétant, évoqué avec passion par Claude Farrère, celui de la ville d’Istanbul dans les derniers fastes de l’Empire ottoman …

 

Conférence de Gisèle Durero-Köseoglu
 

Jeudi 21 mars, 18h, Association culturelle Turquie-France, IFEA, Nur-i Ziya Sokak, 10, Beyoğlu : « Ecrire sur Istanbul. Le sujet de mes livres. La ville chez les écrivains français. De quelle façon mes livres peuvent-ils se rattacher à une tradition littéraire d’écrits sur Istanbul ? » gisele carte

 

 

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Thalassa Bosphore yalis Tarabya
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:00

Cet article est en ligne sur le Petit Journal d'Istanbul link

 

Lorsque je me promène dans le Sud de la France, il y a un endroit où j’aime particulièrement me rendre, car il me fait rêver, c’est le village de Tamaris, édifié par un pacha ottoman hors du commun, Michel Pacha.

Michel ? Un pacha turc ?

 

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Qui était donc Michel Pacha ?

 

Marius Michel, un marin français à la carrière fulgurante.

Capitaine au long cours sur les paquebots-poste reliant Marseille au Proche-Orient, il fut, dès l’âge de trente-cinq ans, nommé Commandant, pour sa conduite héroïque lors du sauvetage des passagers d’un navire naufragé. En effet, à cette époque, la mer, dénuée de balisage, était dangereuse. Et Marius Michel n’avait qu’une idée en tête : comment rendre plus sûres les routes maritimes ? Ne fallait-il pas les parsemer de phares ? Mais quel pays disposait d’assez d’argent pour mener à bien une œuvre aussi gigantesque ?

Ce fut un nouveau naufrage, lors de la guerre de Crimée, qui permit à son projet de prendre corps. Marius Michel porta secours au navire français Henri IV, échoué sur une côte déserte. En l’absence de phares, seul son dévouement exemplaire permit de réussir la mission. Alors, il parvint à faire soumettre à Napoléon III un projet de construction de phares. Et l’impossible se réalisa : Napoléon III convainquit le sultan Abdülmecid de l’aider à réaliser cette entreprise.

 

Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman

 

Quant à Marius Michel, alors âgé de trente-six, il eut l’honneur, en 1855, d’être nommé « Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman » et il s’établit à Istanbul.

 

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        Maison de Michel Pacha, aujourd'hui restaurant "Cezayir"

 

Sa mission : construire des phares. En association avec un armateur bordelais du nom de Camille Collas, Michel emprunta de gigantesques sommes d’argent, qu’il remboursa en prélevant une taxe aux navires pénétrant dans les ports.  

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                                    Phare de Fanaraki (Fenerbahce)

 

Ce fut ainsi que les rives de la Mer Noire, de la Marmara, de la Méditerranée et de l’Egée se parèrent de cent onze phares blancs. Et aussi que Marius put édifier sa prodigieuse fortune ! 

 

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    Phare de Ahir Kapı

 

                  Michel devient pacha

  

Le sultan Abdülhamid II lui confia alors un nouveau projet cyclopéen : construire  à Istanbul un port moderne, avec d’immenses quais.

 

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   Avant la construction des quais, les « échelles » (du turc « iskele ») ou jetées sur pilotis.

 

Marius fonda la Société des quais, des docks et entrepôts de Constantinople et mena à bien tous les travaux du port. En 1879,  le sultan le gratifia du grade suprême, celui de Pacha de l’Empire Ottoman. Marius Michel devint Michel Pacha, décoré du grand cordon de l’Ordre de la Mecidiye puis de l’Ordre de l’Osmaniye.  

 

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Un français Pacha chez les Turcs, cela fit couler de l’encre, à Paris comme à Istanbul ; les journalistes ne tarissaient pas d’éloges sur le destin du mousse devenu Pacha.

  

Recréer le Bosphore à Tamaris

 

Sa mission terminée, Michel Pacha regagna définitivement la France. Mais la fortune  colossale qu’il avait édifiée à Istanbul lui permit, dans sa vieillesse, de concrétiser son rêve : reconstituer un « Petit Bosphore » dans la baie de Tamaris, près de Toulon.

 

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 La réalisation de sa folie, sur les quatre cents hectares qu’il avait achetés, dura une vingtaine d’années et demanda un travail de titan. Il fit creuser les terres pour combler les marécages, construire une digue et aménager une corniche où serpentait la route côtière.

Sur la colline, il se fit édifier le grandiose château du Manteau, avec une tour à l’ottomane.

 

 

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Autour, s’étendait un gigantesque parc planté d’arbres exotiques, avec des serres chauffées où s’épanouissaient bananiers, orangers et ananas et un moulin à vent activant les sept puits et citernes souterraines destinés à l’arrosage du domaine. Et pour effectuer ses promenades nocturnes en mer, Michel Pacha utilisait un caïque gainé de velours et de soie ramené d’Istanbul.

Au bas de son domaine, il fit construire un casino en forme de mosquée et soixante-dix villas en style oriental.

 

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Par exemple, la villa « Les Mimosas », évoque un kiosque d’Arnavutköy, « L’Orientale », avec sa tour en forme de phare, ressemble à un manoir de Büyükada.

 

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« Le Chalet » fait penser à la demeure de Tevfik Fikret à Rumeli Hisarı.

 

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Michel Pacha fit aussi édifier un « Institut de biologie marine », à l’architecture inspirée de celle du palais de Çiragan.

 

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 Il installa même des « vapeurs » pour effectuer l’aller-retour entre Tamaris à Toulon.

 

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  Document Internet

             

          Une villégiature à la mode

  

 A peine les travaux avaient-ils pris fin que les riches estivants européens commencèrent à déferler vers cette nouvelle station balnéaire. Ce qu’ils venaient chercher à Tamaris, c’était un air de l’ailleurs, un dépaysement absolu que leur procuraient ce décor inspiré du Bosphore.

 

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Les artistes s’y pressaient pour y trouver l’inspiration, Camille Saint-Saëns vint y composer de la musique, Gabrielle d’Annunzio, ses romans, Auguste Renoir, ses tableaux. Les frères Lumière eux-mêmes installèrent leur laboratoire dans la villa  « L’Orientale ».

 

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            Les tragiques revers de l’Histoire

 

Ce que Michel Pacha ne pouvait soupçonner, c’est que son paradis oriental de Tamaris disparaîtrait dans les vicissitudes de l’histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis occupèrent le Château dont ils pillèrent les richesses. Les arbres furent coupés, le Casino rasé. Puis, la plupart des édifices et des villas disparurent lors du bombardement de 1944. Le Château fut si endommagé qu’il fut plus tard complètement rasé. Il n’en subsiste aujourd’hui que le portail d’entrée, surmonté de ses deux lions de pierre.

 

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             Que reste-t-il aujourd’hui de Michel Pacha ?

 

Après avoir échangé quelques paroles avec des habitants du lieu, je me suis rendue compte avec stupéfaction que peu de personnes, à Tamaris, connaissent l’histoire de Michel Pacha. Il n’en demeure pas moins qu’en dépit de la disparition de la plupart des édifices, le village de Tamaris a su conserver une beauté surannée, hors des modes et du temps et constitue un lieu magique pour les rêveurs du passé.

 

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En ce qui me concerne, si j’ai consacré plusieurs articles de mon blog et un des quatre chapitres de mon livre Secrets d’Istanbul (2010) au personnage de Michel Pacha, c’est que je le considère comme un extraordinaire héros de roman.

 

Couverture Secrets d'Istanbul

 

 Mais je regrette que plus rien, ni musée, ni plaque de rue, ne commémore le nom de cet insolite pacha qui voulut réaliser en France un Bosphore en miniature…

 

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Citation de George Sand sur Tamaris

 

 

Sources en fançais pour cet article :

— Le site Internet de Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan (1988)

Nathalie Bertrand, Tamaris entre Orient et Occident, Actes Sud, 2003.

Connaissance des Arts, Hors-série n.307, Tamaris, le rêve de Michel Pacha, 2007.

Jean-Pierre Renan, Marius Michel Pacha,1819-1907, Le Bâtisseur, L’Harmattan, 2006.

— Jacques Thobie, L’Administration des phares dans l’Empire ottoman et la société Collas et Michel (1860-1960, L’Harmattan, 2004.

 

 

Je dédicacerai mes livres au Salon du livre d’Istanbul le samedi 17 et le  mercredi 21 novembre de  13h à 17h, Tüyap Kitap Fuarı, stand des Editions GiTa, Salon 2, 602 C.

 

La pièce de théâtre musical Janus Istanbul, livre avec  CD de musiques et chansons de  Erol Köseoglu, sera lundi en librairie en turc sous le titre Janus Istanbul’da. 

       Pour écouter une chanson de Janus Istanbul en français :

        La Ballade de la différence Janus Istanbullink

 

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  Lien vers Amazon.fr link

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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