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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 12:09

  Ancien article republié par des lecteurs... Pacha nous a quittés en janvier 2013...

DSC02001Photographie Aksel Koseoglu 

 

  Il pleuvait à verse ce jour d’août 1997, où, âgé seulement d'un mois et demi, j’étais tranquillement en train de téter ma mère. Soudain, un torrent d’eau furieuse envahit notre cachette et me fit partir à la dérive, m’arrachant définitivement à mon nid.

A demi noyé, j’échouai enfin sur le seuil d’un magasin où un homme sympathique me recueillit et me donna du lait à la petite cuillière. A vrai dire, il ne savait pas trop quoi faire de moi et demandait à chacun de ses clients s’ils ne voulaient pas m’adopter.

Sur ces entrefaites, ses neveux, deux garçonnets de six et neuf ans, vinrent par hasard lui rendre visite. Ce fut ainsi que je trouvai une famille. Et comme les enfants avaient appris à lire dans un manuel dont le héros se nommait “Pacha le chat”, ils me baptisèrent “Pacha”.

Il est vrai que ce prénom me convient parfaitement !

 

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Photographie Aksel Koseoglu

 

Au fil des ans, mes petits maîtres avaient grandi et à force de les voir étudier, je m’avisai que je n’étais jamais allé à l’école ; pour combler ce vide culturel, je commençai à faire de leur bureau un de mes lieux favoris.

 

DSC01238Photographie Aksel Koseoglu 

 

Puis, d’année en année, les quatre humains de la maison passant leur temps à écrire ou composer de la musique, je fus saisi par leur maladie contagieuse. Il était temps pour moi de me lancer dans la création ! Je résolus donc de devenir chat écrivain.

  

STP63633-copie-1 

 

C'est pour cela qu'un jour, les rédacteurs du journal Nisantas-Tesvikiye me proposèrent d’écrire une rubrique appelée “Le balcon  de Pacha”.

    

paşa 001 

 

Ma réussite littéraire fit de moi le félin le plus célèbre du quartier de Nisantas. Je devins  même la mascotte de la maison d’édition.

 

DSC00528 

Photographie Aksel Koseoglu

 

Parfois, enivré par ma popularité, je vole de joie, prenant ma couverture pour un tapis volant.

 

DSC01264Photographie Aksel Koseoglu

 

Mes proches disent que le succès m’est monté à la tête. Il est vrai que mon titre de pacha ne me suffit plus et que je me verrais bien sultan. Pourquoi pas Pacha Premier de Nisantas ?

 

   DSC00425

 

Voir l'article :

Tomber malade à la mort de son chat

http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-istanbulfelin-tomber-malade-a-la-mort-de-son-chat-114526981.html

  

 

Lien vers Amazon.fr link

Ataturquie.fr link

En Turquie, Editions GiTa  link

Lien vers le site Gisèle, Ecrivain français d’Istanbul link
 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles, Essais, Commémorations Chats d'Istanbul L'Istanbul de Gisèle
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 17:27

Tout le monde connaissait Tombili, chat des rues d’Istanbul, non seulement les habitants du quartier de Ziverbey, à Kadikoy, mais aussi tous les amoureux des félins de la planète,  depuis que les réseaux sociaux avaient diffusé sa photo, nonchalamment assis dans une position « humaine », la patte posée sur le rebord du trottoir. Sur Facebook, 32 millions de personnes l'avaient consultée !

Photo copiée sur Internet, merci à l'auteur

Photo copiée sur Internet, merci à l'auteur

Tombili avait fait aussi l’objet de nombreux montages, par exemple le montrant en train de boire un thé.

 

Turquie : La statue de Tombili, chat des rues d’Istanbul

Notons que l’amour des chats est si développé en Turquie que les volontaires de la mairie de Kadikoy entretiennent 4729 chats des rues qu’ils nourrissent et vaccinent, organisant aussi des opérations d’adoption. C’est également le cas dans de nombreux autres quartiers d'Istanbul où l’on peut voir des palais à chats destinés à abriter nos amis à pattes.

Voir mon article de décembre 2010 http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-chateaux-pour-chats-pachas-63477143.html

Un palais à chats dans mon quartier

Un palais à chats dans mon quartier

Ici, ce n'est pas un palais mais un bidonville à chats; il n'y a que l'intention qui compte...

Ici, ce n'est pas un palais mais un bidonville à chats; il n'y a que l'intention qui compte...

En août 2016, la nouvelle de la mort de Tombili a tellement ému ses admirateurs qu’une pétition sur change.org, demandant qu’une statue soit édifiée à son effigie, a recueilli 17000 signatures.

L’artiste Seval Sahin a accepté gracieusement d’immortaliser ce célèbre Raminagrobis. C’est le 4 octobre que la statue a été inaugurée.

Turquie : La statue de Tombili, chat des rues d’Istanbul

Désormais, aller voir la statue de Tombili est une distraction pour de nombreux Stambouliotes…

Ajout du 8 novembre 2016

Stupeur à Kadikoy ! La statue de Tombili a été volée hier ! Tout le monde se demande qui - et dans quel but ? - a osé dérober la mascotte du quartier !

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1 - dans Turquie L'Istanbul de Gisèle Istanbul Chats d'Istanbul
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 12:33

          Un chat qui vous a accompagné pendant plus de 16 ans, c’est un compagnon dont la disparition vous traumatise. Y-a-t-il vraiment un lien de cause à effet entre la mort de mon  ami et l’horrible gastro-entérite qui s’est, tout à coup, emparée de moi le lendemain soir ? Je l’ignore.  Les esprits raisonnables diront que j’ai tout simplement attrapé un de ces virus qui sèment la terreur en hiver. Les partisans de l’occulte y verront peut-être autre chose : la révolte de mon cœur contre cette perte douloureuse. Cela voudrait-il dire que notre cerveau est capable de « fabriquer » de la fièvre ? La gastro-entérite peut-elle être psychosomatique ? Ah, j’attends la réponse des docteurs avisés … 

 

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Mon Pacha était une sorte de Moïse sauvé des eaux en août 1997. Ce jour-là, alors qu’il pleuvait à seaux, mon beau-frère vit arriver dans les ruissellements de l’inondation qui couraient devant sa boutique, un minuscule chaton tigré d’environ un mois et demi. Il le garda deux ou trois jours dans son magasin, jusqu’à ce que les enfants et moi, lui rendant visite, soyons conquis par cette petite boule de poils assez sauvage, il faut bien le dire. Tellement rebelle, même, que la première semaine dans notre appartement s’était assez mal passée, le chaton ne permettant pas qu’on le touche sans mordre ou griffer.  

 STP63633-copie-1

     

         Pourtant, au fil des semaines, le sauvageon s’est métamorphosé en Pacha, le gros matou de la maison (si imposant avec ses huit kilos, qu’adulte, il a souvent fait peur à certains visiteurs qui se demandaient s’il n’était pas un « chat sauvage »), indépendant mais tendre, dont le nom était le même que celui du héros du livre de lecture sur lequel mes fils avaient appris à lire. Un Pacha qui a déployé des trésors de patience et a su demeurer magnanime, sans jamais montrer ses griffes, lorsqu’un des enfants, armé d’une épée et d’un bouclier en plastique, se jetait sur lui dans le corridor en criant « à l’attaque » ou lorsqu’on lui mettait une couronne de galette des rois sur la tête. 

 

Pacha courroné

 

         C’est que Pacha avait vite compris une chose essentielle : les quatre membres de la maison l’adoraient ! Il n’est pas étonnant que, chez les anciens Egyptiens la maison et les enfants aient été placés sous la protection de la déesse chatte  Bastet ; car le chat est vraiment « l’esprit familier du lieu » ( selon Baudelaire). Mon Pacha n’avait jamais griffé personne, à l’exception d’un vétérinaire qui, lui ayant appuyé trop violemment sur le dos, avait découvert ce jour-là comment un brave Raminagrobis se transforme soudain en tigre.   

 Image--59-.jpg       

        Ses bêtises célèbres : avoir volé le beefsteak sur la table de la cuisine en se cachant sous la nappe,  avoir réussi à croquer deux oiseaux sur la terrasse ; et surtout, monter sur ma commode à l’aube, pour en faire tomber une à une mes boucles d’oreille, histoire de me rendre folle et de me forcer à me lever, les matins où il trouvait que je traînais trop longtemps au lit et que sa pâtée était en retard.   

 Image--60-.jpg

          Il m’attendait toujours lorsque je rentrais du travail. J’ouvrais la porte et je savais que l’instant d’après, il serait là. Pendant des années, j’ai su le moment exact où mon époux ou un de mes fils venait d’entrer dans l’immeuble car Pacha se dirigeait soudain vers la porte d’entrée de notre appartement.

                   DSC00528

  

          Mon Pacha était devenu célèbre : il a eu droit, en 2010, à un article dans NT Hayat, le journal de Nisantasi, comme « chat d’écrivain »…         

 paşa 001

 

         Désormais, il est au paradis des chats. Espérons que là-bas aussi, il vivra comme un pacha…

Bon, on raconte que les anciens Egyptiens se rasaient les sourcils et décrétaient un deuil de 70 jours à la mort de leur chat.

 

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          70 jours, est-ce le temps qu’il faut pour se déshabituer de tous les petits bruits qu’un chat provoque dans la maison, lors du parcours bien balisé le conduisant de ses emplacements favoris à ses cachettes dans les placards ?  

 

automne-2011 0026 

Voir l’article Pacha Premier de Nisantasi, http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-une-vie-de-chat-57969664.html 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle chats perdre son chat Chats d'Istanbul
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 14:38

Toute la gent féline de la planète sait bien que la vieille cité d’Istanbul constitue le paradis des chats des rues. Car les  Stambouliotes adorent les chats, je vous l’ai déjà dit.

Loin de faire saisir par la fourrière ces compagnons des rues, au contraire, ils les gâtent et les bichonnent.

Dans mon quartier de Nisantasi, on a même crée de beaux châteaux pour chats errants.

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 Toutes les bonnes âmes du quartier viennent y déposer de la nourriture.

 

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Aussi les vagabonds qui y trouvent refuge se sont-ils transformés en Raminagrobis, bien fourrés et dodus…

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Quand tout ce confort devient monotone, on peut toujours traverser la rue et aller rendre visite au marchand de parapluies, histoire  de vivre une petite aventure...

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Turquie Istanbul Chats d'Istanbul

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  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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