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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:30

Avec le français, l’anglais, l’allemand, le russe et l’italien, le turc entre comme sixième langue de travail officielle au Conseil de l’Europe et au Tribunal international des Droits de l’Homme (la Turquie étant un des pays les plus représentés à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Le turc, sixième langue officielle des institutions européennes de Strasbourg

Après avoir conquis ses lettres de noblesse en littérature par les œuvres mondialement connues de Yachar Kemal ou Orhan Pamuk, voilà donc la langue turque promue au rang d’idiome international dans le monde des institutions.   

Nouvelle qui réjouira tous les amateurs de cette belle langue (bien difficile, il faut le dire, quand on est habitué aux structures latines...) et créera sans doute des opportunités de travail pour tous ceux et celles qui la parlent et l’écrivent.

Comme on dit en turc, « Hayirlisi olsun » !

Le turc, sixième langue officielle des institutions européennes de Strasbourg
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:43

La photographie d’une petite bergère de 11 ans habitant un village des hauteurs de Rize a battu, cette semaine, tous les records de partage sur les réseaux sociaux.

S’étant rendue compte qu’une de ses chèvres avait mis bas dans la neige et qu’elle risquait de mourir de froid avec son chevreau, la petite fille se demandait comment elle allait pouvoir transporter à la fois la mère et le bébé.

Aussi a-t-elle couru à la maison pour chercher des sacs et quelle solution a-t-elle trouvé ?

Photos copiées sur Internet

Photos copiées sur Internet

Elle porte la chèvre dans un sac à dos et fait porter le chevreau par son chien Tomi dans son sac d’école !

Turquie : la petite bergère vedette des réseaux sociaux

Un bel exemple d’amitié entre les humains et les animaux !

Turquie : la petite bergère vedette des réseaux sociaux

C’est pourquoi, partagée des milliers de fois, la photo a fait le tour de la Turquie et part même faire le tour du monde !

Turquie : la petite bergère vedette des réseaux sociaux
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2 - dans Turquie Lieux aimés Histoire de la Turquie Nouvelles de Turquie bergère turque
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 14:06

La terre turque, berceau de multiples civilisations,  est exceptionnellement riche en vestiges archéologiques ; il est fréquent qu’elle dévoile d’extraordinaires restes de l’Antiquité. 

Une Cybèle datant de 2100 ans

Photographie DHA

Photographie DHA

C’est ainsi qu’une Cybèle, divinité d’origine phrygienne très vénérée en Anatolie comme  Déesse Mère, Magna Mater symbolisant la nature, vient d’être découverte in situ dans la région d’Ordu, en Mer Noire, lors des fouilles de la forteresse de Kurul. Il semblerait que la statue, qui protégeait l’entrée de la ville, soit miraculeusement demeurée intacte malgré l’effondrement d’une muraille lors de l’attaque de la citadelle par les Romains. Vieille de 2100 ans, sans doute réalisée à l’époque du roi Mithridate du Pont, cette statue de 200 kilos, toute de marbre,  mesure 110 centimètres et présente la particularité d’être assise sur un trône. Depuis sa découverte le 8 septembre, des milliers de personnes ont défilé pour venir l’admirer. 

Une immense piscine romaine de 2100 Av. J-C

Photo copiée sur Internet

Photo copiée sur Internet

Les fouilles de la cité antique d’Aphrodisias - classée au patrimoine mondial de l’Unesco-,  qui durent depuis 1904, n’ont pas fini de révéler des merveilles. C’est ainsi qu’une piscine est en train d’être mise à jour ! Cet immense bassin de 170 mètres sur 30, sans doute utilisé dans un but décoratif, montre le raffinement des civilisations anciennes.

Une Déesse Mère du néolithique à Çatalhöyük

Photographie copiée sur Internet

Photographie copiée sur Internet

Une Déesse Mère, datée d’entre 8000 et 5000 Av. J-C, a été découverte dans le site de Çatalhöyük. Enterrée avec soin sous une stèle de pierre volcanique,  la statue, taillée dans une pierre dure ressemblant au marbre, mesure 17 centimètres et pèse un kilo. Ses cheveux sont rassemblés à l’arrière en chignon. Il s’agit d’une œuvre d’une valeur inestimable.

Une basilique immergée dans le lac d’Iznik

Photographie copiée sur Internet

Photographie copiée sur Internet

Les ruines de la Basilique Saint Néophyte, engloutie dans le lac d’Iznik lors du tremblement de terre de 740, apparaissent sous une hauteur de deux mètres d’eau. Le premier et le troisième samedi du mois, les  amateurs pourront désormais aller découvrir les objets retrouvés sur le site. 

Notons que c’est souvent par hasard que ces merveilles refont surface !

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Dans la province d’Ermenek, à Karaman, lors de travaux de voirie autour du barrage, a été trouvée une stèle funéraire byzantine ; le début de l’inscription en grec est une adresse au passant : « Eh, ami !  Que Dieu te donne en double ce que tu souhaiteras pour moi ! »

Une conduite d’eau éclate et un trésor surgit

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Photographie copiée sur un quotidien en ligne

Comme une conduite d’eau avait éclaté dans le village de Kemer, vers Canakkale, on a commencé à creuser la terre avec une pelleteuse pour effectuer la réparation. Mais quelle ne fut pas la surprise des cantonniers de découvrir trois sarcophages datant d’environ 400 Av. J-C ! L’un d’eux présente un merveilleux travail de bas-relief, l’autre recelait une poignée de perles d’or, deux broches, un diadème d’or et un miroir  de bronze !

 

Photograhie copiée sur un quotidien en ligne

Photograhie copiée sur un quotidien en ligne

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 20:38

La cité d’Ayvalik était, avant les échanges de populations entre la Grèce et la Turquie de 1923, habitée par des Grecs ottomans.

Vestiges de ce riche passé culturel, les maisons grecques d’Ayvalik, dont de nombreuses sont encore dans leur état d’origine et attendent une restauration, bordent de couleurs les étroites ruelles dont toutes descendent vers la mer.

Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik

La particularité de ces maisons à deux ou trois étages collées les unes aux autres est de comporter, au premier, une « jardinière à géraniums » constituée d’une sorte de cage en fer forgé dans laquelle on disposait les pots.

Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik

Emerveillée par les romantiques fenêtres d’Ayvalik, je vous en présenterai donc quelques unes.  

En voilà une "dans son jus",datant du XIX e siècle...

En voilà une "dans son jus",datant du XIX e siècle...

Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik
Mer Egée : pittoresques fenêtres d’Ayvalik

Espérons que ces fenêtres retrouveront peu à peu leurs géraniums d’antan…  

Les îles d’Ayvalik…

Les îles d’Ayvalik…

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 22:12

Je vous ai montré hier les robes des sultanes dans la série « Le Siècle magnifique, Kosem » ; je vous parlerai aujourd’hui des parures de tête.

Car pour le rôle de la sultane Safiye, incarnée par Hulya Avsar, une des plus célèbres actrices turques, à chaque robe différente a été créé un diadème différent ! Quand on sait qu’elle a porté au moins quinze costumes différents seulement dans les trois premiers épisodes (on arrive au 26ème)…

Précisons que ce personnage de la redoutable sultane-mère « va comme un gant » à l’impériale Hulya Avsar…

Chaque couronne comporte au minimum 1500 pierres précieuses ou semi-précieuses.

Sa couronne la plus célèbre comprend 5000 pierres.

Et on dit qu’elles sont toutes  vraies !

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Couronnes de la sultane Kosem

Diadème "modeste" pour Kosem au début de son règne...

Diadème "modeste" pour Kosem au début de son règne...

La parure s'enrichit au fil de la gloire...

La parure s'enrichit au fil de la gloire...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
La tiare impériale de la sultane Hurrem, portée aussi par la sultane Kosem pour marquer sa puissance...

La tiare impériale de la sultane Hurrem, portée aussi par la sultane Kosem pour marquer sa puissance...

Une couronne royale pour Kosem à l'apogée de sa gloire...

Une couronne royale pour Kosem à l'apogée de sa gloire...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Couronnes de la sultane Halime interprétée par Aslihan Gurbuz...

Le rouge ou le noir sont fréquemment employées pour symboliser le caractère "diabolique" d'Halime...

Le rouge ou le noir sont fréquemment employées pour symboliser le caractère "diabolique" d'Halime...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Parures de la sultane Humasah jouée par Vildan Atasever

Symphonie de bleu gris

Symphonie de bleu gris

Vert émeraude...

Vert émeraude...

Violet mystérieux...

Violet mystérieux...

Rouge passion...

Rouge passion...

Vert turquoise...

Vert turquoise...

A donner le tournis, non ?

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Si vous aimez les romans historiques sur les sultanes, vous pouvez lire mes deux romans :

La Sultane Mahpéri

Sultane Gurdju Soleil du Lion

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 21:22

Depuis l’automne 2015, les spectateurs qui avaient suivi le célèbre feuilleton Le Siècle magnifique, consacré à Soliman et Roxelane, ont pu retrouver l’atmosphère ottomane de la première série dans Le Siècle magnifique Kosem.

Affiche copiée sur le site du feuilleton

Affiche copiée sur le site du feuilleton

On dit  que ce second feuilleton a eu du mal à démarrer et qu’il n’a pas obtenu l’audience du premier ; à tel point qu’au septième épisode, le réalisateur a choisi de faire incarner la sultane Kosem par Beren Saat, une très populaire actrice turque, pour sauver sa série. On murmure aussi que le feuilleton va cesser au 26 ème épisode, soit la semaine prochaine.

 

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

En ce qui me concerne, j’en ai suivi à peu près la moitié des épisodes, en particulier pour continuer à me régaler des robes des sultanes, réalisées par le costumier Serdar Basbug, qui a créé 700 tenues et 800 couronnes.

La robe blanche de la redoutable sultane Safiye, incarnée par Hulya Avsar...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Soie et damas turquoise...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Une tenue bleu pétrole...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Robe écarlate...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Une robe en soie damassée ivoire....

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Mais qui était la sultane Kosem ?

Voir mon article de juillet 2015  http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/2015/07/la-sultane-kosem-suite-de-la-serie-le-siecle-magnifique.html

 

 

Née en 1590 dans l’île de Tynos, en Grèce, fille d’un prêtre, de son vrai nom Anastasia, elle est envoyée à Istanbul par le gouverneur de la Bosnie à l’âge de quinze ans ; subjugué par son intelligence, le sultan Ahmet Ier tombe amoureux d’elle au point de lui déléguer une partie du pouvoir. Ecartée de la cour à la mort de son époux, elle retrouve sa puissance comme régente puis comme « sultane validé » (mère) à l’avènement de son fils Murat IV, âgé de onze ans, où elle assiste même aux réunions du Divan ; son fils Ibrahim Ier se révélant incapable de régner après la mort prématurée de son frère, elle redevient régente pendant la minorité de son petit-fils, Mehmed IV, jusqu’à ce que la mère de ce dernier, la sultane Turhan, ne la fasse étrangler...

Tenue turquoise pour Kosem, jouée par Beren Saat...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Costume bleu sombre et or...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Mère des deux sultans Murat IV et Ibrahim Ier, sujet d’inspiration de romans, opéras et pièces de théâtre, elle est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes de l’Empire ottoman ; elle sera cependant la première sultane à mourir assassinée dans le harem. 

Merveilleuse robe immaculée...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Ensemble bleu roi...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Tenue noire pour la diabolique sultane Halime, jouée par Aslihan Gurbuz...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Parure bleu-violet pour la sultane Humasah, interprétée par Vildan Atasever...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes

Si vous aimez les romans historiques sur les sultanes, vous pouvez lire mes deux romans La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : costumes des sultanes
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:47

Les petits métiers des rues de Constantinople aux fourni aux photographes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, une source d’inspiration inégalée. Voilà donc quelques clichés destinés à ressusciter l’animation des venelles d’antan :

Le marchand de balais

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le barbier

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le cireur de chaussures

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

La marchande de poulets

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le vendeur d'éponges

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le marchand de vaisselle

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le ramoneur

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le vendeur de pois chiches

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le poissonnier

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le limonadier

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

Le montreur d'ours

Istanbul : Petits métiers des rues de jadis

vcv

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 09:02

Vivre dans la légèreté est un privilège. Que signifie le mot « légèreté » ? « Caractère de ce qui est sans gravité, sans importance », selon le Larousse. Vivre dans la légèreté, c’est penser à des choses futiles, le lieu où l’on effectuera une sortie le dimanche, le restaurant dans lequel on ira déjeuner, la robe que l’on va acheter, l’endroit où l’on partira en vacances, les nouveaux rideaux que l’on achètera pour son appartement, le film que l’on ira voir, le livre que l'on va lire…

Vivre dans la légèreté, c’est pouvoir être tout simplement heureux des petits faits du quotidien.

 

Mais après la multiplication des attentats, notre légèreté a disparu, remplacée par le chagrin, l’horreur et l’incompréhension. Trop de douleurs et trop de larmes.

 

Larmes de deuil pour Ankara et Istanbul

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle »…

 

C’est pourquoi, mon blog est en deuil.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:11

Il y eut un temps où les célèbres Iles des princes n’étaient pas neuf mais dix !

Car la dixième, Vordonisi, à 700 mètres au large de Maltepe, fut  engloutie dans le séisme de 1010 et  coula en emportant monastères et prêtres.

Les cormorans posés sur un récif vestige de l’île, photo Hürriyet

Les cormorans posés sur un récif vestige de l’île, photo Hürriyet

Retrouvée par des plongeurs sous-marins, l’île de Vordonisi, déjà signalée sur les cartes romaines, est actuellement recouverte d’huitres, d’oursins et de  moules, entre trois et huit mètres sous l’eau.

 

La forme de l’île de Vordonisi apparaît sous l’eau, photo Internet, merci aux auteurs.

La forme de l’île de Vordonisi apparaît sous l’eau, photo Internet, merci aux auteurs.

 

Appelée par les Byzantins la « petite île » ou par les Ottomans, « les rochers du monastère englouti », Vordonisi était constituée de deux îlots, l’un plus grand que l’autre,  à l’emplacement où s'élève aujourd’hui un petit phare.

Photo Internet

Photo Internet

Elle comportait un magnifique monastère, édifié par Photios ou Fotius au IXe siècle, qui constituait une paire avec celui de Satyros, situé juste en face sur la rive, à Kuçukyali. Photios, dont le frère Sergios était marié avec la sœur de l’impératrice Théodora, devint Patriarche de l’église orthodoxe en exilant à Kuçukyali son prédécesseur, Ignatios. Après avoir rattaché l’église bulgare à Istanbul, il  fut lui-même exilé sur Vordonisi jusqu’à la mort d’Ignatios, date à laquelle il redevint patriarche pour dix ans, jusqu’à son second exil sur Vordonisi.

 

Istanbul : l’île engloutie de Vordonisi ressuscitera-t-elle ?

En 1936, l’île de Vordonisi avait déjà fait l’objet d’un article de l’historien spécialiste de Byzance, Semavi Eyice. Aujourd’hui, grâce aux photographies réalisées par les plongeurs sous-marins et aux travaux d’archéologues, des démarches vont être entreprises pour faire placer Vordonisi sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Photo Hürriyet

Photo Hürriyet

Sources :

http://www.hurriyet.com

http://arkeofili.com, article d’Erman Ertugrul

http://www.kalyeta.com

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 16:53

Mardi 8 février 2016 a été célébré, dans les locaux de l’Institut français d’Istanbul, le 65 e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France.

Comme l’a rappelé son président, Ayhan Köksal, cette association, fondée il y a 65 ans par 24 Turcs et 8 Français, a pour but :

-de perpétuer et approfondir les liens historiques et amicaux entre les deux pays, grâce à des activités culturelles comme conférences, expositions, sorties. 

-de faire vivre la langue française en Turquie, d’y développer la francophonie.

-d’apporter un soutien aux étudiants turcs francophones.

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

La soirée a commencé par les interventions, toutes passionnantes, de panélistes, dont Beki Baruh, secrétaire générale de l’Association, a rappelé le CV prestigieux, encadrés par un modérateur, le journaliste Serdar Devrim. Le sujet ? Les relations amicales et historiques franco-turques, les relations socioculturelles, politiques et économiques.

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

Tout d’abord, Monsieur Jean-Pierre Salvetat, président de l'Association Méditerranée France-Turquie (AMFT),  a dressé l’historique des relations entre la Turquie et la France depuis la fondation de la République turque, en rappelant que la France fut le premier pays à reconnaître la révolution kémaliste. Il a ensuite analysé les causes des hauts et des bas qui  ont parfois caractérisé les échanges, en particulier lors des démarches pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe, en dégageant les caractéristiques de trois périodes, de 1958 à 2005, de 2005 à 2012, de 2012 à aujourd’hui . Monsieur Salvetat,  fervent  partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, est l’auteur de deux livres sur la Turquie, Plaidoyer pour la Turquie (2011) et Turcs en mosaïque (2015). 

Ensuite, Son Excellence Uluç Özülker, ancien Ambassadeur,  a commencé par résumer l’histoire des ambassades entre les deux pays, puis, il a expliqué les points de désaccord qui ont pu  parfois affaiblir leur coopération à partir de 1960. Il a terminé son intervention en précisant que la France et la Turquie, qui ont eu parfois des relations « sinusoïdales »,  ont besoin l’une de l’autre et qu’il faut renforcer les liens sur le long terme.   

Après, Madame Füsun Türkmen, Professeur-Docteur de relations internationales à l’Université de Galatasaray, a fait le point sur les instances destinées, autrefois et aujourd’hui, à faire vivre la francophonie en Turquie ; après avoir évoqué la francophonie dans l’Empire ottoman, avec les écoles des congrégations et surtout la création du lycée de Galatasaray à l’époque d’Abdulaziz, elle a enchaîné sur la fondation de l’université GSŰ en 1992. Elle a rappelé aussi la création de l’Institut du Bosphore, qui aborde des sujets franco-turcs et a conclu sur l’idée que ce sont les échanges sociaux-culturels qui jouent un rôle clé dans les relations politiques.

Enfin, Monsieur Yves Marie Laouënan, Président de la Chambre de commerce franco-turque, commençant par la rétrospective des liens commerciaux entre l’Empire Ottoman et la France, a expliqué le développement des échanges après 1990  et précisé qu’il existe actuellement 454 filiales de sociétés françaises en Turquie, de grosses entreprises mais aussi des PME, et de nombreuses sociétés turques en France, comme Beko, Ulker ou Vestel ;  cinq milliards de dollars sont actuellement investis par des Français en Turquie. Il a terminé en constatant que ces liens commerciaux aboutissent à de fructueux échanges culturels, en citant comme exemple le rayon de littérature turque des grandes librairies françaises, qui s’est considérablement développé depuis une vingtaine d’années. 

A l’issue de ce panel, la soirée s’est poursuivie par un chaleureux cocktail au Bistrot Français.  

Après un passé aussi fructueux, souhaitons un bel avenir à l’Association culturelle Turquie-France et plus généralement, à l’amitié franco-turque et aux échanges entre les deux pays ! 

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

Vous pouvez lire un autre article sur cet événement dans le Petit Journal d'Istanbul

 

 

 

 http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/actualite/237708-relations-franco-turques-les-problemes-politiques-peuvent-etre-resolus-a-court-terme

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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