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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 18:57

Etant une collectionneuse de cartes postales, photographies et vieux documents de l’Istanbul d’autrefois, j’aime particulièrement les images représentant des femmes ottomanes. En voilà quelques-unes, issues pour la plupart de ma collection.

  

Impériale avec son ombrelle...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Mystérieuse, dans ses voiles...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Imposante dans son ample manteau appelé "feradjé"...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Exotique, parmi les plantes vertes...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Nonchalante, avec son narguilé...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Raffinée et boudeuse, sous la mousseline...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Primesautières, avec tabac et tambourin...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Pensive, avec sa cigarette...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Modernisée et déterminée, à la fin de l'Empire...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Engagées et sans voile, le 6 juin 1914, lors d'une vente de charité..

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Coquette, vers 1925...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes
Istanbul d'antan : belles dames ottomanes
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:15

Republication pour le 92ème anniversaire de la République turque

Que s'est-il passé le 29 octobre 1923 ? La fondation de la république turque

Pendant 624 ans, l’Empire ottoman a été gouverné par un seul homme, le sultan, dont le pouvoir absolu n’a été battu en brèche qu’à deux reprises par une constitution, en 1876 et 1908.

A la fin de la première Guerre mondiale, l’Empire ottoman, qui a perdu la guerre, est partagé par le Traité de Sèvres et, en partie, occupé.

Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque
Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque

Mais le 19 mai 1919, avec le départ de Mustafa Kemal à Samsun, à la tête de la neuvième armée, commence la Guerre d’Indépendance destinée à récupérer certains des territoires enlevés par le traité. Cette lutte victorieuse aboutit à l’abolition du sultanat en 1922.

Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque
Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque

En juillet 1923, le traité de Lausanne remplace celui de Sèvres en restituant à la Turquie l’Anatolie et la Thrace orientale ; de douloureux échanges de populations sont effectués entre la Grèce et la Turquie.

Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque
Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque

Ankara devient la capitale et le 29 octobre 1923, la république est proclamée.

L' Assemblée nationale élit Mustafa Kemal comme premier Président de la République de Turquie.

Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque

De nombreuses réformes vont ensuite être réalisées : abolition du califat, adoption du code civil et de l’alphabet latin, abolition de la polygamie, puis, droit de vote pour les femmes (1934), interdiction d’afficher des symboles religieux en dehors des lieux de culte et laïcité de la république.

Changement de l'alphabet

Changement de l'alphabet

Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque
Turquie, 29 octobre 1923 : Atatürk fonde la république turque

En cette période plus que troublée, ce que l’on souhaite à la République turque, aujourd’hui ?

De continuer à marcher sur la route laïque qu’Atatürk avait tracée pour elle…

La Trilogie d'Istanbul
La Trilogie d'Istanbul

Si vous aimez lire sur la Turquie, voici quelques-uns de mes livres (amazon.fr, pour la France):

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Histoire de la Turquie Nouvelles de Turquie Atatürk
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:13

 

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Atatürk sortant de l'Assemblée nationale turque

 

 

        Il a proclamé l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

             “Si elles montrent leurs visages à la patrie et que leurs yeux puissent regarder la patrie avec attention, il n’y a plus rien à craindre.”(1935)

 

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        Il a enlevé aux femmes turques le voile symbolisant leur oppression.

 

            “Je vois parfois des femmes, un foulard sur la tête, qui se cachent la face avec une écharpe ou une pièce de tissu ressemblante... Que signifie ce bizarre accoutrement, cette sauvage tenue  pour une mère civilisée, une fille de notre patrie ? Il ne fait que rendre comique notre nation et doit être changé sur-le-champ.” (1925)

 

Ataturk.jpg

 

        Il leur a permis d’étudier, de posséder un métier, d’être l’unique épouse de leur conjoint, d’hériter, de voter.

 

           “La cause de l’échec de notre société  vient du manque d’intérêt que nous avons manifesté aux femmes et de la place subalterne à laquelle nous les avons reléguées. Vivre signifie être en activité. Ce qui veut dire que si une partie de la société est en activité pendant que l’autre ne peut pas travailler, cette société est paralysée.”(1925)

 

Fotoğraf T.C Başbakanlık Basın yayın ve Enformasyon G.

Atatürk et sa fille adoptive Sabiha Gökçen, première femme pilote de Turquie

Fotoğraf T.C Başbakanlık Basın yayın ve Enformasyon G.M

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Atatürk Histoire de la Turquie
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:42

Gallipoli 1915, Unfulfilled Promises features a great love story set against the backdrop of The Great War (1914-1918).

Gül Nihal Şemsettin journeys from Turkey to London and back again to her family home in Çanakkale. Having studied medicine in London stands her in good stead when the whole of the Çanakkale Peninsula becomes embroiled in the struggle by the Allied Forces to take the land by force. Her suitors are from military backgrounds posted to her homeland from England and Australia as part of the enemy, sent to attack Turkey.

For a young Turkish woman to have an affair with an enemy soldier was enough to disgrace any respectable Turkish family; but that was only part of Gül’s dilemma…

Novel : Gallipoli 1915, Unfulfilled Promises, Leyla Yildirim

« My Dearest Boy,

You are all I have in this world; a treasure entrusted to me by God. Sadly however, all I can entrust with you is this letter. I am sure you will always wish that we had spent more time together and you will probably read it again and again. Undoubtedly you will wish that I was beside you but sadly, we have both been deprived of that joy, my angel….

…. I want to assure you that although I’m reluctantly being dragged away from you my heart will continue to beat with yours. Don’t forget that when you love someone, distances don’t matter and nothing is impossible….

Your adoring mother »

Translate byJohn Winston Baker, GiTa Yayinlari, Editions GiTa, Istanbul, 2015

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 07:20

Chaque année se déroulent le 25 avril les cérémonies de commémoration de la bataille terrestre des Dardanelles ou Campagne de Gallipoli, qui opposa les soldats anglais, russes et français aux troupes de l’Empire ottoman, de l’Allemagne et de l’Empire Autro-Hongrois,  entre le 25 avril 1915 et le 9 janvier 1916 et se termina par la victoire de l’Empire ottoman.

(Toutes les illustrations de cet article sont copiées sur Internet, merci aux auteurs)...

Le mausolée face à la mer...

Le mausolée face à la mer...

Le 25 avril, jour du débarquement franco-britannique, est aussi « la Journée de l’Anzac », celui du débarquement du Corps armé australien et néo-zélandais.

Le cimetière des Anzac...

Le cimetière des Anzac...

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Cette année, date du centenaire, les cérémonies revêtent une solennité particulière et des touristes et journalistes du monde entier sont venus se recueillir sur le site pour honorer la mémoire des dizaines de milliers de morts au combat.

Le cimetière turc...

Le cimetière turc...

Mustafa Kemal aux Dardanelles...

Mustafa Kemal aux Dardanelles...

Le cimetière français des Dardanelles

Le cimetière français des Dardanelles

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Texte copié sur le site de l’Ambassade de France à Ankara :

« La France était représentée par son ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, qui a présidé la cérémonie au cimetière français, et par le vice-amiral d’escadre Yves Joly, commandant la zone, la région et l’arrondissement maritime Méditerranée, représentant le chef d’Etat-major des Armées. Des soldats français de la base de l’OTAN d’Izmir, des marins de la frégate Cassard, positionnée au large du cimetière français, ainsi que des membres d’associations d’anciens combattants étaient également présents. »

Extraits du discours de Jean-Yves Le Drian (copiés sur le site de l’Ambassade de France à Ankara).

« Cent ans après, les croix de fer de Seddülbahir et les tombes blanchies par le soleil de la péninsule rappellent le sacrifice de ces soldats.

En ce jour solennel, la France rend hommage à ses poilus du front d’Orient, aux 80 000 hommes du Corps expéditionnaire d’Orient et de la Marine française qui sont venus défendre leur patrie sur cette terre lointaine, théâtre de l’un des épisodes les plus tragiques de notre histoire. Marins, zouaves, tirailleurs sénégalais, algériens, légionnaires, 10 000 soldats français et coloniaux sont tombés devant Gallipoli. Ni l’ampleur des pertes, ni la violence de la guerre, n’ont diminué la bravoure de ces hommes. Leur courage et leur sens du sacrifice ne seront jamais oubliés.

Je pense également aux soldats anglais, australiens, néo-zélandais, mais aussi aux combattants turcs qui ont perdu la vie dans ces mêmes combats.

Le 25 avril ne célèbre pas une victoire. Il commémore la bataille des Dardanelles telle qu’elle s’est jouée ici. Il honore la mémoire de toutes les nations qui ont combattu, et c’est bien là le sens que Mustapha Kemal avait voulu donner à cette cérémonie.

Gallipoli incarne donc aujourd’hui, plus que jamais, la réconciliation des belligérants d’hier, la fraternité de nos peuples, la détermination de nos pays à lutter de longue date ensemble en faveur de la paix… »

 

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre
Un soldat français aux Dardanelles

Un soldat français aux Dardanelles

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Paix aux âmes de tous ces soldats de tous les bords qui ont tant souffert et sont venus mourir sur cette presqu’île de Gallipoli, parfois si loin de leur terre natale…

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Émile Verhaeren, Les Ailes rouges de la guerre, « La patrie aux soldats morts », 1016.

Vous ne reverrez plus les monts, les bois, la terre,
Beaux yeux de mes soldats qui n’aviez que vingt ans
Et qui êtes tombés, en ce dernier printemps,
Où plus que jamais douc
e apparut la lumière.

On n’osait plus songer au réveil des champs d’or
Que l’aube revêtait de sa gloire irisée ;
La guerre occupait tout de sa sombre pensée
Quand au fond des hameaux
on apprit votre mort.

Depuis votre départ, à l’angle de la glace,
Votre image attirait et les cœurs et les yeux,
Et nul ne s’asseyait sur l’escabeau boiteux
Où tous les soirs
, près du foyer, vous preniez place.

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Hélas ! où sont vos corps jeunes, puissants et fous,
Où, vos bras et vos mains et les gestes superbes
Qu’avec la grande faux vous faisiez dans les herbes ?
Hélas ! la nuit immense est descendue
en vous.

Vos mères ont pleuré dans leur chaumière close ;
Vos amantes ont dit leur peine aux gens des bourgs ;
On a parlé de vous tristement, tous les jours,
Et puis un so
ir d’automne on parla d’autre chose.

Mais je ne veux pas, Moi, qu’on voile vos noms clairs.
Vous qui dormez là-bas dans un sol de bataille
Où s’enfoncent encor les blocs de la mitraille
Quand de nouveaux combats
opposent leurs éclairs.

Je recueille en mon cœur votre gloire meurtrie,
Je renverse sur vous les feux de mes flambeaux
Et je monte la garde autour de vos tombeaux,
Moi qui suis l’avenir, parce que l
a Patrie.

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre

Un beau roman en anglais sur cette période :

Leyla Yidirim

Gallipoli 1915 : Unfulfilled Promesses, Editions GiTa, 2014

Dardanelles, 25.04.2015 : Centenaire de la bataille terrestre
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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Commémorations Turquie Centenaire des Dardanelles Gallipoli çanakkale Histoire de la Turquie
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 15:47

Une première en Turquie : pour la commémoration du 24 avril 1915, une cérémonie du souvenir a été organisée dans l'Eglise Meryem Ana du Patriarcat arménien de Kumkapi ; le ministre Volkan Bozkir représentait le gouvernement et un message du président Erdogan, envoyé en arménien, y a  été lu, dont voici un petit extrait :  " Je veux redire encore une fois que nous connaissons les tragédies vécues dans le passé par le peuple arménien et que nous en partageons la douleur avec sincérité. Et je veux que vous sachiez que les portes de notre coeur seront ouvertes à jamais aux descendants, venus de tous les pays, des Arméniens de l'Empire ottoman".

 

Photo Hurriyet

Photo Hurriyet

Photo radikal
Photo radikal

Le soir du 22 avril a eu lieu, au Palais des Congrès d'Istanbul, un grand concert intitulé "In memoriam 24 avril", en souvenir des intellectuels arméniens morts en 1915.

Le célèbre chanteur Livaneli au concert "In memoriam" (photo Radikal)

Le célèbre chanteur Livaneli au concert "In memoriam" (photo Radikal)

A Taksim, comme dans de nombreuses autres villes de Turquie, ont eu lieu des rassemblements de commémoration.

Istanbul le 24 avril 2015
Istanbul le 24 avril 2015

Le journal arménien Agos a consacré tout son numéro d'aujourd'hui à la mémoire des Arméniens de Turquie.

Je terminerai pas ces deux photos d'Arméniens d'Istanbul fin XIXe ou début XXe :

Un couple de mariés...

Un couple de mariés...

Ma photo préférée, celle de Nazareth...

Ma photo préférée, celle de Nazareth...

Istanbul le 24 avril 2015
Istanbul le 24 avril 2015
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 07:43

(Toutes les photographies de cet article sont copiées sur Internet, merci aux auteurs...)

La fameuse pharmacie Rebul, fondée par Jean-César Reboul, en 1895, sous le nom de “Grande Pharmacie parisienne”, doit quitter son emplacement historique de la rue d’Istiklal Cadessi, à Beyoglu, à cause du montant du loyer ( environ 19500 euros mensuels). Les amoureux du vieil Istanbul, une fois de plus, vont pleurer sur le déménagement de cet établissement historique, qui, à l’instar du cinéma Emek et de la pâtisserie Inci, perpétuait les souvenirs de l’ancien quartier de Péra. 

La pharmacie "Reboul", jadis...

La pharmacie "Reboul", jadis...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

Les célèbres “yalis” des sultanes Fehime (ou Nahime) et Hatidje à Ortakoy, qui, depuis des décennies, font l’objet des protestations des amateurs d’Histoire, vont être restaurés par THY pour créer des hôtels de grand luxe, auxquels on accèdera en bateau depuis l’aéroport. Construit autour de 1800 et ayant appartenu ensuite à la sultane Nahime, le premier, utilisé pendant 33 ans comme école primaire de Gaziosmanpacha, a disparu dans un incendie en 2002, puis, son emplacement a servi de parking ; quant à celui de la sultane Hatidje, employé depuis 1972 par un club de natation, il a été vidé en 2006.

Les yalis des sultanes autrefois...

Les yalis des sultanes autrefois...

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le Kiosque du Pacha Huseyin Avni, situé sur la colline de Fethi Pacha, à Uskudar, qui comptait dans son parc trois mille arbres, a disparu hier dans un incendie. Objet d’un scandale en mars 2014, après que le journal Cumhuriyet, ait affirmé que l’interdiction de construction sur la colline de Fethi Pacha avait été levée et que le manoir avait été vendu pour “zéro lire” à un célèbre promoteur en partie responsable de la construction du troisième aéroport, le kiosque n’est donc plus désormais qu’un tas de cendres…

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?
Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Le tunnel prévu entre Kasimpasa et Sutluce détruira les restes de maisons byzantines et les nombreuses inscriptions gravées sur des pierres. Si l’autorisation en est donnée, tous ces vestiges sombreront dans l’oubli.  

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Des milliers de pièces d’or byzantines auraient été retrouvées dans un tunnel creusé sous un atelier de la Corne d’Or ; mais les chercheurs de trésor n’ayant pas déclaré leur découverte, ils ont été inculpés. 

Photo d'Arkeoloji Haber

Photo d'Arkeoloji Haber

Le nouveau tunnel du métro reliant Yanikkapi à Taksim a fait condamner la dernière porte restée ouverte des murailles de Galata, édifiées par les Gênois ; portant les armes de la famille Doria, et appelée en turc “Harup kapisi “, cette porte, désormais fermée, ne pourra plus être aperçue que par les usagers du métro, quelques secondes en passant…

Photographie de Arkeoloji Haber

Photographie de Arkeoloji Haber

 

Le directeur du musée archéologique Eti, à Eskisehir, n’a pas trouvé de lieu plus intéressant pour organiser la cérémonie de circoncision de son fils que… le musée lui-même. Les tables ont été installées au milieu des vestiges millénaires. Commentaire du célèbre historien Ilber Oltayli : “ Bientôt, c’est au musée qu’ils iront faire leur lessive !”

 

Photo de Radikal

Photo de Radikal

Pour finir, une bonne nouvelle, quand même…

Un trésor contenu dans l’épave du Saint-Paul, datant du XVIe siècle, retrouvée en 1968 puis sortie des eaux à Gnaliç, en Croatie va être exposé l’an prochain au palais de Topkapi. En effet, à l’époque de Murat III, avait été effectuée une commande destinée à restaurer le harem, endommagé par un incendie, mais le navire la transportant avait fait naufrage. Selon les documents d’assurance du navire, il contenait un coffre d’acier renfermant 43 mètres de tissu de soie d’une seule teneur, des chandeliers et autres objets en verre de Murano et des bijoux réservés aux sultanes Safiye et Nurbanu ; si une partie des pièces répertoriées n’ont pas été retrouvées, une importante collection de faïences d’Iznik a cependant revu le jour.   

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo Hurriyet

Photo Hurriyet

Chaque jour, les journaux se font l’écho des destructions de sites historiques au sein de la ville d’Istanbul, ou, plus généralement, dans toute la Turquie ; les amoureux de l’archéologie et de l’Histoire, ou plus simplement, tous ceux qui pensent que ces vestiges appartiennent au patrimoine mondial commun à toute l’humanité, n’ont plus rien d’autre que … les yeux pour pleurer !

Encore une nouvelle :

L'édifice de l'école Saint-Eugène, à Tophane, va rouvrir ; il comportera le nouveau département de Génie electronique de l'Université de Galatasaray ; cela a été annoncé par Madame la Consule de France, vendredi 27 juin, lors de son discours à GSU pour la remise des diplômes ; bonne nouvelle ! c’est mieux que de voir l'immeuble disparaitre et au moins, ce ne sera ni un AVM ni un hôtel mais un lieu dédié à l'enseignement...

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Histoire de la Turquie L'Istanbul de Gisèle Bosphore Nouvelles de Turquie
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 21:51

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa d’Istanbul  a pour vocation de rééditer en français et de traduire en turc des œuvres de la littérature francophone portant sur la ville d’Istanbul.

Après  Le Jardin fermé, de Marc Hélys, et L’Homme qui assassina, de Claude Farrère,  voilà le troisième volume de la série, Un drame à Constantinople, de Leïla-Hanoum, écrit en 1879.

Editions GiTa d'Istanbul : Un Drame à Constantinople, de Leïla-Hanoum

Collection « Istanbul de Jadis » des Editions GiTa, Edition Aksel Koseoglu
Préface de Gisèle Durero-Koseoglu


 

Lorsque la sultane Alié apprend que son époux l’a trahie avec une belle esclave, Ikbal, sa jalousie se déchaîne. Quant à la pauvre laveuse de hammam, Fatma, elle reçoit une mystérieuse corbeille dissimulant  un nouveau-né. Désormais, la haine d’Alié va la poursuivre sans relâche. Complots machiavéliques et péripéties spectaculaires se succèdent alors, entraînant de nouveaux personnages dans les intrigues manigancées par la sultane. Sa soif de vengeance demeurera-t-elle inextinguible ?

La fin du règne d’Abdülmecit, les relations franco-ottomanes, l’avènement du sultan Abdülaziz, ses réformes, son voyage en France, sa rencontre avec l’Impératrice Eugénie, sa mort suspecte…

 Ce roman, écrit en 1879, par une Française ayant vécu à Istanbul dans les proches du palais, offre un récit palpitant mais aussi une vision orientaliste de la femme ottomane, à travers l’imagination débridée de la romancière.

Un chef-d’œuvre de la littérature de harem…

En vente :

En Turquie à la librairie Efy, Consulat de France à Taksim, chez DNR, sur les sites Internet de librairie, en particulier gitakitap.com

En France sur Amazon en juin.

Version en turc, traduction de Aysen Altinel

Version en turc, traduction de Aysen Altinel

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Mes livres Histoire de la Turquie GiTa Yayınları Leïla-Hanoum Un Drame à Constantinople
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:37

La Turquie est en deuil après la terrible catastrophe minière de Soma, près de Manisa, qui a déjà coûté la vie à 282 personnes ; malheureusement, les sauveteurs sont pessimistes et redoutent que le bilan des victimes ne s’alourdisse encore car on estime que plus de cent mineurs sont encore coincés dans les galeries, certains à 2400 mètres sous terre.

Photo copiée sur Internet, merci aux auteurs...

Photo copiée sur Internet, merci aux auteurs...

C’est la plus tragique catastrophe minière qu’ait connu la Turquie jusqu’à ce jour. Et les cris de colère s’élèvent avec les cris de douleur. L'indignation gronde contre les discours officiels tentant de présenter cet accident comme faisant partie des "risques du métier". Des manifestations de protestation ont éclaté dans toutes les grandes villes. N'oublions pas que la Turquie occupe, hélas, le troisième rang, dans la liste noire du péril minier.

En effet, contrairement aux mines d’autres pays, la mine ne comportait pas de pièces étanches de survie ( permettant à quarante personnes de survivre trente jours), elle n’avait que des refuges précaires dans les galeries ;  les mineurs ne disposaient que d'un masque d’une autonomie de trente minutes. La plupart d’entre eux ont été asphyxiés par le monoxyde de carbone.

Vision tragique des 5000 mètres carrés de tombes creusées jusqu'à ce matin... Photo Internet

Vision tragique des 5000 mètres carrés de tombes creusées jusqu'à ce matin... Photo Internet

Quelles que soient leurs tendances politiques, les journaux révèlent les terribles conditions de travail des mineurs : 45 minutes de marche sous terre pour atteindre la galerie, 8 heures de travail quotidien 6 jours sur 7 pour un salaire moyen de 400 euros par mois. De nombreux politiques, journalistes, spécialistes, affirment que la gravité de l’accident est la conséquence de graves négligences dans la sécurité.  

Document copié sur Internet, merci aux auteurs...

Document copié sur Internet, merci aux auteurs...

Quoi qu’il en soit, nous sommes tous et toutes sous le choc devant tant de deuils et de souffrances. Comment ne pas penser à ces pauvres hommes, beaucoup de jeunes, lentement asphyxiés, à ces femmes qui ont perdu leur époux, leurs enfants, leurs pères, leurs frères ? Face à une telle tragédie, on se sent impuissant. Nos problèmes quotidiens nous semblent soudain ridicules face à la douleur des autres, à qui on ne peut rien  offrir de plus que nos condoléances et notre compassion .  

Quel est donc le prix de la vie d’un mineur ? On aurait espéré qu'en 2014, les descriptions de Germinal  ne soient qu’un mauvais souvenir…

Photo copiée sur Internet

Photo copiée sur Internet

Femmes de Soma, je pense à vous ce soir,

A vos hommes, vos fils, vos frères, votre père

Creusant pour quatre cents euros par mois l’enfer

Et qui ne rentreront plus, le visage noir,

A vos hommes couchés sous la terre…

Femmes de Soma, je pense à vous ce soir

A vos douleurs indicibles, votre désespoir

Quand vous regarderez le souterrain

Où Cerbère

Et ses vingt-mille euros de salaire

Ont englouti votre destin

Femmes de Soma, que votre âme

Etincèle comme une flamme

Un tison de prières

Pour réchauffer les gisants sans suaire

Murés avec vos cœurs dans le charbon…

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Histoire de la Turquie
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 14:28
Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014

Suite à la déclaration du premier ministre turc le 24 avril 2014 sur le problème arménien, le patriarche des Arméniens de Turquie, Aram Ateşyan, a rencontré durant une heure et demie, jeudi 1er mai, le premier ministre et a donné, à l’issue de la rencontre, une conférence de presse.

Comme les journaux français ou journaux n’ont publié que des passages de ses propos, j’ai effectué la traduction de sa déclaration presque complète ( à quelques phrases près dont je n’aurais pas eu connaissance…) Bon, je rappelle que je ne suis pas un traducteur professionnel et que, comme pour la déclaration d’Erdogan du 24 avril, j’ai essayé de traduire au plus juste.

Dans les deux cas, mon but est le même, transmettre l'information.

« Personne ne peut nier que beaucoup de douleurs n’aient été vécues sur ces terres, personne ne peut nier que des dizaines de milliers de familles aient perdu leurs enfants, leurs mères, leurs pères et leurs frères. »

« Personne ne peut nier que ces terres, en particulier en Anatolie, n’aient été ensanglantées. Tout cela, toutes ces souffrances,  se sont passées dans ce pays. Maintenant, il y a un cadavre, il a commencé à puer  de façon démesurée et tout le monde en est dérangé. Il faut désormais que ce cadavre disparaisse. L’odeur s’est répandue partout, elle gêne tout le monde. Il faut que deux peuples se rapprochent. Quelle que soit la façon dont on prie pour lui,  il faut désormais que nous enterrions ce cadavre avant qu’il ne pourrisse. »

« Lorsque son Arche s’est échouée sur le Mont Ararat, le patriarche Noé a envoyé un corbeau pour qu’il lui rapporte des nouvelles mais ce dernier n’est pas revenu. Ensuite, il a envoyé une colombe blanche et en peu de temps, elle est revenue avec un rameau d’olivier. Elle essayait de dire que les environs étaient calmes, que les environs étaient sereins et pacifiques. Aujourd’hui,  il faut cesser de faire comme si de rien n’était comme ce corbeau, ou de se mettre des œillères pour faire semblant de ne pas entendre les paroles écrites et parlées, ou de jouer aux « trois petits singes ». 

« Notre premier ministre, innovant comme toujours, a été le premier à partager la douleur des Arméniens le 24 avril. Comme Noé a envoyé une colombe, il a tendu un rameau d’olivier. Nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas voir cela. Le rameau d’olivier est un symbole de paix. Nous ne voulons pas que ce rameau ne dessèche, nous voulons le planter pour qu’il donne des fruits. Pour que cela se produise, il faut l’aide de tout le monde. Deux peuples ont vécu pendant des siècles imbriqués l’un dans l’autre fraternellement et c’est de cette période que nous avons la nostalgie. Notre appel est le suivant : les deux parties, rencontrez-vous et jetez les bases du pont de l’amitié et de la paix. Que les deux côtés établissent chacun les fondations de leur pont sur des bases solides. Comme je l’ai déjà dit, ce cadavre doit disparaître, son odeur qui s’est répandue de toutes parts, dérange tout le monde. » 

« Je suis persuadé que le premier pas effectué par le premier ministre a été accueilli favorablement par la majorité de notre communauté. En tant que Patriarche, nous l’apprécions. Venez, donnez-vous la main,  afin d’apporter votre contribution à la construction de ce pont. C’est avec cette intention que j’ai rendu visite au premier ministre. »

Au sujet des fondations et bâtiments arméniens :

"Actuellement, il y a des bâtiments que nous réclamons, des problèmes qu’il faut résoudre en tribunal, des procès, il faut encore du temps, nous sommes convaincus que tout cela sera résolu avec le temps ou du moins que la plupart des ces problèmes trouveront leur solution.

C’est avec cet espoir et cette satisfaction que nous avons pris congé du premier ministre. S’il faut faire des sacrifices pour établir l’amitié, les deux côtés feront des sacrifices. Ce qui va se passer, je l’ignore. Si vous voulez être amis, il ne suffit pas de dire « je t’aime » à l’autre. L’amour demande des efforts. Les deux côtés feront des sacrifices pour édifier le pont de l’amitié."

Texte original en turc :

« Kimse inkar edemez ki bu topraklarda acılar yaşanmadı, kimse söyleyemez ki on binlerce aileler evlatlarını annelerini, babalarını, kardeşlerini kaybetmedi. 

Kimse diyemez ki bu toprakların, özellikle Anadolu toprakları kana doymadı. Bütün bunlar bu ülkede yaşandı, acılar yaşandı. Şimdi ortada bir ceset var ve aşırı kokmaya başladı ve herkes bu kokudan rahatsız. Bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir." İki toplum yanyana gelmesi lazım. Ne şeklide dua edecekse etsin ancak bu cesedin çürümeden, kurtlanmaya başlamadan gömülmesi lazım. 

Nuh Peygamber'in gemisi Ağrı Dağı'nın tepesine oturduğunda Peygamber bir karga gönderdi. Civardan haber getirmesi için ama gidip gelmedi. Daha sonra beyaz bir güvercin gönderdi ve kısa sürede güvercin ağzında bir zeytin dalıyla döndü. Etraf huzur içinde oldu, etrafın huzur ve sükunet içinde olduğunu belirtmeye çalıştı. Bugün artık o gönderilen karga gibi vurdumduymaz olmak veyahut at gözlüğü "kullanıp etrafta konuşulan, yazılan, söylenen sözleri duymazlıktan gelmek veyahut üç maymunu oynamak ortadan kalkması lazım. 

Sayın Başbakanımız her zaman ilklere imza attığı gibi bu sefer de ilk kez bir Başbakan 24 Nisan’da Ermenilerin acısını paylaştı. Peygamberin gönderdiği güvercin gibi zeytin dalı uzattı. Biz bunu görmemezlikten gelemeyiz. Bu barış sembolüdür, zeytin dalı. Bu dalın kurumasını istemiyoruz, onu dikip meyve vermesini istiyoruz artık. Bunun da oluşması için herkesin desteğine ihtiyacı var. İki toplum asırlarca iç içe kardeşçe yaşadılar ve bugün o günleri özlüyoruz. Çağrımız iki tarafa, yan yana gelin dostluk ve barış köprüsünün temellerini atın. İki taraf da kendi köprüsünün ayaklarını sağlam temeller üzerine koysunlar. Dediğim gibi bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir.

Halen talep ettiğimiz emlaklar var, hala mahkemede çözülmesi gereken sorunlar, davalar var, ama bütün bunlar zamana ihtiyaç duyuyor, zaman içinde bütün bunların çözüleceğine, en azından çoğunluğunun çözüme kavuşacağına inanıyoruz. Bu umutla biz, mutlulukla Sayın Başbakanımızdan ayrılıyoruz. Dostluk kurmak için neler feda etmek gerekiyorsa, iki taraf da fedakarlık yapacak. Neler olacağını ben bilemem. Dost olmak istiyorsanız karşıdakine sadece 'seni seviyorum' değil... O sevgi değildir, sevgi fedakarlık getirir. İki taraftan da fedakarlık yapacaklar ki dostluk köprüsü kurulsun.

Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Arméniens Articles Essais Commémorations

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2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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