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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 17:03

 

 

Le 2 septembre, je méditai au bord du Bosphore lorsque surgit un goliath d’un rouge ferrugineux. L’horizon avait disparu, barré par sa masse colossale. Eberluée, je m’empressai de sortir mon appareil photo mais comme je vous l’ai déjà dit, les monstres sont souvent insaisissables et la photo fut ratée.

Le nom de cet inhabituel tanker, “Kerkis”, était resté gravé dans ma mémoire…

Que signifie donc en grec le mot “kerkis”?

Il désigne une navette de tisserand. Est-ce pour sa forme allongée qu’un armateur baptisa son tanker de ce nom métaphorique ? Ou pour sa taille de titan, par analogie avec le mont Kerkis, le plus haut sommet des îles égéennes ?

Toujours est-il que le Kerkis ne serait autre que le plus gros navire ayant jamais vogué sur les eaux stambouliotes ! 315 mètres de long, 50 de large !

 

vkerkisl07Merci aux auteurs du site kaptanhaber pour ces photos

 

Je guette désormais le retour du Cyclope, lorsque, revenant du Pont-Euxin et en partance pour la Chine, il hantera de nouveau pour deux heures les eaux de notre cher Bosphore !

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:31

 

 

Ils ne sont pas faciles à saisir.

Ils surgissent et soudain disparaissent.

Ce sont les monstres du Bosphore.

 

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A qui donc appartient ce long cou noir émergeant de la brume et semblant se lancer à l’abordage du tanker ?

A un lointain cousin du dragon du Lochness ?

Non, tout simplement, à une bête furtive,  insaisissable, le sous-marin du Bosphore !

 

Cet article est “ouvert”. La galerie des monstres s’enrichira au fil des jours.

Encore faudra-t-il que je parvienne à les emprisonner dans mon objectif…

 

 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 12:50

De mon hublot, je les regarde passer comme des rêves en partance

    

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Leur départ m’engloutit dans les abysses de l’errance

 

Me plonge dans les tourbillons du mirage

 

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Et m’entraine dans leur sillage

 

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Certains arrachent aux gouffres les carènes du souvenir

 

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D’autres fichent  les pilotis de l’avenir.

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Navires qui s’en vont

 

Vous emportez nos illusions

 

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Là-bas, au bout du bout, après la sombre passe où Jason

 

vainquit les Iles Cyanées

 

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Ils croisent les pêcheurs d’éponges

 

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Qui tirent les filets du songe

 

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Parfois je les regarde de ma fenêtre

 

L’horizon disparait sous leur diamètre

 

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Certains sont attelés à leur chimère

 

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  Et voguent d’étranges croisières

 

DECEMBRE 2009 GALETTE 020

D’autres glissent vers la frontière

 

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Nefs du Bosphore

Ce matin à l’aurore

La brume a camouflé votre décor

 

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Istanbul Bosphore Livres de Gisèle Durero-Koseoglu
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:18

 

Un de mes lieux de prédilection sur le Bosphore, à l’entrée de la Mer Noire, est le village de Rumeli Feneri, battu par les tempêtes et dont le phare gigantesque comporte la particularité d’être construit sur le tombeau d’un saint.

Cet endroit romantique et chargé d’histoire ne constitue-t-il pas un repaire idéal pour les écrivains ?

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Je dédie cet article à Nathalie Ritzmann, une autre passionnée de Rumeli Feneri…

 

  La forteresse de Rumeli Feneri dans Fenêtres d’Istanbul (2003)

 

Ils arrivent au bout du Bosphore, au village de pêcheurs de Rumeli Feneri, le phare de Roumélie, à l’embouchure de la Mer Noire. Ils ne se disent rien. Précieuse savoure chaque instant, elle admire le monumental édifice blanc qui veille face aux vagues.

— Tu veux te promener dans l’ancienne forteresse ? demande Gerfaut.

Précieuse acquiesce d’un hochement de tête. Ils pénètrent dans l’immense terre-plein en forme de fer à cheval, s’engagent sous les arceaux des remparts et se retrouvent face à l’immensité de la mer, qui déferle depuis l’horizon en gigantesques vagues se fracassant sur les brisants en contrebas.

— Viens, l’invite-t-il, on va descendre.

Mais Précieuse a peur. D’énormes pierres plates et glissantes s’abaissent jusqu’aux flots dont la crête jaillit en tourbillons d’écume. Gerfaut la tire vers les eaux en furie, mais Précieuse reste paralysée sur un rocher, elle ne peut plus ni avancer, ni reculer. Elle imagine une secousse tellurique, un raz-de-marée.

— J’ai peur, murmure-t-elle en pivotant légèrement pour échapper au  fouettement du vent.

Une odeur d’algue et d’iode lui pique les narines, son visage se crispe sous le sel des rafales, il la prend par la main et la force à se jeter dans ses bras, les pieds en équilibre sur la roche.

— Je t’aime, dit-il. Je suis tombé amoureux de toi dès le premier jour. J’ai voulu te le dire l’autre soir mais je n’ai pas osé, parce que je ne voulais pas accepter qu’une chose si bête m’arrive, à mon âge ! Cette tempête est en accord avec mon cœur.

Précieuse est transportée de joie.

 

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— Est-il possible que tu sois sincère ? demande-t-elle, hésitante.

— Je prends le ciel à témoin ! Si je ne le suis pas, que ces eaux démontées m’engloutissent ! répond-il en riant.

Il la serre plus fort dans ses bras et lui embrasse les paupières.

— Dis-moi que tu m’aimes aussi, sinon, je t’entraîne et on sera tous deux emportés par les lames qui rebondissent sur les écueils, allez, dis-le, dis- le !

— Je t’aime, articule Précieuse, mais aide-moi à remonter, je glisse, je n’arrive plus à résister à la force du vent.

Il passe au-dessus d’elle et la hisse, les mouettes posées sur les remparts criaillent en les regardant, ils se mettent à l’abri sous la muraille byzantine.

 

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 — Viens, dit-il, on va sur le chemin de ronde.

— Tu es fou ! Pas là-haut ! Si ça tremble...

Il la tire et ils gravissent l’escalier d’une tour. Précieuse hésite sur le sentier surplombant le vide, il l’étreint à nouveau, le vent s’est épaissi de neige et bientôt, un rideau cotonneux obstrue la plaine de la mer. Il lui propose d’aller dîner. Le crépuscule installe un demi-jour…

 

 

Rumeli Feneri : Les Symplégades dans Mes Istamboulines, Début de l’Article « Iles Cyanées »,  (2010)

 

A l’endroit où le Bosphore se jette dans le Pont-Euxin, au site actuel de Rumeli Feneri, se dressaient jadis les fameuses Symplégades ou îles Cyanées, de monstrueuses roches flottantes se déplaçant dans l’isthme et broyant les navires dans leur étau de pierre.

La mythologie nous raconte les aventures de Jason et des Argonautes, qui, partis à la conquête de la Toison d’Or, durent  affronter ces monstres pour entrer en mer Noire…

 

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Rumeli Feneri : Les Symplégades dans Secrets d’Istanbul (2009)

 

— Mais au fait, ce n’est pas dangereux de sortir du Bosphore ? questionna Alice, contrariée par la colère de Violeta, pour changer le sujet de conversation. On entend toujours dire que les courants de la Mer Noire sont violents et imprévisibles.

— C’est exact mais je ne sors jamais sans m’informer de la météo. Et puis, j’ai des années d’expérience de ces eaux.

— Prenez garde quand même aux Symplégades, commenta Antonio en riant.

         — Oh, ne vous  inquiétez pas ! Ce qui reste des monstres a été emprisonné dans la digue de Rumeli Feneri, si je ne m’abuse ?

— Mais de quoi parlez-vous ? s’enquit Violeta avec étonnement.

— D’immenses roches bleues situées à l’embouchure de la Mer Noire. Les Anciens croyaient qu’elles flottaient et se déplaçaient sur l’eau pour broyer les bateaux dans leur étau de pierre.

— Oui, mais c’est de la mythologie, tout cela ! dit Violeta.

 

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— Certes, répondit Antonio, mais vous connaissez l’histoire de Jason. Lorsque la nef Argo est arrivée devant les Roches Cyanées, - c’est un des noms de ces écueils, les Argonautes, terrorisés par le vacarme des blocs frappant les uns contre les autres, ont eu l’idée d’envoyer une colombe en reconnaissance. L’oiseau a réussi à passer entre les deux murailles, il n’y a perdu que les plumes de sa queue. Alors, les falaises se sont à nouveau écartées dans un fracas épouvantable et le navire, après avoir affronté tourbillons et ressac, est enfin parvenu à franchir le détroit. Et vous savez comment ?

— J’avoue mon ignorance, dit Violeta.

—En charmant les Symplégades avec de la musique. En effet, Orphée a joué de la lyre et les roches sont demeurées à jamais écartées.

—  Vous êtes incorrigible, Antonio ! s’écria Violeta en riant. Est-ce qu’il vous arrive parfois de redescendre sur terre ou est-ce que vous vivez tout le temps à travers vos livres ?

 

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— Ne soyez pas injuste avec Monsieur Antonio, commenta Loup. Même si la mythologie a un peu exagéré les faits, les Roches Cyanées ont vraiment existé. La preuve en est que les Anciens avaient érigé la colonne de Pompée pour les signaler aux navigateurs. Ce devait être en réalité d’énormes récifs. Des séismes successifs les ont rabotés au fil des siècles, mais ils existaient encore au temps des Ottomans, puisqu’ils les ont surnommés les « Rochers Sanglants. » Enfin, ma proposition de vous emmener en bateau tient toujours, vous pouvez toutefois emporter une lyre, au cas où les monstres  se réveilleraient !

L’assemblée éclata de rire. Violeta, légèrement grise, s’approcha de la fenêtre.

— Oh ! s’écria-t-elle. Venez voir.

Tous coururent vers la baie. Sur le ciel bleu sombre se découpait une demi-lune parfaite¸ entourée d’une aura orangée. Un long reflet moiré argentait les eaux du Bosphore…

 

 

Le Phare de Rumelifeneri dans Secrets d’Istanbul (2009)

 

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 Tout à coup, la silhouette d’un nouveau phare, celui de Rumeli Feneri, dressé sur un promontoire, se découpe à l’horizon. Encore quelques encablures et Loup dirige son bateau à l’intérieur de la jetée. Des pêcheurs remaillant des filets sur le pont des chalutiers alignés en rang d’oignon, les regardent approcher. Comme la terre ferme est inaccessible à cause de la multitude des embarcations collées les unes contre les autres et séparées par des pneus de voiture utilisés en guise de bouées, le groupe saute de navire en navire pour gagner les quais encombrés de coques en équilibre sur des cales de bois.

 

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Ils gravissent la côte permettant d’atteindre le phare. 

– Nous arrivons, dit Loup, dans un des phares de Michel Pacha. Et maintenant, vous n’allez pas en croire vos yeux. Suivez-moi.

Ils tournent sur la gauche, franchissent une petite porte et chacun  de pousser un cri d’admiration.

– Le seul phare du monde à englober un mausolée dans sa tour, s’exclame Loup. Alors, Antonio, ajoute-t-il en plaisantant, ça, vous ne le saviez pas, n’est-ce pas ?

 

 

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Au centre d’une sorte de minuscule mosquée trône le cercueil du saint, drapé de feutrine verte rebrodée de versets du Coran, surmonté d’un bonnet conique de derviche ceint d’un turban blanc et recouvert d’une multitude de serviettes-éponge servant d’ex-votos. Au mur, une horloge naïve dessinant un minaret en verreries vertes et argent, une tapisserie représentant la Kabba de la Mecque, une multitude de calligraphies et de tableaux religieux sous un lustre de cristal, et, à côté du catafalque, une étonnante imitation de pierre tombale en polystyrène vert rehaussé d’écritures dorées. 

 – C’est le moment de faire un vœu, dit Alice en se glissant sous l’épaule d’Antonio...

 

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 Le Phare de Rumeli Feneri raconté par Michel Pacha dans Secrets d’Istanbul, (2009)

.

Un de mes souvenirs les plus plaisants est celui de la restauration du phare de Rumeli Feneri, aux confins du Bosphore, à l‘embouchure de la Mer Noire. La première tour édifiée s’était effondrée. Les villageois, superstitieux, étaient venus me signifier que le phare ne tiendrait pas si je négligeais la tombe du saint enterré à cet endroit. J’ai alors demandé à un historien de compulser les archives. En réalité, l’emplacement avait accueilli dans l’Antiquité un autel de Zeus, puis, chez les Byzantins, une chapelle dédiée à Saint Georges et enfin, chez les Turcs, la tombe d’un saint nommé Sari Saltuk. J’ai donc résolu de restaurer la dernière demeure du saint et de l’inclure dans la construction. Le phare de Rumeli Feneri est ainsi le seul au monde à comporter un mausolée dans ses fondations. Les habitants du village étaient satisfaits et le phare a tenu. Les pêcheurs ne manquaient pas de venir prier sur le tombeau chaque matin avant de prendre la mer.  Quelle n’a pas été ma fierté  le jour où j’ai vu briller pour la première fois, au sommet du fût octogonal, la lumière blanche clignotante remplaçant le lumignon jadis entretenu à l’huile de dauphin !

 

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Et de contempler en même temps, brillant sur la rive asiatique du Bosphore, la tour jumelle surplombant la falaise d’Anadolu Feneri. Les deux phares éclairaient comme des cierges l’embouchure de la Mer Noire, là où la nef Argos avait échappé aux Roches Cyanées, là où tant de navires avaient fait naufrage depuis la nuit des temps…

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:19

 

J’effectue une recherche sur Internet concernant une artiste turque,  je tape en turc sur Google « célèbres femmes turques » (ünlü türk kadinlari), apparaît une liste de sites que je lis un à un.

Et alors, stupéfaction ! A partir de la cinquième ligne, en première page, se détachent les titres suivants : « célèbres femmes turques nues », « images de sexe », « vidéos pornographiques », « vidéos X d’artistes connues » ! Je passe sous silence les citations les plus insultantes !  Il n’y en a pas moins de 58 pages !

Mon sang ne fait qu’un tour ! Ne sommes-nous pas au début du XXI e siècle ? Alors que nos aînées se sont battues pour acquérir des droits, voilà qu’une simple recherche sur Internet me montre soudain que pour certains encore, comme l’avait écrit la regrettée écrivaine turque Duygu Asena, « La femme n’a pas de nom » !

 

  Yayımcı Au Bon Marché, n.546, 1909.

 

Carte postale de 1909, Editeur Au Bon Marché, Istanbul

 

Les mouvements cherchant à améliorer la condition des femmes sont apparus en Turquie vers 1870. Puis, grâce aux réformes d’Atatürk et à l’évolution des lois qui s’en est suivie depuis lors, les femmes turques ont peu à peu acquis le droit à l’autonomie, à l’éducation et au travail.

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

Aussi bien en Turquie qu’en Europe, les mentalités et les coutumes semblent parfois en régression par rapport aux lois. Car, au moment où l’on pourrait croire que l’émancipation  féminine est enfin un acquis, on entend de plus en plus de discours misogynes voulant remettre la femme dans la servilité, la faire rétrograder dans un statut inférieur et on observe de plus en plus d’images dégradantes du corps féminin, comme celles de ces sites qui voudraient faire croire que si des femmes sont devenues célèbres, c’est parce qu’elles ont prêté leur corps à l’industrie pornographique !

 

Doğu Güzeli, 1906.

Je dirais même que pour faire sensation, la presse télévisée a tendance à donner volontiers la parole à ceux qui remettent en question l’évolution de la condition féminine.

Au mois de mai, en France, toutes les chaînes de télévision n’ont-elles pas diffusé les déclarations d’un homme vantant les mérites de la polygamie ? Il ne s’agissait en réalité que d’un individu marginal mais on l’a plus entendu sur les ondes que s’il avait été un important philosophe ou le porte parole d’une assemblée !

 

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Alors ? Plus que jamais, les femmes doivent maintenir leur vigilance et être ensemble féministes. Etre féministe, ce n’est pas être l’adversaire des hommes. Les hommes sont nos compagnons, nos pères, nos fils, nous les aimons, nous nous complétons, nous ne pouvons pas vivre sans eux. Mais nous nous devons de rester prudentes face aux discours ou aux agissements de ceux qui voudraient nous faire perdre les acquis pour lesquels ont lutté nos grands-mères et nos mères.

 

Ma collection alphabet etiquette VOİLE

Cela me rappelle une triste anecdote survenue en France pendant la Révolution. Suite à la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », la femme de lettres Olympe de Gouges, auteure de la célèbre phrase « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune »,  publia la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”. Le résultat ? Elle fut guillotinée et le procureur déclara : « Rappelez-vous l'impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois... » 

 

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En Turquie, les femmes ont considérablement changé depuis les années 1980. En particulier celles des classes défavorisées. J’admire particulièrement le courage des femmes d’Anatolie car elles sont capables de soulever des montagnes. Au village, elles assument tout, s’occupent de la maison, des enfants, des champs, des animaux, elles cousent, brodent,  tricotent, savent tout faire, portent un univers à bout de bras. Quand elles s’installent à Istanbul, certaines travaillent sept jours sur sept et se battent comme de petites guerrières pour faire étudier leurs filles. Elles ont compris que la liberté des femmes passe par l’école puis par l’indépendance économique Ces femmes-là, rien ni personne ne pourra les faire retourner en arrière, elles savent désormais qu’elles ont le droit de vivre dignement mais aussi celui d’avoir des aspirations.

Sur le sujet de la discrimination, hommes et femmes ensemble, au lieu de se réjouir du verre à moitié plein, doivent continuer à surveiller le verre à moitié vide !

 (Cet article a été publié en juin 2010, avec quelques légères modifications, dans le Journal La Passerelle.)

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  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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