Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:58

La collection « Istanbul de Jadis » des Editions franco-turques GiTa Yayinlari d’Istanbul a pour vocation de rééditer en français d’anciennes œuvres de la littérature francophone portant sur la ville d’Istanbul et de les traduire en turc.

Son but ? Ressusciter de beaux livres un peu tombés dans l’oubli pour les faire connaître aux amoureux de la ville d’Istanbul.

Sachez que la réalisation des livres de cette collection demande un travail considérable : il faut en effet beaucoup d’enthousiasme et d’abnégation  pour refaire entièrement les textes à partir des éditions originales en français, puis les faire traduire en turc.

C’est la tâche du responsable de la collection, Aksel Koseoglu, qui ne ménage pas ses heures pour mener à bien ce projet titanesque.

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa Yayinlari d'Istanbul

Les livres de la collection « Istanbul de Jadis » :

Le Jardin fermé, de Marc Hélys

Ecrivaine, journaliste, voyageuse intrépide, Marie Léra publie en 1908 sous le pseudonyme de Marc Hélys, Le Jardin fermé, recueil de nouvelles sur les harems d’Istanbul. Un livre passionnant, fourmillant d’anecdotes drôles ou poignantes, qui remet en question, avec humour ou compassion, nombre de préjugés sur le harem et la condition des femmes turques dans les dernières années de l’Empire ottoman.

En effet, contrairement à beaucoup de voyageurs qui parlent des harems sans jamais y avoir pénétré, Marc Hélys, lors de ses trois séjours à Istanbul en 1901, 1904 et 1905, partage le quotidien de deux jeunes femmes, Nouryé et Zennour et s’introduit par leur entremise dans toutes les demeures de leur entourage. Elle observe, s’extasie ou s’indigne selon les jours, converse avec les femmes ottomanes et met sa plume au service des débats idéologiques qui les animent.

Marc Hélys, qui s’était déjà fait l’écho des revendications féminines en fournissant à Pierre Loti le matériau de son roman Les Désenchantées (1906) nous livre, avec Le Jardin fermé, un témoignage exceptionnel sur les « Scènes de la vie féminine en Turquie ».

 

"En rééditant dans notre collection Istanbul de Jadis ce livre injustement tombé dans l’oubli et en le publiant aussi en turc, nous sommes fiers d’apporter notre contribution non seulement à l’histoire des femmes turques mais aussi à la littérature française…"

Aksel Köseoglu, Responsable de la Collection « Istanbul de Jadis » des Editions GiTa. 

 

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa Yayinlari d'Istanbul

L’Homme qui assassina, de Claude Farrère

L’Homme qui assassina, chef-d’œuvre « turc » de Claude Farrère, publié en 1907, est un roman de l’ombre et de l’errance.

Monde baroque et mystérieux, qui ensorcelle sur-le-champ Renaud de Sévigné et va définitivement bouleverser sa vie.

Jusqu’où cet attaché militaire près l’Ambassade de France en Turquie va-t-il s’égarer, en compagnie de l’envoûtante Lady Falkland, dans la magie du vieux Stamboul ?

Le livre, entremêlant histoire d’amour, roman d’espionnage, intrigue policière et récit exotique, met en scène un univers romanesque inquiétant, évoqué avec passion par Claude Farrère, celui de la ville d’Istanbul dans les derniers fastes de l’Empire ottoman …

Un roman culte pour les amoureux de l’Istanbul de Jadis…

 

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa Yayinlari d'Istanbul

Un drame à Constantinople, de Leïla-Hanoum

Lorsque la sultane Alié apprend que son époux l’a trahie avec une belle esclave, Ikbal, sa jalousie se déchaîne. Quant à la pauvre laveuse de hammam, Fatma, elle reçoit une mystérieuse corbeille dissimulant  un nouveau-né. Désormais, la haine d’Alié va la poursuivre sans relâche. Complots machiavéliques et péripéties spectaculaires vont donc se succéder, entraînant de nouveaux personnages dans les intrigues manigancées par la sultane. Sa soif de vengeance demeurera-t-elle inextinguible?

La fin du règne d’Abdlülmecit, les relations franco-ottomanes, l’avènement d’Abdülaziz, ses réformes, son voyage en France, sa rencontre avec l’Impératrice Eugénie, sa mort suspecte…

 Ce roman, écrit en 1879, par une Française ayant vécu à Istanbul dans les proches du palais, offre un récit palpitant mais aussi une vision orientaliste de la femme ottomane, à travers l’imagination débridée de la romancière.

Un chef-d’œuvre de la littérature de harem…

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa Yayinlari d'Istanbul

Et dans quelques jours, le quatrième volume de la série, La Rive d’Asie, Amours et Harem,  de Claude Anet !

Ajout du 2 juin 2016 : La Rive d'Asie, de Claude Anet, vient de sortir !

 

La collection Istanbul de Jadis des Editions GiTa Yayinlari d'Istanbul
Repost 0
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:16

Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère : L’Homme qui assassina

Roman et analyse

Editions franco-turques GiTa, Istanbul, 2013

Collection Istanbul de Jadis

Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère : L’Homme qui assassina

   

L’Homme qui assassina, chef-d’œuvre « turc » de Claude Farrère, publié en 1907, est un roman de l’ombre et de l’errance.

Monde baroque et mystérieux, qui ensorcelle sur-le-champ Renaud de Sévigné et va définitivement bouleverser sa vie.

Jusqu’où cet attaché militaire près l’Ambassade de France en Turquie va-t-il s’égarer, en compagnie de l’envoûtante Lady Falkland, dans la magie du vieux Stamboul ?

Le livre, entremêlant histoire d’amour, roman d’espionnage, intrigue policière et récit exotique, met en scène un univers romanesque inquiétant, évoqué avec passion par Claude Farrère, celui de la ville d’Istanbul dans les derniers fastes de l’Empire ottoman …

                                                                                                                             

 

                                                                       

Version en turc

Version en turc

Repost 0
Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Claude Farrère L'Homme qui assassina
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:00

 

 « Un admirable yalı, rouge d’un ton de sang séché, et qui s’adosse contre un parc en gradins plantés de tilleuls, de hêtres, de marronniers et de cèdres, les plus beaux que j’aie jamais rêvés: le Palais de France.»

 

 

Tarabya 6

Le palais de France en 1908

 

Telle est la description  que Claude Farrère, dans son nostalgique roman, L’Homme qui assassina, dresse de la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya. De cette légendaire construction ne subsistent aujourd’hui que les ruines du hangar à caïques et l’annexe autrefois réservée aux domestiques, actuellement occupée par l’Université de Marmara.

 

 

STP62719.JPG

La partie du palais qui existe encore aujourd'hui

 

Comment imaginer, face aux actuels bâtiments préfabriqués du lycée Pierre Loti, les pages de l’Histoire écrites en ces lieux ? Pourtant, chaque parcelle de ce domaine a une anecdote à vous raconter. 

 

STP62718.JPG

 

 

gravur_tarabya1.jpg

La plus ancienne version connue du palais, au XVIIIe.

 

gravure palais

Le palais Ypsilanti au début du XIXe.

 

 

STP65314.JPG

 

Tarabya 1

 

tarabya-8.jpg

                Lorsqu’on regarde aujourd’hui les photos des restes du yalı prises dans les années 1970, on ne peut que mesurer avec effroi les ravages des ans ou de la négligence des hommes.

 

Tarabya-3.jpg

   

Entrée de l’historique hangar à caïques sur pilotis ;

en 1975, il était un des seuls du Bosphore à  être encore dans son état d’origine;

 il  n’en reste RİEN

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 Tarabya 4

 

Le hangar à caïques en 1983 ; il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur…

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 

Tarabya 5

Une des nombreuses statues qui ornaient encore le parc en 1975 ; elles ne sont plus que des souvenirs…  

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 121)

 

Mais si vous êtes de ces romantiques impénitents qui, au mépris de tout réalisme, s’obstinent à rêver sur un Istanbul à jamais disparu, s’acharnent à en retrouver les traces, entrez sous la voûte des marronniers centenaires et fermez les yeux.

 

STP65313.JPG

Cet homme qui descend d’un caïque en pestant contre le prix trop élevé de la course, n’est-ce pas Gérard de Nerval ?

 

Nerval

          Cette altière silhouette que vous apercevez sur le pont du Vautour à l’ancre devant le yalı, n’est-ce pas celle de Pierre Loti ?

 

Pierre Loti, Yayımcı Maison d'art, Brüksel.

 

        Et là, sous les efflorescences bleues du grand pawlonia,

 

STP65383.JPG

 

        ne reconnaissez-vous pas Claude Farrère, conversant avec une mélancolique lady ?

 

claude Farrere

          Dans ce parc séculaire, si vous voulez les entendre, les murs se mettront à parler.

 

513 001 edited

 

Les fantômes chuchoteront et vous écouterez le dialogue des âmes de tous ceux qui, de siècle en siècle, ont hanté le rivage de Tarabya.

 

STP65305.JPG

Cette page est un extrait de l'article "Tarabya" de Mes Istamboulines (2010)  

  SOURCES :

-Orhan Erdenen : Boğazici Sahilhanaleri, Avrupa Yakası, Istanbul Büyükşehir Belediyesi, 2006. (Kitabınızdan üç resim kopyaladım ; teşekkür ederim) 

 

Lien vers mes livres sur Amazon.fr link

Ataturquie.fr link

En Turquie, Editions GiTa  link

Lien vers le site Gisèle, Ecrivain français d’Istanbul link
 

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Bosphore Claude Farrère L'Homme qui assassina

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları