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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:11

Il y eut un temps où les célèbres Iles des princes n’étaient pas neuf mais dix !

Car la dixième, Vordonisi, à 700 mètres au large de Maltepe, fut  engloutie dans le séisme de 1010 et  coula en emportant monastères et prêtres.

Les cormorans posés sur un récif vestige de l’île, photo Hürriyet

Les cormorans posés sur un récif vestige de l’île, photo Hürriyet

Retrouvée par des plongeurs sous-marins, l’île de Vordonisi, déjà signalée sur les cartes romaines, est actuellement recouverte d’huitres, d’oursins et de  moules, entre trois et huit mètres sous l’eau.

 

La forme de l’île de Vordonisi apparaît sous l’eau, photo Internet, merci aux auteurs.

La forme de l’île de Vordonisi apparaît sous l’eau, photo Internet, merci aux auteurs.

 

Appelée par les Byzantins la « petite île » ou par les Ottomans, « les rochers du monastère englouti », Vordonisi était constituée de deux îlots, l’un plus grand que l’autre,  à l’emplacement où s'élève aujourd’hui un petit phare.

Photo Internet

Photo Internet

Elle comportait un magnifique monastère, édifié par Photios ou Fotius au IXe siècle, qui constituait une paire avec celui de Satyros, situé juste en face sur la rive, à Kuçukyali. Photios, dont le frère Sergios était marié avec la sœur de l’impératrice Théodora, devint Patriarche de l’église orthodoxe en exilant à Kuçukyali son prédécesseur, Ignatios. Après avoir rattaché l’église bulgare à Istanbul, il  fut lui-même exilé sur Vordonisi jusqu’à la mort d’Ignatios, date à laquelle il redevint patriarche pour dix ans, jusqu’à son second exil sur Vordonisi.

 

Istanbul : l’île engloutie de Vordonisi ressuscitera-t-elle ?

En 1936, l’île de Vordonisi avait déjà fait l’objet d’un article de l’historien spécialiste de Byzance, Semavi Eyice. Aujourd’hui, grâce aux photographies réalisées par les plongeurs sous-marins et aux travaux d’archéologues, des démarches vont être entreprises pour faire placer Vordonisi sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Photo Hürriyet

Photo Hürriyet

Sources :

http://www.hurriyet.com

http://arkeofili.com, article d’Erman Ertugrul

http://www.kalyeta.com

 

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2 - dans L'Istanbul de Gisèle Istanbul îles des princes Histoire de la Turquie Vordonisi
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 21:38

Le chat Kounkouch vivait une vie tranquille jusqu'à ce que ses propriétaires, des habitants de Mossoul, ne se retrouvent contraints de fuir la guerre. C’est donc en compagnie de ses cinq filles et de son panier à chat que la dame quitte Mossoul à l’automne 2015 et se retrouve réfugiée en Turquie. Mais les mésaventures ne s’arrêtent pas là !

Kounkouch, le "chat chanceux" !

Kounkouch, le "chat chanceux" !

Toute la famille traverse la Turquie, se rend sur la côte égéenne dans l’espoir de passer en Grèce et d’y obtenir un statut de réfugié, s’embarque, au péril de sa vie, sur un de ces horribles bateaux pneumatiques qui ont coûté la vie à tant de migrants et arrive enfin sur l’île de Lesbos. Mais, là, drame !

Sans doute traumatisé par la traversée, Kounkouch s’enfuit de son panier !

 

De Mossoul à la Norvège, les incroyables tribulations d’un chat

C’est donc la mort dans l’âme que la famille, n’ayant pas retrouvé Kounkouch, prend la direction de la Norvège.

Sur l’île de Lesbos, une association allemande de protection des animaux trouve le beau Kounkouch, le soigne et l’achemine vers Berlin, où on le vaccine, le rebaptise « Dias » et diffuse son portrait sur les réseaux sociaux pour retrouver ses propriétaires. Avec l’aide de l’association allemande de protection des droits des animaux « Frieden Füt Pfoten », la famille de Kounkouch, de son côté, tente d'obtenir de ses nouvelles.

Et le miracle a eu lieu !

De Mossoul à la Norvège, les incroyables tribulations d’un chat

Non seulement, l'association « Frieden Füt Pfoten » a retrouvé le chat mais de plus, l’a acheminé de Berlin jusqu'à la Norvège !

De Mossoul à la Norvège, les incroyables tribulations d’un chat

C’est avec des larmes de joie que la dame et ses cinq filles ont retrouvé, quatre mois après sa disparition, leur beau chat blanc, seul souvenir de leur vie passée !

Commentaire d’une dame turque ce matin, à la lecture de cette merveilleuse histoire : donc, les animaux aussi ont un destin !

De Mossoul à la Norvège, les incroyables tribulations d’un chat
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 16:53

Mardi 8 février 2016 a été célébré, dans les locaux de l’Institut français d’Istanbul, le 65 e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France.

Comme l’a rappelé son président, Ayhan Köksal, cette association, fondée il y a 65 ans par 24 Turcs et 8 Français, a pour but :

-de perpétuer et approfondir les liens historiques et amicaux entre les deux pays, grâce à des activités culturelles comme conférences, expositions, sorties. 

-de faire vivre la langue française en Turquie, d’y développer la francophonie.

-d’apporter un soutien aux étudiants turcs francophones.

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

La soirée a commencé par les interventions, toutes passionnantes, de panélistes, dont Beki Baruh, secrétaire générale de l’Association, a rappelé le CV prestigieux, encadrés par un modérateur, le journaliste Serdar Devrim. Le sujet ? Les relations amicales et historiques franco-turques, les relations socioculturelles, politiques et économiques.

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

Tout d’abord, Monsieur Jean-Pierre Salvetat, président de l'Association Méditerranée France-Turquie (AMFT),  a dressé l’historique des relations entre la Turquie et la France depuis la fondation de la République turque, en rappelant que la France fut le premier pays à reconnaître la révolution kémaliste. Il a ensuite analysé les causes des hauts et des bas qui  ont parfois caractérisé les échanges, en particulier lors des démarches pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe, en dégageant les caractéristiques de trois périodes, de 1958 à 2005, de 2005 à 2012, de 2012 à aujourd’hui . Monsieur Salvetat,  fervent  partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, est l’auteur de deux livres sur la Turquie, Plaidoyer pour la Turquie (2011) et Turcs en mosaïque (2015). 

Ensuite, Son Excellence Uluç Özülker, ancien Ambassadeur,  a commencé par résumer l’histoire des ambassades entre les deux pays, puis, il a expliqué les points de désaccord qui ont pu  parfois affaiblir leur coopération à partir de 1960. Il a terminé son intervention en précisant que la France et la Turquie, qui ont eu parfois des relations « sinusoïdales »,  ont besoin l’une de l’autre et qu’il faut renforcer les liens sur le long terme.   

Après, Madame Füsun Türkmen, Professeur-Docteur de relations internationales à l’Université de Galatasaray, a fait le point sur les instances destinées, autrefois et aujourd’hui, à faire vivre la francophonie en Turquie ; après avoir évoqué la francophonie dans l’Empire ottoman, avec les écoles des congrégations et surtout la création du lycée de Galatasaray à l’époque d’Abdulaziz, elle a enchaîné sur la fondation de l’université GSŰ en 1992. Elle a rappelé aussi la création de l’Institut du Bosphore, qui aborde des sujets franco-turcs et a conclu sur l’idée que ce sont les échanges sociaux-culturels qui jouent un rôle clé dans les relations politiques.

Enfin, Monsieur Yves Marie Laouënan, Président de la Chambre de commerce franco-turque, commençant par la rétrospective des liens commerciaux entre l’Empire Ottoman et la France, a expliqué le développement des échanges après 1990  et précisé qu’il existe actuellement 454 filiales de sociétés françaises en Turquie, de grosses entreprises mais aussi des PME, et de nombreuses sociétés turques en France, comme Beko, Ulker ou Vestel ;  cinq milliards de dollars sont actuellement investis par des Français en Turquie. Il a terminé en constatant que ces liens commerciaux aboutissent à de fructueux échanges culturels, en citant comme exemple le rayon de littérature turque des grandes librairies françaises, qui s’est considérablement développé depuis une vingtaine d’années. 

A l’issue de ce panel, la soirée s’est poursuivie par un chaleureux cocktail au Bistrot Français.  

Après un passé aussi fructueux, souhaitons un bel avenir à l’Association culturelle Turquie-France et plus généralement, à l’amitié franco-turque et aux échanges entre les deux pays ! 

Istanbul : 65e anniversaire de l’Association culturelle Turquie-France

Vous pouvez lire un autre article sur cet événement dans le Petit Journal d'Istanbul

 

 

 

 http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/actualite/237708-relations-franco-turques-les-problemes-politiques-peuvent-etre-resolus-a-court-terme

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:55

La nouvelle est tombée ce matin, Tahsin Yücel n’est plus !

Photo du Journal Radikal

Photo du Journal Radikal

Décédé à l’âge de 83 ans, le maître, diplômé du Lycée de Galatasaray et d’un Doctorat de littérature française de l’Université d’Istanbul, où il avait ensuite exercé le métier de professeur, a composé une œuvre immense, comportant critiques littéraires, romans, nouvelles, essais et traductions de grands écrivains français.

Auteur d’une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, qui passent au crible la société turque de la seconde partie du XXe siècle et se livrent à la satire de la société de consommation et du profit, dans une langue moderne et originale, Tahsin Yücel était l’une des figures de proue des lettres turques du XXe siècle.

On peut lire en français, en particulier Vatandas (traduction de Noémi Cingoz, Editions du Rocher, 2004), Les cinq derniers jours du prophète, qui a reçu en 1993 le prix littéraire Orhan Kemal ((traduction de Noémi Cingoz, Editions du Rocher, 2006), La Moustache (traduction de Noémi Cingoz, Actes Sud, 2009), Sous le soleil de Bernanos, Itinéraire en Artois avec Tahsin Yucel, réalisé par Timour Mudidine en collaboration avec le photographe Philippe Dupuich (Temps présent, 2010) et le roman Le Gratte-ciel (traduction de Noémi Cingoz, Actes Sud, 2012)…

 

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Les cinq derniers jours du prophète, sont le récit de la dégradation physique d’un poète rebelle surnommé « le prophète » et qui croit que ses rêves vont se réaliser...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…
Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

La Moustache est une fable philosophique racontant comment la moustache de Cumali devient un symbole pour un village tout entier...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Le Gratte-ciel est une fiction satirique qui nous projette en 2073 : un magnat de l’immobilier, qui a édifié un nombre incalculable de gratte-ciels, voit son nouveau projet contrecarré par un vieil homme, petit propriétaire d’une parcelle jouissant d’un merveilleux panorama, qui refuse de lui vendre son bien… Pour le faire plier, tous les moyens machiavéliques seront bons…

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

La littérature française doit une fière chandelle à Tahsin Yücel qui a traduit en turc plus de 70 livres d’auteurs français dont Balzac, Flaubert, Gide, Proust, Camus, Malraux, Desnos, Queneau, pour n’en citer que quelques exemples.

En décembre 2012, Tahsin Yucel avait reçu le prix littéraire du Comité France-Turquie, pour l’ensemble de son œuvre et en particulier pour son roman Le Gratte-ciel.

En 2013, le journal Aujourd’hui la Turquie publiait un article où le grand écrivain expliquait son amour de la langue française (propos recueillis par Ayşıl Akşehirli et Benoît Berthelot en mars 2011) :

J’ai terminé l’école primaire en 1945, une belle époque ou de nombreuses bourses étaient accordées aux écoliers sans moyens financiers. J’ai perdu mon père à l’âge de 1 an, nous n’étions pas riches. J’ai très bien réussi l’examen écrit national, et deux mois après je recevais une lettre m’annonçant que je pouvais poursuivre mes études au Lycée francophone de Galatasaray. Ça a été la plus grande chance de ma vie. J’y ai passé huit ans, comme interne. Puis j’ai voulu continuer mes études en philologie française, mais il me fallait de l’argent. Comme je publiais déjà quelques articles dans une revue littéraire, le patron m’a proposé de travailler par demi-journées pour sa maison d’édition. Je traduisais du français au turc, j’avais toujours un livre sur la table. Je traduisais même chez moi ! Je pense avoir traduit 70 livres dans ma vie, personne n’a autant traduit le français que moi en Turquie. J’ai arrêté il y a cinq ans. Et j’ai pris ma retraite de professeur au début de ce siècle. 

Etre francophone c’est d’abord connaître la langue, mais pour moi ce n’est pas seulement ça. A partir de la langue il y a la culture, le pays, le peuple. Moi qui suis écrivain et romancier turc, j’ai lu beaucoup plus de romans et d’études en français qu’en turc. C’est un fait, et ce n’est pas seulement lié à ma profession. Dans ma vie, le français occupe une très grande place. C’est une partie de mon existence.

En 2010, ma précieuse photo avec Tahsin Yücel au Cemiyet de Galatasaray…

En 2010, ma précieuse photo avec Tahsin Yücel au Cemiyet de Galatasaray…

Paix à l’âme de Tahsin Yücel, connu non seulement pour son œuvre mais aussi pour sa gentillesse, son sourire, sa tolérance et sa modestie.

Que repose en paix ce grand écrivain turc lauréat de nombreux prix, expert en littérature française et dont  l’œuvre  « colossale » ne peut que susciter une admiration sans borne…

 

Photo Internet

Photo Internet

Le dernier voyage de Tahsin Yücel, vendredi 23 janvier à la mosquée de Sisli, à Istanbul...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Mon blog 2 : Littérature-Edebiyat-Gisèle-Durero-Koseoglu

http://giselelitterature.blogspot.com.tr/

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2 - dans L'Istanbul de Gisèle Turquie Galatasaray Tahsin Yücel Littérature Istanbul
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 18:57

Etant une collectionneuse de cartes postales, photographies et vieux documents de l’Istanbul d’autrefois, j’aime particulièrement les images représentant des femmes ottomanes. En voilà quelques-unes, issues pour la plupart de ma collection.

  

Impériale avec son ombrelle...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Mystérieuse, dans ses voiles...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Imposante dans son ample manteau appelé "feradjé"...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Exotique, parmi les plantes vertes...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Nonchalante, avec son narguilé...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Raffinée et boudeuse, sous la mousseline...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Primesautières, avec tabac et tambourin...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Pensive, avec sa cigarette...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Modernisée et déterminée, à la fin de l'Empire...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Engagées et sans voile, le 6 juin 1914, lors d'une vente de charité..

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes

Coquette, vers 1925...

Istanbul d'antan : belles dames ottomanes
Istanbul d'antan : belles dames ottomanes
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 10:13

Ingrédients

- 6 poivrons rouges de type « Kapya » et 6 petits piments rouges ( vous pouvez mettre plus de piments si vous la souhaitez très piquante…).

-Deux verres et demi de sucre

-Un verre et demi d’eau

-Un demi-jus de citron

-Un paquet d’agar-agar (facultatif)

-Quantité obtenue : un pot à confiture plus un petit pot (style petit pot de miel).

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Laver les poivrons, les peler soigneusement avec un épluche-tomate, enlever toutes les peaux intérieures et les graines, les laver de nouveau.

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Couper en petits dés.

 

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque
Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Recouvrir avec les deux verres et demi de sucre fin et laisser attendre deux heures.

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Ajouter un verre et demi d’eau.

Cuire 40 minutes à partir de l’ébullition.

Peu avant la fin de la cuisson, ajouter le paquet d’agar agar dilué dans du jus que vous prenez dans la confiture et l’incorporer à la confiture à travers un tamis pour éviter les grumeaux ; faire cuire en tournant deux minutes ; puis ajouter le jus de citron, laisser cuire encore 5 minutes et éteindre.

Mettre en pot encore chaud. Fermer bien les couvercles et retourner les pots de façon à rendre la fermeture hermétique ; retourner le lendemain.

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Cette confiture pimentée est délicieuse avec les viandes grillées ou avec une purée (ou terrine) de fèves sèches ou lentilles blondes (autre recette turque).

Si l'on souhaite une consistance plus fine, on peut aussi passer les poivrons au mixeur au milieu de la cuisson...

Si l'on souhaite une consistance plus fine, on peut aussi passer les poivrons au mixeur au milieu de la cuisson...

Mon dernier roman, Sultane Gurdju Soleil du Lion, paru en mai 2015 (en turc, Gurcu Hatun, à paraître)

 

Lien sur le livre vers Bazar turc, site de vente d’Ataturquie :

http://bazarturc.com/483-sultane-gurdju-soleil-du-lion-dynasties-de-turquie-medievale.html

 

Lien sur le livre vers Amazon.fr

http://www.amazon.fr/Sultane-Gurdju-Soleil-du-Lion/dp/9758915754/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1455230655&sr=8-1&keywords=sultane+Gurdju+soleil+du+lion

Istanbul : Confiture de poivrons rouges à la turque

Vous pouvez suivre aussi mon blog Littérature-Edebiyat : Gisèle Durero-Koseoglu

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 15:31

L’année 2016 commence en blanc à Istanbul.

Photo Internet, merci à l'auteur

Photo Internet, merci à l'auteur

La neige, qui a commencé à tomber au soir du 30 décembre, a tout paralysé,  bloquant l’aéroport et les célèbres ruelles en pente constituant le charme de la cité millénaire.

 

Photo Internet

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Mais elle a surtout fait la joie des amateurs  de paysages d’hiver.

Photo Internet

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Ma terrasse, ce matin...

Ma terrasse, ce matin...

La blanc reluit au soleil de l'après-midi...

La blanc reluit au soleil de l'après-midi...

1.01.2016 : la neige à istanbul

Que cette pluie immaculée présage la concorde pour 2016, qu’elle dessine les ailes de la colombe de la paix !

1.01.2016 : la neige à istanbul

Mon dernier roman, Sultane Gurdju Soleil du Lion, paru en mai 2015 (en turc, Gurcu Hatun, à paraître)

Lien vers Bazar turc, site de vente d’Ataturquie :

http://bazarturc.com/483-sultane-gurdju-soleil-du-lion-dynasties-de-turquie-medievale.html

Lien vers Amazon.fr

http://www.amazon.fr/Sultane-Gurdju-Soleil-du-Lion/dp/9758915754/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1455230655&sr=8-1&keywords=sultane+Gurdju+soleil+du+lion

1.01.2016 : la neige à istanbul
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 19:37

Forum Arcadius chez les Byzantins, le Marché des femmes, situé au pied de l’Aqueduc de Valens, tire son nom du premier hôpital pour femmes, Le complexe religieux de Haseki, construit au XVI e siècle par Sinan pour la sultane Hürrem.

Il s’y tenait alors un marché où les femmes venaient vendre des articles artisanaux ou les légumes de leur jardin.

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

Surmonté, en haut de la colline, par le magnifique édifice byzantin de la mosquée de Zeyrek (Pantokrator chez les Byzantins), l’endroit, surnommé aujourd’hui « la petite Siirt » car il est occupé par des commerçants de l’Est, venus de Siirt, Ağrı, Diyarbakır, Van et Bitlis, est un des plus typiques d’Istanbul.

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

Et l'on peut y trouver des produits que l’on ne voit nulle part ailleurs, en particulier du miel en rayon, toutes sortes de fromages (trop salés cependant à mon goût, y compris le fromage séché, dur comme un caillou,  que les anciens Turcs emportaient dans leur expéditions à cheval pour le faire ensuite fondre dans l’eau), des épices de toutes sortes, des confiseries traditionnelles à faire craquer les plus raisonnables…

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…
Des confiseries traditionnelles faites avec du jus de raisin ou de grenade cuit longuement, et fourrées de noix, noisettes, pistaches...

Des confiseries traditionnelles faites avec du jus de raisin ou de grenade cuit longuement, et fourrées de noix, noisettes, pistaches...

Qu’ai-je acheté ? Au fond, du savon artisanal de pistachier térébinthe ; deux énormes grenades ; du thym des montagnes ; du piment rouge en paillettes, broyé à la main ;  des "cénelles" d'aubépine (les fruits jaunes) pour faire de la gelée ; des noix, des pistaches délicieuses; de succulentes figues sèches ; des confiseries…

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

 En traversant le boulevard, on accède au quartier de Vefa, qui porte le nom d’un saint musulman nommé Abul Vefa, célèbre pour avoir refusé de recevoir Mehmet le Conquérant, car il pensait que s’il l’acceptait dans ses discussions, il risquait de le détourner de sa fonction de sultan. C’est non loin de là que se trouve la fameuse buvette à Boza, Vefa Bozacisi, connue depuis le XIX e siècle pour son délicieux « Boza », une boisson légèrement sucrée, très nourrissante, confectionnée à base de blé fermenté. 

 

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

Quelle que soit l’heure du jour et jusqu’à une heure avancée de la nuit, des gens effectuent le détour en voiture pour venir savourer cette boisson unique… Et en emporter dans de grandes bouteilles de verre...

 

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

Non loin de là, des vestiges du passé ottoman...

Istanbul : emplettes dans la vieille ville pittoresque…

Le charme d’une promenade dans l’Istanbul d’autrefois…

J'avais déjà consacré un article à ces quartiers : "Descente dans le temps à Zeyrek"

http://my.over-blog.com/write/43300959​)

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Lieux aimés Zeyrek Kadinlar Pazari Istanbul
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:45
Istanbul : à la plage à Şile !

Habité depuis le Paléolithique, connu dans l’Antiquité sous le nom d’ « Hilea », cité par Pline, le district de Şile (prononcer « chilé), situé sur la rive asiatique non loin de l’embouchure de la Mer Noire, est connu pour sa verdure et ses cascades mais aussi pour les soixante kilomètres de plages de sable fin qui parent son rivage.

Istanbul : à la plage à Şile !

Située sur un promontoire dominant le port, s’enorgueillissant d’un célèbre phare rayé de noir et blanc, la petite ville de Şile, longtemps habité par une population mélangée de Grecs et de Turcs, a conservé du passé son charme légèrement suranné ; même si la plupart des demeures ottomanes en bois ont disparu, il en reste ça et là, souvent en assez mauvais état, il faut l’avouer !

Photo Internet, merci aux auteurs

Photo Internet, merci aux auteurs

Aujourd’hui, les rues de Şile, très animées, sont bordées de cafés et restaurants jouissant d’un panorama unique sur la baie et de boutiques vendant des articles et produits régionaux de la Mer Noire.

Vue sur le port au soleil couchant

Vue sur le port au soleil couchant

Istanbul : à la plage à Şile !

La spécialité de la ville a longtemps été « le Coton de Şile », sorte de batiste tissée à la main, de couleur blanche ou écrue et trempée dans l’eau de mer pour la solidifier. On en confectionne des nappes, des robes et des  chemises très agréables à porter en été mais la fabrication artisanale a peu à peu été supplantée par la fabrication industrielle et il faut bien s’assurer avant de l’acheter qu’il s’agit bien de l’authentique « Coton de Şile ». 

Istanbul : à la plage à Şile !

Il suffit de descendre non loin du port pour trouver une merveilleuse plage de sable fin où des paillottes vous offrent la possibilité de vous restaurer à des prix bon marché. C’est là que vous pouvez vous installer avec un livre et vous prélasser toute la journée sur une chaise longue ou un canapé d’osier en profitant du soleil de l’automne.

Istanbul : à la plage à Şile !

La température de l’eau y est plus fraîche certes qu’en Méditerranée mais en septembre, elle se situe quand même autour de 25 degrés ;  on a pied très longtemps dans la mer, sur une vingtaine de mètres,  puis soudain, à partir d’une grosse chaîne de métal immergée, on plonge dans les profondeurs... 

Istanbul : à la plage à Şile !
Photo Internet, merci aux auteurs
Photo Internet, merci aux auteurs

Et pour finir agréablement la journée, sachez qu’à une dizaine de kilomètres de Şile en retournant à Istanbul se trouve, sur une colline, une enfilade de restaurants champêtres où vous pourrez déguster, sur des tables de bois à la bonne franquette ombragées de vigne vierge, les fameux « gözleme », sorte de crêpe confectionnée avec une feuille de brick pliée en quatre, fourrée de fromage ou d’herbes et cuite sur une plaque bouillante en cuivre étamé, un délice !

Istanbul : à la plage à Şile !
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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Mer Noire Şile plages d'Istanbul L'Istanbul de Gisèle Turquie Lieux aimés Istanbul
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 08:55

J’y suis venue pour une semaine et j’y habite depuis trois décennies ! Tel pourrait être le résumé de mon histoire d’amour avec Istanbul. Cette ville, dont le nom a jadis fait rêver des générations de voyageurs en Orient, est surprenante, époustouflante.

 

 

 

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

Qu’est-ce donc que le charme d’Istanbul ?

Les uns pourront évoquer l’exceptionnelle beauté de son cadre naturel, où se mêlent la verdure et l’eau, où quelques minutes de marche suffisent pour gagner les rives du Bosphore séparant la cité entre Europe et Asie et se laisser griser par l’incessant ballet des  bateaux sillonnant le détroit et par les cris des goélands.

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !
Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

D’autres préfèreront évoquer la vie intense animant à toute heure les différents quartiers, le dynamisme des Stambouliotes ou leur hospitalité légendaire.

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

Ou la féérie de ses nuits, avec les palais illuminés se reflétant dans l’eau, les ferry-boats pavoisés de lumières, les minarets scintillants, les  immenses tours surmontées de faisceaux lumineux, le pont aux milliers  d’ampoules multicolores.

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !
Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

            En ce qui me concerne, ce qui me fascine dans cette mégapole et que je considère comme sa caractéristique essentielle, c’est la diversité de son patrimoine culturel et de ses habitants. 

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !
Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

La ville, après avoir été, dans l’Antiquité, la Nouvelle Rome, est devenue avec les Byzantins la capitale de la chrétienté, puis, sous les Ottomans, celle de l’islam ; elle a de plus, au fil des siècles, accueilli de nombreux émigrés et aussi tous les Turcs qui ont réintégré la terre de leurs ancêtres après la chute de l’Empire ottoman. Si bien que chaque parcelle de la cité conserve les traces de toutes les civilisations dont elle a été le berceau, de toutes les cultures différentes qui y ont fusionné pour constituer une mosaïque géante à mon avis unique au monde.

 

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

C’est là que vous pourrez découvrir beaucoup de lieux célèbres où furent écrites des pages importantes de l’histoire du monde. Istanbul est un lieu de contrastes. Les découvertes archéologiques n’en finissent jamais, les traces du passé le plus lointain côtoient les gratte-ciel, la tradition coexiste avec le modernisme le plus effréné. 

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

Un simple itinéraire de promenade vous fait traverser les siècles, passer des murailles de Constantinople à une mosquée ottomane, d’une église byzantine à un centre culturel d’avant-garde accueillant des expositions internationales.

 

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !
Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !

Toutes ces incomparables richesses font d’Istanbul une ville inoubliable dont la magie enchantera longtemps vos souvenirs.

Vacances à Istanbul ? Mais c'est le rêve !
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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Turquie Vacances à Istanbul Voyage à Istanbul L'Istanbul de Gisèle Istanbul

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
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Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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