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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:00

La colline de la sultane Adilé, appelée aussi "Validebag" est le second espace vert de la rive asiatique d’Istanbul, classé comme site naturel depuis 1999, avec ses dix hectares plantés d’arbres séculaires.

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Photo du site Agaclar.net, merci aux auteurs

Il y a deux cents ans, le sultan Selim III (1798-1807) y fit édifier pour sa mère, la sultane Mihrichah, un kiosque de campagne, qui fut plus tard offert par Abdulmecit à sa propre mère, Bezmialem. Cette dernière, important des milliers d'espèces venues de tout le pays et de l’étranger, convertit le parc en jardin botanique. Il échut ensuite en héritage à la famille Altunizade, qui y édifia le kiosque d’Ismail Zuhtu Pacha, qui l’offrit au sultan Abdulaziz. Enfin, ce dernier en fit cadeau à sa fille Adilé, pour laquelle l’architecte Nigogos Balyan construisit un merveilleux petit palais, aujourd’hui employé comme « maison des professeurs » (en Turquie, les professeurs ont des « maisons » dans lesquelles ils peuvent, à prix modestes, aller se restaurer ou demeurer quelques jours comme dans un hôtel ; certaines d’entre elles sont situées dans des édifices historiques).

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Photo de Remzi Aydin sur le site Panoramio

Quelles sont donc les richesses de la colline de la sultane Adilé, un des poumons verts d’Istanbul ?

Environ sept mille arbres, dont des cèdres de l’Atlas et de l’Himalaya, toutes sortes de pins, des paulownias, des hêtres, des arbres fruitiers ; 117 espèces d’oiseaux venant y nicher, dont des rossignols ; des milliers de plantes et d’insectes.

Quel est le sujet de la colère des amoureux des arbres ?

Dryade, madame Thenadier, Deviant Art
Dryade, madame Thenadier, Deviant Art

La construction d’une mosquée et de parcs à voitures. La colline avait déjà fait en 2006, l’objet d’un projet d’aménagement qui, suscitant la colère des riverains, avait été abandonné. Puis, en, 2009, un parcours de course y a été aménagé, c’est là qu’a eu lieu le championnat de cross européen. Finalement a été crée la « Fondation des Volontaires de Validebag » pour protéger le site.

Photo du site Panoramio

Photo du site Panoramio

Depuis une semaine, suite à un début d’arrachage des arbres, les volontaires (accusés par leurs adversaires de s’opposer à la construction d’une mosquée mais affirmant qu’ils ne font que défendre la nature et les arbres) se mobilisent jour et nuit, dans le froid et la pluie, pour s’opposer aux bulldozers et occupent le site. De nombreux affrontements ont déjà eu lieu avec les forces de l’ordre. Les voitures placées en barrière pour empêcher le passage des bulldozers ont été enlevées par la fourrière.

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Photo du journal Vatan du mardi 28 octobre

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Comment cette histoire se terminera-t-elle ? On sait, depuis les événements du Parc Gezi en juin 2013, qu’à Istanbul, le sujet de la coupe des arbres est particulièrement sensible. On sait aussi que la ville d’Istanbul sera candidate, en 2017, au titre de « capitale européenne verte ».

Souhaitons que tout finisse dans la concorde et la survie des arbres…

Istanbul : Mobilisation des amoureux des arbres

Aux dernières nouvelles, mardi 28 à 15 heures, les manifestants ont été repoussés par des balles en plastique et les bulldozers sont entrés sur le site...

Arbre qui pleure,  document Internet

Arbre qui pleure, document Internet

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

Magic the Gathering: Dryad Arbor by Cryptcrawler, Deviant Art

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Articles Essais Commémorations Arbres d'Istanbul Nouvelles de Turquie
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:20

C’est en ce début d’octobre 2014 que j’ai eu l’honneur de faire plusieurs interventions en tant qu’écrivaine, dans un voyage littéraire à Istanbul.

Voyage littéraire à Istanbul

C’est la troisième fois que je participe à un voyage littéraire : la première fois, c’était avec Laurent Bignolas, pour Thalassa, en 2013, sur le thème, « Les yalis du Bosphore dans la littérature »

Voyage littéraire à Istanbul

La seconde, fois, avec Stéphane Thébaut, pour la Maison France 5, « Les yalis du Bosphore »...

Et la troisième, cette semaine, avec un sympathique groupe de passionnés de littérature venus de Belgique, avec les Agences Tellus de Bruxelles et Consept Turizm d'Istanbul.

(Pour des raisons de "droit à l'image", j'ai préféré masquer le visage des quatorze participants...)

 

Voyage littéraire à Istanbul

Première intervention : conférence sur « Istanbul dans la littérature » et dédicace de mon livre Mes Istamboulines.

Voyage littéraire à Istanbul

Seconde intervention : conférence sur plusieurs sujets littéraires en rapport avec la ville d’Istanbul et lecture d’extraits de textes.

Voyage littéraire à Istanbul

Troisième intervention : croisière sur le Bosphore, pour « Les yalis du Bosphore dans la littérature... »

Le fameux yali des Ostrorog...

Le fameux yali des Ostrorog...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Voyage littéraire à Istanbul

Quatrième intervention : « Pierre Loti à istanbul ».

Voyage littéraire à Istanbul
Voyage littéraire à Istanbul

Ce fut un petit voyage passionnant pour moi et j’espère que ceux et celles que j’ai rencontrés auront eu autant de plaisir à m'écouter, que j’en éprouvé à leur faire partager ma passion de la littérature et d’Istanbul…

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:44

Republication de quelques anciens articles disparus depuis la nouvelle version d'overblog...

L’art du cuivre en Turquie remonte à la nuit des temps.

 

Des outils de cuivre comme des aiguilles ou des crochets datant de -7000 Av. J-C ont été retrouvés dans la ville de Çatalhöyuk.

 

images

 

Une aiguille en cuivre, photo du Musée des Civilisations anatoliennes  Ankara

 

Plus tard, les Romains et les Byzantins développèrent de nombreuses techniques pour modeler le cuivre. Au Moyen-âge, sous les sultans seldjoukides, le travail du cuivre, grâce à la gravure, le martelage, la filigrane, devint si raffiné que les objets de cuivre se changèrent en œuvres d’art.

 

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Une hampe fabriquée à Mudurnu et destinée à orner le faîte du toit d’une mosquée, une petite casserole pour confectionner le café turc et une théière miniature.

 

Que ce soit dans les palais ou les campagnes, les ustensiles, objets et vaisselles de cuivre après étamage, devinrent un élément incontournable de la vie quotidienne turque.

 

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Un plat venu de Mudurnu pour servir le riz pilaf

 

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Un autre plat venu de l'Est

La Turquie comportait autrefois de nombreuses mines de cuivre mais actuellement, les gisements locaux ne couvrent plus que 20% de la production.

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Deux drageoirs en forme d’œuf

Cependant, le travail du cuivre continue d’être un des points forts de l’artisanat turc et de nombreuses villes comportent encore des quartiers de dinandiers.

 

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Une aiguière ornée d’oiseaux en provenance d’Urfa

Si le travail du cuivre fut depuis toujours l’apanage des hommes, actuellement, à Mardin par exemple, des femmes des villages apprennent le métier pour subvenir à leurs besoins.

 

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Le braséro qui, autrefois, était utilisé dans les maisons pour se chauffer

Certes, aujourd’hui, les objets de cuivre sont de moins en moins utilisés, si ce n’est dans les campagnes mais ils sont toujours fabriqués dans un but décoratif et viennent orner les appartements des citadins en quête d’authenticité.

 

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Une gourde fabriquée à Gaziantep

 

Ils sont d’ailleurs si attirants qu’il vous sera difficile de résister si vous vous promenez dans une « rue des cuivres »…

 

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Trois poires à poudre noire

 

Malheureusement, à Istanbul, les célèbres échoppes de dinandiers situées jadis non loin du Grand Bazar et qui faisaient mes délices lors de mon installation en Turquie, ont disparu, supplantées par des boutiques de jeans et de vêtements bon marché.

 

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Un samovar pour préparer le thé

 

Espérons que dans les villes de province, cet artisanat millénaire saura résister au vertige de la modernisation et du profit…

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Un heurtoir de porte venu de Denizli et une coupe de Gaziantep ornée d’écritures islamiques

 

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Un « gülepdan » ou flacon pour parfumer les mains des invités à l’eau de rose

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Artisanat turc Articles, Essais, Commémorations
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 18:06

Tous les amateurs connaissent les cabanes à carrelet, montées sur pilotis, que l’on peut rencontrer, par exemple, en France, sur la côte atlantique.

Mais je suis persuadée que, sur le plan de l’originalité, rien ne vaut les cabanes de  pêche de la Mer de Marmara !

Fabriquées de bric et de broc, disons qu’elles méritent bien le qualificatif... d’excentriques !

Si vous voulez les voir de près, sachez qu’on peut les découvrir en empruntant l’ancienne route de  Tekirdag à Sarkoy… mais elles se laissent désirer… trois heures et demie de voiture au départ d’Istanbul, dont une partie sur de petites routes escarpées …

Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
Turquie : excentriques cabanes de pêche en Mer de Marmara
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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Lieux aimés L'Istanbul de Gisèle Tekirdag Mer de Marmara
7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 07:48

Le célèbre chanteur donne en ce moment sept concerts à Istanbul, dans l’amphithéâtre à ciel ouvert d’Harbiye.  C’est la frénésie chez ses fans, tellement nombreux, 6000 par soirée, que la firme Atlantis, organisatrice de l'événement, a décidé d’ajouter trois concerts de plus aux quatre prévus initialement, pour pouvoir satisfaire tous les admirateurs.

 

Ps : Merci à Merve pour ses photos...

Mervecigim, resimlerin için tesekkur ederim....

Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014

Après une entrée en scène spectaculaire sous les fumées, les jeux de lumière, les feux d’artifice et les ovations de la foule, Tarkan entame son répertoire et ne se contente pas de chanter, il danse, parle à son public, effectue des pirouettes.

Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014

Le décor, constitué de colonnes antiques et surmonté d’immenses lustres en cristal, est animé en permanence par un show laser époustouflant, aux diverses couleurs.

Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014

Souhaitons à Tarkan, qui a su conserver l'affabilité de ses débuts, une brillante suite à sa - déjà - longue carrière internationale !

Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
Istanbul : sept concerts de Tarkan en septembre 2014
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Tarkan L'Istanbul de Gisèle
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 07:43

(Toutes les photographies de cet article sont copiées sur Internet, merci aux auteurs...)

La fameuse pharmacie Rebul, fondée par Jean-César Reboul, en 1895, sous le nom de “Grande Pharmacie parisienne”, doit quitter son emplacement historique de la rue d’Istiklal Cadessi, à Beyoglu, à cause du montant du loyer ( environ 19500 euros mensuels). Les amoureux du vieil Istanbul, une fois de plus, vont pleurer sur le déménagement de cet établissement historique, qui, à l’instar du cinéma Emek et de la pâtisserie Inci, perpétuait les souvenirs de l’ancien quartier de Péra. 

La pharmacie "Reboul", jadis...

La pharmacie "Reboul", jadis...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

L'annonce de déménagement de la Pharmacie "Rebul"...

Les célèbres “yalis” des sultanes Fehime (ou Nahime) et Hatidje à Ortakoy, qui, depuis des décennies, font l’objet des protestations des amateurs d’Histoire, vont être restaurés par THY pour créer des hôtels de grand luxe, auxquels on accèdera en bateau depuis l’aéroport. Construit autour de 1800 et ayant appartenu ensuite à la sultane Nahime, le premier, utilisé pendant 33 ans comme école primaire de Gaziosmanpacha, a disparu dans un incendie en 2002, puis, son emplacement a servi de parking ; quant à celui de la sultane Hatidje, employé depuis 1972 par un club de natation, il a été vidé en 2006.

Les yalis des sultanes autrefois...

Les yalis des sultanes autrefois...

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le yali de la sultane Nahime après l'incendie de 2002

Le Kiosque du Pacha Huseyin Avni, situé sur la colline de Fethi Pacha, à Uskudar, qui comptait dans son parc trois mille arbres, a disparu hier dans un incendie. Objet d’un scandale en mars 2014, après que le journal Cumhuriyet, ait affirmé que l’interdiction de construction sur la colline de Fethi Pacha avait été levée et que le manoir avait été vendu pour “zéro lire” à un célèbre promoteur en partie responsable de la construction du troisième aéroport, le kiosque n’est donc plus désormais qu’un tas de cendres…

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?
Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Le tunnel prévu entre Kasimpasa et Sutluce détruira les restes de maisons byzantines et les nombreuses inscriptions gravées sur des pierres. Si l’autorisation en est donnée, tous ces vestiges sombreront dans l’oubli.  

Istanbul, vestiges du passé : la restauration, ou les cendres ?

Des milliers de pièces d’or byzantines auraient été retrouvées dans un tunnel creusé sous un atelier de la Corne d’Or ; mais les chercheurs de trésor n’ayant pas déclaré leur découverte, ils ont été inculpés. 

Photo d'Arkeoloji Haber

Photo d'Arkeoloji Haber

Le nouveau tunnel du métro reliant Yanikkapi à Taksim a fait condamner la dernière porte restée ouverte des murailles de Galata, édifiées par les Gênois ; portant les armes de la famille Doria, et appelée en turc “Harup kapisi “, cette porte, désormais fermée, ne pourra plus être aperçue que par les usagers du métro, quelques secondes en passant…

Photographie de Arkeoloji Haber

Photographie de Arkeoloji Haber

 

Le directeur du musée archéologique Eti, à Eskisehir, n’a pas trouvé de lieu plus intéressant pour organiser la cérémonie de circoncision de son fils que… le musée lui-même. Les tables ont été installées au milieu des vestiges millénaires. Commentaire du célèbre historien Ilber Oltayli : “ Bientôt, c’est au musée qu’ils iront faire leur lessive !”

 

Photo de Radikal

Photo de Radikal

Pour finir, une bonne nouvelle, quand même…

Un trésor contenu dans l’épave du Saint-Paul, datant du XVIe siècle, retrouvée en 1968 puis sortie des eaux à Gnaliç, en Croatie va être exposé l’an prochain au palais de Topkapi. En effet, à l’époque de Murat III, avait été effectuée une commande destinée à restaurer le harem, endommagé par un incendie, mais le navire la transportant avait fait naufrage. Selon les documents d’assurance du navire, il contenait un coffre d’acier renfermant 43 mètres de tissu de soie d’une seule teneur, des chandeliers et autres objets en verre de Murano et des bijoux réservés aux sultanes Safiye et Nurbanu ; si une partie des pièces répertoriées n’ont pas été retrouvées, une importante collection de faïences d’Iznik a cependant revu le jour.   

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo de Deniz Haberler Ajansi

Photo Hurriyet

Photo Hurriyet

Chaque jour, les journaux se font l’écho des destructions de sites historiques au sein de la ville d’Istanbul, ou, plus généralement, dans toute la Turquie ; les amoureux de l’archéologie et de l’Histoire, ou plus simplement, tous ceux qui pensent que ces vestiges appartiennent au patrimoine mondial commun à toute l’humanité, n’ont plus rien d’autre que … les yeux pour pleurer !

Encore une nouvelle :

L'édifice de l'école Saint-Eugène, à Tophane, va rouvrir ; il comportera le nouveau département de Génie electronique de l'Université de Galatasaray ; cela a été annoncé par Madame la Consule de France, vendredi 27 juin, lors de son discours à GSU pour la remise des diplômes ; bonne nouvelle ! c’est mieux que de voir l'immeuble disparaitre et au moins, ce ne sera ni un AVM ni un hôtel mais un lieu dédié à l'enseignement...

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Histoire de la Turquie L'Istanbul de Gisèle Bosphore Nouvelles de Turquie
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 19:46
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Sur l'île de Burgaz se dresse le romantique chalet du célèbre auteur turc, Sait Faik Abasiyanik. Il était à l’honneur aujourd’hui car on remettait à Burgaz le "prix Sait Faik de la nouvelle".​

Le port de Burgaz

Le port de Burgaz

La maison de Sait Faik, convertie en musée

La maison de Sait Faik, convertie en musée

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La chambre bureau de Sait Faik

La chambre bureau de Sait Faik

Sa salle à manger

Sa salle à manger

La vue de la maison de Sait Faik

La vue de la maison de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Dans la bibliothèque de Sait Faik, de nombreux livres en français ; il traduit Gide, dont il dit : « C’est l’écrivain qui m’a habitué à moi-même. »

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Son nécessaire d'écriture et ses manuscrits...

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle îles des princes Lieux aimés Littérature pour le lycée Sait Faik Abasiyanik Littérature
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 14:28
Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014

Suite à la déclaration du premier ministre turc le 24 avril 2014 sur le problème arménien, le patriarche des Arméniens de Turquie, Aram Ateşyan, a rencontré durant une heure et demie, jeudi 1er mai, le premier ministre et a donné, à l’issue de la rencontre, une conférence de presse.

Comme les journaux français ou journaux n’ont publié que des passages de ses propos, j’ai effectué la traduction de sa déclaration presque complète ( à quelques phrases près dont je n’aurais pas eu connaissance…) Bon, je rappelle que je ne suis pas un traducteur professionnel et que, comme pour la déclaration d’Erdogan du 24 avril, j’ai essayé de traduire au plus juste.

Dans les deux cas, mon but est le même, transmettre l'information.

« Personne ne peut nier que beaucoup de douleurs n’aient été vécues sur ces terres, personne ne peut nier que des dizaines de milliers de familles aient perdu leurs enfants, leurs mères, leurs pères et leurs frères. »

« Personne ne peut nier que ces terres, en particulier en Anatolie, n’aient été ensanglantées. Tout cela, toutes ces souffrances,  se sont passées dans ce pays. Maintenant, il y a un cadavre, il a commencé à puer  de façon démesurée et tout le monde en est dérangé. Il faut désormais que ce cadavre disparaisse. L’odeur s’est répandue partout, elle gêne tout le monde. Il faut que deux peuples se rapprochent. Quelle que soit la façon dont on prie pour lui,  il faut désormais que nous enterrions ce cadavre avant qu’il ne pourrisse. »

« Lorsque son Arche s’est échouée sur le Mont Ararat, le patriarche Noé a envoyé un corbeau pour qu’il lui rapporte des nouvelles mais ce dernier n’est pas revenu. Ensuite, il a envoyé une colombe blanche et en peu de temps, elle est revenue avec un rameau d’olivier. Elle essayait de dire que les environs étaient calmes, que les environs étaient sereins et pacifiques. Aujourd’hui,  il faut cesser de faire comme si de rien n’était comme ce corbeau, ou de se mettre des œillères pour faire semblant de ne pas entendre les paroles écrites et parlées, ou de jouer aux « trois petits singes ». 

« Notre premier ministre, innovant comme toujours, a été le premier à partager la douleur des Arméniens le 24 avril. Comme Noé a envoyé une colombe, il a tendu un rameau d’olivier. Nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas voir cela. Le rameau d’olivier est un symbole de paix. Nous ne voulons pas que ce rameau ne dessèche, nous voulons le planter pour qu’il donne des fruits. Pour que cela se produise, il faut l’aide de tout le monde. Deux peuples ont vécu pendant des siècles imbriqués l’un dans l’autre fraternellement et c’est de cette période que nous avons la nostalgie. Notre appel est le suivant : les deux parties, rencontrez-vous et jetez les bases du pont de l’amitié et de la paix. Que les deux côtés établissent chacun les fondations de leur pont sur des bases solides. Comme je l’ai déjà dit, ce cadavre doit disparaître, son odeur qui s’est répandue de toutes parts, dérange tout le monde. » 

« Je suis persuadé que le premier pas effectué par le premier ministre a été accueilli favorablement par la majorité de notre communauté. En tant que Patriarche, nous l’apprécions. Venez, donnez-vous la main,  afin d’apporter votre contribution à la construction de ce pont. C’est avec cette intention que j’ai rendu visite au premier ministre. »

Au sujet des fondations et bâtiments arméniens :

"Actuellement, il y a des bâtiments que nous réclamons, des problèmes qu’il faut résoudre en tribunal, des procès, il faut encore du temps, nous sommes convaincus que tout cela sera résolu avec le temps ou du moins que la plupart des ces problèmes trouveront leur solution.

C’est avec cet espoir et cette satisfaction que nous avons pris congé du premier ministre. S’il faut faire des sacrifices pour établir l’amitié, les deux côtés feront des sacrifices. Ce qui va se passer, je l’ignore. Si vous voulez être amis, il ne suffit pas de dire « je t’aime » à l’autre. L’amour demande des efforts. Les deux côtés feront des sacrifices pour édifier le pont de l’amitié."

Texte original en turc :

« Kimse inkar edemez ki bu topraklarda acılar yaşanmadı, kimse söyleyemez ki on binlerce aileler evlatlarını annelerini, babalarını, kardeşlerini kaybetmedi. 

Kimse diyemez ki bu toprakların, özellikle Anadolu toprakları kana doymadı. Bütün bunlar bu ülkede yaşandı, acılar yaşandı. Şimdi ortada bir ceset var ve aşırı kokmaya başladı ve herkes bu kokudan rahatsız. Bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir." İki toplum yanyana gelmesi lazım. Ne şeklide dua edecekse etsin ancak bu cesedin çürümeden, kurtlanmaya başlamadan gömülmesi lazım. 

Nuh Peygamber'in gemisi Ağrı Dağı'nın tepesine oturduğunda Peygamber bir karga gönderdi. Civardan haber getirmesi için ama gidip gelmedi. Daha sonra beyaz bir güvercin gönderdi ve kısa sürede güvercin ağzında bir zeytin dalıyla döndü. Etraf huzur içinde oldu, etrafın huzur ve sükunet içinde olduğunu belirtmeye çalıştı. Bugün artık o gönderilen karga gibi vurdumduymaz olmak veyahut at gözlüğü "kullanıp etrafta konuşulan, yazılan, söylenen sözleri duymazlıktan gelmek veyahut üç maymunu oynamak ortadan kalkması lazım. 

Sayın Başbakanımız her zaman ilklere imza attığı gibi bu sefer de ilk kez bir Başbakan 24 Nisan’da Ermenilerin acısını paylaştı. Peygamberin gönderdiği güvercin gibi zeytin dalı uzattı. Biz bunu görmemezlikten gelemeyiz. Bu barış sembolüdür, zeytin dalı. Bu dalın kurumasını istemiyoruz, onu dikip meyve vermesini istiyoruz artık. Bunun da oluşması için herkesin desteğine ihtiyacı var. İki toplum asırlarca iç içe kardeşçe yaşadılar ve bugün o günleri özlüyoruz. Çağrımız iki tarafa, yan yana gelin dostluk ve barış köprüsünün temellerini atın. İki taraf da kendi köprüsünün ayaklarını sağlam temeller üzerine koysunlar. Dediğim gibi bu cesedin kalkması lazım artık. Koku her tarafa yayıldı, herkesi rahatsız etmektedir.

Halen talep ettiğimiz emlaklar var, hala mahkemede çözülmesi gereken sorunlar, davalar var, ama bütün bunlar zamana ihtiyaç duyuyor, zaman içinde bütün bunların çözüleceğine, en azından çoğunluğunun çözüme kavuşacağına inanıyoruz. Bu umutla biz, mutlulukla Sayın Başbakanımızdan ayrılıyoruz. Dostluk kurmak için neler feda etmek gerekiyorsa, iki taraf da fedakarlık yapacak. Neler olacağını ben bilemem. Dost olmak istiyorsanız karşıdakine sadece 'seni seviyorum' değil... O sevgi değildir, sevgi fedakarlık getirir. İki taraftan da fedakarlık yapacaklar ki dostluk köprüsü kurulsun.

Traduction de la déclaration d’Aram Ateşyan, Patriarche des Arméniens de Turquie, le 1er mai 2014
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Arméniens Articles Essais Commémorations
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:54

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan ayant effectué une déclaration sur la question arménienne, en voici la traduction ; certes, je ne suis pas une traductrice professionnelle mais j'ai essayé de rendre le texte turc au plus juste. Cet article est publié dans un but d'information car les journaux ne donnent souvent que des extraits des communiqués en turc.

Ajout du 25 : j'ai, en fait, effectué une traduction inutile car je me suis rendue compte ce matin que le texte avait été publié par le premier ministre le 23 avril en plusieurs langues, dont le français...

Déclaration de Monsieur Erdogan :

 

"La date du 24 avril, qui revêt une grande importance pour nos concitoyens arméniens et pour tous les Arméniens du monde  offre l’occasion de partager librement des pensées liées à cette question historique." 

"Il est indéniable que les dernières années de l’Empire ottoman ont constitué une période de souffrance pour tous les habitants de l’Empire, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse, Turcs, Kurdes, Arabes, Arméniens ou autres."

Une attitude humaniste et consciencieuse oblige à  considérér toutes les souffrances vécues durant cette période  par tous les groupes ethniques ou religieux. 

"Naturellement, il ne sert à rien pour ceux qui ont souffert, d’établir des hiérarchies entre les souffrances, de les comparer ou de les mettre en rivalité.

Comme le disaient nos ancêtres, "le feu brûle là où il tombe".

"C’est un devoir humain que de se souvenir, de commémorer et de partager les souffrances qui ont été celles des Arméniens au même titre que celles de tous les citoyens de l’Empire ottoman."

"Le fait d’exprimer des interprétations différentes sur les événements de 1915 et d’exprimer librement ses idées, dans une perspective pluraliste, est une nécessité dans une culture démocratique et moderne."

"Il se peut qu’il y en ait qui, regrettant cette liberté d’expression en Turquie, en profitent pour proférer des idées ou allégations accusatrices, blessantes voire provocatrices."

"Pourtant, s’il est possible de mieux comprendre les dimensions juridiques des questions historiques, de transformer à nouveau les rancoeurs en amitié, il est naturel de manifester de l’empathie, de considérer avec tolérance les thèses différentes et d’attendre une attitude semblable de toutes les parties.  

La république de Turquie continuera d'écouter avec maturité chaque opinion  conforme aux valeurs universelles du droit."

"Mais on ne peut pas accepter que les événements de 1915 soient utilisés comme prétexte pour manifester de l’hostilité à la Turquie ou pour en faire un sujet d’affrontements politiques.

Les événements vécus lors de la Première Guerre mondiale constituent pour tous une douleur commune. Considérer cette douloureuse histoire dans une perspective de mémoire juste est une responsabilité humaine et  rationnelle. "

"Durant la Première Guerre mondiale, des milliers de personnes, de toutes nationalités et religions, ont perdu la vie. Les conséquences inhumaines des événements qui se sont passés pendant la guerre, comme les déplacements de populations, ne doivent pas constituer des obstacles  à établir une amitié entre les Turcs et les Arméniens et à adopter des attitudes et des comportements humanistes des deux côtés."

"Il n’est pas profitable dans le monde d’aujourd’hui de tirer de l’Histoire des sujets d’hostilité et de créer de nouvelles querelles au lieu de construire notre avenir commun."

"Nos mentalités d’aujourd’hui nous imposent de pouvoir discuter malgré les incompréhensions, d’écouter l’autre pour tenter de le comprendre, de rechercher des moyens pour arriver à un consensus, de dénoncer la haine et de promouvoir le respect et la tolérance.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens afin d'étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens."

"La Turquie, qui envisage son futur avec confiance, a toujours soutenu les recherches scientifiques et approfondies pour établir les vérités historiques. Quelles que soient leurs origines ethniques et religieuses, les peuples d’Anatolie ont vécu ensemble des centaines d’années et ont développé des valeurs communes, de l’art à la diplomatie, du gouvernement de l’Etat au commerce, et ont encore aujourd’hui l'opportunité et les compétences pour construire un nouvel avenir ensemble."

"Nous avons espoir que ces peuples qui partagent une géographie ancienne et unique, des coutumes et des traditions semblables, puissent parler de leur passé avec maturité, commémorer ensemble leurs victimes de façon convenable; nous souhaitons que tous les Arméniens qui ont perdu la vie au début du XXe siécle reposent en paix et nous présentons nos condoléances à leurs descendants."

 

"De même, nous commémorons avec respect et compassion tous les citoyens de l’Empire ottoman, quelle que soit leur origine ethnique ou leur religion, qui ont péri à la même époque dans des conditions similaires."

Texte original en turc :

“Ermeni vatandaşlarımız ve dünyadaki tüm Ermeniler için özel bir anlam taşıyan 24 Nisan, tarihi bir meseleye ilişkin düşüncelerin özgürce paylaşılması için değerli bir fırsat sunmaktadır.

Osmanlı İmparatorluğu’nun son yıllarının hangi din ve etnik kökenden olursa olsun, Türk, Kürt, Arap, Ermeni ve diğer milyonlarca Osmanlı vatandaşı için acılarla dolu zor bir dönem olduğu yadsınamaz.

Adil bir insani ve vicdani duruş, din ve etnik köken gözetmeden bu dönemde yaşanmış tüm acıları anlamayı gerekli kılar.

Tabiatıyla ne bir acılar hiyerarşisi kurulması ne de acıların birbiriyle mukayese edilmesi ve yarıştırılması acının öznesi için bir anlam ifade eder.

Atalarımızın dediği gibi ‘ateş düştüğü yeri yakar’.

Osmanlı İmparatorluğu vatandaşı herkes gibi Ermenilerin de o dönemde yaşadıkları acıların hatıralarını anmalarını anlamak ve paylaşmak bir insanlık vazifesidir.

Türkiye'de 1915 olaylarına ilişkin farklı görüş ve düşüncelerin serbestçe ifade edilmesi; çoğulcu bir bakış açısının, demokrasi kültürünün ve çağdaşlığın gereğidir.

Türkiye’deki bu özgür ortamı, suçlayıcı, incitici, hatta bazen kışkırtıcı söylem ve iddiaları seslendirmek için vesile olarak görenler de bulunabilir.

Ne var ki, tarihi meseleleri hukuki boyutlarıyla birlikte daha iyi anlamamız, kırgınlıkları yeniden dostluklara dönüştürmemiz mümkün olacaksa, farklı söylemlerin empati ve hoşgörüyle karşılanması ve bütün taraflardan benzer bir anlayışın beklenmesi tabiidir.

Türkiye Cumhuriyeti hukukun evrensel değerleriyle uyumlu her düşünceye olgunlukla yaklaşmaya devam edecektir.

Fakat 1915 olaylarının Türkiye karşıtlığı için bir bahane olarak kullanılması ve siyasi çatışma konusu haline getirilmesi de kabul edilemez.

Birinci Dünya Savaşı esnasında yaşanan hadiseler, hepimizin ortak acısıdır. Bu acılı tarihe adil hafıza perspektifinden bakılması, insani ve ilmi bir sorumluluktur.

Her din ve milletten milyonlarca insanın hayatını kaybettiği I. Dünya Savaşı esnasında, tehcir gibi gayr-ı insani sonuçlar doğuran hadiselerin yaşanmış olması, Türkler ile Ermeniler arasında duygudaşlık kurulmasına ve karşılıklı insani tutum ve davranışlar sergilenmesine engel olmamalıdır.

Bugünün dünyasında tarihten husumet çıkarmak ve yeni kavgalar üretmek kabul edilebilir olmadığı gibi ortak geleceğimizin inşası bakımından hiçbir şekilde yararlı da değildir.

Zamanın ruhu, anlaşmazlıklara rağmen konuşabilmeyi; karşıdakini dinleyerek anlamaya çalışmayı; uzlaşı yolları arayışlarını değerlendirmeyi; nefreti ayıplayıp saygı ve hoşgörüyü yüceltmeyi gerektirmektedir.

Bu anlayışla biz Türkiye Cumhuriyeti olarak 1915 olaylarının bilimsel bir şekilde incelenmesi için ortak tarih komisyonu kurulması çağrısında bulunduk. Bu çağrı geçerliliğini korumaktadır. Türk, Ermeni ve uluslararası tarihçilerin yapacağı çalışma, 1915 olaylarının aydınlatılmasında ve tarihin doğru anlaşılmasında önemli bir rol oynayacaktır.

C’est dans cet esprit que nous, République de Turquie, nous avons fait un appel pour que soit constituée une commission commune d’historiens pour étudier de façon scientifique les événements de 1915. Cet appel est toujours valable. Les travaux que feront les historiens turcs, arméniens et internationaux joueront un rôle capital pour éclairer les événements de 1915 et apporter une juste compréhension de l’Histoire.

Bu çerçevede arşivlerimizi bütün araştırmacıların kullanımına açtık. Bugün arşivlerimizde bulunan yüzbinlerce belge, bütün tarihçilerin hizmetine sunulmaktadır.

Dans cette optique, nous avons ouvert nos archives à tous les chercheurs. Aujourd’hui, des centaines de milliers de documents se trouvant dans nos archives sont à la disposition des historiens.

Türkiye, geleceğe güvenle bakan bir ülke olarak tarihin de doğru anlaşılması için ilmi ve kapsamlı çalışmaları her zaman desteklemiştir. Etnik ve dini kökeni ne olursa olsun yüzlerce yıl bir arada yaşamış, sanattan diplomasiye, devlet idaresinden ticarete kadar her alanda ortak değerler üretmiş Anadolu insanları, yeni bir gelecek inşa edebilecek imkân ve kabiliyetlere bugün de sahiptir.

Kadim ve eşsiz bir coğrafyanın benzer gelenek ve göreneklere sahip halklarının, geçmişlerini olgunlukla konuşabileceklerine, kayıplarını kendilerine yakışır yöntemlerle ve birlikte anacaklarına dair umut ve inançla, 20. yüzyılın başındaki koşullarda hayatlarını kaybeden Ermenilerin huzur içinde yatmalarını diliyor, torunlarına taziyelerimizi iletiyoruz.

Aynı dönemde benzer koşullarda yaşamını yitiren, etnik ve dini kökeni ne olursa olsun tüm Osmanlı vatandaşlarını da rahmetle ve saygıyla anıyoruz.”

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Histoire de la Turquie Articles Essais Commémorations Nouvelles de Turquie Arméniens
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:38

Mon but n’est pas aujourd’hui de faire un reportage exhaustif sur Topkapi, le site officiel du palais donnant tous les renseignements et photos pour cela. C’est plutôt de vous monter quelques détails qui captent le regard et qui ne sont pas toujours dans les guides touristiques…

Le plafond sculpté et peint de l’auvent surmontant la porte d’apparat : c’est sous ce dais majestueux que le sultan apparaissait devant l’armée des janissaires, les jours de « Bayram »

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

L’entrée du harem : le luxe des faïences bleues parvient-il à faire oublier les fenêtres grillées ?

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Une des cours du harem, les bâtiments des eunuques : peu de soleil pour ces hommes souvent venus de pays ensoleillés…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

La grande cour des femmes du harem : liberté surveillée...

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Le salon de la « validé », la Sultane-Mère du sultan : la femme la plus puissante et la plus enviée de l’Empire...

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Un monumental miroir baroque pour refléter les somptueuses tenues des dames…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Une armoire en nacre et écaille de tortue pour ranger les matelas, le matin...

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Le plafond de la chambre du sultan : rêvait-il en contemplant les somptueux motifs ?

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

La fontaine dans la chambre du sultan : le bruit de l’eau était destiné à couvrir le bruit des conversations pour éviter les oreilles indiscrètes.

Cette majestueuse cheminée de cuivre suffisait-elle à réchauffer l’atmosphère glaciale de l’hiver ? Il est vrai que les robes étaient doublées de fourrure…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Le « nichoir » (kushane) ou cuisiné privée du sultan ; hors de question, par crainte des empoisonnements, de confectionner les plats du souverain dans les cuisines. Les plats lui étant destinés étaient préparés dans cette petite cuisine privée, sous haute surveillance.

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

L’esthétique rococo du pavillon d’Ahmed III, aux grandes vérandas ouvertes sur les parterres de fleurs…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

Une armoire équipée de niches destinées à poser votre turban…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi

De belles colonnes de marbre, récupérées ça et là, dans les ruines des temples antiques, ont entamé une seconde vie en venant décorer le palais…

Istanbul : petits détails captant le regard dans Topkapi
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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