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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:52

(RE)

Le 17 décembre, pour célébrer l’anniversaire de la mort de Mevlânâ (Rumi), ont lieu dans de nombreux endroits de Turquie, les cérémonies nocturnes de Şeb-i Aruz, soit, la “nuit de noces”, appelée ainsi par les croyants puisqu’il s’agit de la date où Mevlânâ a rejoint Dieu.

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L’occasion m’a été fournie l'an dernier d’assister à cette envoûtante célébration non pas dans une salle où les “derviches tourneurs” se produisent en “spectacle” mais dans un lieu où d’authentiques “semazen” (ceux qui pratiquent la danse giratoire  appelée “sema”) célébraient de tout leur cœur la mémoire du célèbre philosophe qui, au XIIIe siècle, créa leur confrérie.

 

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Précisons que les “semazen” dont je parle sont éloignés de tout fanatisme religieux, ont la particularité de vénérer la République fondée par Atatürk, dont ils prient pour le repos de l’âme et considèrent les femmes comme leurs égales, ce qu’ils prouvent en les acceptant dans la cérémonie du “sema”, ce qui n’est pas le cas de tous les derviches tourneurs. Ils se nomment eux-mêmes les « amoureux universels de Mevlânâ », dont ils propagent le message de paix, fraternité, tolérance et amour.

 

SAM_2846.JPG

 

Pour tenter de faire comprendre leur passion, je me contenterai de citer une anecdote que m’a racontée un « semazen » avec lequel j’ai eu la chance de parler :

 

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Un homme, arrivant près du couvent de la confrérie, remarque des tombes sur lesquelles figurent des dates de mort telles que : « 3 ans », « 7 ans », « douze ans »…

 

SAM_2838.JPG

 

Intrigué, il demande aux membres de la confrérie pourquoi leur cimetière renferme tant de tombes d’enfants. Y-a-t-il eu une catastrophe ? Une épidémie ?

-Non, répond un derviche. C’est que la date réelle de la naissance d’une personne ne signifie rien pour nous. Pour nous, la vraie date de naissance, c’est celle où la personne a « rencontré » Mevlânâ.  C’est pour cela que nous indiquons la durée de vie en nombre d’années passées à pratiquer le « sema »… 

 

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Que cette « nuit de noces » soit l’occasion de délivrer un message de paix, de tolérance et de fraternité pour toute notre planète en souffrance…

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Mevlana Histoire de la Turquie
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 20:20

Une polémique secoue la Turquie depuis quelques jours et suscite la colère non seulement des féministes mais aussi de nombreuses personnes, en particulier, les femmes :

Suite à la remarque choquée, sur Twitter, d’un homme politique influent commentant le trop profond décolleté d'une présentatrice, Gözde Kansu, sur une importante chaîne de télévision turque, la jeune femme a été renvoyée.

La tenue ayant causé le renvoi de la présentatrice

La tenue ayant causé le renvoi de la présentatrice

Et même si les dirigeants de la chaîne disent qu’elle a été limogée suite à des « divergences de vue » sur le concept de son émission, beaucoup ont vu dans cet acte une grave atteinte à la liberté et aux droits de la femme, juste au moment où le foulard vient d’être autorisé pour toutes les femmes fonctionnaires, y compris les professeures.

La facétieuse journaliste d’Hürriyet, Ayşe Arman, s’est empressée d’aller interviewer Gözde Kansu et de revêtir à sa place la tenue « coupable », pour alimenter la polémique…

Ayşe Arman et Gözde Kansu

Ayşe Arman et Gözde Kansu

Turquie : « Cachez ce sein que je ne saurais voir…»

L’an passé, déjà, le décolleté trop généreux de la belle Meryem Üzerli dans le rôle de la sultane Hürrem, avait suscité de nombreuses controverses.

Après le débat sur le short (correct ou pas correct dans la rue…), sur le ventre des femmes enceintes ( à exhiber ou pas..), voilà un nouveau sujet opposant les « traditionnalistes » aux « modernes », qui remarquent que le concept de « liberté de vêtement » à l’origine de la libéralisation du voile risque de ne s’appliquer que dans un sens.

Turquie : « Cachez ce sein que je ne saurais voir…»
Turquie : « Cachez ce sein que je ne saurais voir…»
Turquie : « Cachez ce sein que je ne saurais voir…»
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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:41
Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Le temps était à l’orage aujourd’hui à Istanbul : nos pêcheurs du dimanche ont donc décrété qu’il s’agissait de l’atmosphère idéale pour aller pêcher la pélamide.

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Bon, nous, les filles, sommes un peu sceptiques et regardons plutôt les porte-containers géants qui nous croisent.

On se sent bien petit …

On se sent bien petit …

Les lignes sont prêtes : une trentaine de mètres et de gros hameçons redoutables.

Il faut beaucoup de patience pour dérouler... et ensuite réenrouler cette ligne sans se piquer...

Il faut beaucoup de patience pour dérouler... et ensuite réenrouler cette ligne sans se piquer...

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Un heure se passe, rien. Ah, un bel orage éclate !

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
L'eau semble crépiter...

L'eau semble crépiter...

Et justement, après l’orage, la ligne est soudain tirée vers le fond de l’eau : les voilà, les pélamides !

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Deux toutes brillantes, couleur d'argent irisé...

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore

Elles sont tellement charnues qu’avec une salade, elles suffiront à nourrir tout le groupe. Car avec nous, aussitôt pêché, aussitôt mangé sur le bateau… Avec un petit raki en guise d’accompagnement…

Cuisiné avec juste des oignons, de grosses tranches de tomate et un peu d'huile d'olive.

Cuisiné avec juste des oignons, de grosses tranches de tomate et un peu d'huile d'olive.

Et voilà l’éclaircie…

Istanbul : Pêche à la pélamide sur le Bosphore
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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 19:42
En bateau sur le Bosphore

C’est la Fête du Sucre, qui marque la fin du Ramadan en Turquie et les Stambouliotes en profitent pour aller se promener en bateau sur le Bosphore. Le trafic est intense, avec les embarcations des plaisanciers, les bateaux de croisière mais aussi les cargos.

En bateau sur le Bosphore

La vigilance est conseillée au pilote car de tous côtés surgissent des navires de grosse taille.

En bateau sur le Bosphore

Si vous êtes amateur, une partie de pêche s’impose. Certes, vous ne prendrez pas des loups de mer mais de petits mulets ou des chinchards, en quantité suffisante pour faire sur le champ une délicieuse friture, si votre embarcation est assez grande pour posséder une cuisinette. En deux heures de pêche, avec trois lignes, nous avons pris 75 chinchards. En ce qui me concerne, bien que je sois vraiment néophyte en la matière, j’ai réussi à pêcher une dizaine de poissons.

Trois d'un coup !

Trois d'un coup !

Sachez qu’il faut être téméraire et excellent nageur pour se risquer à nager au centre du Bosphore car le courant y est intense et vous emporte tout de suite très loin du bateau. Personnellement, je ne m’y aventure pas…

La profondeur moyenne du Bosphore se situe entre 50 et 70 mètres mais vers Kandilli, elle atteint 120 mètres.

La profondeur moyenne du Bosphore se situe entre 50 et 70 mètres mais vers Kandilli, elle atteint 120 mètres.

Sur la gauche, le village d'Arnavutkoy et au fond, le pont Fatih Sultan Mehmet...

Sur la gauche, le village d'Arnavutkoy et au fond, le pont Fatih Sultan Mehmet...

Le "pont du Bosphore", le premier....

Le "pont du Bosphore", le premier....

Le soir tombe, le Bosphore prend des teintes dorées...

Le soir tombe, le Bosphore prend des teintes dorées...

Et retour au quai, après une magnifique journée stambouliote…

Et retour au quai, après une magnifique journée stambouliote…

Les droits de ces textes de mon blog sont réservés. Si vous souhaitez les utiliser, je vous demande de bien vouloir citer mon nom ; en effet, ces derniers temps, plusieurs sites Internet se sont approprié certains de mes textes et de plus, les utilisent en précisant qu’ils sont soumis à copyright comme s’ils en étaient les auteurs !

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 14:23
Pourquoi j'aime Istanbul...

J’y suis venue pour une semaine et j’y habite depuis vingt-cinq ans ! Tel pourrait être le résumé de mon histoire d’amour avec Istanbul. Cette ville, dont le nom a jadis fait rêver des générations de voyageurs en Orient, est surprenante, époustouflante.

Qu’est-ce donc que le charme d’Istanbul ?

Les uns pourront évoquer l’exceptionnelle beauté de son cadre naturel, où se mêlent la verdure et l’eau, où quelques minutes de marche suffisent pour gagner les rives du Bosphore séparant la cité entre Europe et Asie et se laisser griser par l’incessant ballet des bateaux sillonnant le détroit et par les cris des goélands.

La colline de Süleymaniye vue de Karaköy

La colline de Süleymaniye vue de Karaköy

D’autres préfèreront évoquer la vie intense animant à toute heure les différents quartiers, le dynamisme des stambouliotes ou leur hospitalité légendaire.

Ou la féérie de ses nuits, avec les palais illuminés se reflétant dans l’eau, les ferry-boats pavoisés de lumières, les minarets scintillants, les immenses tours surmontées de faisceaux lumineux, le pont aux milliers d’ampoules multicolores.

Pourquoi j'aime Istanbul...
Pourquoi j'aime Istanbul...
Pourquoi j'aime Istanbul...

En ce qui me concerne, ce qui me fascine dans cette mégapole et que je considère comme sa caractéristique essentielle, c’est la diversité de son patrimoine culturel et de ses habitants.

L'entrée de la Cité de Roumélie, dont les inscriptions sont en ottoman, en français et en grec

L'entrée de la Cité de Roumélie, dont les inscriptions sont en ottoman, en français et en grec

La ville, après avoir été, dans l’Antiquité, la Nouvelle Rome, est devenue avec les Byzantins la capitale de la chrétienté, puis, sous les Ottomans, celle de l’islam ; elle a de plus, au fil des siècles, accueilli de nombreux émigrés et aussi tous les Turcs qui ont réintégré la terre de leurs ancêtres après la chute de l’Empire ottoman.

La pêche sur le Pont de Galata

La pêche sur le Pont de Galata

Pourquoi j'aime Istanbul...

Si bien que chaque parcelle de la cité conserve les traces de toutes les civilisations dont elle a été le berceau, de toutes les cultures différentes qui y ont fusionné pour constituer une mosaïque géante à mon avis unique au monde. C’est là que vous pourrez découvrir beaucoup de lieux célèbres où furent écrites des pages importantes de l’histoire du monde. Istanbul est un lieu de contrastes.

Les découvertes archéologiques n’en finissent jamais, les traces du passé le plus lointain côtoient les gratte-ciel, la tradition coexiste avec le modernisme le plus effréné. Un simple itinéraire de promenade vous fait traverser les siècles, passer des murailles de Constantinople à une mosquée ottomane, d’une église byzantine à un centre culturel d’avant-garde accueillant des expositions internationales.

Pourquoi j'aime Istanbul...
Pourquoi j'aime Istanbul...

Toutes ces incomparables richesses font d’Istanbul une ville inoubliable dont la magie enchantera longtemps vos souvenirs.

Un des célèbres nichoirs à oiseaux dont les Ottomans ont orné le mur des bâtiments officiels

Un des célèbres nichoirs à oiseaux dont les Ottomans ont orné le mur des bâtiments officiels

Pourquoi j'aime Istanbul...

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:47
Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Les futurs « Al Capone » se frottent les mains !

Dans la nuit de jeudi à vendredi a été votée, par l’assemblée turque, une loi interdisant la vente d’alcool entre 22h et 6h du matin. Les vendeurs ne se pliant pas à cette règle encourent une amende entre 20000 (8580 euros environ) et 100000 liras (42900 euros environ). Toutes les réclames d’alcool sont désormais prohibées et il est désormais aussi interdit aux firmes d’alcool de faire du mécénat.

L’alcool est interdit dans toutes les noces de campagne et dans les parcs, les jardins et le bord de mer, sauf autorisation spéciale.

Les visites touristiques de vignes et de caves à vin sont interdites.

Il devient également interdit de fumer au volant de sa voiture.

L’interprétation de la situation actuelle par le caricaturiste turc que je préfère, Mehmet Çağçağ, du journal Habertürk du samedi 25 mai 2013 :

Contenu de la bulle : Le marchand du Tekel (magasin ne vendant que du tabac et de l’alcool) dit à son client :  « C’est interdit la nuit, viens le matin ! »

Contenu de la bulle : Le marchand du Tekel (magasin ne vendant que du tabac et de l’alcool) dit à son client : « C’est interdit la nuit, viens le matin ! »

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Petit rappel historique sur la prohibition de l'alcool chez les Ottomans, extrait de l'article "Ivresse" de mon livre MES ISTAMBOULİNES :

Soucieux de la moralité de ses sujets, Soliman le Magnifique fit arracher les ceps de vignes. Il ne parvint cependant pas à décourager tout le monde puisque ce fut son propre fils, Sélim II, qui fut affublé du sobriquet de « L’ivrogne ».

Le plus grand détracteur des plaisirs illicites fut Murat IV, sultan du dix-septième siècle pourtant lui-même particulièrement porté sur la boisson. Prohibant le café, la lecture du marc, l’alcool et le tabac, condamnant cafés et tavernes, il poussa le zèle jusqu’à se déguiser pour arpenter incognito les ruelles où des âmes damnées auraient pu échapper à la vigilance de ses espions. Les Turcs racontent à son sujet une savoureuse anecdote :

Un soir que le sultan, déguisé, avait quitté le palais en catimini pour vérifier si l’interdiction de la boisson était bien appliquée dans les bouis-bouis du bord de l’eau, il héla un batelier pour le conduire en caïque le long du rivage. Soudain, il remarqua que le batelier remontait des flots une cruche accrochée au bout d’une corde.

— Qu’y a-t-il dans cette cruche ? demanda-t-il à l’homme.

— De l’élixir de puissance. Vous en voulez ?

Le sultan ne put s’empêcher d’accepter l’offre du batelier, goûta et s’écria :

— Mais c’est du vin ! Ne sais-tu pas que le padischah, sous peine de décollation, en a interdit l’usage ?

— Pour qui te prends-tu, pour me parler de cette interdiction ?

— Je suis le sultan Murat IV en personne !

Le batelier éclata de rire.

— Tu n’as bu que deux gorgées et tu te prends pour le sultan ! Si tu en bois deux de plus, tu vas essayer de me faire croire que tu es Dieu !

Mes Istamboulines, dont vient de sortir la troisième édition...

Mes Istamboulines, dont vient de sortir la troisième édition...

Un ancien gardien devenu spécialiste mondial de la langue Ourartou !

Le gardien du site de la colline de Çavuştepe, à Gürpinar, près de Van, est devenu l’une des 38 personnes au monde capables de lire et d’écrire la langue ourartou. Gardien du site depuis 52 ans, Mehmet Kuşman, âgé de 73 ans, qui a aussi participé à des fouilles, a peu à peu appris à déchiffrer les écritures cunéiformes, puis la passion venant, s’est plongé dans tous les livres concernant la civilisation ourartou. Invité l’an dernier aux Etats-Unis à un congrès sur l’Anatolie, il a reçu des Japonais une proposition de salaire de 4000 dollars par mois pour aller donner des cours d’ourartou. Mais il préfère demeurer gardien du site auquel il a dévoué sa vie et arrondit ses fins de mois en vendant des copies d’objets ourartous qu’il fabrique lui-même.

Photo du journal Habertürk du 19 mai.

Photo du journal Habertürk du 19 mai.

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

L’envers de la gloire : Roxelane ( la sultane Hürrem) en dépression !

Les fanatiques de la série télévisée Le Siècle magnifique ont eu la déception de ne pas assister au centième épisode, mercredi dernier. La raison : l’actrice Meryem Üzerli, turco-allemande, qui incarne la sultane Hürrem, serait partie se reposer à Berlin. Trop fatiguée par les longs tournages, qu’elle trouve excessifs, et mécontente de son cachet, la star serait en dépression et aurait déclaré qu’elle ne reviendrait pas.

Le cachet de Meryem Üzerli, qui avait débuté avec 4000 euros par mois en 2011, est passé à 8580 euros par semaine lors de la deuxième saison et a été porté à 15000 euros hebdomadaires, pour la troisième saison qui débutera en septembre 2013, mais la star trouve que son salaire est inférieur à celui de certaines actrices turques jouant dans d’autres séries. D’après les commérages des journaux, la belle comédienne exigerait aussi des pourcentages sur les diffusions de la série dans les pays étrangers.

Espérons que Meryem Üzerli ne soit pas en train de scier la branche sur laquelle elle était assise. Inconnue il y a deux ans et propulsée au faîte de la gloire par le feuilleton sur Soliman, la star, qui a quand même empoché 2 millions et demi de dollars cet hiver, dans la publicité de la marque Elidor, s’est déclarée plus « pauvre » que les actrices turques. De plus, élevée en Allemagne et habituée au code du travail, elle a sans doute été eberluée par les tournages nuit et jour, une vingtaine d'heures d'affilée, et par l'absence totale de vacances en période de production.

La chaîne Star, qui aurait perdu en une seule soirée cent millions de dollars de réclames, à cause de l’annulation de l’épisode du 22 mai, ne semble pas encline à faire du sentiment et les spéculations des journaux vont bon train, en posant déjà la question : qui sera la nouvelle Hürrem ? Espérons que Meryem Üzerli retrouvera vite le moral, car Hürem sans Hürem, ce ne sera plus le harem !

Meryem Üzerli dans le feuilleton

Meryem Üzerli dans le feuilleton

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

Le Musée de Saik Fait Abasıyanık a rouvert ses portes sur l’île de Burgaz

En travaux depuis de longues années, la maison du célèbre écrivain turc, devenue musée après sa mort, a enfin rouvert ses portes sur l’île de Burgaz. Gageons que ce charmant manoir de bois blanc, redeviendra, avec plusieurs autres fameuses maisons d’écrivain, un des hauts lieux du pèlerinage littéraire à Istanbul.

Voir l’article d’Elisa Girard sur ce sujet dans le Petit journal du mercredi 22 mai

http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/la-turquie-en-bref/

Istanbul : nouvelles nouvellettes de mai 2013

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:56

Le ciel était gris et le Bosphore houleux, jeudi 9 mai, pour le tournage de deux des reportages de « La Maison France 5 », à Istanbul. Durant 4 semaines, au mois de juin, la célèbre émission diffusera, en effet, plusieurs documentaires consacrés à notre belle cité à cheval entre l’Europe et l’Asie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

C’est à 9h30 que j’ai retrouvé la sympathique équipe de télévision pour partir sur le Bosphore filmer les yalis.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage,  entame l’émission.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage, entame l’émission.

Le yali du pacha Sadullah

Le yali du pacha Sadullah

Le grandiose palais de Beylerbeyi, sur la rive asiatique, où le sultan Abdulaziz reçut l’impératrice Eugénie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »
Le yali de Edip Efendi

Le yali de Edip Efendi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

Patrice Aroun, le producteur, prend des notes.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali aux magnolias

Le yali aux magnolias

Stéphane Thébaut et moi

Stéphane Thébaut et moi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

L’après-midi, nous quittons le Bosphore pour aller visiter le quartier des brocanteurs et antiquaires à Çukurcuma. Tout d'abord, nous descendons la Rue française, qui doit en partie son nom au fait que de nombreux commerçants du XIXe aient été des Français, qu'une partie des maisons y ait été construite par le Français Marius Michel, devenu Michel Pacha, celui qui édifia les phares de l'Empire ottoman et que le peintre Albert Mille y ait vécu.

Et aussi que les réverbères actuels soient venus tout droit de Paris.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Bon voyage et à bientôt à toute l’équipe de "La Maison France 5".

Diffusion le 4 juin à 20h30 et le 8 juin à 11h10.

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans La Maison France 5 L'Istanbul de Gisèle Editions franco-turques GiTa Bosphore yalis
11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 12:18

Le terme « Yoghourt » vient du mot turc yoğurmak, signifiant « mélanger un solide et un liquide pour confectionner une pâte ».

Il y a très longtemps, alors que je venais de m’installer à Istanbul, j’ai souvent vu ma belle-mère confectionner du yoghourt maison

Les années passant, et la nécessité de tenter de se nourrir de façon plus saine s’étant imposée au fil des scandales liés aux pesticides, conservateurs et autres produits chimiques, me voilà donc en train de tenter de m’initier à certaines traditions ancestrales méritant le qualificatif d’ « écologiques ».

Comment faire du yoghourt à la maison et sans yaourtière ?

-Acheter un litre de lait frais pasteurisé et un yoghourt nature (les plus biologiques possible)

-Faire bouillir le lait.

-Mettre la marmite hors du feu sans jamais remuer le lait.

-Etape la plus « critique» : lorsque le lait a refroidi de telle façon que si l’on trempe le bout du petit doigt dedans, il est « chaud mais sans brûler », le grand moment est arrivé. Sachez que mon yoghourt a « pris » en dépit du caractère hasardeux de la façon d’évaluer la température du lait.

- Mettre deux grosses cuillérée à soupe de yoghourt nature du commerce dans une tasse, mélanger avec un peu de lait et le verser en 4 endroits de la marmite sans jamais remuer.

Etape la plus importante : tenir au chaud !

-Refermer le récipient avec son couvercle.

-Envelopper le récipient dans deux torchons épais de façon à tenir le yoghourt au chaud.

-Emballer encore le tout dans une grande serviette de bain ou de plage de façon à faire un paquet où l’air n’aura pas de prise (ma belle-mère utilisait carrément une couverture).

Mon yoghourt bien emballé

Mon yoghourt bien emballé

Istanbul : Faire du yoghourt biologique à la turque

–Surtout, ne plus bouger le récipient et attendre pendant 5 heures environ.

Puis, ouvrez pour découvrir votre chef-d'oeuvre !

Mon yoghourt au bout de 20 heures

Mon yoghourt au bout de 20 heures

-Mettre au réfrigérateur. Enfin, dégustez ! Il est moins épais que le yoghourt nature du commerce mais tellement plus doux ! Et c’est un tel plaisir de l’avoir réussi ! Il se conserve au réfrigérateur mais sachez qu’il deviendra aigre en 3 ou 4 jours puisqu’il ne contient pas de conservateur. Pour la fois prochaine, c’est votre propre yoghourt que vous réutiliserez comme semence.

BON APPETİT !

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle cuisine turque recettes turques yoghourt biologique
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 14:24

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?", demandait Lamartine.

C’est la réponse à cette question que l’on peut rechercher dans un des lieux les plus insolites du quartier des antiquaires et brocanteurs à Çukurcuma, le fameux Musée de l’Innocence, crée l’an dernier par l’écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature en 2006.

Orhan Pamuk dans son musée, crédit photo Internet

Orhan Pamuk dans son musée, crédit photo Internet

Dans cette ancienne maison typique de l'endroit, Orhan Pamuk a réuni une immense collection d’objets des années 1960 à 1980 environ.

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

L’originalité de ce musée ? Il constitue la face matérielle du roman Le Musée de l’innocence, une histoire d’amour déjantée et géniale, où le narrateur collectionne tous les objets ayant appartenu à l’univers de la femme qu’il aime….

Jusqu’aux 4213 mégots des cigarettes qu’elle a fumées, illustrés chacun par une phrase du roman et exposés au rez-de-chaussée dans une monumentale vitrine.

Les 83 vitrines du musée portent le nom de chacun des 83 chapitres du livre et contiennent des objets dont on parle dans le passage concerné.

Couverture du roman en turc

Couverture du roman en turc

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

"J'ai écrit le roman tout en collectionnant les objets que je décris dans le livre… Le musée n'est pas une illustration du roman, et le roman n'est pas une explication du musée, tous deux sont intimement liés". (Orhan Pamuk)

Quelles sont donc les vitrines qui m’ont le plus intéressé dans cet univers proustien ou plutôt « pamukien » ?

Vitrine 2 : « La boutique Şanzelize », contenant un sac de femme portant l’inscription « Jenny Colon » (on ne peut s’empêcher de penser à la Jenny Colon de Gérard de Nerval… ), une ceinture et une chaussure jaune d’or. Dans le roman, le narrateur entre dans la boutique et demande à acheter le « sac à main Jenny Colon couleur crème ». Puis, il découvre celle dont il va tomber amoureux, Füsun, qui porte une « chaussure jaune à talon »…

Vitrine 9 : « F », qui expose des objets disparates comme un vieux transistor, des réveils, une flûte, coincés par des boulons sous les ressorts de métal d’un lit en fer… Ces choses représenteraient-elles l’impossibilité de comprendre la femme aimée ou d’être compris par elle ?

Vitrine 16 : « Jalousie », qui explique en turc « Les emplacements du chagrin d’amour dans le corps humain » et qui montre un mannequin de femme aux entrailles ouvertes et au cœur brisé, de façon à établir un lien entre la souffrance amoureuse et certains endroits du corps.

Photo que j'ai scannée sur le livre

Photo que j'ai scannée sur le livre

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

Vitrine 29 : « Il ne se passe plus une minute sans que je pense à elle », qui comporte une étrange machine que je n’ai pas pu identifier mais dont la forme mystérieuse s’accorde parfaitement aux affres du chagrin d’amour.

Vitrine 32 : « Ombres et fantômes de Füsun », qui réunit une multitude d’anciennes photos sur lesquelles on distingue une silhouette de femme qu’à chaque fois, le narrateur a pris de loin pour la femme aimée...

Vitrine 42 : « Mélancolie d’automne », qui présente, sur fond de promenade en barque sur le Bosphore, un yali, des verres de raki, un vieux radiateur électrique, des robinets anciens et évoque la nostalgie de l’ancien Istanbul…

Vitrine 53 : « La bouderie et la souffrance d’un cœur brisé ne sont d’aucune utilité à personne », qui présente un cœur coupé en deux dont le sang est symbolisé par un ruban rouge.

Vitrine 54 : « Le temps », qui nous explique que « le bonheur ne consiste qu’à être près de la personne qu’on aime »

Vitrine 64 : « Incendie sur le Bosphore », qui nous fait imaginer des gens attablés en train de manger au bord de l’eau et qui soudain, assistent, surpris, à l’incendie d’un yali qui brûle au loin…

A la fin, plusieurs vitrines contenant des rideaux rouges d’anciens théâtres et cinémas commémorent le souvenir de lieux disparus de Beyoğlu…

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

"Le but de la littérature et de l’art est de rendre inhabituelles et étranges les choses les plus familières." (Orhan Pamuk)

Ps : J’ai utilisé pour les citations l’édition française du roman Le Musée de l’Innocence, Gallimard, traduction de Valérie Gay-Aksoy

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

Pour moi, fanatique de maisons d’écrivains et autres lieux de littérature, ce musée, carte de Tendre des objets ou promenade dans la géographie du cœur d’un créateur, me touche par son “surréalisme raisonné”.

Il fait désormais partie des grandes étapes littéraires de la ville d’Istanbul…

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Orhan Pamuk Littérature pour le lycée Littérature Lieux aimés
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 20:06
Le yali du pacha Muchir Fuat, à Istinye, en proie aux flammes
Le yali, photo de sondakika.com

Le yali, photo de sondakika.com

Une fois de plus, un yali du Bosphore est parti en fumée. Le célèbre Müşir Fuat Paşa Yalısı ou Yali du pacha Müşir Fuat, estimé à cent millions de dollars, a été en partie détruit. Si l’intervention rapide des pompiers a permis d’éviter que tout l’ensemble ne soit réduit en cendres, ce tragique incendie pose une fois de plus la question de la préservation des bâtiments historiques à Istanbul.

Regardez bien cette image car vous risquez de ne plus la voir : 
Stand du Marché aux épices

Stand du Marché aux épices

Pourquoi ? Une nouvelle loi sur l’hygiène.

Les commerçants du Marché Egyptien s’insurgent en effet contre l’interdiction qui leur est désormais faite de vendre les épices en vrac. La nouvelle loi sur l’hygiène interdit de les laisser à l’air libre et oblige à les vendre empaquetés. Les commerçants ont engagé le bras de fer, arguant que la beauté de leurs étals est le premier argument de vente aux touristes avides de pittoresque. Affaire à suivre donc. Cette loi s'assortit d'une interdiction d'utiliser des colorants et de mélanger les épices avec d'autres substances...

Le Festival des Tulipes bat son plein
Istanbul : brèves aigres-douces d’avril 2013
Une figure humaine vieille de 12000 ans avec des yeux d'obsidienne 
Les archéologues et la statue, photo Internet

Les archéologues et la statue, photo Internet

C’est en effet la découverte faite par les archéologues dans l’incroyable site de Gobeklitepe, qui remet en question toutes nos connaissances sur la préhistoire.

Le projet « Canal Istanbul » se précise
Photo copiée sur Internet. On y voit, sur la gauche, le canal projeté, sur la droite, le Bosphore

Photo copiée sur Internet. On y voit, sur la gauche, le canal projeté, sur la droite, le Bosphore

Il s’agit de fabriquer un canal artificiel permettant de relier la Mer de Marmara à la Mer Noire sans passer par le Bosphore. Un ministre a annoncé aujourd’hui que ce projet titanesque, considéré par beaucoup comme une utopie, allait être réalisé.

Voilà le sigle des produits biologiques en Turquie.
Istanbul : brèves aigres-douces d’avril 2013

En turc, « biologique » se dit « organik ». Ce sigle signifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Difficile à obtenir et à conserver par les agriculteurs, apiculteurs et fabriquants de cosmétiques, car les contrôles sont fréquents, ce label vous indiquera si le produit que vous achetez est vraiment "hors de tout soupçon".

Un projet qui fait frémir d'horreur les amoureux d'Istanbul
Photo copiée sur Internet

Photo copiée sur Internet

On parle de relier le quartier de Bostancı à la plus grande des Iles des Princes, Büyükada, par un pont de fer de 3.5 kms et d’ouvrir à de nouvelles constructions une partie de ce légendaire paradis. Souhaitons de tout cœur que ce projet, qui introduirait des voitures sur les îles- elles y sont interdites- et précipiterait ce havre de paix dans le gouffre d’effroyables spéculations immobilières, ne se réalise jamais !

Et pour finir, une ancienne carte postale...
Istanbul : brèves aigres-douces d’avril 2013
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  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
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  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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