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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 16:12

Le marathon Avrasya

  

Il a eu lieu dimanche dernier et les participants ne sont pas tous des sportifs mais aussi des Stambouliotes profitant de cette conviviale occasion de marcher tous ensemble.

 

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 L’automne stambouliote

 

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 Horizon gris, arbres dénudés, un corbeau à Tarabya…

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L'automne  sur le pont de Galata, vu par Fausto Zonaro.

Le "mur" de Taksim

Le projet de transformation en zone piétonne de la Place de Taksim a commencé au début du mois. D’immenses barricades obstruent une partie de la place et ont transformé en calvaire quotidien la vie des piétons et automobilistes stambouliotes.

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 Photo Habertürk

Ce projet suscite le mécontentement d’une partie des habitants qui lui reprochent de n’être qu’un futur bétonnage de la place.

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Les travaux de transformation ne pourront vraiment commencer que lorsque les archéologues auront fouillé le site, dans lequel ils ont déjà découvert des vestiges de fondations.

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Photos Internet, merci aux auteurs

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Désespérés de devoir effectuer de longs détours  pour ne franchir qu’une courte distance, certains préfèrent enjamber les barricades…

Le vibrant appel du journaliste  Soner Yalçın à la France : 

Accusé pour ses écrits de complicité avec des organismes voulant déstabiliser l'état, ce journaliste d’investigation est emprisonné depuis février 2011 et clame son innocence, affirmant qu’il a été  inculpé à partir de faux documents ajoutés par piratage sur son ordinateur. Il passe en jugement demain. Il vient d’adresser une lettre aux journaux français, publiée par les journaux Turquie européenne, L’Humanité et Le Figaro. Voilà un extrait de son bouleversant témoignage aux Français :

Je vous écris cette lettre car vous êtes mon “partenaire en crime”.
Nous avons appris de vous les Lumières, la liberté d’expression et le rationalisme.
N’êtes-vous pas Erasme, Descartes, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, David Hume, Kant, Marx, Webber, Sartre et Camus ? N’êtes-vous pas Zola qui est resté aux côtés de Dreyfus ?
Chers amis, Oui, vous êtes bien mes partenaires en crime. Je vous invite à agir.
Montrez s’il vous plait que je ne suis pas seul et que je vais pas être oublié. Soyez ma voix, soyez ma plume ! (...)
    Je vais continuer à dire à voix haute : Y a-t-il quelqu’un dehors ? »

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Ce que contient un nid d’étourneaux sansonnets :

Les lecteurs et lectrices de mon blog se souviennent peut-être que des étourneaux sansonnets avaient niché dans le coffre d’un de mes volets roulants. Le nettoyage « d’automne » des volets a permis de révéler l’incroyable contenu de leur nid : environ deux kilos de brindilles, herbes, matériaux de toutes sortes…

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                Une belle photo de l'Istanbul nocturne

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 Photographie de Abdullah Tezer sur le site "Istanbul"

    Le Salon du livre d'Istanbul

Il commence samedi 17 novembre et durera une semaine dans les locaux de Tüyap Kitap Fuarı. J'y effectuerai des séances de dédicace samedi 17 et mercredi 21, 12h-17h, Salon 2, 602C, au stand des Editions GiTa.

Foire 2012 2

 fOİRE 2012

  Article du Petit Journal d'Istanbul sur le Salon du livre d'Istanbul link 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Marathon Taksim liberté d'expression
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 08:43

Dédicace Gisèle Durero-Köseoglu samedi 17 et mercredi 21 novembre
Tüyap Kitap Fuarı, 13h-17h, Salon 2, 602C
 

Foire 2012 2

 

fOİRE 2012 

 

Mes Istamboulines petite résolution 

Janus Istanbul

 

janus on2[1]

Pour écouter une chanson de Janus Istanbul en français :

La Ballade de la différence link 

La Trilogie d'Istanbul 

fenetres d'İstanbulGrimoire d'IstanbulCouverture Secrets d'Istanbul 

Maphperi-mai-2012-FR.jpg 

Janus-turc.jpg 

cd on kapak retouch 

Article du Petit Journal d'Istanbul sur le Salon du livre (jeudi 15 novembre) : link

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 17:17

Gisèle

Durero-Köseoğlu

  

 

Janus İstanbul’da

 

Müzikal Oyun

         

 CD ile birlikte

 

Besteler

 

Erol Köseoğlu

 

Türkçeye uyarlayan: Nil Çayan

                 

GiTa

 

Pazartesi 12 Kasım, kitapcılar'da

  Janus İstanbul'da,Müzikal Oyun,CD ile birlikte, çıktı !!!

 

Şarkı : Aynıyız hepimiz link

 

 

janus 03 (2)

 

cd on kapak retouch 

Ben bir garip Janus'um

Ne kötü ne de iyi

Hem girişim hem çıkış

Hem akıllı hem deli

Ben ilahi ikili

Hem duru hem gizemli

Unutur anarım

Geçmişi, geleceği

 

Hayatta her şey bir eş

Az ve çok, yaşlı ve genç

Yaş-kuru, güzel-çirkin

Ak-kara, fakir-zengin

Olumsuz ve olumlu

Uyumsuz ve uyumlu

Huzursuz ve huzurlu

Ters yüz et madalyonu

 

İki yüze sahip tanrı Janus sıkılmaktadır, insanlar O’nu unutmuştur. Ta ki bir gün tapınağının kalıntıları üzerine yapılmış olan eve, ayrı kültürlerden gelen genç bir çift taşınana dek. Hakan ve Chloé. İşte farklılıklar bekçisine hem yeniden canlılık hem de acılar verecek bir başlangıç. Artık yeni bir görevi vardır: Çiftin çocuğu Küçük Janus’a farklı köklerininin zenginliğiyle yaşayıp tadına varabilmesi için yardım etmek.

Hicivle şiiri, dramla komediyi harmanlayarak, Erol Köseoğlu’nun besteleriyle de desteklenerek, bu müzikal oyun Janus İstanbul’da, kültür birleşmelerindeki kimlik, höşgörü ve farklılıkların kabul edilmesi sorunlarını sorguluyor. Kâh düşünecek, kâh güleceksiniz. Hem de müzikle...

Araştırmacı yazar Gisèle Durero-Köseoğlu, bu sefer iki ayrı kültürde büyüyen insanları kendi hayat tecrübeleriyle destekleyerek irdeliyor. Türkiye’deki frankofon edebiyatının en önemli temsilcilerden biri olan yazar, Fransa’da Cumhurbaşkanlığı şiir ödülünü almış, şiir derlemeleri ve birçok romanları Gita Yayınları’ndan çıkmıştır: Mahperi Hatun(2004), İstanbul Üçlemesi, İstanbul’dan Pencereler(2003), İstanbul’da Bir El Yazması(2006), Sır dolu İstanbul(2009) ve İstanbulin(2010).

 

 

FRANSIZCASI :  

 

Janus Istanbul

    janus on2[1]

Bir şarkı dinleyin :   link                                            

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:00

Cet article est en ligne sur le Petit Journal d'Istanbul link

 

Lorsque je me promène dans le Sud de la France, il y a un endroit où j’aime particulièrement me rendre, car il me fait rêver, c’est le village de Tamaris, édifié par un pacha ottoman hors du commun, Michel Pacha.

Michel ? Un pacha turc ?

 

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Qui était donc Michel Pacha ?

 

Marius Michel, un marin français à la carrière fulgurante.

Capitaine au long cours sur les paquebots-poste reliant Marseille au Proche-Orient, il fut, dès l’âge de trente-cinq ans, nommé Commandant, pour sa conduite héroïque lors du sauvetage des passagers d’un navire naufragé. En effet, à cette époque, la mer, dénuée de balisage, était dangereuse. Et Marius Michel n’avait qu’une idée en tête : comment rendre plus sûres les routes maritimes ? Ne fallait-il pas les parsemer de phares ? Mais quel pays disposait d’assez d’argent pour mener à bien une œuvre aussi gigantesque ?

Ce fut un nouveau naufrage, lors de la guerre de Crimée, qui permit à son projet de prendre corps. Marius Michel porta secours au navire français Henri IV, échoué sur une côte déserte. En l’absence de phares, seul son dévouement exemplaire permit de réussir la mission. Alors, il parvint à faire soumettre à Napoléon III un projet de construction de phares. Et l’impossible se réalisa : Napoléon III convainquit le sultan Abdülmecid de l’aider à réaliser cette entreprise.

 

Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman

 

Quant à Marius Michel, alors âgé de trente-six, il eut l’honneur, en 1855, d’être nommé « Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman » et il s’établit à Istanbul.

 

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        Maison de Michel Pacha, aujourd'hui restaurant "Cezayir"

 

Sa mission : construire des phares. En association avec un armateur bordelais du nom de Camille Collas, Michel emprunta de gigantesques sommes d’argent, qu’il remboursa en prélevant une taxe aux navires pénétrant dans les ports.  

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                                    Phare de Fanaraki (Fenerbahce)

 

Ce fut ainsi que les rives de la Mer Noire, de la Marmara, de la Méditerranée et de l’Egée se parèrent de cent onze phares blancs. Et aussi que Marius put édifier sa prodigieuse fortune ! 

 

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    Phare de Ahir Kapı

 

                  Michel devient pacha

  

Le sultan Abdülhamid II lui confia alors un nouveau projet cyclopéen : construire  à Istanbul un port moderne, avec d’immenses quais.

 

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   Avant la construction des quais, les « échelles » (du turc « iskele ») ou jetées sur pilotis.

 

Marius fonda la Société des quais, des docks et entrepôts de Constantinople et mena à bien tous les travaux du port. En 1879,  le sultan le gratifia du grade suprême, celui de Pacha de l’Empire Ottoman. Marius Michel devint Michel Pacha, décoré du grand cordon de l’Ordre de la Mecidiye puis de l’Ordre de l’Osmaniye.  

 

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Un français Pacha chez les Turcs, cela fit couler de l’encre, à Paris comme à Istanbul ; les journalistes ne tarissaient pas d’éloges sur le destin du mousse devenu Pacha.

  

Recréer le Bosphore à Tamaris

 

Sa mission terminée, Michel Pacha regagna définitivement la France. Mais la fortune  colossale qu’il avait édifiée à Istanbul lui permit, dans sa vieillesse, de concrétiser son rêve : reconstituer un « Petit Bosphore » dans la baie de Tamaris, près de Toulon.

 

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 La réalisation de sa folie, sur les quatre cents hectares qu’il avait achetés, dura une vingtaine d’années et demanda un travail de titan. Il fit creuser les terres pour combler les marécages, construire une digue et aménager une corniche où serpentait la route côtière.

Sur la colline, il se fit édifier le grandiose château du Manteau, avec une tour à l’ottomane.

 

 

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Autour, s’étendait un gigantesque parc planté d’arbres exotiques, avec des serres chauffées où s’épanouissaient bananiers, orangers et ananas et un moulin à vent activant les sept puits et citernes souterraines destinés à l’arrosage du domaine. Et pour effectuer ses promenades nocturnes en mer, Michel Pacha utilisait un caïque gainé de velours et de soie ramené d’Istanbul.

Au bas de son domaine, il fit construire un casino en forme de mosquée et soixante-dix villas en style oriental.

 

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Par exemple, la villa « Les Mimosas », évoque un kiosque d’Arnavutköy, « L’Orientale », avec sa tour en forme de phare, ressemble à un manoir de Büyükada.

 

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« Le Chalet » fait penser à la demeure de Tevfik Fikret à Rumeli Hisarı.

 

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Michel Pacha fit aussi édifier un « Institut de biologie marine », à l’architecture inspirée de celle du palais de Çiragan.

 

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 Il installa même des « vapeurs » pour effectuer l’aller-retour entre Tamaris à Toulon.

 

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  Document Internet

             

          Une villégiature à la mode

  

 A peine les travaux avaient-ils pris fin que les riches estivants européens commencèrent à déferler vers cette nouvelle station balnéaire. Ce qu’ils venaient chercher à Tamaris, c’était un air de l’ailleurs, un dépaysement absolu que leur procuraient ce décor inspiré du Bosphore.

 

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Les artistes s’y pressaient pour y trouver l’inspiration, Camille Saint-Saëns vint y composer de la musique, Gabrielle d’Annunzio, ses romans, Auguste Renoir, ses tableaux. Les frères Lumière eux-mêmes installèrent leur laboratoire dans la villa  « L’Orientale ».

 

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            Les tragiques revers de l’Histoire

 

Ce que Michel Pacha ne pouvait soupçonner, c’est que son paradis oriental de Tamaris disparaîtrait dans les vicissitudes de l’histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis occupèrent le Château dont ils pillèrent les richesses. Les arbres furent coupés, le Casino rasé. Puis, la plupart des édifices et des villas disparurent lors du bombardement de 1944. Le Château fut si endommagé qu’il fut plus tard complètement rasé. Il n’en subsiste aujourd’hui que le portail d’entrée, surmonté de ses deux lions de pierre.

 

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             Que reste-t-il aujourd’hui de Michel Pacha ?

 

Après avoir échangé quelques paroles avec des habitants du lieu, je me suis rendue compte avec stupéfaction que peu de personnes, à Tamaris, connaissent l’histoire de Michel Pacha. Il n’en demeure pas moins qu’en dépit de la disparition de la plupart des édifices, le village de Tamaris a su conserver une beauté surannée, hors des modes et du temps et constitue un lieu magique pour les rêveurs du passé.

 

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En ce qui me concerne, si j’ai consacré plusieurs articles de mon blog et un des quatre chapitres de mon livre Secrets d’Istanbul (2010) au personnage de Michel Pacha, c’est que je le considère comme un extraordinaire héros de roman.

 

Couverture Secrets d'Istanbul

 

 Mais je regrette que plus rien, ni musée, ni plaque de rue, ne commémore le nom de cet insolite pacha qui voulut réaliser en France un Bosphore en miniature…

 

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Citation de George Sand sur Tamaris

 

 

Sources en fançais pour cet article :

— Le site Internet de Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan (1988)

Nathalie Bertrand, Tamaris entre Orient et Occident, Actes Sud, 2003.

Connaissance des Arts, Hors-série n.307, Tamaris, le rêve de Michel Pacha, 2007.

Jean-Pierre Renan, Marius Michel Pacha,1819-1907, Le Bâtisseur, L’Harmattan, 2006.

— Jacques Thobie, L’Administration des phares dans l’Empire ottoman et la société Collas et Michel (1860-1960, L’Harmattan, 2004.

 

 

Je dédicacerai mes livres au Salon du livre d’Istanbul le samedi 17 et le  mercredi 21 novembre de  13h à 17h, Tüyap Kitap Fuarı, stand des Editions GiTa, Salon 2, 602 C.

 

La pièce de théâtre musical Janus Istanbul, livre avec  CD de musiques et chansons de  Erol Köseoglu, sera lundi en librairie en turc sous le titre Janus Istanbul’da. 

       Pour écouter une chanson de Janus Istanbul en français :

        La Ballade de la différence Janus Istanbullink

 

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  Lien vers Amazon.fr link

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:00

Octobre stambouliote se décline aigre-doux… Doux de la douceur de l’été indien, qui se traine et s’étire, pour notre plus grand bonheur ; aigre de la douleur des nouvelles, certains jours…

 

Des œuvres volées à Istanbul exposées au Louvre ?

 

L’indignation monte chez les amateurs d’art en Turquie : la nouvelle collection d’Art islamique inaugurée au Musée du Louvre le 22 septembre 2012, comporterait de nombreuses œuvres volées en Turquie, en particulier des panneaux de faiences arrachés par des trafiquants d’art dans les mosquées d’Istanbul...

 

sans-titre.png Photo Internet 

 

... par exemple, le panneau de faiences d’Iznik du tombeau du sultan Selim, qui se trouvait dans la cour de Sainte-Sophie et qui aurait été volé en 1897 par Albert Sorlin-Dorigny, dentiste français du sultan, Abdulhamid II, et remplacé par un faux, se trouverait aujourd’hui au Louvre. Régulièrement, la Turquie demande aux pays étrangers, souvent avec succès, la restitution des œuvres volées. Affaire à suivre donc…

 

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Article et photo du journal Habertürk de dimanche 14 octobre 2012

 

Le procès de Fazıl Say

 

Le procès de Fazıl Say, virtuose du piano et compositeur de renommée internationale, jugé pour insulte à la religion, s’est ouvert jeudi 18,  puis a été repoussé au 19 février 2013. Voilà la magnifique réponse du grand artiste à ses accusateurs :  “Jusqu’à aujourd’hui, , j’ai servi mon pays en représentant la Turquie dans le monde entier  de la meilleure façon possible…”  

Il y a seulement trois ans, quand j’expliquais à mes élèves certains procès du XVIIIe siècle intentés pour « blasphème », ils avaient du mal à comprendre cette notion obsolète…  pourtant, deux siècles plus tard…

   

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  Une tragédie dans le métro d’Istanbul   

Lundi dernier, alors que nous étions dans le métro, la rame s’est soudain arrêtée. “Incident technique “ nous explique la voix de femme surgissant des haut-parleurs. Mais le temps passe et la rame ne repart pas. Un centaine de personnes serrées comme des sardines dans un wagon, cela laisse le temps de réfléchir.  Et d’imaginer le pire. Dans le pire issu de mes cogitations, il y avait bien la scène finale d’Anna Karénine… Et elle s’est malheureusement, avérée. Une jeune femme, sous les yeux de tous les voyageurs en état de choc, s’est jetée sous le métro à Taksim.

 

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Des actualités sombres, il y en a beaucoup, tellement que, pour de multiples raisons, je n'ai plus envie d'en parler… Quand les nouvelles sont préoccupantes, ne vaut-il pas mieux, parfois, pour ne pas sombrer dans la morosité,  se réfugier dans les futilités, les petites choses au jour le jour ?

  

Le charme suranné des Iles des Princes

 

L’été indien se poursuit cette année à Istanbul, si bien que les sites habituellement réservés aux balades d’été ne désemplissent pas. Comme les merveilleuses Iles des Princes, où il faisait si bon musarder,  le week-end dernier...  

 

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Une rue hors du temps… 

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Les fastes du coucher de soleil au retour…

 

Les fruits rares de l’automne

  

Rares en ce sens que ce sont des fruits que l’on ne voit presque plus sur les marchés en Europe. Parfois sauvages, difficiles à ramasser, peu résistants à la conservation, ils ont été impitoyablement éliminés de la grande distribution. Pourtant, quel délice !

 

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Au premier plan, oranges et jaunes, des pommes sauvages “malus sylvestris” ; à droite, au dessus des fraises, marron et beige, des jujubes… 

 

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Au centre, des margoses ou Momordica charantia, également appelées « pomme de merveille », « poire balsamique » ou « melon amer », de la famille des Cucurbitacées, utilisées pour leurs vertus médicinales contre le diabète mais aussi comme condiment. A droite, des nèfles...

 

Une serviette de toilette « kitsch extrême » ; objet peu utilitaire certes, mais tellement « étonnant » !

 

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Le vase Tenedos de la firme Paşabahçe

  

Il est si beau qu’il a suscité mon émerveillement. De plus, il pourrait constituer une illustration absolument fortuite de ma pièce de théâtre musical Janus Istanbul. Il est inspiré par une pièce antique retrouvée sur l’Ile de Bozcaada, nom actuel de l’ancienne Tenedos, et représentant une tête à deux visages, masculin et féminin.

 

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Photo du site Paşabahçe

 

Une vue du 24ème étage

  

Je n’aime pas trop les tours. Au choix, mon goût me portera toujours vers les vieilles maisons de bois fantomatiques, typiquement stambouliotes et en rapide voie de disparition définitive…

 

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Voilà quand même une vue prise d’un appartement situé au 24ème étage d’une tour à Beşiktaş…

 

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Le duo millénaire, symbole d’Istanbul, vu de la mer

 

Ce sont les deux sœurs jumelles, la basilique byzantine Sainte-Sophie (aujourd’hui musée) et la mosquée du Sultan Ahmet.  Elles se regardent pour l’éternité et symbolisent, à leur manière, la diversité culturelle d’Istanbul…

 

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Une belle dame du siècle passé, sur une carte postée jadis à Istanbul et sous-titrée « Beauté orientale », avec une belle faute d’orthographe sur « beauté » …

 

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Un beau chat des rues menacé par la future loi

 

Pas bête, il a trouvé le bon endroit pour vivre : les abords de la poissonnerie. Malheureusement, il risque d’être bientôt victime de la future loi prévoyant l’interdiction des animaux de rues et leur mise en fourrière systématique.

 

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Tollé donc chez les défenseurs des animaux en Turquie : le chat des rues  y est une institution, on en trouve des milliers dans les rues d’Istanbul où tout le monde les nourrit. Istanbul sans ses chats, serait-ce encore Istanbul ? Sans parler des conditions de vie qui attendent tous nos amis à quatre pattes à la fourrière : la cage ?

 

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Les maisons pour chats des rues de mon quartier de Teşvikiye sont-elles vouées à disparaître ? C'est bien triste...

  

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  En vous souhaitant beaucoup de joies…malgré tout et... en dépit de tout...

  

 

Pour en savoir plus sur Istanbul, son histoire, les anecdotes liées à la vie des étrangers qui en sont tombés amoureux, les souvenirs d’une personne qui y vit depuis 29 ans (votre humble servante…) vous pouvez lire Mes Istamboulines : Mes Istamboulines petite résolution-copie-1

Lien en France vers amazon.fr : link

Lien en Turquie vers gitakitap : link

 

Et si vous préférez connaitre les problèmes d’identité liés à la double culture :  Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre avec un CD de musiques et chansons composées et interprétées par Erol Köseoglu :

Lien vers amazon.fr : link

Lien vers gitakitap : link

 

Pour écouter une chanson de Janus Istanbul en français , La Ballade de la différence link 

 

Janus Istanbul 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:35

Io, prêtresse du temple d’Héra, était aimée de Zeus. Mais pour échapper à la jalousie d’Héra, qui avait découvert leur relation, Zeus changea Io en génisse.

 

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Tableau de Lastman représentant Io changée en génisse

 

C’était sans compter la soif de vengeance d’Héra qui envoya alors à Io un taon pour la piquer sans arrêt. Affolée, Io s’enfuit et parcourut de nombreux pays avant de se rendre finalement en Egypte. Dans sa course, elle avait traversé le Bosphore, qui aurait ainsi pris le nom de “gué de la vache”…  

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Tous les écrivains voyageurs de passage à Istanbul ont célébré la magie du Bosphore.

 

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Pour ne citer que deux exemples, Lamartine raconte : "Je viens de descendre et de remonter le canal du Bosphore de Constantinople à l'embouchure de la mer Noire. Je veux esquisser pour moi quelques traits de cette nature enchantée. Je ne croyais pas que le ciel, la terre, la mer et l'homme pussent enfanter de concert d’aussi ravissants paysages."

 

SAM_0813.JPG Les dauphins à Tarabya 

 

Et presque un siècle plus tard, Claude Farrère renchérit : « Le ciel est d'or rouge, les collines d'améthyste ; ...la mer exhale une buée diaphane, qui adoucit chaque contour et irise chaque nuance ; l'air pur, à peine moins tiède qu'en été, enivre... Les caikdjis rament lentement, à grands coups souples… »  

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Miniature de Nazan Erkmen 

 

Notons qu’un courageux italien originaire de Venise, Giacomo de Stephano, a récemment effectué en bateau à voile le périple Londres-İstanbul, soit 5401 kilomètres à la rame, en traversant la Manche, les canaux de France, le Rhin, le Danube, les côtes de la Mer Noire pour finalement redescendre le Bosphore !

 

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Photo du journal Habertürk

 

Chaque jour, 150 tankers, cargos et paquebots traversent le Bosphore :

  

Octobre-2012 0276. Octobre-2012 0279

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Sans compter les chalutiers...

  

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Les bateaux rapides...

 

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Les "vapeurs"...

  

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Les petites barques et les plaisanciers...

 

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Le Bosphore n’en finira pas de susciter des légendes et d’inspirer des épopées…

 

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Au quotidien, il nous fait tout simplement… rêver…  

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 21:15

        Ce soir, samedi 6 octobre 2012, a eu lieu au Palais de France d’Istanbul, une soirée destinée à célébrer un événement littéraire d’importance, la nouvelle édition, aux Editions du Patrimoine, sous la direction d’Alain Finet,  du livre de Jean-Michel Casa,  Le Palais de France à Istanbul.

 

Image (50)

        

Précisons que ce somptueux livre d’art, relié de tissu couleur café, a été réalisé grâce au mécénat d’entreprises françaises installées en Turquie.

 

Après un discours de Laurent Bili, ambassadeur de France en Turquie, Jean-Michel Casa, a rappelé les circonstances de l’écriture de la première version du livre, publiée en 1995.

  

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 La première édition ayant très vite été épuisée, je n’en possédais qu’une photocopie, réalisée à partir de l’exemplaire original appartenant à la bibliothèque du Lycée français Pierre Loti ...

 

L’AUTEUR

Jean-Michel Casa : consul général à Istanbul de 1993 à 1996, directeur de cabinet du ministre des Affaires européennes (1997-2002), il exerce ensuite les fonctions d’ambassadeur de France auprès du Royaume hachémite de Jordanie (2002-2006), puis d'ambassadeur auprès de l’État d’Israël (2006-2009). Ministre plénipotentiaire, il dirige actuellement la direction de l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères et européennes.

 LE LİVRE

Comme la première version, la réédition est bilingue, en français et en turc (texte turc de Yiğit Bener) mais considérablement enrichie de nouveaux textes et illustrations (photographies actuelles ou anciennes, reproductions de tableaux, documents d'époque, cartes postales...) .

 

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Photographie de Gurkan Akay

 

De plus, cette édition offre la particularité d’avoir aussi donné la parole à plusieurs nouveaux contributeurs ayant réalisé des encadrés :  

Chantal Gastinel-Coural
Marie-France Dupuy-Baylet

Frédéric Gérard
Nora Şeni
Nathalie Ritzmann
Et moi-même…

 

En ce qui me concerne, j’ai eu l’honneur, grâce à Monsieur Hervé Magro, consul de France à Istanbul, d’apporter une petite contribution à ce travail sur un sujet qui me passionne, la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya et son image chez les écrivains d’antan : « Et Tarabya entra en littérature ». 

                                                                                                

                                                                                                                                  Image (52)

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Image (53) 

 

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 Une photographie figurant dans la nouvelle édition (collection de Pierre de Gigord) et qui m’a séduite sur-le-champ car elle offre une image rare : le Palais de France de Tarabya vu côté cour…

 

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  On ne peut que souhaiter longue vie à ce livre perpétuant la mémoire de la présence française à Istanbul.  Qu’il vive dans les bibliothèques comme symbole de l’amitié franco-turque…     

franco-turc

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Istanbul Livres de Gisèle Durero-Koseoglu
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:43

Il y a des fins de semaine où, après des journées surchargées de travail,  on a encore trop à faire pour envisager de sortir ;  ou alors, on est si fatigué qu’on n’a plus qu’un seul espoir, rester à la maison…  Surtout à Istanbul où les trajets dans la circulation grèvent une partie de votre temps…

 

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  Alors, pourquoi ne pas commémorer  quand même le plaisir du week-end par un petit festin «  à la turque », "alla turca", c'est-à-dire, où on ne se soucie ni des principes diététiques ni de l’ordonnance des plats, pour mélanger  allègrement tout ce qu’on a envie de consommer ( en toute petite quantité, quand même..) ?

Une petite virée au marché :  

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  Avec l’automne arrivent les crevettes  fraîches de la Mer Noire  … Poêlées avec un peu de beurre, d’huile d’olive et de piment rouge en paillettes, quel régal !  

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  Une salade de carottes au yaourt légèrement aillé :  

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 Des aubergines et poivrons frits avec de la purée de tomates (pas en conserve, mijotée à la maison avec les tomates du marché…)  

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  Des « böreks » aux épinards…  

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  Un riz « pilaf » pour ceux ou celles qui auraient encore faim…  

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Le tout arrosé d'un délicieux rosé frais de marque turque, fabriqué à Şarköy, dans la région de Tekirdağ…  

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 Un bon thé couleur «  sang de lapin » pour clore les agapes…  

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 Et pour finir sur un excès délibéré, le nouveau « helva » au sésame, qui apparaît vers la fin septembre (ce type de « helva » ne se fabrique pas en été, son arrivée coïncide avec la saison du poisson…)  

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N’était-ce pas délicieux ?

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 17:28

Son haftalarda, Türkiye'de pek çok trajik olaylar oluyor. 28 seneden beri, insanları bu kadar üzgün, umutsuz görmedim. Birçok kişi, üzüntülü olayları unutmak için, kendisini değişik şeylerle meşgul etmeye çalışıyor.

Bunlardan en önemlisi  "Hürrem modası”…  

mü

Bende bu diziyi çok sevdiğimden bloğumdan bir kaç yazı yazdım.

Böyle bir moda olurda tüccarlar bundan faydalanmaz mı?

Akıllı tüccarlar, tüketim arttırmak için bunu çok iyi kullanıyorlar. Çeşit çeşit  "Hürrem Sultan" ürünleri vitrinlerde yerlerini alıyorlar: Osmanlı elbiseleri, saç tokaları, takılar... Bunlardan bazıları.

Şimdilerde Hürrem Sultan gibi diğer Sultanların da heykelcikleri, harem ve sarayda kullanılmış eşyalar, hayatımızı renklendiriyorlar.   

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Hürrem modası bir bulaşık deterjanında "saray mutfağı", tüy dökücü kremlerde "Hürrem" adlarıyla hayatımıza giriyor. Geceleri "Hürrem" yatak örtüsüyle örtünüp, Hürrem’in hamamına gidiyoruz...

Bunlar sadece birkaç örnek…  

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 Türkiye'ye taşındığım zaman,"egzotik" olduğu için, Osmanlı tarzında çeşitli küçük nesneler ilgimi çekti ve bu tarz birçok biblo satın almıştım. 28 yıldır biriktirdiklerim sayesinde, bu gün benim dairem, şimdi "Hürrem Sultan" adıyla pazarlanan birçok eşyayla dolu...

Mesela:

"Hürrem sultan" çay kaşığı veya çatal: bende var…  

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  "Hürrem’in aynası: o cins bir sürü ayna evimin çeşitli yerlerinde var...  

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  "Hürrem sultan tabakları": Eh, ben de aynı değil, ama opalin lokum tabaklarım var…  

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  "Hürrem sultan” kahve servis takımı: Bende zaten vardı...  

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Hatta küçük lokumluklar. Onlara da  “Hürrem’in lokumluğu” deniyor şimdilerde…  

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  "Hürrem Sultan kutusu”,  içine mektupları koymak için kullanılıyordu... O kutulardan da var!  

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Alem dekorlu,  "Hürrem sultan hamam takımı” : Evet, ben de sabun kutusu ve alem var.  

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Özetle, İstanbul' a yerleşeli 28 yıl oldu. Meğerse ben bilmeden bunca yıldır ''Hürrem Sultan'' modası takip ediyormuşum.

 

 

Her şeyin kötü gittiği bu günlerde, biraz moral kazanmak için efsanevi geçmişe sarılarak   "Hürrem modası" takip etmek insanı biraz olsun rahatlatıyor.

 

Gazetelerde okuduğumuz, televizyonlarda seyrettiğimiz haberlerden gözlerimiz yaşarıyor. İçimiz kararıyor. İnsan ne televizyon izlemek ne de gazete okumak istiyor.

Bu arada ''Hürrem Sultan '' modası insana biraz rahatlama sağlıyor...

 

Sevgilerimle...

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 14:21

 Ces dernières semaines, il s’est passé tellement d’événements tragiques en Turquie... en 28 ans, je n'avais jamais vu les Turcs, d'habitude optimistes, aussi moroses, aussi désespérés... Alors, beaucoup de gens choisissent la même solution pour ne pas sombrer dans la tristesse : se divertir...  avec des bagatelles...

Parmi ces divertissements,  la « mode “Hürrem » (Roxelane), lancée depuis un an par le célèbre feuilleton télévisé « Le Siècle magnifique », dont je vous ai déjà abondamment parlé. 

 

mü La belle Meriem Üzerli dans le rôle de Hürrem

 

Les petits malins ont ainsi un bon filon pour activer la consommation : créer toutes sortes d’objets ou produits « Hürrem »…  Je vous avais déjà parlé des robes, coiffures ou bijoux ottomans ; ce n’était que le début … Désormais,  Hürrem, les sultanes et le palais sont à toutes les sauces !

  

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La marque Bingo crée  le détergent à vaisselle pour « cuisine du palais »…  bin

 

La crème à épiler « Hürrem » :

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 Site kacanbalikbuyukolur.com

 

Le dessus de lit « Hürrem »

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Site Internet tekstilpasaji.com

  

Le hammam de Hürrem :

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Ce ne sont que quelques exemples !

 

Lorsque je me suis installée en Turquie, adorant l’art oriental, je n’ai pas manqué d’acquérir une foule de petits accessoires de style ottoman, qui me paraissaient alors si « exotiques » …

Il se trouve donc que mon appartement, est truffé d’objets qui  portent aujourd’hui le nom de « Sultane Hürrem »…

 

Les cuillères à thé « Hürrem sultane » en vente sur Internet : CUİ  Site hergunyeni.com

  Bon, j’avais aussi les fourchettes :  

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 Les assiettes à sultanes ottomanes :

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 Site hirefstore.com

 Mes assiettes à loukoums... 

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Un service à café « Hürrem » :

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Site gittigidiyor.com

 

Oui, eh bien moi, j’avais déjà tout le nécessaire…  

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  …et même les petits coffrets à loukoums  appelés désormais : « coffrets d’Hürrem »…   SAM_2234.JPG

  La boîte que, dans le feuilleton, la sultane utilise pour envoyer ses lettres…

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  Site davetiye dukkanı  

Je l’avais déjà aussi !

 

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Mon plateau « à sultane », acheté il y a 20 ans : aucun exemplaire ressemblant sur Internet ! Ah...  

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Les assiettes de Hürrem récemment retrouvées dans les caves du palais de Topkapı :

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 Site de Focus haber

 

Mes assiettes chinoises achetées il y a 25 ans :  

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 Le savon de hamam avec sa hampe ottomane :

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 Site takipet.com

 Oui, j’avais déjà aussi la boîte à savon…  

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Et la hampe…  

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  La brosse à cheveux « Hürrem » et le miroir sur Internet…   

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 Site sanalpazar.com

 

J’avais déjà les miroirs…  

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Morale de l’histoire : cela fait donc 28 ans que, sans le savoir, je suivais à l’avance la mode Hürrem !!!

 

  

Comme je suis heureuse, la mode "Hürrem étant un merveilleux cache-misère pour se raccrocher à un passé légendaire quand tout va mal, je vais pouvoir oublier  tout ce qui me fait pleurer chaque jour quand je découvre les actualités ( ou ce qui pourrait me faire pleurer mais pour éviter ces larmes, parfois, délibérément, ni je ne lis les journaux ni je ne regarde le journal télévisé ; cependant, les nouvelles que je n'aurais pas voulu entendre me rattrapent dès le lendemain...), car :

 

JE SUİS A LA MODE !

 

 

 

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Roxelane Hürrem

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  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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