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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:20

Si je peux dire que j’ai écrit « toute ma vie », c'est-à-dire à partir de l’âge de dix ans, c’est depuis 2003 que presque tous mes écrits ont été consacrés à la ville d’Istanbul et à l’histoire de la Turquie.

Au cas où vous ne connaîtriez pas encore mes 7 livres, voilà un petit rappel.

 

 

 

 

 

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul)

 

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Elle est composée de : Fenêtres d’Istanbul (2003, réédition 2006), Grimoire d’Istanbul (2006) et Secrets d’Istanbul (2009).

Le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage nocturne du Tambour du Ramadan ; dans Fenêtres d’Istanbul, il marche seul dans la nuit au fil des rues et tombe amoureux d’une fille à sa fenêtre, Lune-de-Tulle ; il devient chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le premier tome, Fenêtres d’Istanbul, (2003 et 2006), est un roman sur la ville d’Istanbul, déchirée entre modernisme et traditions, avec son foisonnement baroque, ses paradoxes dans la condition des femmes…

Le héros de  Fenêtres d’Istanbul, un Tambour du Ramadan ?

Il s’agit d’un personnage hors du commun car il passe ses nuits à marcher seul au fil des rues.

La construction du roman fait alterner les chapitres où le héros avance seul dans la nuit et ceux consacrés aux autres personnages.

 

 

Dans une rue enneigée, Brave, l’épicier observe les fenêtres d’en face dont il connaît tous les occupants : Perle, héritière d’un manoir sur les rives du Bosphore et dévorée par la passion de l’or ; Avédis, le vieil arménien et sa soi-disant gouvernante, la fille mère Séraphina ; Précieuse, la femme seule, qu’on surnomme “la féministe” ; Tante Hannah et Oncle Moshé, deux vieillards juifs prisonniers de leurs souvenirs ; l’étrangère, inépuisable sujet de commérages des voisins ; On-S’est-Arrêté-Là, paysanne qui vit dans la cave... Et enfin, Lune-de-Tulle, la fille du concierge, que son père a promise à Brave mais qui refuse désormais d’entrouvrir son rideau. Car celui qu’elle regarde en secret, c’est le Tambour du Ramadan, un va-nu-pieds aux allures de pacha. Le jour, il chante des romances sous les fenêtres, la nuit, il réveille le quartier, rappelant aux personnes qui jeûnent qu´il est l´heure de prendre la dernière collation avant le lever du soleil. Abandonné par sa mère,  mendiant,  enfant des rues, travailleur des collines d’ordures, le Tambour n’a connu que la détresse. Jusqu’à ce que son destin ne croise celui des habitants de l’immeuble…

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le second tome, Grimoire d’Istanbul, (2006), est un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation ; un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme...

Tout en reprenant certains héros du premier volume, il présente un nouveau personnage,  Alice, franco-turque de 35 ans, qui, hantée par son passé, regagne Istanbul, sa ville natale, après de longues années à Paris. Sa mission: remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, s’élabore une intrigue dont les fils se dénoueront de façon inattendue. Car la route d’Alice va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien : Antonio, bouquiniste solitaire et passionné redécouvrant l’amour à la maturité ; sa fille Eda, adolescente romanesque et suicidaire ; Yahya, antiquaire peu scrupuleux, trafiquant d’objets d’art ; Violeta, son épouse trahie, animée par la soif de vengeance ; Dauphin, le chauffeur, ancien Tambour du Ramadan...

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le troisième tome, Secrets d’Istanbul, (2009), met en scène des héros explorant les labyrinthes du passé pour débusquer les mensonges liés à leur identité.

Alice trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… Quatre chapitres se déroulant exactement en parallèle entre l’automne 2007 et le printemps 2008 conduisent les personnages de l’époque actuelle à une remontée dans le temps.

 La quête de leurs origines va les conduire à des trouvailles stupéfiantes sur les traces de personnages historiques célèbres pour avoir échafaudé des « châteaux en Turquie » : le soi-disant messie Sabattaï Tsevi, l’illustre poète français Lamartine, le bâtisseur de phares Michel Pacha et le peintre de la cour ottomane Pierre Désiré Guillemet.

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

La Trilogie d’Istanbul, une épopée sur la cité millénaire, avec sa mosaïque de cultures, son étonnante diversité religieuse, ses inégalités sociales, ses paradoxes dans la condition des femmes et ses énigmes ensevelies.

Un univers réaliste et épique à la fois, dans l’envoûtante mégapole turque.

 

Mes Istamboulines, Editions GiTa Yayinlari, 2010.

 

Mes Istamboulines : Recueil d’essais, récits et nouvelles, entièrement illustré par d’anciennes cartes postales sur la ville d’Istanbul.

 

Un jour, j’ai découvert une ville qui m’émerveillait, me fascinait et parfois me chagrinait.

Il s’est établi une correspondance parfaite entre ma sensibilité profonde et cette mégapole baignant dans l’eau, pétrie de souvenirs de toutes les cultures, constituée d’une mosaïque de gens différents. C’est la ville qui m’inspire en tant qu’écrivain. Je la ressens comme « ma » ville.

Ce livre est le fruit de mes étonnements, de mes doutes et de mes bonheurs. Le miroir de l’Istanbul de Gisèle, stambouliote d’adoption.

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Théâtre musical Janus Istanbul ( Gisèle durero-Koseoglu et Erol Koseoglu) sur le mélange des cultures, editions GiTa Istanbul 2012

 

La scène se passe à Istanbul, dans une maison ancienne construite sur les ruines de ce qui fut jadis le temple de Janus, le dieu au double visage. Oublié par les humains, celui qui fut le dieu des portes, du changement, des passages mais aussi le symbole de l’ambivalence, s’ennuie et se chamaille avec Janus Bis, son autre lui-même.

Mais l’arrivée dans la maison d’un jeune couple mixte, va lui redonner de l’énergie. Comment aider Chloé et Hakan à fusionner harmonieusement cette nouvelle part d’eux-mêmes avec l’ancienne ? Sa mission ne s’arrêtera pas là. A la naissance de Petit Janus, l’enfant du couple, Janus ne sait plus où donner de la tête. Car si le mélange des cultures est facile à résoudre entre gens qui s’aiment, il n’en est pas de même lorsque ces derniers sortent de leur bulle protectrice et affrontent le regard de la société.

 

Janus Istanbul illustre donc pose donc le problème de l’identité dans le mélange des cultures et de l’acceptation des différences de l’autre.

Satirique lorsqu’elle aborde le problème du déracinement, des préjugés culturels et de l’intolérance, pathétique lorsque les personnages, confrontés à des difficultés qu’ils croient insolubles, sombrent dans le désespoir, la pièce est aussi un spectacle musical.

Le CD :   Le CD, enregistré et réalisé au Studio We Play d’Istanbul, est la création d’Erol Köseoglu, qui a joué tous les instruments et interprété les chansons de la pièce.

Les dix morceaux de musique et les huit chansons composés par Erol Köseoglu, épousent le dilemme des personnages, en mélangeant la plainte de l’accordéon aux accords de la guitare électrique, la guitare classique à la batterie. La Chanson de Janus, la Valse des amoureux,  la chanson C’est si simple l’amour, la chanson Bonnes pour l’Orient, la chanson Carpe Dieml’Accordéon Ghetto, pour ne citer que quelques exemples, font partie intégrante de l’intrigue, qu’ils approfondissent et soutiennent de façon essentielle.

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Dynasties de Turquie médiévale

La Sultane Mahpéri, Editions  GiTa Yayinlari, Istanbul, 2004 et 2011.

 

La Sultane Mahpéri est un roman historique se déroulant en Anatolie au XIIIe siècle...

Après huit ans de captivité, la mort de son frère donne le pouvoir au prince impérial Alaeddin Keykubad. Proclamé Sultan des Seldjoukides d´Asie mineure, il épouse la princesse Destina, qui devient Sultane Mahpéri. Pour défendre son empire menacé par les  attaques des princes voisins et des Mongols, Alaeddin ne cesse de partir à la guerre. Esseulée, la rebelle Mahpéri entame un combat implacable pour imposer sa présence, conserver l’amour de son époux et garantir l´avenir de son fils unique, compromis par la naissance des enfants de sa rivale... C´est alors qu´entre dans sa vie l´architecte en chef du Sultan, un ambitieux cynique, qui rêve secrètement de la conquérir...

Ce roman, fruit de longues années de travail, fait revivre quelques grands personnages historiques du Moyen Age turc : Alaeddin Keykubad, sultan prestigieux, infatigable bâtisseur, amoureux des arts et des lettres, la princesse de Candélore, plus connue sous le nom de Sultane Mahpéri, Saadeddin Köpek, architecte du palais de Kubad Abad, le « Sultan des Savants, » père du célèbre poète Mewlânâ…

Amour, haine, jalousie, ambition, intrigues, goût du pouvoir, les passions inassouvies conduisent à la violence et au crime...

 

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Sultane Gurdju Soleil du Lion, Editions GiTa Yayinlari d’Istanbul et Editions Ataturquie, Paris, 2015.

 

A la mort de son époux, la sultane Mahpéri engage une lutte sans merci contre le redoutable vizir Kopek, pour fortifier le pouvoir de son fils, Giyaseddin. Lorsque le jeune sultan épouse la princesse géorgienne Tamara, désormais appelée Sultane Gurdju, un calme précaire s’installe. Mais d’effroyables dangers surgissent et vont précipiter l’Empire de Roum dans  le chaos : la rébellion du derviche Baba Resul, les complots, l’attaque des Mongols…

Après La Sultane Mahpéri (2004), ce deuxième tome des « Dynasties de Turquie médiévale » présente une autre héroïne inoubliable du XIIIe siècle turc, Sultane Gurdju, disciple du grand mystique Mevlânâ…

Un roman historique palpitant sur les Seldjoukides d’Anatolie…

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Et maintenant, bonne lecture !

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 22:12

Je vous ai montré hier les robes des sultanes dans la série « Le Siècle magnifique, Kosem » ; je vous parlerai aujourd’hui des parures de tête.

Car pour le rôle de la sultane Safiye, incarnée par Hulya Avsar, une des plus célèbres actrices turques, à chaque robe différente a été créé un diadème différent ! Quand on sait qu’elle a porté au moins quinze costumes différents seulement dans les trois premiers épisodes (on arrive au 26ème)…

Précisons que ce personnage de la redoutable sultane-mère « va comme un gant » à l’impériale Hulya Avsar…

Chaque couronne comporte au minimum 1500 pierres précieuses ou semi-précieuses.

Sa couronne la plus célèbre comprend 5000 pierres.

Et on dit qu’elles sont toutes  vraies !

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Couronnes de la sultane Kosem

Diadème "modeste" pour Kosem au début de son règne...

Diadème "modeste" pour Kosem au début de son règne...

La parure s'enrichit au fil de la gloire...

La parure s'enrichit au fil de la gloire...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
La tiare impériale de la sultane Hurrem, portée aussi par la sultane Kosem pour marquer sa puissance...

La tiare impériale de la sultane Hurrem, portée aussi par la sultane Kosem pour marquer sa puissance...

Une couronne royale pour Kosem à l'apogée de sa gloire...

Une couronne royale pour Kosem à l'apogée de sa gloire...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Couronnes de la sultane Halime interprétée par Aslihan Gurbuz...

Le rouge ou le noir sont fréquemment employées pour symboliser le caractère "diabolique" d'Halime...

Le rouge ou le noir sont fréquemment employées pour symboliser le caractère "diabolique" d'Halime...

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes
Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Parures de la sultane Humasah jouée par Vildan Atasever

Symphonie de bleu gris

Symphonie de bleu gris

Vert émeraude...

Vert émeraude...

Violet mystérieux...

Violet mystérieux...

Rouge passion...

Rouge passion...

Vert turquoise...

Vert turquoise...

A donner le tournis, non ?

Série « Le Siècle magnifique, Kosem » : diadèmes des sultanes

Si vous aimez les romans historiques sur les sultanes, vous pouvez lire mes deux romans :

La Sultane Mahpéri

Sultane Gurdju Soleil du Lion

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:10

Dynasties de Turquie médiévale

 

Les deux romans La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion constituent les deux tomes de la suite romanesque « Dynasties de Turquie médiévale ».

Ils se passent au XIIIe siècle à l’époque des Seldjoukides d’Anatolie et mettent en scène deux personnages historiques célèbres,  la sultane Mahpéri, épouse du sultan Alaattin Keykubad et la sultane Gurdju, épouse de Giyaseddin Keyhusrev.

 

La Sultane Mahpéri

Nous sommes en Anatolie, au XIIIe siècle...

Après huit ans de captivité, la mort de son frère donne le pouvoir au prince impérial Alaattin Keykubad. Proclamé sultan des Seldjoukides d’Asie mineure, il épouse la princesse Destina, qui devient la sultane Mahpéri. Pour défendre son empire menacé par les attaques des princes voisins et des Mongols, Alaattin ne cesse de partir à la guerre. Esseulée, la rebelle Mahpéri entame un combat implacable pour imposer sa présence, conserver l’amour de son époux et garantir l´avenir de son fils unique, compromis par la naissance des enfants de sa rivale... C´est alors qu´entre dans sa vie l´architecte en chef du sultan, un ambitieux cynique, qui rêve secrètement de la conquérir...

 

Ce roman, fruit de longues années de travail, fait revivre quelques grands personnages historiques du Moyen-âge turc : Alaattin Keykubad, sultan prestigieux, infatigable bâtisseur, amoureux des arts et des lettres ; la princesse de Candélore, plus connue sous le nom de Sultane Mahpéri ; Köpek, architecte du palais de Kubad Abad ; le « Sultan des Savants », père du célèbre poète Mewlânâ…

Des héros que vous n’oublierez pas… Amour, haine, jalousie, ambition, intrigues, goût du pouvoir, les passions inassouvies conduisent à la violence et au crime...

 

La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion, Gisèle Durero-Koseoglu

Sultane Gurdju Soleil du Lion

A la mort de son époux, la sultane Mahpéri engage une lutte sans merci contre le redoutable vizir Köpek, pour fortifier le pouvoir de son fils, Giyaseddin. Lorsque le jeune sultan épouse la princesse géorgienne Tamara, désormais appelée Sultane Gurdju, un calme précaire s’installe. Mais d’effroyables dangers surgissent et vont précipiter l’Empire de Roum dans  le chaos : la rébellion du derviche Baba Resul, les complots, l’attaque des Mongols…

Après La Sultane Mahpéri (2004), ce deuxième tome des « Dynasties de Turquie médiévale » présente une autre héroïne inoubliable du XIIIe siècle turc, Sultane Gurdju, disciple du grand mystique Mevlânâ…

Un roman historique palpitant sur les Seldjoukides d’Anatolie…

Editions GiTa pour la Turquie et Ataturquie pour la France

La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion, Gisèle Durero-Koseoglu
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:56

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Elle est composée de : Fenêtres d’Istanbul (2003, réédition 2006), Grimoire d’Istanbul (2006) et Secrets d’Istanbul (2009).

 

Le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage nocturne du Tambour du Ramadan ; dans Fenêtres d’Istanbul, il marche seul dans la nuit au fil des rues et tombe amoureux d’une fille à sa fenêtre, Lune-de-Tulle ; il devient chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

 

Une épopée sur la cité millénaire, avec sa mosaïque de cultures, son étonnante diversité religieuse et ses énigmes ensevelies. Un univers réaliste et épique à la fois, dans l’envoûtante mégapole turque.

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu : un Tambour du Ramadan comme héros !

Fenêtres d’Istanbul

Fenêtres d’Istanbul (GiTa Yayınları, 2003) : Dans une rue enneigée d’Istanbul, Brave, l’épicier, observe les fenêtres de l’immeuble d’en face dont il connaît tous les occupants. C’est alors qu’apparaît le Tambour du Ramadan, un va-nu-pieds aux allures de Pacha…

Le héros de  Fenêtres d’Istanbul, un Tambour du Ramadan ?

Il s’agit d’un personnage hors du commun car il passe ses nuits à marcher seul au fil des rues.

La construction du roman fait alterner les chapitres où le héros avance seul dans la nuit et ceux consacrés aux autres personnages.

Pour un étranger, le Tambour du Ramadan est un personnage du réel extrêmement poétique voire surréaliste. Car toute la nuit, il parcourt les rues en jouant du tambour pour réveiller les gens qui jeûnent.

Je n’oublierai jamais la première fois où je l’ai entendu. C’était au début, je venais de m’installer à Istanbul et je ne connaissais pas bien  les coutumes turques. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre dans le silence résonner les coups, puis de voir le Tambour lui-même! C’est de ce choc culturel qu’est issu mon personnage.

Dans Fenêtres d’Istanbul, le Tambour joue le rôle de fil conducteur, son destin croise celui des autres personnages, c’est souvent à la suite de ses apparitions dans la rue que nous apprenons les sentiments de chacun. De plus, il fait rêver les habitants de l’immeuble, en particulier les femmes. 

Le héros de  Fenêtres d’Istanbul, un Tambour du Ramadan ?

Il s’agit d’un personnage hors du commun car il passe ses nuits à marcher seul au fil des rues.

La construction du roman fait alterner les chapitres où le héros avance seul dans la nuit et ceux consacrés aux autres personnages.

Pour un étranger, le Tambour du Ramadan est un personnage du réel extrêmement poétique voire surréaliste. Car toute la nuit, il parcourt les rues en jouant du tambour pour réveiller les gens qui jeûnent.

Je n’oublierai jamais la première fois où je l’ai entendu. C’était au début, je venais de m’installer à Istanbul et je ne connaissais pas bien  les coutumes turques. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre dans le silence résonner les coups, puis de voir le Tambour lui-même! C’est de ce choc culturel qu’est issu mon personnage.

Dans Fenêtres d’Istanbul, le Tambour joue le rôle de fil conducteur, son destin croise celui des autres personnages, c’est souvent à la suite de ses apparitions dans la rue que nous apprenons les sentiments de chacun. De plus, il fait rêver les habitants de l’immeuble, en particulier les femmes. 

Pour un étranger, le Tambour du Ramadan est un personnage du réel extrêmement poétique voire surréaliste. Car toute la nuit, il parcourt les rues en jouant du tambour pour réveiller les gens qui jeûnent.

Je n’oublierai jamais la première fois où je l’ai entendu. C’était au début, je venais de m’installer à Istanbul et je ne connaissais pas bien  les coutumes turques. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre dans le silence résonner les coups, puis de voir le Tambour lui-même! C’est de ce choc culturel qu’est issu mon personnage.

Dans Fenêtres d’Istanbul, le Tambour joue le rôle de fil conducteur, son destin croise celui des autres personnages, c’est souvent à la suite de ses apparitions dans la rue que nous apprenons les sentiments de chacun. De plus, il fait rêver les habitants de l’immeuble, en particulier les femmes. 

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu : un Tambour du Ramadan comme héros !

Reportage sur Fenêtres d’Istanbul

D’où vous est venue l’idée d’écrire ce roman ?

A partir de mon installation à Istanbul, cette ville est devenue mon principal sujet d’inspiration. Istanbul est le berceau de plusieurs cultures, elle a été Byzance puis Constantinople, capitale de la chrétienté, puis, avec les Ottomans, la capitale du monde musulman. Elle a accueilli les Juifs chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique. Cette superposition de cultures  et de religions différentes confère à la cité une richesse sans pareille qui ne cesse de me fasciner et m’apporte chaque jour de nouvelles sources d’inspiration.

Dans Fenêtres d’Istanbul, justement, je décris un immeuble où vivent dans l’harmonie des personnes de culture et de religions différentes.

Les personnages du roman sont-ils tirés de la réalité ?

Quand j’ai commencé à vivre à Istanbul, comme je ne parlais pas le turc, dans toutes les réunions ou soirées, je me taisais et écoutais les autres parler. Quand j’ai commencé à maîtriser la langue, j’ai posé beaucoup de questions à des personnes issues de milieux sociaux-culturels différents. C’est ainsi qu’à partir d’histoires réelles, j’ai peu à peu créé les personnages du roman. Mais je les ai tellement transformées avec mon imagination que des personnes dont la vie m’a inspiré ne reconnaissent pas leur propre histoire.

Finalement, Fenêtres d’Istanbul ? Une fiction sur l’Istanbul de la fin du XXe siècle, déchiré entre modernisme et traditions, avec son foisonnement baroque, ses paradoxes dans la condition des femmes, son incroyable diversité, sa mosaïque de croyances...

Un conte moderne, à la fois réaliste et poétique, loin des stéréotypes sur la Turquie.

Nouvelle édition en turc

Nouvelle édition en turc

Grimoire d'Istanbul

Grimoire d’Istanbul (Editions GiTa, 2006) : Alice, franco-turque de 35 ans, prisonnière d’un passé qui la hante, regagne Istanbul, sa ville natale. Sa mission : remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, sa route va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien… Un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme ; un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation... 

Reportage sur Grimoire d'Istanbul

 Pourriez-vous définir le genre de votre roman? 

Ce roman peut être appelé roman d’aventures car il débute sur une énigme posée par la mort d’un archéologue. Le mystère n’est élucidé que vers la fin du livre, qui, je crois, se termine de façon inattendue pour le lecteur. En fait, les personnages sont tous en quête d’un vieux manuscrit qui a une valeur inestimable mais pour des raisons différentes. Le bouquiniste veut le posséder par amour des livres, l’antiquaire pour de l’argent, son épouse pour accomplir une vengeance. La recherche du manuscrit met en valeur les diverses  motivations des êtres.

C’est pour cela que mon roman peut aussi être défini comme un roman psychologique car il analyse les sentiments des êtres placés dans une situation de souffrance morale et sentimentale. L’héroïne, Alice, âgée de trente-cinq ans, est encore obsédée, vingt et un an après, par l’homme qui l’a subornée quand elle avait quatorze ans et la recherche du manuscrit va enfin lui permettre de se libérer de son passé. A travers ce personnage, j’ai voulu représenter les cicatrices indélébiles laissées par les traumatismes de l’adolescence. Le second personnage, Antonio le bouquiniste, ne vit qu’à travers sa passion des vieux livres. Paradoxalement, c’est grâce au Grimoire qu’il va redécouvrir des sentiments qu’il croyait ne plus jamais pouvoir éprouver. Sa fille Eda, exaltée et  romanesque, a une conception de l’amour extrémiste et idéaliste, elle rêve d’un amour comme dans les livres mais elle se heurte aux déceptions de la réalité. Yahya, l’antiquaire, qui est aussi un trafiquant d’objets d’art, découvre enfin que tout ne lui est pas permis. Violeta, son  épouse, apprenant qu’elle a été trompée, vit les affres de cette trahison et hésite entre vengeance et pardon. Dauphin, le chauffeur de Yayha, ancien enfant des rues (c’était le héros du premier volume de La Trilogie d’Istanbul, Fenêtres d’Istanbul) aime sans parvenir à aimer vraiment parce qu’on ne lui a pas donné d’amour dans son enfance. C’est pourquoi Grimoire d’Istanbul n’est pas un “roman d’amour” mais un “ roman sur l’amour.”

Le roman aborde aussi des questions d’éthique et parle de la tentation qui pousse parfois les êtres à commettre des actes que leur raison et leur éducation réprouvent.

Le mot “Grimoire” recouvre donc plusieurs sens. Il s’agit bien du manuscrit que tous recherchent mais aussi du grimoire de nos cœurs, de nos vies et de nos destins, tout aussi difficile à déchiffrer.

 

C’est pour cela que mon roman peut aussi être défini comme un roman psychologique car il analyse les sentiments des êtres placés dans une situation de souffrance morale et sentimentale. L’héroïne, Alice, âgée de trente-cinq ans, est encore obsédée, vingt et un an après, par l’homme qui l’a subornée quand elle avait quatorze ans et la recherche du manuscrit va enfin lui permettre de se libérer de son passé. A travers ce personnage, j’ai voulu représenter les cicatrices indélébiles laissées par les traumatismes de l’adolescence. Le second personnage, Antonio le bouquiniste, ne vit qu’à travers sa passion des vieux livres. Paradoxalement, c’est grâce au Grimoire qu’il va redécouvrir des sentiments qu’il croyait ne plus jamais pouvoir éprouver. Sa fille Eda, exaltée et  romanesque, a une conception de l’amour extrémiste et idéaliste, elle rêve d’un amour comme dans les livres mais elle se heurte aux déceptions de la réalité. Yahya, l’antiquaire, qui est aussi un trafiquant d’objets d’art, découvre enfin que tout ne lui est pas permis. Violeta, son  épouse, apprenant qu’elle a été trompée, vit les affres de cette trahison et hésite entre vengeance et pardon. Dauphin, le chauffeur de Yayha, ancien enfant des rues (le Tambour du Ramadan, héros du premier volume de La Trilogie d’Istanbul, Fenêtres d’Istanbul) aime sans parvenir à aimer vraiment parce qu’on ne lui a pas donné d’amour dans son enfance. C’est pourquoi Grimoire d’Istanbul n’est pas un “roman d’amour” mais un “ roman sur l’amour.”

Le roman aborde aussi des questions d’éthique et parle de la tentation qui pousse parfois les êtres à commettre des actes que leur raison et leur éducation réprouvent.

Le mot “Grimoire” recouvre donc plusieurs sens. Il s’agit bien du manuscrit que tous recherchent mais aussi du grimoire de nos cœurs, de nos vies et de nos destins, tout aussi difficile à déchiffrer.

Un roman historique ?

J’ai voulu surtout mettre en évidence le rôle que la terre d’Anatolie a joué historiquement dans la diffusion du christianisme, en constituant son second centre d’implantation après Jérusalem. Sur les pas d’Alice, le lecteur découvre ou redécouvre des sites historiques d’une importance capitale. Il suffit de prendre l’exemple de Saint Paul. Il est né à Tarse, a prêché à Antioche et à Ephèse. Sur les traces d’Alice, le lecteur va découvrir certains des lieux célèbres du christianisme des premiers âges : Ephèse, Tarse, Silifke, Demre... et peut-être aura-t-il l’envie d’aller les visiter.

J’espère, par cet aspect de mon roman, rappeler aux Européens qu’une partie de leur culture est issue de cette terre et que par l’histoire des événements qui s’y sont déroulés, la Turquie fait partie intégrante de l’Europe.

N’y a-t-il pas pour vous, subjectivement, un aspect du roman plus important que les autres?

Oui, pour moi, c’est quand même avant tout un roman sur les affres des sentiments. Sur la difficulté de l’harmonie et de la sérénité dans les relations sentimentales. Sur la façon dont notre passé nous marque comme un fer rouge. Dans mon livre, tout le monde aime mais tout le monde souffre. En dépit de toutes les autres inégalités qui séparent les êtres, sociales, culturelles, il y a des sujets devant lesquels ils sont tous égaux. Celui de la vie et de la mort, par exemple. Mais aussi celui des sentiments. Il y a égalité des êtres dans la souffrance amoureuse. En écrivant la préface de la réédition de Fenêtres d’Istanbul,  le premier tome de La Trilogie d’Istanbul, un professeur de philosophie, Madame Essaïda Riahi, a écrit : «  Même les riches souffrent, pour des raisons autres que celles des pauvres, certes. Mais ils ont leur lot de misère morale qui vient tempérer celle des premiers… »

 

Je pense que la peinture compatissante de cette misère morale est aussi une des caractéristiques de Grimoire d’Istanbul. J’insiste sur l’adjectif compatissant car j’ai une tendresse particulière pour mes personnages, qui sont si proches de nous tous.

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu : un Tambour du Ramadan comme héros !

Secrets d'Istanbul

Secrets d’Istanbul (GiTa Yayınları, 2009) : Alice trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… Un roman  mettant en scène des héros torturés par un secret de famille… Leur quête de la vérité et de l’amour les contraindra à fouiller le passé pour élucider les mystères liés à leurs ancêtres, sur les traces de cinq personnages historiques connus pour avoir échafaudé des “châteaux en Turquie” : un soi-disant messie, un illustre poète français, un bâtisseur de phares, un peintre de la cour ottomane… 

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu : un Tambour du Ramadan comme héros !

Reportage sur Secrets d'Istanbul

Quel est le sujet du livre ?

Secrets d’Istanbul met en scène des héros explorant le passé pour débusquer les mensonges liés à leur identité. La quête de leurs origines va les conduire à des trouvailles stupéfiantes sur les traces de personnages historiques célèbres pour avoir échafaudé des  châteaux en Turquie.

J’ai accordé beaucoup d’importance à la construction de ce roman qui n’est pas du tout traditionnelle. Le roman est composé de quatre chapitres qui commencent tous à l’automne 2007 et se finissent au temps des tulipes 2008. Les quatre chapitres ne se suivent donc pas dans l’ordre chronologique mais se déroulent donc exactement en parallèle et mettent en scène les mêmes personnages mais dans des situations différentes.

Au départ du roman, Alice, l’héroïne, trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… 

Qu’est-ce que vous avez voulu montrer dans ce livre ?

J’ai voulu travailler sur le sujet des secrets de famille mais aussi montrer que notre identité n’est pas unique.

Les héros de mon livre, après leur recherche, comprennent qu’ils ne sont pas seulement ce qu’ils croient être et que le passé de leur famille est beaucoup plus complexe qu’ils ne l’avaient imaginé. Mon but est aussi de montrer le mélange des cultures est un facteur d’enrichissement et que c’est la mosaïque culturelle d’Istanbul qui en a fait et en fait encore une ville exceptionnelle.

Dans le roman un personnage dit :

« Tu es comme la ville d’Istanbul. Si elle est si belle aujourd’hui, c’est parce qu’elle a été Byzance, la Nouvelle Rome, Constantinople, Islambol, Dersaadet, Asitane et j’en passe. Sinon, ce ne serait qu’une jolie cité au bord de l’eau, identique à mille autres… »

 

Le fil conducteur des trois tomes ?

Pour finir, rappelons que le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage du Tambour du Ramadan de Fenêtres d’Istanbul, pauvre hère qui marchait seul dans la nuit au début, devenu chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:45

Mahperi Hatun romanım ilgi cektmeye devam ediyor:

6/ BASKISI YOLDA

Mahperi Hatun romanım Kitap Fuarında (Kasım 2014)

SFuarda imza günüm vardı: Sansıma Ilber Ortaylı GiTa Yayınları standını ziyaret etti: Kitaplarım hakkında konuştuk ve Mahperi Hatun romanımı onun adına imzaladım.

Mahperi Hatun romanım Kitap Fuarında (Kasım 2014)

eMahperi Hatun romanıma ve diğer kitaplarıma göstermiş olduğu ilgiden dolayı Ilber Ortaylı' ya teşekkür ederim.

 

Mahperi Hatun romanım Kitap Fuarında (Kasım 2014)
Mahperi Hatun romanım Kitap Fuarında (Kasım 2014)

Facebook’ta Mahperi Hatun romanının sayfasını beğenin lütfen…

https://www.facebook.com/pages/Mahperi-Hatun-Roman/661267170630827?fref=ts

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 22:32

Journal Cumhuriyet Kitap du 28 juillet 2011

Article de Meliha Akay sur La Trilogie d'Istanbul, La Sultane Mahpéri et Mes Istamboulines

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:00

 

 

        Quelques messages envoyés sur mon site Internet me posent une question récurrente : Pourquoi, où,  quand et comment écrivez-vous ?

 

               Pourquoi ?

 Enfant, j’étais une dévoreuse de livres ; c’est l’amour de la lecture qui m’a conduite à l’écriture. Bien vite, j´eus épuisé toutes les ressources de la bibliothèque familiale. Je peux dire sans exagération que je passais tout mon temps libre à lire.

 A dix ans, je n´avais qu´une ambition, écrire un roman. J’ai réalisé mon rêve pendant les vacances de Pâques. Je crois que c´est en écrivant mon nom sur la page de garde de ce petit ouvrage que je me suis mariée à l’écriture. A partir de cette époque, je n´ai plus jamais cessé d´écrire. Quand je m´ennuyais en classe, j´écrivais. Je noircissais de poèmes les pages de mes classeurs. Au lycée, mes camarades de classe m’avaient surnommée « Mademoiselle George Sand ».

Depuis, je n’ai jamais cessé de m’adonner à ma passion. C’est mon ivresse quasi quotidienne. «  L’écriture c’est l’inconnu de soi, dit Duras dans Ecrire. C’est une sorte de faculté qu’on a à côté de sa personne, parallèlement à elle-même, d’une autre personne qui apparaît et qui avance, invisible…»

Comment devient-on écrivain ? A cause d’une envie, une motivation assez dévorante pour accepter de sacrifier tout un pan de sa vie à des heures solitaires devant une page blanche. Ecrire, c’est quand rien ne rend plus heureux que rester attelé à une table de travail. C’est de la persévérance transformée en manie.

 

153_001.jpgCarte de 1907

 

 

Où ?

Je préfère écrire dans les lieux clos que dans la nature. Le premier est mon petit bureau. C’est une pièce minuscule, l’ancienne chambre de domestique d’un appartement des années soixante. Les murs en sont tapissés d’étagères où se trouvent  mes livres et mes dossiers. C’est mon domaine personnel. Je travaille devant un grand bureau ancien sur lequel se trouve mon ordinateur. Mais j’adore aussi écrire dans les cafés, comme je l’explique dans  Mes Istamboulines. Je m’assois à une table, pose ma feuille et attends. C´est un rite. Qu´y attends-tu ? me dira-t-on. J´y attends l´inspiration. Celle qui me viendra en observant les gens assis autour de moi.

           Car le romancier est une éponge. Il s´imbibe de tous les petits faits qui paraissent anodins aux autres et se gonfle jusqu´à ce qu´il ne lui reste plus qu´un seul moyen de s´en libérer, les coucher sur le papier. Un fait divers, une conversation, une vision entrevue, une plume d´oiseau volant dans les airs, un simple mot glané dans une conversation, un bruit entendu en écho dans un bar, une scène de rue, tout est prétexte pour l´écrivain à élaborer un univers.

          Ecrire dans un café constitue un plaisir extrême. Vous captez les échos des conversations sans y participer, vous vous isolez au milieu d´inconnus qui ne soupçonnent pas l´activité à laquelle vous êtes en train de vous livrer, vous braconnez un moment de leur vie mais sans leur porter un quelconque préjudice.

  

 

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Carte de 1910

 

 

        Quand  ?

        J’aime écrire le soir et particulièrement la nuit, quand tout le monde dort. Là, je travaille pendant plusieurs heures d’affilée. Je passe aussi toutes mes vacances à écrire, généralement jusqu’à quatre heures du matin.

        En dehors de ces périodes privilégiées, comme je travaille dans un lycée, il ne m’est pas possible de consacrer de longues heures à l’écriture. Alors, j’écris par fragments à n’importe quel moment de la journée. Il est rare que je passe une journée sans noircir du papier car une partie de mon esprit écrit sans cesse, où que je sois, quoi que je fasse. J’écris dans le bus, dans le taxi, dans ma cuisine quand je prépare le repas, dans le lycée lorsque j’ai une heure de pause et même parfois lorsque je suis en compagnie, en notant de petits bouts de phrases sur mon carnet. Récemment, alors que je faisais un cours de littérature et que je notais rapidement une phrase, un de mes élèves m’a demandé : « Madame, vous êtes en train d’écrire, n’est-ce pas ? » C’était vrai. Cette «  double vie » me passionne.

 

        Comment ?

       Pendant des années, j’ai écrit à la main. Puis, peu à peu, je me suis mise à utiliser l’ordinateur qui est un instrument magique pour effectuer des modifications sur un texte. Cependant, j’écris encore à la main lorsque je ne suis pas dans mon bureau et j’éprouve toujours le même immense plaisir à utiliser mon stylo à plume et son encre violette.

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:00

 

Je dédie cet article à Nina de Couleurs d’Istanbul, née le même jour que Mevlânâ et à Nat du Bretzel au Simit, passionnée par les derviches tourneurs…

 

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Carte postale Keskin Color, 1980

      

      Je n’oublierai jamais la première fois où je me rendis à Konya, au début de mon installation en Turquie. A cette époque, je ne savais presque rien de Mevlânâ, sauf qu’il était le fondateur de l’ordre des Derviches Tourneurs. Mais lorsque je fus entrée dans le mausolée, j’ai été si impressionnée par l’atmosphère qui s’en dégageait que j’ai tout de suite éprouvé le besoin de mieux connaître ce poète et philosophe.

 

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      Je me suis alors plongée dans la lecture  du Mesnevi et du Divan-ı Kebir et depuis, je n’ai jamais cessé de les lire.

 

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  Carte postale Keskin Color, Istanbul, 1980

 

      Si on me demandait ce que la lecture de Mevlânâ a apporté à ma vie, la première réponse serait : il m’a émerveillé par sa tolérance. Au XIIIe siècle où, dans le reste du monde, on se battait souvent au nom de la religion, il n’hésite pas à prêcher l’amour et le respect de l’autre, quel qu’il soit. D’ailleurs, sa citation la plus célèbre, que l’on trouve reproduite dans une infinité de livres n’est-elle pas : « Viens, viens, viens ! Qui que tu sois, viens ! Que tu sois infidèle, idolâtre, païen, viens ! Notre confrérie n’est pas la confrérie du désespoir. Même si tu as renié cent fois ta parole, viens quand même… »

   

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    Photo de 1903

 

      Je pourrais aussi ajouter que c’est grâce à lui que j’ai écrit un roman historique sur les Seldjoukides d’Anatolie. Car lorsque j’eus découvert la personnalité de Mevlânâ, j’ai appris aussi que son père, le Sultan des Savants Behaeddin Veled, était arrivé à Konya sous le règne d’Alaeddin Keykubad, ce qui m’a conduite à m’intéresser aussi à ce souverain et à son épouse. Le sujet m’a tellement passionnée que je lui ai alors consacré huit ans de ma vie pour pouvoir écrire mon roman La Sultane Mahpéri, (Editions GiTa Yayinlari, 2004). Pendant toutes les années de l’écriture de ce livre, je peux dire que j’ai vécu nuit et jour mentalement en compagnie de Behaeddin Veled, de  Mevlânâ, d’Alaeddin Keykubad et de la sultane Mahpéri. Leur présence dans ma vie était si forte que je me souviens d’avoir fait un lapsus assez comique un jour en disant à mon époux : « Nous sommes invités à dîner demain soir chez Alaeddin Keykubad » !

 

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      Aujourd’hui, parmi les démonstrations qui me font le plus rêver se trouve toujours le « Sema », la cérémonie de danse sacrée des Derviches Tourneurs, à laquelle je suis souvent allée assister.  La magie des vastes robes blanches appelées « tennure », symbolisant la pureté et le linceul et tournant comme des ailes d’oiseaux, la plainte mélancolique du ney ne cessent de m’envoûter. 

 

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   Carte postale de 1903

 

       Je finirai en vous faisant partager un petit récit tiré de mon roman La Sultane Mahpéri ( Lien vers le roman sur Amazon.fr link  

  Alaeddin lui emboîta le pas, ils s´éloignèrent du palais et prirent dans l´obscurité la route du moulin à eau placé au bord de la rivière.

 La roue à aube dressait sa silhouette ronde dans la clarté de la pleine lune. Le Sultan crut discerner une forme dans le bassin. Avançant de quelques pas, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir Mevlânâ, assis jusqu´aux épaules dans l´eau glaciale, la tête arrosée en cadence par l´eau que déversaient les palettes.

— Voilà deux jours que notre Maître se mortifie de la sorte. O mon Sultan, intervenez, la maigreur de notre Cheikh ne lui permettra pas de survivre longtemps à l´épreuve qu´il s´est imposé !

— Saint Pôle,  s’écria le Sultan, en cette saison, l´eau froide est dangereuse et votre corps est excessivement délicat et maigre.

— Tout cela est vrai pour les hommes froids, cria-t-il en surgissant hors de l´eau.

Secouant sa robe mouillée, il se mit à frapper du pied en cadence, puis, tendant sa main droite vers le ciel, il commença à tourner sur lui-même, effectuant une sorte de danse giratoire.

Stupéfait, le Sultan contemplait le Saint virevoltant, sa jupe blanche s´envolant peu à peu en décrivant de larges cercles. Il se sentait si proche de Mevlânâ qu´il sentait son coeur s´épanouir. Alors, le Cheikh  s´immobilisa.

— Sultan Alaeddin, « lorsque la lumière divine entre dans le cœur, celui-ci s´ouvre et s’élargit, et le signe en est qu´il s´éloigne du monde et penche vers la vie future. Il prépare ses bagages pour le voyage avant que la mort ne survienne, il divorce d´avec le monde avant que celui-ci ne divorce d´avec lui. »[1] Article paru en turc dans le Journal HT Hayat 

 La Sultane Mahpéri

 Ancienne édition du roman

 

 

 

 

 

Lien vers La Sultane Mahpéri sur Amazon.fr link

Ataturquie.fr link

En Turquie, Editions GiTa  link

Lien vers le site Gisèle, Ecrivain français d’Istanbul link
 

 

 

[1] D’ après Aflâkî

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Articles Essais Commémorations Mevlana Histoire de la Turquie La Sultane Mahpéri
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 05:27

SGR 2784 

 

Je suis Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine française d’Istanbul, une des représentantes de la littérature francophone de Turquie

 

Site Internet :    http://giseleistanbul.com/

 

Française, je vis depuis longtemps à Istanbul, où j’exerce le métier de professeur de Lettres. La ville d’Istanbul et l’histoire turque constituent mes principaux sujets d’inspiration. Mes livres paraissent simultanément en français et en turc et depuis 2009, en grec.

 

Mes  livres :

 

Dynasties de Turquie médiévale :

 

-La Sultane Mahpéri (Editions GiTa Yayinlari, 2004)

 

-Sultane Gurdju Soleil du Lion (Editions GiTa et Ataturquie, 2015)

 

La Trilogie d’Istanbul (romans) :

 

Fenêtres d’Istanbul (Editions Bartok 2003, Editions GiTa 2006)

Grimoire d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, 2006)

Secrets d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, 2009)

 

Mes Istamboulines, Essais, récits et nouvelles, (Editions GiTa Yayinlari, 2010)

 

Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, 2012

 

Gisèle Durero-Koseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L'Homme qui assassina, 2013, Editions GiTa

 

 

Où trouver mes livres ?

 

En français :

En France sur Amazon.fr link 

Ataturquie.fr link

En Turquie, dans toutes les librairies vendant des livres en français, sur les sites de libraires Internet, aux Editions GiTa Yayinlari link

En turc :

Dans toutes les librairies de Turquie.

 

 

 

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Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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