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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:46

Tous les gens qui me connaissent savent que j’adore le mauve et le violet.  Alors, j’ai profité des vacances pour me livrer à une petite mise en scène de mon univers subjectif et littéraire du parme au pourpre…

My vintage violets. Du mauve au violet

« La vérité en un sens est violette »

Philippe Sollers, 2006

My vintage violets. Du mauve au violet

Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour,

Franche d'ambition, je me cache sous l'herbe;

Mais si sur votre front je puis me voir un jour,

La plus humble des fleurs sera la plus superbe.

Jean Desmarets de Saint-Sorlin, 1641, madrigal pour La Guirlande de Julie

My vintage violets. Du mauve au violet
My vintage violets. Du mauve au violet

Rien qu'une touffe de violettes pâles, une touffe de ces fleurs faibles et presque fades… Fleurs parmi les plus insignifiantes et les plus cachées. Infimes. A la limite de la fadeur. Nées de la terre ameublie par les dernières neiges de l'hiver. Et comment, si frêle, peuvent-elles seulement apparaître, sortir de terre, tenir debout ? 

Philippe Jaccottet, 1995.

 

Ô, l’Oméga, rayon violet de ses yeux

Arthur Rimbaud, « Voyelles », 1870  

My vintage violets. Du mauve au violet

Le nom de Parme, une des villes où je désirais le plus aller, depuis que j'avais lu la Chartreuse, m'apparaissant compact, lisse, mauve et doux ; si on me parlait d'une maison quelconque de Parme dans laquelle je serais reçu, on me causait le plaisir de penser que j'habiterais une demeure lisse, compacte, mauve et douce, qui n'avait de rapport avec les demeures d'aucune ville d'Italie, puisque je l'imaginais seulement à l'aide de cette syllabe lourde du nom de Parme, où ne circule aucun air, et de tout ce que je lui avais fait absorber de douceur stendhalienne et du reflet des violettes.

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913

My vintage violets. Du mauve au violet

ELSBETH – La pâle fleur de l’aubépine peut devenir une rose, et un chardon peut devenir un artichaut ; mais une fleur ne peut en devenir une autre : ainsi qu’importe à la nature ? on ne la change pas, on l’embellit ou on la tue. La plus chétive violette mourrait plutôt que de céder si l’on voulait, par des moyens artificiels, altérer sa forme d’une étamine.

FANTASIO : – C’est pourquoi je fais plus de cas d’une violette que d’une fille de roi.

Alfred de Musset, Fantasio, 1834

 

My vintage violets. Du mauve au violet

 

Votre odeur s’exaspère en l’ombre et dans le soir,

Violettes, ô fleurs douces au désespoir,

Violettes du soir !

Renée Vivien, Dans un coin de violettes, 1910

My vintage violets. Du mauve au violet
My vintage violets. Du mauve au violet

La nuit m’envoie ses violettes

Reçois-les car je te les jette

Le soleil est mort doucement

Comme est mort l’ancien roman

De nos fausses amours passées

Les violettes sont tressées

Si d’or te couronnait le jour

La nuit t’enguirlande à son tour.

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, posthume, 1947)

My vintage violets. Du mauve au violet

Pour finir dans les senteurs, petite collection d’eaux de violettes, de gauche à droite : eau de violettes Honoré Payan de Grasse, déodorant à la violette de Yardley, violette de l’Artisan parfumeur à Grasse, eau de violette La Tourrettane (Tourettes-sur-Loup), Eau de violettes Berdoues de Toulouse et Violette de Fragonard…

My vintage violets. Du mauve au violet

La couverture violette de mon dernier roman, Sultane Gurdju Soleil du Lion, suite de La Sultane Mahpéri, roman historique sur les sultans seldjoukides d'Anatolie...

My vintage violets. Du mauve au violet
My vintage violets. Du mauve au violet
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2 - dans violet violettes L'Istanbul de Gisèle Littérature mauve Livres de Gisèle Durero-Koseoglu
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:55

La nouvelle est tombée ce matin, Tahsin Yücel n’est plus !

Photo du Journal Radikal

Photo du Journal Radikal

Décédé à l’âge de 83 ans, le maître, diplômé du Lycée de Galatasaray et d’un Doctorat de littérature française de l’Université d’Istanbul, où il avait ensuite exercé le métier de professeur, a composé une œuvre immense, comportant critiques littéraires, romans, nouvelles, essais et traductions de grands écrivains français.

Auteur d’une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, qui passent au crible la société turque de la seconde partie du XXe siècle et se livrent à la satire de la société de consommation et du profit, dans une langue moderne et originale, Tahsin Yücel était l’une des figures de proue des lettres turques du XXe siècle.

On peut lire en français, en particulier Vatandas (traduction de Noémi Cingoz, Editions du Rocher, 2004), Les cinq derniers jours du prophète, qui a reçu en 1993 le prix littéraire Orhan Kemal ((traduction de Noémi Cingoz, Editions du Rocher, 2006), La Moustache (traduction de Noémi Cingoz, Actes Sud, 2009), Sous le soleil de Bernanos, Itinéraire en Artois avec Tahsin Yucel, réalisé par Timour Mudidine en collaboration avec le photographe Philippe Dupuich (Temps présent, 2010) et le roman Le Gratte-ciel (traduction de Noémi Cingoz, Actes Sud, 2012)…

 

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Les cinq derniers jours du prophète, sont le récit de la dégradation physique d’un poète rebelle surnommé « le prophète » et qui croit que ses rêves vont se réaliser...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…
Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

La Moustache est une fable philosophique racontant comment la moustache de Cumali devient un symbole pour un village tout entier...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Le Gratte-ciel est une fiction satirique qui nous projette en 2073 : un magnat de l’immobilier, qui a édifié un nombre incalculable de gratte-ciels, voit son nouveau projet contrecarré par un vieil homme, petit propriétaire d’une parcelle jouissant d’un merveilleux panorama, qui refuse de lui vendre son bien… Pour le faire plier, tous les moyens machiavéliques seront bons…

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

La littérature française doit une fière chandelle à Tahsin Yücel qui a traduit en turc plus de 70 livres d’auteurs français dont Balzac, Flaubert, Gide, Proust, Camus, Malraux, Desnos, Queneau, pour n’en citer que quelques exemples.

En décembre 2012, Tahsin Yucel avait reçu le prix littéraire du Comité France-Turquie, pour l’ensemble de son œuvre et en particulier pour son roman Le Gratte-ciel.

En 2013, le journal Aujourd’hui la Turquie publiait un article où le grand écrivain expliquait son amour de la langue française (propos recueillis par Ayşıl Akşehirli et Benoît Berthelot en mars 2011) :

J’ai terminé l’école primaire en 1945, une belle époque ou de nombreuses bourses étaient accordées aux écoliers sans moyens financiers. J’ai perdu mon père à l’âge de 1 an, nous n’étions pas riches. J’ai très bien réussi l’examen écrit national, et deux mois après je recevais une lettre m’annonçant que je pouvais poursuivre mes études au Lycée francophone de Galatasaray. Ça a été la plus grande chance de ma vie. J’y ai passé huit ans, comme interne. Puis j’ai voulu continuer mes études en philologie française, mais il me fallait de l’argent. Comme je publiais déjà quelques articles dans une revue littéraire, le patron m’a proposé de travailler par demi-journées pour sa maison d’édition. Je traduisais du français au turc, j’avais toujours un livre sur la table. Je traduisais même chez moi ! Je pense avoir traduit 70 livres dans ma vie, personne n’a autant traduit le français que moi en Turquie. J’ai arrêté il y a cinq ans. Et j’ai pris ma retraite de professeur au début de ce siècle. 

Etre francophone c’est d’abord connaître la langue, mais pour moi ce n’est pas seulement ça. A partir de la langue il y a la culture, le pays, le peuple. Moi qui suis écrivain et romancier turc, j’ai lu beaucoup plus de romans et d’études en français qu’en turc. C’est un fait, et ce n’est pas seulement lié à ma profession. Dans ma vie, le français occupe une très grande place. C’est une partie de mon existence.

En 2010, ma précieuse photo avec Tahsin Yücel au Cemiyet de Galatasaray…

En 2010, ma précieuse photo avec Tahsin Yücel au Cemiyet de Galatasaray…

Paix à l’âme de Tahsin Yücel, connu non seulement pour son œuvre mais aussi pour sa gentillesse, son sourire, sa tolérance et sa modestie.

Que repose en paix ce grand écrivain turc lauréat de nombreux prix, expert en littérature française et dont  l’œuvre  « colossale » ne peut que susciter une admiration sans borne…

 

Photo Internet

Photo Internet

Le dernier voyage de Tahsin Yücel, vendredi 23 janvier à la mosquée de Sisli, à Istanbul...

Jour triste pour les lettres turques : Tahsin Yücel s’en est allé…

Mon blog 2 : Littérature-Edebiyat-Gisèle-Durero-Koseoglu

http://giselelitterature.blogspot.com.tr/

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2 - dans L'Istanbul de Gisèle Turquie Galatasaray Tahsin Yücel Littérature Istanbul
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 20:01

Livre avec CD, Editions franco-turques GiTa, Istanbul, 2012

Janus Istanbul ou le mélange des cultures

Quatrième de couverture

 

Janus, le dieu aux deux visages, s’ennuie, les humains l’ont oublié.

Jusqu’au jour où s’installe dans la maison construite sur les ruines de son temple, un jeune couple mixte, Chloé et Hakan. Voilà de quoi redonner de l’énergie, mais aussi des tourments, à ce gardien de la diversité. Car une nouvelle mission va lui incomber : aider Petit Janus, l’enfant du couple, à assumer la richesse de ses origines différentes.

Mêlant satire et poésie, drame et comique, la pièce de théâtre musical, Janus Istanbul, soutenue par les compositions d’Erol Köseoglu, pose le problème de l’identité dans le mélange des cultures, de la tolérance et de l’acceptation des différences. Mais en musique…

Pièce de théâtre musical Janus Istanbul, Gisèle Durero, Erol Koseoglu
Pièce de théâtre musical Janus Istanbul, Gisèle Durero, Erol Koseoglu

La scène se passe à Istanbul, dans une maison ancienne construite sur les ruines de ce qui fut jadis le temple de Janus, le dieu au double visage. Oublié par les humains, celui qui fut le gardiendes portes, du changement, des passages mais aussi le symbole de l’ambivalence, s’ennuie et se chamaille avec Janus Bis, son autre lui-même.

Mais l’arrivée dans la maison d’un jeune couple mixte, va lui redonner de l’énergie. Comment aider Chloé et Hakan à fusionner harmonieusement cette nouvelle part d’eux-mêmes avec l’ancienne ? Sa mission ne s’arrêtera pas là. A la naissance de Petit Janus, l’enfant du couple, Janus ne sait plus où donner de la tête. Car si le mélange des cultures est facile à résoudre entre gens qui s’aiment, il n’en est pas de même lorsque ces derniers sortent de leur bulle protectrice et affrontent le regard de la société.

Janus Istanbul illustre donc pose donc le problème de l’identité dans le mélange des cultures et de l’acceptation des différences de l’autre.

Satirique lorsqu’elle aborde le problème du déracinement, des préjugés culturels et de l’intolérance, pathétique lorsque les personnages, confrontés à des difficultés qu’ils croient insolubles, sombrent dans le désespoir, la pièce est aussi un spectacle musical. 

Le CD :   Le CD, enregistré et réalisé au Studio We Play d’Istanbul, est la création d’Erol Köseoglu, qui a composé les morceaux, joué tous les instruments et interprété les chansons de la pièce.

CD en français

CD en français

Les dix morceaux de musique et les huit chansons composés par Erol Köseoglu, épousent le dilemme des personnages, en mélangeant la plainte de l’accordéon aux accords de la guitare électrique, la guitare classique à la batterie. La Chanson de Janus, la Valse des amoureux,  la chanson C’est si simple l’amour, la chanson Bonnes pour l’Orient, la chanson Carpe Dieml’Accordéon Ghetto, pour ne citer que quelques exemples, font partie intégrante de l’intrigue, qu’ils approfondissent et soutiennent de façon essentielle.

CD en turc

CD en turc

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 18:55

Mes Istamboulines : Recueil d’essais, récits et nouvelles, classés de A à Z et entièrement illustré par d’anciennes cartes postales sur la ville d’Istanbul.

Un alphabet subjectif d'Istanbul...

Mes Istamboulines, de Gisèle Durero-Koseoglu

Extrait de la préface :

Je n’écris pas seulement pour mes lecteurs et lectrices. J’écris pour les disparus, pour ceux qui ont écrit avant moi ; j’écris pour les murs et les pierres, pour la mémoire gravée dans les strates de la ville ; j’écris pour tous les écrivains d’Istanbul. J’écris pour les amoureux d’Istanbul de demain.

Quelle est donc la particularité de mon livre ?

Il est entièrement subjectif.

Il est celui d’une passionnée de littérature qui a porté soudain un regard émerveillé sur la cité légendaire dont elle avait rêvé  longtemps à travers les pages des livres et s’est alors mise en quête de ses lieux et personnages.

Celui d’une étrangère qui a quitté sa ville natale et a tenté de s’enraciner dans une autre terre, qui a dû apprendre, parfois avec difficulté, la langue et les coutumes de son pays d’adoption.

Il est celui d’une femme qui a vécu, s’est mariée, a élevé ses enfants dans une culture autre que la sienne, en tentant de s’enrichir de cette différence tout en préservant sa propre identité…

Un jour, j’ai découvert une ville qui m’émerveillait, me fascinait et parfois me chagrinait.

Il s’est établi une correspondance parfaite entre ma sensibilité profonde et cette mégapole baignant dans l’eau, pétrie de souvenirs de toutes les cultures, constituée d’une mosaïque de gens différents. C’est la ville qui m’inspire en tant qu’écrivain. Je la ressens comme « ma » ville.

Ce livre est le fruit de mes étonnements, de mes doutes et de mes bonheurs. Le miroir de l’Istanbul de Gisèle, stambouliote d’adoption.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:10

Dynasties de Turquie médiévale

 

Les deux romans La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion constituent les deux tomes de la suite romanesque « Dynasties de Turquie médiévale ».

Ils se passent au XIIIe siècle à l’époque des Seldjoukides d’Anatolie et mettent en scène deux personnages historiques célèbres,  la sultane Mahpéri, épouse du sultan Alaattin Keykubad et la sultane Gurdju, épouse de Giyaseddin Keyhusrev.

 

La Sultane Mahpéri

Nous sommes en Anatolie, au XIIIe siècle...

Après huit ans de captivité, la mort de son frère donne le pouvoir au prince impérial Alaattin Keykubad. Proclamé sultan des Seldjoukides d’Asie mineure, il épouse la princesse Destina, qui devient la sultane Mahpéri. Pour défendre son empire menacé par les attaques des princes voisins et des Mongols, Alaattin ne cesse de partir à la guerre. Esseulée, la rebelle Mahpéri entame un combat implacable pour imposer sa présence, conserver l’amour de son époux et garantir l´avenir de son fils unique, compromis par la naissance des enfants de sa rivale... C´est alors qu´entre dans sa vie l´architecte en chef du sultan, un ambitieux cynique, qui rêve secrètement de la conquérir...

 

Ce roman, fruit de longues années de travail, fait revivre quelques grands personnages historiques du Moyen-âge turc : Alaattin Keykubad, sultan prestigieux, infatigable bâtisseur, amoureux des arts et des lettres ; la princesse de Candélore, plus connue sous le nom de Sultane Mahpéri ; Köpek, architecte du palais de Kubad Abad ; le « Sultan des Savants », père du célèbre poète Mewlânâ…

Des héros que vous n’oublierez pas… Amour, haine, jalousie, ambition, intrigues, goût du pouvoir, les passions inassouvies conduisent à la violence et au crime...

 

La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion, Gisèle Durero-Koseoglu

Sultane Gurdju Soleil du Lion

A la mort de son époux, la sultane Mahpéri engage une lutte sans merci contre le redoutable vizir Köpek, pour fortifier le pouvoir de son fils, Giyaseddin. Lorsque le jeune sultan épouse la princesse géorgienne Tamara, désormais appelée Sultane Gurdju, un calme précaire s’installe. Mais d’effroyables dangers surgissent et vont précipiter l’Empire de Roum dans  le chaos : la rébellion du derviche Baba Resul, les complots, l’attaque des Mongols…

Après La Sultane Mahpéri (2004), ce deuxième tome des « Dynasties de Turquie médiévale » présente une autre héroïne inoubliable du XIIIe siècle turc, Sultane Gurdju, disciple du grand mystique Mevlânâ…

Un roman historique palpitant sur les Seldjoukides d’Anatolie…

Editions GiTa pour la Turquie et Ataturquie pour la France

La Sultane Mahpéri et Sultane Gurdju Soleil du Lion, Gisèle Durero-Koseoglu
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:42

Gallipoli 1915, Unfulfilled Promises features a great love story set against the backdrop of The Great War (1914-1918).

Gül Nihal Şemsettin journeys from Turkey to London and back again to her family home in Çanakkale. Having studied medicine in London stands her in good stead when the whole of the Çanakkale Peninsula becomes embroiled in the struggle by the Allied Forces to take the land by force. Her suitors are from military backgrounds posted to her homeland from England and Australia as part of the enemy, sent to attack Turkey.

For a young Turkish woman to have an affair with an enemy soldier was enough to disgrace any respectable Turkish family; but that was only part of Gül’s dilemma…

Novel : Gallipoli 1915, Unfulfilled Promises, Leyla Yildirim

« My Dearest Boy,

You are all I have in this world; a treasure entrusted to me by God. Sadly however, all I can entrust with you is this letter. I am sure you will always wish that we had spent more time together and you will probably read it again and again. Undoubtedly you will wish that I was beside you but sadly, we have both been deprived of that joy, my angel….

…. I want to assure you that although I’m reluctantly being dragged away from you my heart will continue to beat with yours. Don’t forget that when you love someone, distances don’t matter and nothing is impossible….

Your adoring mother »

Translate byJohn Winston Baker, GiTa Yayinlari, Editions GiTa, Istanbul, 2015

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 12:28

 Invitée par la professeure de l’Université de Galatasaray, Seza Yılancıoğlu, l’écrivaine algérienne Maïssa Bey a rencontré hier des étudiants ayant travaillé sur son œuvre et qui lui ont posé des questions.

Ayant eu le plaisir d’avoir été invitée à cette journée, je communique donc aux lecteurs de Maïssa Bey le contenu, non exhaustif, des notes que j’ai prises lors de son intervention, en espérant ne trahir ni ses paroles ni sa pensée...

Maïssa Bey photographiée par l'étudiante Seda Kesova

Maïssa Bey photographiée par l'étudiante Seda Kesova

Question des étudiants :

Pourquoi écrivez-vous en français ?

Maïssa Bey : Je peux répondre avec la remarque de Rachi Boudjedra, « Ce n’est pas moi qui ai choisi la langue française, c’est elle qui m’a choisi ». Aujourd’hui, cette question est de plus en plus cruciale, on vous somme de choisir  entre la langue française et la langue arabe, ce qui entraîne aussi un choix de mode de vie. Le texte « L’une et l’autre » est une réponse à ce dilemme du « il faut choisir » (soit vous êtes arabo-musulman, soit vous êtes occidental). On essaye de vous définir l’une « contre » l’autre. Je suis le produit d’une histoire douloureuse, celle de la colonisation. Je ne peux pas renier la langue française car elle fait partie de mon identité. On s’enrichit de tout ce qui nous constitue.

Est-ce que le livre « L’une et l’autre » n’est pas une sorte de manifeste ?

D’une certaine façon « oui », car, quand on est en position d’accusé, on essaye de se défendre. On se sent obligé de se justifier, en attitude de défense, et on adopte même un ton de plaidoirie. On se définit souvent par exclusion et comparaison, ce qui n’a pas de raison d’être car on sent que cohabitent en nous deux mondes. Pourquoi seraient-ils opposés ?

Mes parents étaient, pour leur époque, différents de leur milieu : du côté arabe, je suis une descendante de paysans illettrés. Mais mon père était allé à l’école coloniale française et était devenu instituteur, ce qui, à cette époque, constituait une exception  (car 98% de ceux que l’on appelait les « indigènes » étaient illettrés). Quant à ma mère, elle était aussi une exception ; fille d’un cadi, elle était allée à l’école jusqu’à quatorze ans et donc savait lire, écrire et parler français.

Dans mon enfance, la cohabitation entre les deux mondes français et arabe était harmonieuse. Mais il m’a fallu ensuite intégrer le fait que j’étais différente ; à l’école, où j’étais la « première de la classe », on essayait de me faire comprendre que je n’avais pas le même statut que mes copines, qui, elles, portaient des noms français. Elles étaient françaises et donc appartenaient à une sorte de « race supérieure ». Cette différence était inacceptable pour moi.

Les étudiants en train d'écouter Maïssa Bey ; au deuxième rang à droite, Marie-Françoise Chitour, de l'Université de Galatasaray, et moi... (photo de Seda Kesova)

Les étudiants en train d'écouter Maïssa Bey ; au deuxième rang à droite, Marie-Françoise Chitour, de l'Université de Galatasaray, et moi... (photo de Seda Kesova)

Au sujet du livre « Entendez-vous dans nos montagnes »

Le titre du livre est issu d’un mélange entre un vers de La Marseillaise et un vers d’un chant patriotique algérien.

Au départ, ce livre n’était pas destiné à être publié car il contenait beaucoup de références à la mort de mon père. Or, je n’avais pas le courage d’affronter l’évocation de la scène de torture. Pour moi, c’était une sorte de « scène fondatrice » et je l’avais laissée dans « la chambre noire ». Par exemple, on m’avait offert le livre de Henri Alleg, « La Question », mais j’ai mis des années avant de pouvoir le lire. De toute façon, je ne décris pas les scènes  de torture.

J’avais commencé à écrire ce livre à la première personne, mais ce « je » m’impliquait trop. La liberté donnée par la fiction m’a permis d’avancer. Pour la publication, c’est mon éditrice qui a insisté pour que le texte soit édité.

Il y a parfois des lecteurs qui viennent me dire « J’ai fait mon service militaire en Algérie ». Cela m’a toujours causé un choc. Il y a toujours quelque chose qui se passe entre ce lecteur et moi. Plein de non-dits et de silences. C’est à partir de ces éléments que j’ai écrit ce texte. 

Photo-souvenir de cette belle journée... (photo Seda Kesova)

Photo-souvenir de cette belle journée... (photo Seda Kesova)

Au sujet de Pierre Sang papier ou Cendre

Les circonstances de l’écriture du livre ?

En 2005 a failli être votée en France une loi sur « les bienfaits de la colonisation ». De nombreux historiens français se sont dressés contre ce projet, qui a finalement été abrogé par Jacques Chirac. C’est le metteur en scène Jean-Marie Lejude qui m’a demandé d’écrire sur ce sujet en me disant : « Si tu écris ce texte, je le monte au théâtre ». J’ai mis deux ans à l’écrire, il fallait aussi revoir les circonstances historiques. Et il a été mis en scène au théâtre.

Le titre ?

Il s’agit d’un vers du fameux poème de Paul Eluard, « Liberté », écrit en 1942, pendant l’Occupation en France ; il y avait de ma part la volonté de comparer deux occupations ; vivre sous une occupation est insupportable.

Le personnage de « Madame Lafrance »

Il s’agit de la personnification d’un concept, « Madame la France » étant une expression employée en Algérie...

Que signifie la Méditerranée pour vous aujourd’hui ?

Elle fut un lieu de rencontre mais aujourd’hui, elle est un lieu de séparation, un mur plutôt qu’un lieu de réunion à cause de tous les migrants qui y perdent la vie ; elle se situe dans le prolongement de tous les murs que l’on a élevés au XX et XXI siècles. Elle est même devenue un cimetière.

Au sujet d’Assia Djebar

La lecture de son œuvre fut pour moi la véritable découverte. J’avais 13 ou 14 ans quand je l’ai lue pour la première fois. Quand on fait partie d’une famille traditionnelle où il est même interdit de prononcer le mot « amour », on ne peut qu’admirer cette femme qui « disait des choses », qui s’exprimait sur des sujets tabous. On en parlait dans les livres écrits par des Occidentaux mais le fait que ce soit une femme arabe qui écrive avec cette liberté était très important.

Au sujet de Camus…

Paradoxalement, ces grands auteurs m’auraient plutôt éloignée de l’écriture car ils étaient trop « grands » ; ils ont constitué un frein. Quand on lit les premières pages de Noces à Tipisa de Camus, on se dit qu’on ne pourra jamais plus rien ajouter après ça. Je me disais que Camus avait parlé de ce pays le mieux possible. Il s’est trompé dans ses idées mais il est allé jusqu’au bout de ses convictions et pour cela, on peut lui rendre hommage.

Vous avez écrit des poèmes ?

Si je devais définir mon amour de la littérature, je mettrais la poésie en haut. C’est grâce à mon professeur de français que j’ai découvert la poésie, Baudelaire, Rimbaud, Eluard. Quand on a des références pareilles, on ne peut plus écrire de poésie ; j’ai une trop grande admiration pour eux et cela me place en retrait ; j’écris des poèmes mais surtout pour moi. Mon mode d’expression est le roman.

Maïssa Bey, quel écrivain êtes-vous ?

J’ai commencé à écrire assez tard, à l’époque du terrorisme ; c’est l’écriture qui m’a sauvée. Je savais que je devais écrire pour mon père mais il fallait d’abord tracer un chemin d’écriture.

Je pense que le mot « écrivain » se suffit à lui-même. Je peux employer pour me définir le mot arabe « khatiba », celle qui écrit. Je n’ai pas écrit en tant que femme algérienne, féministe ; il se trouve que je suis une femme mais je n’avais pas a priori la volonté de ne parler que des femmes ; je veux surtout exprimer mon rapport au monde.

Votre nouveau roman, « Hizya »

Il va d’abord sortir en Algérie puis en France lors de la rentrée littéraire. Le point de départ est un poème populaire algérien de la fin du XIXe siècle : une très belle jeune fille est amoureuse de son cousin mais, les prétendants affluant, on veut la contraindre à se marier avec un homme très riche… Ce poème est un symbole de la culture algérienne. J’ai imaginé, dans mon roman, la vie d’une Hizya du XXI e siècle… 

Istanbul : l’écrivaine Maïssa Bey à l’Université de Galatasaray

Toutes nos félicitations et notre admiration à Maïssa Bey pour son œuvre ; nous attendons avec impatience la sortie du roman « Hizya »… Sur cette photo réalisée par l'étudiante Seda Kesova, Seza Yılancıoğlu et moi, avec Maïssa Bey...

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 15:18
« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

L’événement littéraire du mois de décembre en Turquie est la sortie du nouveau roman d’Orhan Pamuk, grand romancier turc, lauréat du  Prix Nobel de littérature en 2006.

L’événement littéraire du mois de décembre en Turquie est la sortie du nouveau roman d’Orhan Pamuk, grand romancier turc, lauréat du  Prix Nobel de littérature en 2006.

Le titre en turc est, Kafamda bir tuhaflık, ce que l’on peut traduire par :

 

Une impression étrange dans ma tête

Une impression bizarre dans ma tête

Quelque chose d’étrange dans ma tête

Une chose étrange dans ma tête

Une étrangeté dans ma tête

 

Il me semble que les quatre premiers sont les meilleurs pour rendre au plus juste ce que dit le turc, le dernier passant mal en français. On verra quel titre choisira la maison Gallimard, qui édite en français les œuvres d’Orhan Pamuk.

L’autre événement était la séance de  dédicace organisée dans la librairie Yapi Kredi, à Istiklal Caddesi, par l’éditeur de Pamuk, les Editions Yapi Kredi ; événement, car Orhan Pamuk ne fait presque jamais de dédicaces en Turquie.

Photo du Journal Hurriyet

Photo du Journal Hurriyet

La séance était prévue à 14H30 mais dès 13H, des files d’admirateurs s’étaient formées devant la librairie pour faire dédicacer le livre.

Photo copiée sur le site du Journal Hurriyet

Photo copiée sur le site du Journal Hurriyet

Combien de livres Orhan Pamuk a-t-il dédicacé en l’espace de deux ou trois heures ? Autant qu’il est possible d’en signer à la chaîne… Il y avait tellement de monde qu’il avait émis le souhait que ses lecteurs ne lui demandent pas d’écrire leur prénom…

En ce qui me concerne, j’aurais bien voulu le photographier en train de dédicacer le livre mais c’était impossible, vu la foule… C'est pour cela que j’ai pris les photos du journal Hurriyet…. 

 

Le roman raconte l’histoire de Mevlut, un vendeur de « boza », cette boisson turque confectionnée à base de céréales fermentées ; plus généralement, il met en scène les habitants d'Istanbul entre 1969 et aujourd'hui…

Je vous en dirai plus lorsque que je l’aurai lu...

Affiche d'annonce de la dédicace d'Orhan Pamuk

Affiche d'annonce de la dédicace d'Orhan Pamuk

« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

Mine Sarikaya, des Editions GiTa, avec le livre dédicacé d'Orhan Pamuk...

« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

J'emporte aussi mes deux livres dédicacés ; bon, dès ce soir, je commence ma lecture... en turc !

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 19:46
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Sur l'île de Burgaz se dresse le romantique chalet du célèbre auteur turc, Sait Faik Abasiyanik. Il était à l’honneur aujourd’hui car on remettait à Burgaz le "prix Sait Faik de la nouvelle".​

Le port de Burgaz

Le port de Burgaz

La maison de Sait Faik, convertie en musée

La maison de Sait Faik, convertie en musée

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La chambre bureau de Sait Faik

La chambre bureau de Sait Faik

Sa salle à manger

Sa salle à manger

La vue de la maison de Sait Faik

La vue de la maison de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Dans la bibliothèque de Sait Faik, de nombreux livres en français ; il traduit Gide, dont il dit : « C’est l’écrivain qui m’a habitué à moi-même. »

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Son nécessaire d'écriture et ses manuscrits...

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle îles des princes Lieux aimés Littérature pour le lycée Sait Faik Abasiyanik Littérature
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 13:18

Il est certain qu’Orhan Pamuk n’était pas venu donner des recettes mais plutôt faire part de es impressions sur le sujet et aussi de son expérience, puisqu’il a expliqué qu’après avoir passé toute la première partie de sa vie à écrire, il a commencé, il y a huit ans, à donner des cours de littérature à l’Université de Columbia.  

Photo copiée sur le site du Lycée Sainte-Pulchérie

Photo copiée sur le site du Lycée Sainte-Pulchérie

Je vous livre donc quelques unes des notes que j’ai pu prendre lors de son intervention en turc, il ne s’agit pas d’une traduction exhaustive mot à mot mais plutôt d’un résumé des idées qu’il a exposées.

Sur les professeurs

« Je vais parler du fond du cœur. Il y a des professeurs qui influencent une dizaine de classes, c’est ce que j’espère être lorsque  j’exerce le métier de professeur. »

Orhan Pamuk explique que, depuis huit ans, à Columbia, il fait ses cours avec les livres qu’il aime. Il fait beaucoup de préparations et tente de faire partager ce qu’il a éprouvé. Selon lui, le professeur doit parler d’un livre qu’il aime et a lu plusieurs fois.

La littérature ne doit jamais être employée comme un moyen de sélection pour séparer les bons des mauvais élèves.  C’est trop souvent le cas, on donne un livre à lire et celui qui ne l’a pas lu va échouer ou redoubler. De plus, on a souvent le tort de dérouler l’histoire de la littérature depuis le début et quand on arrive vers la fin de l’année scolaire, on n’a plus de temps de lire les modernes, le semestre est fini. On peut très bien commencer par Sait Faik Abasiyanik pour éveiller le plaisir de la littérature. Orhan Pamuk précise qu’aucun professeur ne lui a donné le goût de la littérature.

Orhan Pamuk ne croit pas que le goût de lire soit  vraiment en baisse. Il précise que lorsque la télévision est sortie, on a prophétisé la mort du livre ; pourtant, il y a encore des gens qui lisent. Selon lui, rien n’a vraiment changé ; il y a toujours eu des personnes qui aimaient lire et d’autres pas. Dans n’importe quelle classe, il y a toujours au moins trois élèves qui aiment les livres ; si le professeur arrive à faire passer son amour de la littérature, ce chiffre peut monter jusqu’à treize. Il ne faut pas se fâcher si un élève jette le livre ; il y aura toujours des lecteurs, n’y en ait-il que deux ou trois sur cinquante.

Pour faire lire, il faut susciter chez l’élève l’envie du livre (kitap ozlemi)

Ce qui fait lire

Ce qui nous motive au départ, c’est l’envie ; de même que vous pouvez très bien ne pas vous intéresser à une fille et soudain tomber amoureux d’elle parce qu’un autre homme l’admire. On lit par envie du livre.

Il raconte aussi que, lorsqu’il était enfant, son père, grand lecteur, l’appelait parfois pour lui lire une phrase qu’il avait aimée ; par la magie de ces phrases, il comprenait alors que la vie serait plus intéressante et plus profonde avec les livres ; cela lui apprenait que la vie vaudrait d’être vécue s’il y avait des symboles, des dessins, des phrases pour ne pas sombrer dans la monotonie.

Ce qui fait écrire

Grand lecteur de Flaubert, Orhan Pamuk définit la passion de l’écriture avec des mots rappelant ceux de « l’Ermite de Croisset » :

Etre là et en même temps, avoir l’impression qu’on n’est pas exactement à sa place. Sentir qu’on ne correspond pas exactement à l’endroit où l’on est. Dehors, il y a le monde mais il y a aussi une sorte de tourment (en turc : huzursuzluk) dans votre tête.

L’art et la littérature sont le signe d’une mésentente avec le monde dans lequel on vit.

C’est comme si on était assis sur une épine ; la littérature travaille sur cette épine.

Pour qui écrit-il ?

Il écrit pour  un lecteur idéal qui correspondrait au jeune qu’il a été, révolté, qui ne sait pas exactement ce qu’il veut faire mais qui a aussi faim de sens et d’art. Il précise que pour lui, il est important qu’un jeune d’aujourd’hui, avec ses interrogations et ses états d’âme, lise ses livres.

Qu’est-ce qu’un livre ?

Il existe des romanciers qui écrivent d’une traite, qui ne se posent pas trop de questions, et d’autres qui accomplissent de longs travaux. Il y a donc les « naïfs », les inspirés, comme Schiller et il y a aussi les « tourmentés » (ou calculateur, « hesapli » en turc), ceux qui sont dévorés par le doute et qui prennent du recul, repassent, réécrivent. Un romancier doit être en même temps naïf et calculateur.

Le livre doit-il correspondre à son époque ? Bien sûr, on peut se révolter contre une situation politique mais les colères politiques sont toujours les mêmes. Kafka est devenu célèbre uniquement en raison de la transcription de son monde intérieur.

Un roman, ce n’est pas seulement une anecdote, une histoire. C’est surtout une façon de raconter. Il y a des écrivains qu’on ne lit que pour leur style, quel que soit leur sujet.

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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