Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 19:00

Les amoureux du dépaysement et des sites historiques peuvent venir passer d’inoubliables vacances à Istanbul.

Le palais de Topkapi, photo Internet, merci à l'auteur

Le palais de Topkapi, photo Internet, merci à l'auteur

En ce qui me concerne, j’y suis venue pour une semaine et j’y habite depuis trois décennies ! Tel pourrait être le résumé de mon histoire d’amour avec Istanbul. Cette ville, dont le nom a jadis fait rêver des générations de voyageurs en Orient, est surprenante, époustouflante.

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !

Que trouve-t-on à Istanbul ? Tout !

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !

Un cadre naturel d’une exceptionnelle beauté, où quelques minutes de marche suffisent pour gagner les rives du Bosphore séparant la cité entre Europe et Asie et se laisser griser par l’incessant ballet des  bateaux sillonnant le détroit et par les cris des goélands.

La forteresse de Rumeli Hisari, construite par Mehmet le Conquérant

La forteresse de Rumeli Hisari, construite par Mehmet le Conquérant

La diversité de son patrimoine culturel et de ses habitants. La ville, après avoir été, dans l’Antiquité, la Nouvelle Rome, est devenue avec les Byzantins la capitale de la chrétienté, puis, sous les Ottomans, celle de l’Islam ; elle a de plus, au fil des siècles, accueilli de nombreux émigrés. Si bien chaque parcelle de la cité conserve les traces de toutes les civilisations dont elle a été le berceau, de toutes les cultures différentes qui y ont fusionné pour constituer une mosaïque géante à mon avis unique au monde.

Sainte-Sophie, photo Internet, merci à l'auteur

Sainte-Sophie, photo Internet, merci à l'auteur

Les découvertes archéologiques n’en finissent jamais, les traces du passé le plus lointain côtoient les gratte-ciel, la tradition coexiste avec le modernisme le plus effréné. 

Entrée du palais de Topkapi

Entrée du palais de Topkapi

Un des kiosques du palais de Topkapi

Un des kiosques du palais de Topkapi

Istanbul est aussi un paradis des emplettes…

Le quartier d'Eminonu, avec ses marchandises à des prix imbattables, y compris une robe de sultane...

Le quartier d'Eminonu, avec ses marchandises à des prix imbattables, y compris une robe de sultane...

Pour la gastronomie, les poissons d'Istanbul...

Pour la gastronomie, les poissons d'Istanbul...

Voulez-vous des loukoums ?

Voulez-vous des loukoums ?

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !

Toutes ces incomparables richesses font d’Istanbul une ville inoubliable dont la magie enchantera longtemps vos souvenirs.

Le festival des tulipes en avril...

Le festival des tulipes en avril...

Des talismans porte-bonheur...

Des talismans porte-bonheur...

C’est décidé ? Vous venez ?

La fameuse tour de Léandre... Vous pouvez aller y boire un thé en bateau...

La fameuse tour de Léandre... Vous pouvez aller y boire un thé en bateau...

Notez que chaque jour des vols de THY effectuent l’aller retour entre Istanbul et Nice, Bordeaux, Lyon , Paris, Marseille et Toulouse.

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !

Alors, ça y est, vous avez acheté votre billet d’avion ?

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !

Si vous souhaitez lire sur Istanbul, sachez que la plupart de mes livres se passent dans cette ville ou y sont consacrés, par exemple : 

Mes Istamboulines

Vacances de rêve ? Où ? A Istanbul !
Repost 0
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 20:10

Salon 2/2602, Foire du livre d'Istanbul, Kitap Fuarı, 13-18.

Dédicace Gisèle Durero-Koseoglu, Imza günü, samedi cumartesi  12/11
Dédicace Gisèle Durero-Koseoglu, Imza günü, samedi cumartesi  12/11
Dédicace Gisèle Durero-Koseoglu, Imza günü, samedi cumartesi  12/11
Repost 0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:53

STP64470.JPG

 

 

La plus belle anecdote du jour :

Dès mon arrivée ce matin, un amateur de livres, portant déjà à la main un paquet contenant plusieurs ouvrages, se présente au stand des Editions Gita, achète mes livres et me les fait dédicacer. En partant, il demande à la vendeuse si elle peut garder ses paquets car il veut se promener dans la foire.

Nous nous attendions à le voir revenir une ou deux heures plus tard. Eh bien non ! Ce n’est que vers la fin de la journée qu’il revient, chargé d’une multitude de sacs en plastique remplis de livres.

En lui rendant ses paquets, la vendeuse lui dit en plaisantant : « Vous avez fait beaucoup d’achats, ça va être difficile de marcher avec tous ces livres »

Sa réponse : «  C’est une belle torture que de porter des livres…. »

 

 

Ma nouvelle carte de visite offerte par les Editions GiTa :

 

g-sele-carte-visite.jpg

 

L'écrivain voyageur Bülent Demirdurak dédicaçant ses livres au stand des Edtions GiTa

 

STP64474.JPG

 

 

 

Repost 0
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 21:00
Fenêtres d’Istanbul, 2003, de Gisèle Durero : le héros qui marche dans la nuit

La Trilogie d’Istanbul I : Fenêtres d’Istanbul

La Trilogie d’Istanbul est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Elle comporte Fenêtres d’Istanbul, (GiTa Yayınları, 2003), Grimoire d’Istanbul, (GiTa Yayınları, 2006) et Secrets d’Istanbul, (GiTa Yayınları, 2009).

Le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage nocturne du Tambour du Ramadan ; dans Fenêtres d’Istanbul, il marche seul dans la nuit au fil des rues et tombe amoureux d’une fille à sa fenêtre, Lune-de-Tulle ; il devient chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

Le héros de  Fenêtres d’Istanbul, un Tambour du Ramadan ?

Il s’agit d’un personnage hors du commun car il passe ses nuits à marcher seul au fil des rues.

La construction du roman fait alterner les chapitres où le héros avance dans le silence nocturne et ceux consacrés aux autres personnages.

 

Pour un étranger, le Tambour du Ramadan est un personnage du réel extrêmement étonnant.

Car toute la nuit, il parcourt les rues en jouant du tambour pour réveiller les gens qui jeûnent.

Je n’oublierai jamais la première fois où j’ai entendu en Turquie le Tambour du Ramadan. Je venais de m’installer à Istanbul et je ne connaissais pas bien  les coutumes turques. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre dans le silence résonner les coups, puis de voir le Tambour lui-même! C’est de ce choc culturel qu’est issu mon personnage.

Dans Fenêtres d’Istanbul, le Tambour joue le rôle de fil conducteur, son destin croise celui des autres personnages, c’est souvent à la suite de ses apparitions dans la rue que nous apprenons les sentiments de chacun. De plus, il fait rêver les habitants de l’immeuble, en particulier les femmes.

Premier extrait du roman : le Tambour marchant dans la nuit…

Maintenant, la rue dort. Les coups de mon tambour s’enflent dans l’obscurité. Les lumières s’allument. Des nuées de flocons de neige tournent comme des papillons dans le faisceau des réverbères. De temps en temps, un chien des rues s’approche, la queue rabattue entre les pattes et me jette un aboiement craintif. J’avance. La baguette à tampon vibre sur le parchemin, je marche au milieu de la chaussée, dans les rues désertes de la nuit. Les poils de ma barbe givrée me tendent le visage. Parfois, une main ouvre la fenêtre et me jette une pièce. S’il n’y avait pas ma belle apparition, je ne serais jamais revenu dans ce quartier où la plupart des gens ne jeûnent  pas. Je ne gagnerai rien. Mais l’argent m’indiffère. Tout ce que je voudrais, c’est qu’elle soit derrière la vitre, qu’elle entrouvre la tenture, qu’elle me regarde encore avec ses yeux d’enfant triste.

Là-haut, une jeune femme boulotte berce un bébé devant la vitre. Elle me regarde sans me voir. Il me semble qu’elle se trouve à la même fenêtre que le vieil homme aperçu la nuit dernière. Soudain, la lumière s’est allumée au rez-de-chaussée. Je vais voir le visage de Lune-de-Tulle. Elle écarte le rideau et ouvre la croisée.

— N’oublie pas Lune-de-Tulle, prononce-t-elle dans un murmure.

A toute allure, elle claque la crémone et rabat le tissu.

 

Deuxième extrait du roman : les dangers de la nuit, l'attaque du chien errant...

Je m’enfuis à toutes jambes. La rue est encore déserte. Ni matinaux, ni noctambules attardés, seulement la neige qui se répand en eau dès qu’elle touche  l’asphalte.

Et soudain, une chien surgit d’une ruelle obscure, il s’approche en grognant, je tape du pied sans parvenir à l’intimider, il me montre les dents avec hargne, je frappe dans mes mains mais à l’instant, il bondit et me saisit au poignet, une douleur fulgurante me déchire le bras, je hurle,  je ne vois que ses yeux  verdâtres! Alors apparaît un fou en train de pousser des cris de coq, le chien me lâche la main, je lui décoche un coup de pied et il décampe la queue entre les pattes. Le fou s’approche de moi, regarde effarouché ma main couverte de sang et prend aussi la poudre d’escampette en  coqueriquant.

Je reste seul  dans Istiklâl Caddesi, il me faudra marcher vers le lycée de Galatasaray  et descendre vers la fontaine pour y laver mon bras, en attendant, je contemple mon sang  qui coule en gouttes larges sur la neige et je me sens désespéré. Je ne suis qu’un des déchets de cette ville immense, un  pauvre hère de Tambour de Ramadan sans nom et sans foyer, je n’aurais qu’à partir aux collines d’ordures, à me lover dans un des monticules et attendre, personne d’autre qu’Azraël  ne viendrait me chercher...


 


 

Ce personnage nocturne du Tambour du Ramadan, fut pour moi si poétique, si surréaliste même, que j’en ai fait le personnage principal de mon roman Fenêtres d’Istanbul et que je lui ai encore consacré un texte dans Mes Istamboulines (2010).

Fenêtres d’Istanbul, 2003, de Gisèle Durero : le héros qui marche dans la nuit
Repost 0
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:00

 

 « Un admirable yalı, rouge d’un ton de sang séché, et qui s’adosse contre un parc en gradins plantés de tilleuls, de hêtres, de marronniers et de cèdres, les plus beaux que j’aie jamais rêvés: le Palais de France.»

 

 

Tarabya 6

Le palais de France en 1908

 

Telle est la description  que Claude Farrère, dans son nostalgique roman, L’Homme qui assassina, dresse de la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya. De cette légendaire construction ne subsistent aujourd’hui que les ruines du hangar à caïques et l’annexe autrefois réservée aux domestiques, actuellement occupée par l’Université de Marmara.

 

 

STP62719.JPG

La partie du palais qui existe encore aujourd'hui

 

Comment imaginer, face aux actuels bâtiments préfabriqués du lycée Pierre Loti, les pages de l’Histoire écrites en ces lieux ? Pourtant, chaque parcelle de ce domaine a une anecdote à vous raconter. 

 

STP62718.JPG

 

 

gravur_tarabya1.jpg

La plus ancienne version connue du palais, au XVIIIe.

 

gravure palais

Le palais Ypsilanti au début du XIXe.

 

 

STP65314.JPG

 

Tarabya 1

 

tarabya-8.jpg

                Lorsqu’on regarde aujourd’hui les photos des restes du yalı prises dans les années 1970, on ne peut que mesurer avec effroi les ravages des ans ou de la négligence des hommes.

 

Tarabya-3.jpg

   

Entrée de l’historique hangar à caïques sur pilotis ;

en 1975, il était un des seuls du Bosphore à  être encore dans son état d’origine;

 il  n’en reste RİEN

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 Tarabya 4

 

Le hangar à caïques en 1983 ; il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur…

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 

Tarabya 5

Une des nombreuses statues qui ornaient encore le parc en 1975 ; elles ne sont plus que des souvenirs…  

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 121)

 

Mais si vous êtes de ces romantiques impénitents qui, au mépris de tout réalisme, s’obstinent à rêver sur un Istanbul à jamais disparu, s’acharnent à en retrouver les traces, entrez sous la voûte des marronniers centenaires et fermez les yeux.

 

STP65313.JPG

Cet homme qui descend d’un caïque en pestant contre le prix trop élevé de la course, n’est-ce pas Gérard de Nerval ?

 

Nerval

          Cette altière silhouette que vous apercevez sur le pont du Vautour à l’ancre devant le yalı, n’est-ce pas celle de Pierre Loti ?

 

 

        Et là, sous les efflorescences bleues du grand pawlonia,

 

STP65383.JPG

 

        ne reconnaissez-vous pas Claude Farrère, conversant avec une mélancolique lady ?

 

claude Farrere

          Dans ce parc séculaire, si vous voulez les entendre, les murs se mettront à parler.

 

513 001 edited

 

Les fantômes chuchoteront et vous écouterez le dialogue des âmes de tous ceux qui, de siècle en siècle, ont hanté le rivage de Tarabya.

 

STP65305.JPG

Cette page est un extrait de l'article "Tarabya" de Mes Istamboulines (2010)  

  SOURCES :

-Orhan Erdenen : Boğazici Sahilhanaleri, Avrupa Yakası, Istanbul Büyükşehir Belediyesi, 2006. (Kitabınızdan üç resim kopyaladım ; teşekkür ederim) 

 

Lien vers mes livres sur Amazon.fr link

Ataturquie.fr link

En Turquie, Editions GiTa  link

Lien vers le site Gisèle, Ecrivain français d’Istanbul link
 

Repost 0
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:06

Parution du guide de poche, La Turquie, par Bülent Demirdurak.

 

Traductions : Sabine Buchmann, Colette Retornaz, Tülin Gauthier, Raymond Gauthier

 

Rédaction et Préface de Gisèle Durero-Koseoglu.


 

Ecrit par un spécialiste de la Turquie, ce petit livre de seulement 110 grammes, que vous glisserez dans votre poche lors de vos visites, contient toutes les informations nécessaires à la découverte de la Turquie de l’ouest !

 

 

GiTa Yayınları

LA TURQUIE 

BÜLENT DEMİRDURAK

 

 

La Turquie

 

MA TURQUIE

 Si on me posait la devinette suivante :

«  Un pays aux paysages envoûtants,

Un peuple à l'hospitalité légendaire,

Une terre où se lisent encore les vestiges de multiples civilisations

Une des cuisines les plus raffinées du monde,

Des villes où coexistent la tradition et le modernisme le plus effréné,

Des vergers dont les fruits et les légumes sont si beaux qu'on se croirait chez Déméter ? »

Alors, je répondrais : '' La Turquie.''

GISELE DURERO KOSEOGLU

 

 

ISBN: 978-975-8915-38-5

BARKOD: 9789758915385

160 SAYFA RENKLİ RESİMLİ

6 euros

 

Pour des informations sur mes livres, voir mon site link

 

Repost 0
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:26

 

synergıes

Je dois avouer que j’en suis fière. Car cela fait toujours plaisir à un écrivain de voir reconnaître son travail. Fière de quoi ? D’apprendre que des universitaires ont fait de ma Trilogie d’Istanbul un de leurs sujets d’étude.

En effet, cette semaine, je découvre avec plaisir dans la revue Synergies, émanant du Gerflint ( Groupe d’Etudes et de Recherches pour le Français Langue Internationale ), une étude intitulée Représentations de l’Autre dans le conte moderne de Gisèle : Fenêtres d’Istanbul et réalisée par les professeurs  Emine Bogenç Demirel, de l’Université technique de Yıldız et Arzu Kunt, de l’Université d’Istanbul.

La lecture de ce texte m’a passionnée. J’y ai découvert des aspects de ce livre dont je n’avais pas conscience.

Cela me rappelle une question que me posent souvent mes élèves :

Est-ce que l’auteur a pensé à tout cela en écrivant ?

 

RAPPEL SUR LA TRILOGIE D'ISTANBUL

 

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Elle est composée de : Fenêtres d’Istanbul (2003, réédition 2006), Grimoire d’Istanbul (2006) et Secrets d’Istanbul (2009).

Le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage nocturne du Tambour du Ramadan ; dans Fenêtres d’Istanbul, il marche seul dans la nuit au fil des rues et tombe amoureux d’une fille à sa fenêtre, Lune-de-Tulle ; il devient chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

 

Une autre analyse, portant sur les trois tomes de La Trilogie d'Istanbul, avait  été présentée en turc au Symposium de littérature de l’Université de Beykent au printemps 2010, par Şenay Ulucan, de l’Université de Dicle à Diyarbekir  : La multiplicité des cultures dans La Trilogie d’Istanbul.

  Colloque-Beykent-2010.jpg

 

Au printemps 2010, je participe au Symposium de littérature de l’Université de Beykent pour parler de Marc Hélys lorsque je découvre que la jeune femme venue de l’université de Dicle va faire une conférence sur La Trilogie d’Istanbul ! Un grand moment d'émotion ! Que va-t-elle donc dire sur mes trois volumes ?  Je me souviens de mon bonheur à la fin de son intervention. Le message de fraternité et tolérance dont j'avais fait ma ligne de conduite dans les trois romans avait constitué le point central de son étude.

 

En fin de compte, merci à ces personnes qui ont consacré du temps à mes livres et finalement, les connaissent maintenant mieux que moi !

L’auteur écrit puis il jette sa bouteille à la mer. Chaque lecteur réinvente son propre livre ; ce sont ces multiples métamorphoses qui font du livre ce qu’il est.

Repost 0
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 23:00

Dédicacer ses livres à la Foire constitue pour un écrivain une expérience inoubliable.

 

STP64501

En ce qui me concerne, faire connaissance avec mes lecteurs me procure une émotion intense.

Découvrir qu’une inconnue a attendu mon arrivée pour obtenir une dédicace…

Ou apprendre d’une lectrice qu’elle est pressée que paraisse la suite de La Sultane Mahpéri (que je n’ai pas encore pu terminer)…

Ou voir une personne qui n’a jamais entendu parler de moi feuilleter Mes Istamboulines, l’acheter soudainement et venir le faire dédicacer…

Ou entendre un lecteur me rappeler un détail de La Trilogie d’Istanbul (que j’ai presque oublié parce que mon esprit est depuis longtemps occupé par d’autres livres)…

            Ou dédicacer d'un coup,  pour le même lecteur, tous mes livres en turc et en français...

 

Ou rencontrer d’autres auteurs et échanger mon expérience avec eux…

Du fond du cœur, je remercie ceux et celles qui, par leur fidélité, apportent une justification au travail que je mène depuis des années. Leur chaleur me récompense d’avoir passé des nuits à écrire alors que je devais me lever tôt pour me rendre à mon travail, d’avoir passé tout mon temps libre attelée à mon bureau…

 

 

STP64462 - Kopya

 

De gauche à droite : Gisèle, l’écrivain Leyla Yildirim et Mine Sarikaya, Directrice commerciale des Editions GiTa

Repost 0
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 05:27

SGR 2784 

 

Je suis Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine française d’Istanbul, une des représentantes de la littérature francophone de Turquie

 

Site Internet :    http://giseleistanbul.com/

 

Française, je vis depuis longtemps à Istanbul, où j’exerce le métier de professeur de Lettres. La ville d’Istanbul et l’histoire turque constituent mes principaux sujets d’inspiration. Mes livres paraissent simultanément en français et en turc et depuis 2009, en grec.

 

Mes  livres :

 

Dynasties de Turquie médiévale :

 

-La Sultane Mahpéri (Editions GiTa Yayinlari, 2004)

 

-Sultane Gurdju Soleil du Lion (Editions GiTa et Ataturquie, 2015)

 

La Trilogie d’Istanbul (romans) :

 

Fenêtres d’Istanbul (Editions Bartok 2003, Editions GiTa 2006)

Grimoire d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, 2006)

Secrets d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, 2009)

 

Mes Istamboulines, Essais, récits et nouvelles, (Editions GiTa Yayinlari, 2010)

 

Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, 2012

 

Gisèle Durero-Koseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L'Homme qui assassina, 2013, Editions GiTa

 

 

Où trouver mes livres ?

 

En français :

En France sur Amazon.fr link 

Ataturquie.fr link

En Turquie, dans toutes les librairies vendant des livres en français, sur les sites de libraires Internet, aux Editions GiTa Yayinlari link

En turc :

Dans toutes les librairies de Turquie.

 

 

 

Repost 0
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:40

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Elle est composée de : Fenêtres d’Istanbul (2003, réédition 2006), Grimoire d’Istanbul (2006) et Secrets d’Istanbul (2009).

Le fil conducteur des trois tomes de la Trilogie d’Istanbul est le personnage nocturne du Tambour du Ramadan ; dans Fenêtres d’Istanbul, il marche seul dans la nuit au fil des rues et tombe amoureux d’une fille à sa fenêtre, Lune-de-Tulle ; il devient chauffeur d’un antiquaire dans Grimoire d’Istanbul et brocanteur dans Secrets d’Istanbul

 

Grimoire d’Istanbul (Editions GiTa, 2006) : Alice, franco-turque de 35 ans, prisonnière d’un passé qui la hante, regagne Istanbul, sa ville natale. Sa mission : remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, sa route va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien… Un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme ; un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation... 

Incipit du roman

 

Le lendemain, elle le tuerait avec un revolver, une boîte pleine d’acide. Elle gommerait son sourire et quand elle effacerait la buée sur la vitre, il n’y aurait plus jamais ses yeux…

        Alice regarda à travers le hublot, aperçut des villas cernées de lampadaires allumés puis un cargo surmonté de lumignons, devina l´étendue sombre de la piste d´atterrissage et se demanda pourquoi, vingt et un ans après, son cerveau échafaudait encore des scénarios de vengeance.

        Elle cognerait. Il jaillirait sa sève sous ses doigts. Elle lui ferait cracher le suc de ses quatorze ans, celui qu’il avait bavé dans son ventre de fillette. Elle lui ferait vomir son enfance décapitée…

        Comment chasser les vieux fantômes de sa mémoire ?

        Un jour, elle serait adulte. Elle serait belle, élégante. Elle marcherait dans la rue, sûre d’elle. Lui, il avancerait, là, en face. Les tempes grises et des rides. Il lui dirait « Bonjour, Alice », elle le dévisagerait, étonnée, faisant semblant de ne pas le reconnaître.  « Mais enfin, c’est moi, Alice, c’est moi, Jean ! » « Je suis désolée, Monsieur, répondrait-elle, vous devez vous tromper, je ne vous connais pas. » Quand elle serait partie, il s’arrêterait devant la première vitrine et contemplerait son visage. « Ce n’est pas possible, j’ai donc tellement vieilli… »

        Pourquoi ruminait-elle encore ses vieux phantasmes de vendetta, des histoires vieilles de plusieurs décennies, alors que l’avion de la Turkish Airlines en provenance de Paris, s’apprêtait à atterrir à Istanbul ? Etait-ce parce qu´elle venait de rompre avec Gérard, après cinq ans d´attente et de larmes et que cette séparation, plaçant son cœur en jachère, le livrait de nouveau au chiendent du souvenir ? Mais tout cela était si loin ! Ne penser qu´à des choses positives ! Elle allait à nouveau revoir la Turquie, son pays natal, celui où elle avait vécu jusqu’à l’âge de quatorze ans, jusqu’au déménagement de ses parents, un couple mixte franco-turc, en France. Et arpenter le pays pour y revisiter certains sites antiques d’Anatolie dont elle avait fait le sujet de sa thèse de doctorat, dix ans auparavant. Elle avait presque abandonné l´espoir de pouvoir  retourner y travailler un jour.  Jusqu´à son rendez-vous avec le patron. 

        Elle n´avait disposé que de quarante-huit heures pour se préparer au départ, faire ses bagages, trouver une gardienne pour son chat, confier ses plantes vertes à des amis complaisants. Le Directeur du Comité International des monuments et des sites n´y  était pas allé de main morte.

        — L´année dernière, vous m´aviez demandé de vous envoyer en mission à l’étranger. A l´époque, je n´avais pas pu accéder à votre demande car je n´avais aucun poste vacant. Mais le responsable d’une de nos missions, en Turquie, vient de décéder et j´ai besoin d´une personne qualifiée pour le remplacer au pied levé ! J’ai pensé à vous tout de suite, je me suis dit que cela vous intéresserez, vous êtes quand même à moitié turque.

        Alice l´avait dévisagé avec stupeur. Enfin, son rêve se réalisait !

 

Lien sur le roman Grimoire d'Istanbul ( Editions GiTa, 006), sur Amazon.fr, link Ataturquie.fr link et Editions GiTa Istanbul link

Repost 0

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları