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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:20

Si je peux dire que j’ai écrit « toute ma vie », c'est-à-dire à partir de l’âge de dix ans, c’est depuis 2003 que presque tous mes écrits ont été consacrés à la ville d’Istanbul et à l’histoire de la Turquie.

Au cas où vous ne connaîtriez pas encore mes 7 livres, voilà un petit rappel.

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul)

 

La Trilogie d’Istanbul est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2008.

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le premier tome, Fenêtres d’Istanbul, (2006), est un roman sur la ville d’Istanbul, déchirée entre modernisme et traditions, avec son foisonnement baroque, ses paradoxes dans la condition des femmes…

Dans une rue enneigée, Brave, l’épicier observe les fenêtres d’en face dont il connaît tous les occupants : Perle, héritière d’un manoir sur les rives du Bosphore et dévorée par la passion de l’or ; Avédis, le vieil arménien et sa soi-disant gouvernante, la fille mère Séraphina ; Précieuse, la femme seule, qu’on surnomme “la féministe” ; Tante Hannah et Oncle Moshé, deux vieillards juifs prisonniers de leurs souvenirs ; l’étrangère, inépuisable sujet de commérages des voisins ; On-S’est-Arrêté-Là, paysanne qui vit dans la cave... Et enfin, Lune-de-Tulle, la fille du concierge, que son père a promise à Brave mais qui refuse désormais d’entrouvrir son rideau. Car celui qu’elle regarde en secret, c’est le Tambour du Ramadan, un va-nu-pieds aux allures de pacha. Le jour, il chante des romances sous les fenêtres, la nuit, il réveille le quartier, rappelant aux personnes qui jeûnent qu´il est l´heure de prendre la dernière collation avant le lever du soleil. Abandonné par sa mère,  mendiant,  enfant des rues, travailleur des collines d’ordures, le Tambour n’a connu que la détresse. Jusqu’à ce que son destin ne croise celui des habitants de l’immeuble…

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le second tome, Grimoire d’Istanbul, (2006), est un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation ; un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme...

Tout en reprenant certains héros du premier volume, il présente un nouveau personnage,  Alice, franco-turque de 35 ans, qui, hantée par son passé, regagne Istanbul, sa ville natale, après de longues années à Paris. Sa mission: remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, s’élabore une intrigue dont les fils se dénoueront de façon inattendue. Car la route d’Alice va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien : Antonio, bouquiniste solitaire et passionné redécouvrant l’amour à la maturité ; sa fille Eda, adolescente romanesque et suicidaire ; Yahya, antiquaire peu scrupuleux, trafiquant d’objets d’art ; Violeta, son épouse trahie, animée par la soif de vengeance ; Dauphin, le chauffeur, ancien Tambour du Ramadan...

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Le troisième tome, Secrets d’Istanbul, (2009), met en scène des héros explorant les labyrinthes du passé pour débusquer les mensonges liés à leur identité.

Alice trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… Quatre chapitres se déroulant exactement en parallèle entre l’automne 2007 et le printemps 2008 conduisent les personnages de l’époque actuelle à une remontée dans le temps.

 La quête de leurs origines va les conduire à des trouvailles stupéfiantes sur les traces de personnages historiques célèbres pour avoir échafaudé des « châteaux en Turquie » : le soi-disant messie Sabattaï Tsevi, l’illustre poète français Lamartine, le bâtisseur de phares Michel Pacha et le peintre de la cour ottomane Pierre Désiré Guillemet.

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

La Trilogie d’Istanbul, une épopée sur la cité millénaire, avec sa mosaïque de cultures, son étonnante diversité religieuse, ses inégalités sociales, ses paradoxes dans la condition des femmes et ses énigmes ensevelies.

Un univers réaliste et épique à la fois, dans l’envoûtante mégapole turque.

 

Mes Istamboulines, Editions GiTa Yayinlari, 2010.

 

Mes Istamboulines : Recueil d’essais, récits et nouvelles, entièrement illustré par d’anciennes cartes postales sur la ville d’Istanbul.

 

Un jour, j’ai découvert une ville qui m’émerveillait, me fascinait et parfois me chagrinait.

Il s’est établi une correspondance parfaite entre ma sensibilité profonde et cette mégapole baignant dans l’eau, pétrie de souvenirs de toutes les cultures, constituée d’une mosaïque de gens différents. C’est la ville qui m’inspire en tant qu’écrivain. Je la ressens comme « ma » ville.

Ce livre est le fruit de mes étonnements, de mes doutes et de mes bonheurs. Le miroir de l’Istanbul de Gisèle, stambouliote d’adoption.

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Théâtre musical Janus Istanbul ( Gisèle durero-Koseoglu et Erol Koseoglu) sur le mélange des cultures, editions GiTa Istanbul 2012

 

La scène se passe à Istanbul, dans une maison ancienne construite sur les ruines de ce qui fut jadis le temple de Janus, le dieu au double visage. Oublié par les humains, celui qui fut le dieu des portes, du changement, des passages mais aussi le symbole de l’ambivalence, s’ennuie et se chamaille avec Janus Bis, son autre lui-même.

Mais l’arrivée dans la maison d’un jeune couple mixte, va lui redonner de l’énergie. Comment aider Chloé et Hakan à fusionner harmonieusement cette nouvelle part d’eux-mêmes avec l’ancienne ? Sa mission ne s’arrêtera pas là. A la naissance de Petit Janus, l’enfant du couple, Janus ne sait plus où donner de la tête. Car si le mélange des cultures est facile à résoudre entre gens qui s’aiment, il n’en est pas de même lorsque ces derniers sortent de leur bulle protectrice et affrontent le regard de la société.

 

Janus Istanbul illustre donc pose donc le problème de l’identité dans le mélange des cultures et de l’acceptation des différences de l’autre.

Satirique lorsqu’elle aborde le problème du déracinement, des préjugés culturels et de l’intolérance, pathétique lorsque les personnages, confrontés à des difficultés qu’ils croient insolubles, sombrent dans le désespoir, la pièce est aussi un spectacle musical.

Le CD :   Le CD, enregistré et réalisé au Studio We Play d’Istanbul, est la création d’Erol Köseoglu, qui a joué tous les instruments et interprété les chansons de la pièce.

Les dix morceaux de musique et les huit chansons composés par Erol Köseoglu, épousent le dilemme des personnages, en mélangeant la plainte de l’accordéon aux accords de la guitare électrique, la guitare classique à la batterie. La Chanson de Janus, la Valse des amoureux,  la chanson C’est si simple l’amour, la chanson Bonnes pour l’Orient, la chanson Carpe Dieml’Accordéon Ghetto, pour ne citer que quelques exemples, font partie intégrante de l’intrigue, qu’ils approfondissent et soutiennent de façon essentielle.

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Dynasties de Turquie médiévale

La Sultane Mahpéri, Editions  GiTa Yayinlari, Istanbul, 2004 et 2011.

 

La Sultane Mahpéri est un roman historique se déroulant en Anatolie au XIIIe siècle...

Après huit ans de captivité, la mort de son frère donne le pouvoir au prince impérial Alaeddin Keykubad. Proclamé Sultan des Seldjoukides d´Asie mineure, il épouse la princesse Destina, qui devient Sultane Mahpéri. Pour défendre son empire menacé par les  attaques des princes voisins et des Mongols, Alaeddin ne cesse de partir à la guerre. Esseulée, la rebelle Mahpéri entame un combat implacable pour imposer sa présence, conserver l’amour de son époux et garantir l´avenir de son fils unique, compromis par la naissance des enfants de sa rivale... C´est alors qu´entre dans sa vie l´architecte en chef du Sultan, un ambitieux cynique, qui rêve secrètement de la conquérir...

Ce roman, fruit de longues années de travail, fait revivre quelques grands personnages historiques du Moyen Age turc : Alaeddin Keykubad, sultan prestigieux, infatigable bâtisseur, amoureux des arts et des lettres, la princesse de Candélore, plus connue sous le nom de Sultane Mahpéri, Saadeddin Köpek, architecte du palais de Kubad Abad, le « Sultan des Savants, » père du célèbre poète Mewlânâ…

Amour, haine, jalousie, ambition, intrigues, goût du pouvoir, les passions inassouvies conduisent à la violence et au crime...

 

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Sultane Gurdju Soleil du Lion, Editions GiTa Yayinlari d’Istanbul et Editions Ataturquie, Paris, 2015.

 

A la mort de son époux, la sultane Mahpéri engage une lutte sans merci contre le redoutable vizir Kopek, pour fortifier le pouvoir de son fils, Giyaseddin. Lorsque le jeune sultan épouse la princesse géorgienne Tamara, désormais appelée Sultane Gurdju, un calme précaire s’installe. Mais d’effroyables dangers surgissent et vont précipiter l’Empire de Roum dans  le chaos : la rébellion du derviche Baba Resul, les complots, l’attaque des Mongols…

Après La Sultane Mahpéri (2004), ce deuxième tome des « Dynasties de Turquie médiévale » présente une autre héroïne inoubliable du XIIIe siècle turc, Sultane Gurdju, disciple du grand mystique Mevlânâ…

Un roman historique palpitant sur les Seldjoukides d’Anatolie…

 

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu

Et maintenant, bonne lecture !

Livres sur Istanbul de Gisèle Durero-Koseoglu
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 18:55

Mes Istamboulines : Recueil d’essais, récits et nouvelles, classés de A à Z et entièrement illustré par d’anciennes cartes postales sur la ville d’Istanbul.

Un alphabet subjectif d'Istanbul...

Mes Istamboulines, de Gisèle Durero-Koseoglu

Extrait de la préface :

Je n’écris pas seulement pour mes lecteurs et lectrices. J’écris pour les disparus, pour ceux qui ont écrit avant moi ; j’écris pour les murs et les pierres, pour la mémoire gravée dans les strates de la ville ; j’écris pour tous les écrivains d’Istanbul. J’écris pour les amoureux d’Istanbul de demain.

Quelle est donc la particularité de mon livre ?

Il est entièrement subjectif.

Il est celui d’une passionnée de littérature qui a porté soudain un regard émerveillé sur la cité légendaire dont elle avait rêvé  longtemps à travers les pages des livres et s’est alors mise en quête de ses lieux et personnages.

Celui d’une étrangère qui a quitté sa ville natale et a tenté de s’enraciner dans une autre terre, qui a dû apprendre, parfois avec difficulté, la langue et les coutumes de son pays d’adoption.

Il est celui d’une femme qui a vécu, s’est mariée, a élevé ses enfants dans une culture autre que la sienne, en tentant de s’enrichir de cette différence tout en préservant sa propre identité…

Un jour, j’ai découvert une ville qui m’émerveillait, me fascinait et parfois me chagrinait.

Il s’est établi une correspondance parfaite entre ma sensibilité profonde et cette mégapole baignant dans l’eau, pétrie de souvenirs de toutes les cultures, constituée d’une mosaïque de gens différents. C’est la ville qui m’inspire en tant qu’écrivain. Je la ressens comme « ma » ville.

Ce livre est le fruit de mes étonnements, de mes doutes et de mes bonheurs. Le miroir de l’Istanbul de Gisèle, stambouliote d’adoption.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:56

La Trilogie d’Istanbul (Editions GiTa Yayinlari, Istanbul), est une somme romanesque se déroulant à Istanbul entre 1985 et 2009. Il est composé de : Fenêtres d’Istanbul (2003, réédition 2006), Grimoire d’Istanbul (2006) et Secrets d’Istanbul (2009).

Une épopée sur la cité millénaire, avec sa mosaïque de cultures, son étonnante diversité religieuse et ses énigmes ensevelies. Un univers réaliste et épique à la fois, dans l’envoûtante mégapole turque.

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu

Fenêtres d’Istanbul

Fenêtres d’Istanbul (GiTa Yayınları, 2003) : Dans une rue enneigée d’Istanbul, Brave, l’épicier, observe les fenêtres de l’immeuble d’en face dont il connaît tous les occupants. C’est alors qu’apparaît le Tambour du Ramadan, un va-nu-pieds aux allures de Pacha… Une fiction sur l’Istanbul de la fin du XXe siècle, déchiré entre modernisme et traditions, avec son foisonnement baroque, ses paradoxes dans la condition des femmes, son incroyable diversité, sa mosaïque de croyances... Un conte moderne, à la fois réaliste et poétique, loin des stéréotypes sur la Turquie.

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu

 

Reportage sur Fenêtres d’Istanbul

 

D’où vous est venue l’idée d’écrire ce roman ?

 

A partir de mon installation à Istanbul, cette ville est devenue mon principal sujet d’inspiration. Istanbul est le berceau de plusieurs cultures, elle a été Byzance puis Constantinople, capitale de la chrétienté, puis, avec les Ottomans, la capitale du monde musulman. Elle a accueilli les Juifs chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique. Cette superposition de cultures  et de religions différentes confère à la cité une richesse sans pareille qui ne cesse de me fasciner et m’apporte chaque jour de nouvelles sources d’inspiration.

Dans Fenêtres d’Istanbul, justement, je décris un immeuble où vivent dans l’harmonie des personnes de culture et de religions différentes.

Les personnages du roman sont-ils tirés de la réalité ?

 

Quand j’ai commencé à vivre à Istanbul, comme je ne parlais pas le turc, dans toutes les réunions ou soirées, je me taisais et écoutais les autres parler. Quand j’ai commencé à maîtriser la langue, j’ai posé beaucoup de questions à des personnes issues de milieux sociaux-culturels différents. C’est ainsi qu’à partir d’histoires réelles, j’ai peu à peu créé les personnages du roman. Mais je les ai tellement transformées avec mon imagination que des personnes dont la vie m’a inspiré ne reconnaissent pas leur propre histoire.

Le héros du roman, le Tambour du Ramadan ?

 

Pour un étranger, le Tambour du Ramadan est un personnage du réel extrêmement poétique voire surréaliste. Car toute la nuit, il parcourt les rues en jouant du tambour pour réveiller les gens qui jeûnent.

Je n’oublierai jamais la première fois où je l’ai entendu. C’était au début, je venais de m’installer à Istanbul et je ne connaissais pas bien  les coutumes turques. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre dans le silence résonner les coups, puis de voir le Tambour lui-même! C’est de ce choc culturel qu’est issu mon personnage.

Dans Fenêtres d’Istanbul, le Tambour joue le rôle de fil conducteur, son destin croise celui des autres personnages, c’est souvent à la suite de ses apparitions dans la rue que nous apprenons les sentiments de chacun. De plus, il fait rêver les habitants de l’immeuble, en particulier les femmes. 

Nouvelle édition en turc

Nouvelle édition en turc

Grimoire d'Istanbul

Grimoire d’Istanbul (GiTa Yayınları, 2006) : Alice, franco-turque de 35 ans, prisonnière d’un passé qui la hante, regagne Istanbul, sa ville natale. Sa mission : remplacer un archéologue assassiné dans d’étranges circonstances. Dès lors, sa route va croiser celle de plusieurs personnages, tous en quête, pour des mobiles différents, d’un manuscrit ancien… Un roman d’aventures entraînant le lecteur sur les sites de Turquie témoins des débuts du christianisme ; un roman psychologique sur la complexité des sentiments et du désir, sur les fantômes du passé ; une réflexion éthique sur la tentation... 

Reportage sur Grimoire d'Istanbul

 Pourriez-vous définir le genre de votre roman? 

Ce roman peut être appelé roman d’aventures car il débute sur une énigme posée par la mort d’un archéologue. Le mystère n’est élucidé que vers la fin du livre, qui, je crois, se termine de façon inattendue pour le lecteur. En fait, les personnages sont tous en quête d’un vieux manuscrit qui a une valeur inestimable mais pour des raisons différentes. Le bouquiniste veut le posséder par amour des livres, l’antiquaire pour de l’argent, son épouse pour accomplir une vengeance. La recherche du manuscrit met en valeur les diverses  motivations des êtres.

C’est pour cela que mon roman peut aussi être défini comme un roman psychologique car il analyse les sentiments des êtres placés dans une situation de souffrance morale et sentimentale. L’héroïne, Alice, âgée de trente-cinq ans, est encore obsédée, vingt et un an après, par l’homme qui l’a subornée quand elle avait quatorze ans et la recherche du manuscrit va enfin lui permettre de se libérer de son passé. A travers ce personnage, j’ai voulu représenter les cicatrices indélébiles laissées par les traumatismes de l’adolescence. Le second personnage, Antonio le bouquiniste, ne vit qu’à travers sa passion des vieux livres. Paradoxalement, c’est grâce au Grimoire qu’il va redécouvrir des sentiments qu’il croyait ne plus jamais pouvoir éprouver. Sa fille Eda, exaltée et  romanesque, a une conception de l’amour extrémiste et idéaliste, elle rêve d’un amour comme dans les livres mais elle se heurte aux déceptions de la réalité. Yahya, l’antiquaire, qui est aussi un trafiquant d’objets d’art, découvre enfin que tout ne lui est pas permis. Violeta, son  épouse, apprenant qu’elle a été trompée, vit les affres de cette trahison et hésite entre vengeance et pardon. Dauphin, le chauffeur de Yayha, ancien enfant des rues (c’était le héros du premier volume de La Trilogie d’Istanbul, Fenêtres d’Istanbul) aime sans parvenir à aimer vraiment parce qu’on ne lui a pas donné d’amour dans son enfance. C’est pourquoi Grimoire d’Istanbul n’est pas un “roman d’amour” mais un “ roman sur l’amour.”

Le roman aborde aussi des questions d’éthique et parle de la tentation qui pousse parfois les êtres à commettre des actes que leur raison et leur éducation réprouvent.

Le mot “Grimoire” recouvre donc plusieurs sens. Il s’agit bien du manuscrit que tous recherchent mais aussi du grimoire de nos cœurs, de nos vies et de nos destins, tout aussi difficile à déchiffrer.

 

Un roman historique ?

J’ai voulu surtout mettre en évidence le rôle que la terre d’Anatolie a joué historiquement dans la diffusion du christianisme, en constituant son second centre d’implantation après Jérusalem. Sur les pas d’Alice, le lecteur découvre ou redécouvre des sites historiques d’une importance capitale. İl suffit de prendre l’exemple de Saint Paul. Il est né à Tarse, a prêché à Antioche et à Ephèse. Sur les traces d’Alice, le lecteur va découvrir certains des lieux célèbres du christianisme des premiers âges : Ephèse, Tarse, Silifke, Demre... et peut-être aura-t-il l’envie d’aller les visiter.

J’espère, par cet aspect de mon roman, rappeler aux Européens qu’une partie de leur culture est issue de cette terre et que par l’histoire des événements qui s’y sont déroulés, la Turquie fait partie intégrante de l’Europe.

N’y a-t-il pas pour vous, subjectivement, un aspect du roman plus important que les autres?

Oui, pour moi, c’est quand même avant tout un roman sur les affres des sentiments. Sur la difficulté de l’harmonie et de la sérénité dans les relations sentimentales. Sur la façon dont notre passé nous marque comme un fer rouge. Dans mon livre, tout le monde aime mais tout le monde souffre. En dépit de toutes les autres inégalités qui séparent les êtres, sociales, culturelles, il y a des sujets devant lesquels ils sont tous égaux. Celui de la vie et de la mort, par exemple. Mais aussi celui des sentiments. Il y a égalité des êtres dans la souffrance amoureuse. En écrivant la préface de la réédition de Fenêtres d’Istanbul,  le premier tome de La Trilogie d’Istanbul, un professeur de philosophie, Madame Essaïda Riahi, a écrit :

 «  Même les riches souffrent, pour des raisons autres que celles des pauvres, certes. Mais ils ont leur lot de misère morale qui vient tempérer celle des premiers… » Je pense que la peinture compatissante de cette misère morale est aussi une des caractéristiques de Grimoire d’Istanbul. J’insiste sur l’adjectif compatissant car j’ai une tendresse particulière pour mes personnages, qui sont si proches de nous tous.

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu

Secrets d'Istanbul

Secrets d’Istanbul (GiTa Yayınları, 2009) : Alice trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… Un roman  mettant en scène des héros torturés par un secret de famille… Leur quête de la vérité et de l’amour les contraindra à fouiller le passé pour élucider les mystères liés à leurs ancêtres, sur les traces de cinq personnages historiques connus pour avoir échafaudé des “châteaux en Turquie” : un soi-disant messie, un illustre poète français, un bâtisseur de phares, un peintre de la cour ottomane… 

La Trilogie d'Istanbul, de Gisèle Durero-Koseoglu

Reportage sur Secrets d'Istanbul

Quel est le sujet du livre ?

Secrets d’Istanbul met en scène des héros explorant le passé pour débusquer les mensonges liés à leur identité. La quête de leurs origines va les conduire à des trouvailles stupéfiantes sur les traces de personnages historiques célèbres pour avoir échafaudé des  châteaux en Turquie.

J’ai accordé beaucoup d’importance à la construction de ce roman qui n’est pas du tout traditionnelle. Le roman est composé de quatre chapitres qui commencent tous à l’automne 2007 et se finissent au temps des tulipes 2008. Les quatre chapitres ne se suivent donc pas dans l’ordre chronologique mais se déroulent donc exactement en parallèle et mettent en scène les mêmes personnages mais dans des situations différentes.

Au départ du roman, Alice, l’héroïne, trouve un jour dans un sac de voyage un mystérieux carnet qui va bouleverser son existence. Cette découverte marque le début d’une enquête où secrets de famille et tabous voleront en éclats… 

Qu’est-ce que vous avez voulu montrer dans ce livre ?

J’ai voulu travailler sur le sujet des secrets de famille mais aussi montrer que notre identité n’est pas unique.

Les héros de mon livre, après leur recherche, comprennent qu’ils ne sont pas seulement ce qu’ils croient être et que le passé de leur famille est beaucoup plus complexe qu’ils ne l’avaient imaginé. Mon but est aussi de montrer le mélange des cultures est un facteur d’enrichissement et que c’est la mosaïque culturelle d’Istanbul qui en a fait et en fait encore une ville exceptionnelle.

Dans le roman un personnage dit :

« Tu es comme la ville d’Istanbul. Si elle est si belle aujourd’hui, c’est parce qu’elle a été Byzance, la Nouvelle Rome, Constantinople, Islambol, Dersaadet, Asitane et j’en passe. Sinon, ce ne serait qu’une jolie cité au bord de l’eau, identique à mille autres… »

 

La Trilogie d'Istanbul s'est terminée en 2009.

Mon nouveau roman sur Istanbul sortira en ...

2016 !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:20

C’est en ce début d’octobre 2014 que j’ai eu l’honneur de faire plusieurs interventions en tant qu’écrivaine, dans un voyage littéraire à Istanbul.

Voyage littéraire à Istanbul

C’est la troisième fois que je participe à un voyage littéraire : la première fois, c’était avec Laurent Bignolas, pour Thalassa, en 2013, sur le thème, « Les yalis du Bosphore dans la littérature »

Voyage littéraire à Istanbul

La seconde, fois, avec Stéphane Thébaut, pour la Maison France 5, « Les yalis du Bosphore »...

Et la troisième, cette semaine, avec un sympathique groupe de passionnés de littérature venus de Belgique, avec les Agences Tellus de Bruxelles et Consept Turizm d'Istanbul.

(Pour des raisons de "droit à l'image", j'ai préféré masquer le visage des quatorze participants...)

 

Voyage littéraire à Istanbul

Première intervention : conférence sur « Istanbul dans la littérature » et dédicace de mon livre Mes Istamboulines.

Voyage littéraire à Istanbul

Seconde intervention : conférence sur plusieurs sujets littéraires en rapport avec la ville d’Istanbul et lecture d’extraits de textes.

Voyage littéraire à Istanbul

Troisième intervention : croisière sur le Bosphore, pour « Les yalis du Bosphore dans la littérature... »

Le fameux yali des Ostrorog...

Le fameux yali des Ostrorog...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Voyage littéraire à Istanbul

Quatrième intervention : « Pierre Loti à istanbul ».

Voyage littéraire à Istanbul
Voyage littéraire à Istanbul

Ce fut un petit voyage passionnant pour moi et j’espère que ceux et celles que j’ai rencontrés auront eu autant de plaisir à m'écouter, que j’en éprouvé à leur faire partager ma passion de la littérature et d’Istanbul…

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:27

Mon dernier livre, Mes Istamboulines, paru en avril 2010, est épuisé.

La seconde édition est prête. La couverture  reste la même.

Par contre, le montage des photographies de cartes postales a été refait pour améliorer la qualité des images.

 

Mes Istamboulines petite résolution-copie-1

  Mes Istamboulines, couverture réalisée par Cem Akkartal

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:03

          Un ami parisien vient de m′envoyer la photo réalisée avec son téléphone portable dans une rue de Paris, de la vitrine d’une agence de voyages faisant la publicité des voyages en Turquie.

          Et qu’y voit-on ? Au milieu d’un décor constitué d’objets turcs comme un narguilé ou une petite casserole à café turc, le magazine TurquieVisions ouvert à la page de l’article que j’avais écrit sur Istanbul avec la photo de Mes Istamboulines.

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Merci à cet agent de voyages qui met à l’honneur mes écrits dans les rues de Paris…

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 21:00
Istanbul : Le Tambour du Ramadan

 

Une nuit de 1983, à Fatih, me voilà réveillée en sursaut par  un inhabituel vacarme.

Je cours vers la fenêtre du salon et écoute. Je crois identifier un roulement de tambour. Non, ce n’est pas possible ? En pleine nuit ? Y a-t-il vraiment quelqu’un qui ose jouer du tambour à cette heure ? Alors, le tintamarre se rapproche, plus près, encore plus près. Je n’en crois pas mes oreilles, il s’agit bien d’un tambour ! Au même instant, le bruit est devenu si sonore que je devine qu’on frappe juste devant notre immeuble. J’entrouvre mon rideau et stupéfaction ! Un homme est en train de frapper en cadence sur son tambour et juste  sous ma fenêtre, on pourrait croire que c’est pour moi qu’il joue ! Je tire un peu plus le voilage, il frappe de plus en plus fort, on se regarde tous deux, on est presque les yeux dans les yeux. Finalement, je referme mon rideau et allume la lumière. L’homme s’en va tout en continuant à frapper, le son s’éloigne doucement.

Ce n’est que le lendemain que j’apprends qui était cet insolite personnage : le Tambour du Ramadan. Et la raison pour laquelle il attendait devant ma fenêtre : ma lumière allumée l’avait convaincu de sa mission accomplie, m’avoir réveillée pour que je puisse prendre le sahur, repas situé avant l’aube et permettant aux croyants de supporter le jeûne du Ramadan.

 Ankara Makarnası Etiketi.Etiquette de réclame des pâtes Ankara datant des années 1970


Tambour du Ramadan, si étonnant, si poétique, si surréaliste même, que j’en ferais plus tard le personnage principal de mon livre, Fenêtres d’Istanbul.

Plusieurs années après la sortie de mon roman, à Teşvikiye, un jour, j’entends des bruits sur mon palier, je regarde par le judas et ne distingue rien dans le noir, par contre, j’entends distinctement le frottement de deux mains sur le mur, je suppose que quelqu’un est en train de chercher l’interrupteur. Peu rassurée, je demande :

— Qui est là ?

Une voix d’homme me répond :

— Ne t’inquiète pas, ma sœur, c’est moi...

— Qui est-ce ?

— C’est moi, ma sœur, le Tambour du Ramadan !

Il ignorait pourtant que j’avais fait de lui un héros de roman !

 

 

 Ce texte est extrait de Mes Istamboulines, Editions GiTa, 2010.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 22:32

Journal Cumhuriyet Kitap du 28 juillet 2011

Article de Meliha Akay sur La Trilogie d'Istanbul, La Sultane Mahpéri et Mes Istamboulines

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 14:08

         Le numéro 308, de février 2011, de la revue du Türsab,  Association des Agences de voyage de Turquie ( Türkiye Seyahat Acentaları Birliği ou Association of Turkish Travel Agencies) vient de mettre à l’honneur, en turc et en anglais, İstanbulin, version turque de Mes Istamboulines !  

Une belle surprise en cette matinée d’hiver !

Merci aux agents de voyage turcs !

Türsab'a teşekkür ederim !


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Pour informations sur mes livres, mon site : link

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:00

TurquieVision est une nouvelle agence de voyages, crée par des professionnels spécialistes de longue date de la Turquie. Le catalogue 2011, illustré de magnifiques photos,  vient de paraître.

Je suis heureuse d’y avoir apporté une modeste contribution en écrivant l’introduction consacrée à la ville d’Istanbul.

Mais ce n’est pas tout : cette agence offrira Mes Istamboulines à chaque voyageur visitant la Turquie avec TurquieVision.

Pour ceux et celles qui n’auraient à ce jour ni découvert la Turquie ni lu Mes Istamboulines, voilà l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Qu’on se le dise !

 

 

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link Catalogue de TurquieVision

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Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
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  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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