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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:45

Votre périple commence avec la Tour de Léandre, tour des légendes, pourrait-on dire...

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Le port de Karaköy : c’est là qu’accostent les paquebots, là aussi que vous pourrez rêver devant les nefs en partance vers Odessa. 

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Le charmant village d’Arnavutköy (Europe) ou « village des Albanais »...

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Le lycée militaire de Vaniköy, fondé au XIXe siècle.

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Mais vous retraversez alors pour repasser sur la rive européenne et contempler  la forteresse de Rumeli Hisari.  

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Vous approchez du Pont de Mehmet le Conquérant et découvrez le « yali hanté », rouge brique, de Rumeli Hisari.  

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 Et le yali du Pacha Zeki, un des plus fameux du Bosphore...   

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Puis, vous repartez sur la côte asiatique, ce qui vous permettra de passer devant le yali blanc du marquis français Necip.  

 

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Voilà le petit palais de Göksu, en style rococo...

 

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  Vous vous arrêtez alors pour boire un thé dans le romanesque village d’Anadolu Hisari, aux Eaux-Douces d’Asie.  

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  Vos réembarquez pour l’Europe,  passez Yeniköy et ses luxueux yalis.  

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  A Tarabya, vous découvrez un des yalis de la résidence d'été des ambassadeurs de France ( le grand yali a brûlé en 1913).

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Et vous voilà à Büyükdere... 

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 Après, les somptueuses demeures laissent peu à peu la place à de typiques ports de pêche, comme celui de Sariyer… 

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Avec ses yalis délabrés...

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  Vous vous retournez et comprenez que vous êtes maintenant très loin d'Istanbul...

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Un chalutier vous dépasse...

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Apparaît le hameau de pêcheurs d'Anadolu Kavak, surmonté par la forteresse de Yoros...

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 Les pêcheurs tirent leurs filets…

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  La sauvage beauté des rives vous envoûte.

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 Les chalutiers se multiplient...

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La mer Noire est devant vous…

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Un roman dont une partie se passe dans un yali du Bosphore :

L'Homme qui assassina, de Claude Farrrère (vient de paraître en Turquie, disponible sur Amazon.fr, fin avril ).

 

Gisèle Durero- Koseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L'Homme qui assassina (roman et analyse)

 

farrere kapak janvier 2013 - Copie

 

Les droits de ces textes de mon blog sont réservés. Si vous souhaitez les utiliser, je vous demande de bien vouloir citer mon nom ; en effet, ces derniers temps, plusieurs sites Internet se sont approprié certains de mes textes et de plus, les utilisent en précisant qu’ils sont soumis à copyright comme s’ils en étaient les auteurs !

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis Tarabya Claude Farrère
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:00

Une sortie dans le Bosphore avec l’équipe de THALASSA, qui m’a fait l’honneur de m’inviter pour l’émission du vendredi 29 mars 2013, sur FR3 (rediffusion en avril sur TV5 Monde), consacrée à Istanbul, m’a donné l’occasion de parler des YALİS, ces demeures de rêve qui ont inspiré des générations d’écrivains.

 

Cet article est aujourd'hui en ligne dans Le Petit Journal d'Istanbul link

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Le départ en bateau avec la sympathique équipe de THALASSA ( à gauche, les cameramans, au centre, Laurent Bignolas, puis Lise Blanchet, moi-même et Senel Bastion). 

 

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J’avais déjà consacré un article aux yalis : Au fil des vagues du Bosphore, les yalis : http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-au-fil-des-vagues-du-bosphore-les-yali-81010963.html

  

"Yali" signifie “les pieds dans l’eau”. Le mot désigna donc ces merveilleux manoirs de bois construits sur les rives du Bosphore à partir du XVIIe siècle, où les riches Stambouliotes partaient en villégiature à la belle saison.    

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 Jadis, faute de route carrossable sur les rives, on ne pouvait y accéder qu’en caïque ou, à partir de 1851, en bateau à vapeur.

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Avec Laurent Bignolas

 Je vous présenterai ici ceux des yalis méritant l’épithète de « lieux de littérature », parce qu'ils ont un lien avec lalittérature française  :

  

Le fameux Yali des Ostrorog

  

 

Ce yali a en effet joué un grand rôle dans les œuvres de Pierre Loti et de Claude Farrère.   

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Le Yalı de Mehmet Emin Pacha  le Chypriote

 

 

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Le yali du Marquis Necip

 

  

 

 

 

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Anadolu Hisarı et les Eaux Douces d’Asie

 

Les Eaux Douces d’Asie étaient un des lieux de promenade des Stambouliotes. On dit que lorsque son navire était ancré à Tarabya, Pierre Loti venait se promener sur la rivière. Dans le roman de Claude Farrère l’Homme qui assassina, c’est là que le héros croise pour la première fois, en caïque, la femme qu’il va aimer.  

 

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 Si vous êtes féru de Voyages en Orient, et en particulier des récits consacrés à Istanbul, ce lieu, vous le connaissez déjà. C’est là que, durant tout le XIXe siècle  et au début du XXe, les belles dames venaient effectuer des tours en caïque pour se faire admirer par les messieurs et les observer en catimini. On dit même que la liberté des Eaux-Douces permettait à ces coquines de petites ruses : faire semblant que le voile de mousseline dissimulant le bas de leur visage s’était décroché et ainsi, permettre à celui qu’elles avaient remarqué dans son embarcation de détailler leurs traits !

 

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Un roman à suspense dont de nombreux passages se passent dans un "yali"

 

Si vous souhaitez vous plonger dans l’ambiance romanesque et un peu surannée des « yalis » de légende, pourquoi ne pas lire le beau roman de Claude Farrère, L’Homme qui assassina ? La réédition, effectuée par mon fils aîné, Aksel Köseoglu, qui a patiemment mis le texte sur ordinateur et par moi-même, qui en ai rédigé une analyse littéraire, a demandé plus d'un an de travail ; le livre va paraître entre le 20 et le 30 mars, en français et en turc,  aux Editions franco-turques GiTa d’Istanbul, sous le titre :  Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L’Homme qui assassina (roman et analyse).

 

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 Présentation du roman :

 

L’Homme qui assassina, chef-d’œuvre "turc" de Claude Farrère, publié en 1907, est un roman de l’ombre et de l’errance.

Monde baroque et mystérieux, qui ensorcelle sur-le-champ Renaud de Sévigné et va définitivement bouleverser sa vie. Jusqu’où cet attaché militaire près l’Ambassade de France en Turquie va-t-il s’égarer, en compagnie de l’envoûtante Lady Falkland, dans la magie du vieux Stamboul ?

Le livre, entremêlant histoire d’amour, roman d’espionnage, intrigue policière et récit exotique, met en scène un univers romanesque inquiétant, évoqué avec passion par Claude Farrère, celui de la ville d’Istanbul dans les derniers fastes de l’Empire ottoman …

 

Conférence de Gisèle Durero-Köseoglu
 

Jeudi 21 mars, 18h, Association culturelle Turquie-France, IFEA, Nur-i Ziya Sokak, 10, Beyoğlu : « Ecrire sur Istanbul. Le sujet de mes livres. La ville chez les écrivains français. De quelle façon mes livres peuvent-ils se rattacher à une tradition littéraire d’écrits sur Istanbul ? » gisele carte

 

 

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Thalassa Bosphore yalis Tarabya
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 21:15

        Ce soir, samedi 6 octobre 2012, a eu lieu au Palais de France d’Istanbul, une soirée destinée à célébrer un événement littéraire d’importance, la nouvelle édition, aux Editions du Patrimoine, sous la direction d’Alain Finet,  du livre de Jean-Michel Casa,  Le Palais de France à Istanbul.

 

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Précisons que ce somptueux livre d’art, relié de tissu couleur café, a été réalisé grâce au mécénat d’entreprises françaises installées en Turquie.

 

Après un discours de Laurent Bili, ambassadeur de France en Turquie, Jean-Michel Casa, a rappelé les circonstances de l’écriture de la première version du livre, publiée en 1995.

  

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 La première édition ayant très vite été épuisée, je n’en possédais qu’une photocopie, réalisée à partir de l’exemplaire original appartenant à la bibliothèque du Lycée français Pierre Loti ...

 

L’AUTEUR

Jean-Michel Casa : consul général à Istanbul de 1993 à 1996, directeur de cabinet du ministre des Affaires européennes (1997-2002), il exerce ensuite les fonctions d’ambassadeur de France auprès du Royaume hachémite de Jordanie (2002-2006), puis d'ambassadeur auprès de l’État d’Israël (2006-2009). Ministre plénipotentiaire, il dirige actuellement la direction de l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères et européennes.

 LE LİVRE

Comme la première version, la réédition est bilingue, en français et en turc (texte turc de Yiğit Bener) mais considérablement enrichie de nouveaux textes et illustrations (photographies actuelles ou anciennes, reproductions de tableaux, documents d'époque, cartes postales...) .

 

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Photographie de Gurkan Akay

 

De plus, cette édition offre la particularité d’avoir aussi donné la parole à plusieurs nouveaux contributeurs ayant réalisé des encadrés :  

Chantal Gastinel-Coural
Marie-France Dupuy-Baylet

Frédéric Gérard
Nora Şeni
Nathalie Ritzmann
Et moi-même…

 

En ce qui me concerne, j’ai eu l’honneur, grâce à Monsieur Hervé Magro, consul de France à Istanbul, d’apporter une petite contribution à ce travail sur un sujet qui me passionne, la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya et son image chez les écrivains d’antan : « Et Tarabya entra en littérature ». 

                                                                                                

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 Une photographie figurant dans la nouvelle édition (collection de Pierre de Gigord) et qui m’a séduite sur-le-champ car elle offre une image rare : le Palais de France de Tarabya vu côté cour…

 

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  On ne peut que souhaiter longue vie à ce livre perpétuant la mémoire de la présence française à Istanbul.  Qu’il vive dans les bibliothèques comme symbole de l’amitié franco-turque…     

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Istanbul Livres de Gisèle Durero-Koseoglu
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 21:00

             Un grand paquebot blanc, à Tarabya, redescend d’Odessa...

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Mes pas ne cessent de me ramener vers la tour de Galata.

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On remarque encore, rouge et jaune, le drapeau de Galatasaray

 

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 Galata, c’était aussi pour aller voir la pièce de théâtre Le jour où je suis parti, c’était un matin frais et calme, jouée par la troupe de Galata Perform,  un spectacle de grande qualité qui illustre bien les tendances de l’art turc actuel : l’art de tout dire sans rien nommer…

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Une autre de mes passions à Beyoglu est l’église Santa Maris Draperis, offerte au seizième siècle par une dame appelée Clara Bertola Draperis ; on y accède par cinquante-deux marches.

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 Un gigantesque lustre de cristal reluit sous la trouée du vitrail rond qui perce la coupole. Deux statues d’anges portant des candélabres  encadrent l’autel. Au centre du chœur, l’icône de la Vierge recouverte d’argent. Pourquoi est-ce que j’aime tant ce lieu ? Le secret est dévoilé dans le premier tome de La Trilogie d’Istanbul, Fenêtres d’Istanbul

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 La rue Istiklâl Caddesi ou Avenue de la Libération. 4

  Le drapeau de Galatasaray, juste en face du mythique portail du lycée

...Au passage, j’ai le plaisir de voir ma pièce de théâtre musical Janus Istanbul sur les étagères de la « Librairie d’Istanbul », posée sur mes autres livres…

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L’université francophone de Galatasaray. 

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 Merveilleusement située au bord du Bosphore, on peut non seulement y étudier mais aussi y rêver, en regardant les vagues , assis à la célèbre cafétéria les pieds dans l’eau… 

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Et un lieu qui n’est pas sur les guides touristiques mais que j’adore, notre petite terrasse, avec notre couple de goélands qui nous attend le soir pour prendre un bain…

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UN ROMAN HİSTORİQUE SUR LES SULTANS ET SULTANES DE TURQUİE :

LA SULTANE MAHPERİ

Maphperi mai 2012 FR

LİEN VERS AMAZON.FR link

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Bosphore
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 23:00

      Mon rêve du jour : des chaises en attente

            Cette photo, je l’ai prise à Tarabya, le lendemain de la neige. Elle me fait rêver.  Chaque fois que je la regarde, j’ai envie d’écrire… Ah ! Quelle nouvelle on pourrait imaginer à partir de ces sièges enneigés !

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       Mon accordéon du jour

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Une séance de musique à trois accordéons avec mon cher professeur Hagop Setyan (à gauche) et mon fils Erol…. Deux « chefs » et au milieu, « le petit mitron » (moi)…

       Ma chronique littéraire du jour

Quand les muses des écrivains se prennent pour Némésis... Les actualités littéraires de cette semaine en Turquie sombrent dans les commérages de bas étage avec les révélations fracassantes d’une dame peintre, qui se dit ancienne « amie » du grand écrivain et prix Nobel de littérature (2006) Orhan Pamuk, et jette en pâture aux journalistes ses souvenirs intimes.
         Voilà qui m’agace : si le monsieur avait été le menuisier du coin, est-ce que la dame aurait ameuté l’opinion publique ? Ceux ou celles qui tentent de profiter de la gloire d’un écrivain pour se rendre célèbres me semblent bien pitoyables !
  

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  Orhan Pamuk recevant le Nobel, photo Internet

Bon, ce ne sera pas la première fois qu’un grand écrivain devient la cible d’une femme dépitée. Dans ce cas précis, je ne peux m’empêcher de comparer, une fois de plus, Orhan Pamuk à Flaubert (Rappelons au passage qu’Orhan Pamuk avait déclaré à Rouen, en 2009, « Monsieur Flaubert, c’est moi ! »).  

RouenOrhan Pamuk, Docteur Honoris causa de l'université de Rouen en 2009, photo Internet 

En effet, abandonnée par « l’homme-plume », Louise Colet se vengea de Flaubert en écrivant le roman Lui, où elle dressait son portrait-charge en le mettant en scène sous les traits de Léonce, un écrivain égoïste, avare, incapable d’aimer. Mais il y a une grande différence entre les deux anecdotes : Louise Colet avait du talent et sa vengeance avait un certain panache ! dag

Flaubert sur un daguerréotype, à 27 ans, document Internet

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Ceci dit, on se souvient de Flaubert et bien peu de Louise (que personnellement, j’adore, on le sait, mais pas sur ce sujet…) Morale de l’histoire : les œuvres des grands écrivains restent mais les turpitudes de leurs détracteurs s’envolent ! Gageons qu’Orhan Pamuk pourra plaisanter de cette histoire en disant comme Flaubert : « Voilà ce que c’est que d’avoir coïté avec des Muses ! » ( Lettre à Ernest Feydeau » du 12 novembre 1859).

 

             Mon éditeur préféré 

       Mon fils Aksel dans l'antre à livres des Editions GiTa. Aksel Köseoglu est l'éditeur de Tango Galata, Badem Şekeri, de la nouvelle édition de La Sultane Mahpéri et, en tant que responsable de la collection "Istanbul de Jadis", du beau livre de Marc Hélys, Le Jardin fermé. Il sera bientot celui de Janus Istanbul...  Ah, mis à part les professionnels, qui peut imaginer combien d'heures de travail sont nécessaires pour éditer un livre...  

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   Ma photo du jour

Elle fut réalisée par un des plus célèbres photographes d’Istanbul, Andriomenos, vers 1880.  Né en 1851, Nicolas Andriomenos apprit la photographie chez les Frères Abdullah. En 1879, il ouvre sur la place de Beyazit un studio dans lequel viendront se faire photographier les célébrités de l’époque. En 1909, il déménage au 162 de la Grande Rue de Péra où il exercera son art jusqu’à sa mort, en 1929.  Qui était donc ce joli petit garçon sur la photo « carte de visite » ? En quelles circonstances l’avait-on amené chez Andriomenos ? 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Neige à Istanbul Littérature pour le lycée Orhan Pamuk
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:00

Tarabya à sept heures quarante cinq, ensommeillé de blanc...

 

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Combien de neiges, et parfois épiques, les vieux yali ont-ils déjà connues, au fil des siècles ?

 

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La plupart des élèves ont renoncé à se rendre au lycée ce matin, redoutant sans doute d'affronter à nouveau,  comme hier soir, les deux ou trois heures de bus nécessaires au retour... Ou d'autres se sont-ils sentis en "vacances de neige" ? Toujours est-il que l'école est en partie désertée...

 

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J'en profite donc pour gravir la terrasse et emprunter le chemin où Claude Farrère aperçut le fantôme sans tête du prince Ypsilanti...

 

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La neige a recouvert d'un habit neuf ces lieux spectraux où tant de strates de l'Histoire reposent...

 

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 L'annexe du palais Ypsilanti a maquillé son rose en blanc, elle qui a résisté aux revers de fortune, aux incendies et aux tempêtes du Bosphore... 

 

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Beauté majestueuse du parc, poésie des arbres séculaires fardés de blanc

 

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Les vestiges de la fontaine ottomane, qui s'ornent au printemps de lilas d'Espagne, veillent imperturbables dans le givre, témoins du temps qui passe...

 

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 Quant à notre écureuil fétiche, il vient prendre son petit-déjeuner, près de l'arbre dans lequel il a caché ses provisions...

 

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Grand parc de Tarabya

Dont tant d'auteurs ont loué la beauté des arbres sacrés

Aujourd'hui tu scintillais

 Dans tes atours de mariée...

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Neige à Istanbul Tarabya
27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 22:00

 

 « Un admirable yalı, rouge d’un ton de sang séché, et qui s’adosse contre un parc en gradins plantés de tilleuls, de hêtres, de marronniers et de cèdres, les plus beaux que j’aie jamais rêvés: le Palais de France.»

 

 

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Le palais de France en 1908

 

Telle est la description  que Claude Farrère, dans son nostalgique roman, L’Homme qui assassina, dresse de la résidence d’été des ambassadeurs de France à Tarabya. De cette légendaire construction ne subsistent aujourd’hui que les ruines du hangar à caïques et l’annexe autrefois réservée aux domestiques, actuellement occupée par l’Université de Marmara.

 

 

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La partie du palais qui existe encore aujourd'hui

 

Comment imaginer, face aux actuels bâtiments préfabriqués du lycée Pierre Loti, les pages de l’Histoire écrites en ces lieux ? Pourtant, chaque parcelle de ce domaine a une anecdote à vous raconter. 

 

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La plus ancienne version connue du palais, au XVIIIe.

 

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Le palais Ypsilanti au début du XIXe.

 

 

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                Lorsqu’on regarde aujourd’hui les photos des restes du yalı prises dans les années 1970, on ne peut que mesurer avec effroi les ravages des ans ou de la négligence des hommes.

 

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Entrée de l’historique hangar à caïques sur pilotis ;

en 1975, il était un des seuls du Bosphore à  être encore dans son état d’origine;

 il  n’en reste RİEN

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

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Le hangar à caïques en 1983 ; il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur…

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 119)

 

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Une des nombreuses statues qui ornaient encore le parc en 1975 ; elles ne sont plus que des souvenirs…  

( Photo du livre de Orhan Erdenen, p. 121)

 

Mais si vous êtes de ces romantiques impénitents qui, au mépris de tout réalisme, s’obstinent à rêver sur un Istanbul à jamais disparu, s’acharnent à en retrouver les traces, entrez sous la voûte des marronniers centenaires et fermez les yeux.

 

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Cet homme qui descend d’un caïque en pestant contre le prix trop élevé de la course, n’est-ce pas Gérard de Nerval ?

 

Nerval

          Cette altière silhouette que vous apercevez sur le pont du Vautour à l’ancre devant le yalı, n’est-ce pas celle de Pierre Loti ?

 

 

        Et là, sous les efflorescences bleues du grand pawlonia,

 

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        ne reconnaissez-vous pas Claude Farrère, conversant avec une mélancolique lady ?

 

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          Dans ce parc séculaire, si vous voulez les entendre, les murs se mettront à parler.

 

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Les fantômes chuchoteront et vous écouterez le dialogue des âmes de tous ceux qui, de siècle en siècle, ont hanté le rivage de Tarabya.

 

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Cette page est un extrait de l'article "Tarabya" de Mes Istamboulines (2010)  

  SOURCES :

-Orhan Erdenen : Boğazici Sahilhanaleri, Avrupa Yakası, Istanbul Büyükşehir Belediyesi, 2006. (Kitabınızdan üç resim kopyaladım ; teşekkür ederim) 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:09

Déjà résonnent à Tarabya

Les bruits de pas de neige de l’hiver

Le soleil et la pluie se chamaillent dans l’air

 

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Arc-en-ciel

Escalier de Bouddha

Sans magenta

 

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Polychrome ruban

Martingale de l’Avent

Pour le manteau de Noël…

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Tarabya Bosphore
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:11

      La tempête fait rage à Tarabya.  Le vent déchiquette le feuillage des arbres, le Bosphore se hérisse de crêtes blanches. Je guette sur le bord de la route l’arrivée d’un providentiel taxi, luttant contre mon parapluie qui menace de se retourner.

 

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       Tout à coup, le voilà, il émerge des flots à l’horizon, porté par les remous des Néréides.

Celui dont je guettais le retour, comptant sur un hasard inespéré.

Ce hasard, c’est aujourd’hui…

Le Nautilus a surgi !

 

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       Adieu taxi, parapluie, manteau, cartable !

       Je vole de l’autre côté de la route. Le monstre va-t-il en un éclair redisparaître et s’engloutir dans les abysses ? Au bord de l’eau, une volée d’embruns me fouette le visage, mon manteau s’envole, les rafales me harcèlent.  Émule du professeur Aronnax, me voilà à deux doigts de  tomber à l’eau sous le regard ahuri de quelques pêcheurs intrépides bravant les éléments pour attraper des saoupes.

 

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            Le jeu en valait la chandelle, le capitaine Nemo m’a fait l’insigne honneur de me laisser photographier son hydre…

 

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Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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