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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 21:11

Les lecteurs et lectrices qui suivent mon blog depuis longtemps savent qu’il y a une cité à laquelle je suis particulièrement attachée, c’est celle de Tende, au bout de la vallée de la Roya.

Voir l'article http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-a-tende-chez-mes-aieux-72950059.html

On pourra se demander par quel cheminement quelqu’un qui se définit comme « écrivaine d’Istanbul » accorde tellement d’importance à Tende. La raison ? C’est de là que viennent mes ancêtres paternels et chaque promenade dans le cimetière, où le nom des « Durero » apparaît sur une multitude de tombes, me rappelle que je n’ai pas tort d’accorder à cette ville une place exceptionnelle dans mon cœur.

Comme je collectionne les cartes postales anciennes de ma cité fétiche, j’ai décidé d’en mettre quelques unes sur mon blog, pour ceux et celles, qui, comme moi, aiment Tende…

  

 

Tende en 1902

Tende en 1902

Tende en 1907

Tende en 1907

1909, carte signée Emilia Durero

1909, carte signée Emilia Durero

Tende en 1909

Tende en 1909

Tende en 1911

Tende en 1911

Tende en 1921

Tende en 1921

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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans Tende Côte d’Azur Provence Lieux aimés
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:19

carte Tende 1        Cela faisait très longtemps que je voulais retourner à Tende. Non pas pour faire du tourisme. Tout simplement pour aller flâner dans les rues et respirer l’air de cette rude cité de montagne, devenue définitivement française en 1947, qui fut le berceau de mes ancêtres : les Durero de Tende.

 

Tende-4.JPG

Mon arrière grand-père, Marco Durero, fils de Francesco, fils de Bartolomeo, tous descendants du couple nommé Jean Baptiste ( diminutif « Giobata ») et Magdalena, a quitté Tende entre 1900 et 1920 pour venir s’établir à Cannes.

 

MARCO-dURERO.jpg

Mon arrière grand-père, Marco Durero

 

En 1794, « troisième jour des fêtes san culotides de l’an deuxième de la République française une et indivisible à cinq heures du soir par devant moi » ( je recopie mot à mot le texte des archives) le citoyen Jean-Baptiste sert de témoin pour la déclaration de naissance d’une petite fille nommée Marie Amirata ; il signe « Giobata Durero »

 

ARCH-VES.jpg

Archives de Tende en ligne

 

Et me voilà un jour de printemps à Tende,

 

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entrant dans la cathédrale en me disant : « C’est là qu’ils ont prié pendant des siècles ».

 

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Lorsque je compare la ville actuelle à celle qui est représentée sur les cartes postales anciennes que j’ai collectées, il me semble que le centre a miraculeusement assez peu changé depuis le début du siècle, si ce n’est que les magasins ne sont plus les mêmes.

 

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Peut-être parce que la disposition de l’agglomération, accrochée comme un escargot aux flancs de la montagne a laissé peu de place aux innovations architecturales et c’est tant mieux !

 

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Bref, il est assez facile d’imaginer la vie qui fut celle de mes ancêtres dans cette cité hors du temps.

 

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Le cœur moyenâgeux est constitué d’enfilades de maisons collées les unes aux autres et séparées par de pittoresques ruelles parallèles striées d’escaliers abrupts.

 

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L’entrée des bâtisses de schiste se situe dans la ruelle mais toutes ont leur façade avant offrant plusieurs balcons sur la vallée.

 

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Le nom des antiques venelles me ravit : « Montée I Béatrice  Lascaris, Montée II Béatrice Lascaris, Montée III Béatrice Lascaris… »

 

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IMGP0478.JPG

 

Sur le monument aux morts, Constanzo et Francesco Durero, tombés durant la guerre de 1914-1918.

 

A vrai dire, qu’ai-je trouvé à Tende ? Des souvenirs ? Non, je n’en ai pas de personnels. Bien plutôt des fantômes, si j’en crois les pierres tombales du cimetière (nombreuses à donner le tournis)  où dorment toutes ces personnes que je n’ai pas connues mais dont je partage le patronyme.

 

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Tende, terre de mes ancêtres, il est certain que j’y reviendrai encore en pélerinage, ensorcelée par un "je ne sais quoi". Une  mystérieuse convocation de mes aïeux ?

 

IMGP0394

Une vieille porte de Tende ornée des initiales "FD"

 

Ou le désir que je ressens d’écrire un jour sur Tende !

 

IMGP0474.JPG

Ecrivaine d’Istanbul qui veut écrire sur Tende ? « Aucun rapport ! » Peut-on me dire… Quoique…

N’oublions pas qu’en 1269, Eudoxie, fille de l’empereur Théodore II Lascaris, quitta l’Empire byzantin de Nicée pour épouser Guillaume Pierre, Comte de Vintimille et Seigneur de Tende…

 

IMGP0459

Le chemin entre Istanbul et Tende n’est pas si long qu’on pourrait le croire !  

 

blason Tende

 

Après le mariage d’Eudoxie avec Guillaume Pierre, l’empereur de Constantinople autorise le Comte de Vintimille et de Tende à « modifier le blason rouge des Vintimille  en y ajoutant, par quartiers, les deux aigles bicéphales sur champ d’or des Lascaris » (citation empruntée au livre de Giogio Beltrutti, Tende et La Brigue, Editions du Cabri, 1987).

 

 

Si vous habitez Tende et possédez des informations sur la famille Durero, en particulier sur Marco Durero, fils de Francesco, marchand de bois, qui habitait, m'a-t-on dit,  au bord de la place et qui a sans douté quitté Tende entre 1900 et 1920 pour aller s'installer à Cannes, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot... Merci d'avance.

 

Ajout de juillet 2014 : excusez-moi si vous avez laissé un commentaire et que je n'y ai pas répondu ; comme mon blog a beaucoup d'articles, il arrive que je voie en retard ce qu'on m'a écrit mais sachez que je suis toujours aussi intéressée par la recherche de mes origines à Tende...

Pour des informations sur mes livres, mon site :  link

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Lieux aimés Tende Côte d’Azur Provence

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Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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