Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 22:40

Voie navigable internationale, le Bosphore, long de 32 kilomètres, permet le passage des navires marchands mais cela n’est pas sans risque. Si l’histoire du détroit est fertile en récits de collisions, d’explosions, de naufrages ou d’échouements, le plus insolite de ces accidents est sans doute  le heurt d’un yali par un cargo ou un tanker.

Le mois de juillet a été témoin d’un de ces tristes accidents : un cargo de 106 mètres, le Majed and Randy,  dont le gouvernail s’était coincé, a percuté  à Kanlica le merveilleux yali d’Ethem Pertev, un des plus beaux du Bosphore, construit en 1860 pour une des favorites du sultan Abdulmecit, détruisant tout le coin de l’étage.

Photo du journal Milliyet

Photo du journal Milliyet

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

Deux ans auparavant, en 2013, un tanker de 243 mètres appelé « Aral Sea » était venu s’échouer, son gouvernail bloqué, sur le rivage de Sariyer.

Photo du journal Sabah

Photo du journal Sabah

En 2009, c’est un cargo de 100 mètres nommé « Ilke Mete » qui a heurté le rivage de Anadolu Hisar.

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !
Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

En 2008, à Sariyer, un cargo est entré dans le jardin d’enfants, heureusement vide grâce à l’heure matinale, causant une vague telle que trois yalis ont été inondés.

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

La même année, un cargo a heurté, à Yenikoy, le fameux yali de Sait Halim Pacha…

Istanbul, Bosphore : un cargo dans le yali !

Aristophane ne disait-il pas déjà : « Il faut être rameur avant de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire… »

Repost 0
Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans Bosphore Istanbul yalis Accidents sur le Bosphore
5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:20

C’est en ce début d’octobre 2014 que j’ai eu l’honneur de faire plusieurs interventions en tant qu’écrivaine, dans un voyage littéraire à Istanbul.

Voyage littéraire à Istanbul

C’est la troisième fois que je participe à un voyage littéraire : la première fois, c’était avec Laurent Bignolas, pour Thalassa, en 2013, sur le thème, « Les yalis du Bosphore dans la littérature »

Voyage littéraire à Istanbul

La seconde, fois, avec Stéphane Thébaut, pour la Maison France 5, « Les yalis du Bosphore »...

Et la troisième, cette semaine, avec un sympathique groupe de passionnés de littérature venus de Belgique, avec les Agences Tellus de Bruxelles et Consept Turizm d'Istanbul.

(Pour des raisons de "droit à l'image", j'ai préféré masquer le visage des quatorze participants...)

 

Voyage littéraire à Istanbul

Première intervention : conférence sur « Istanbul dans la littérature » et dédicace de mon livre Mes Istamboulines.

Voyage littéraire à Istanbul

Seconde intervention : conférence sur plusieurs sujets littéraires en rapport avec la ville d’Istanbul et lecture d’extraits de textes.

Voyage littéraire à Istanbul

Troisième intervention : croisière sur le Bosphore, pour « Les yalis du Bosphore dans la littérature... »

Le fameux yali des Ostrorog...

Le fameux yali des Ostrorog...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Le célèbre yali de Mehmet Emin Pacha le Chypriote...

Voyage littéraire à Istanbul

Quatrième intervention : « Pierre Loti à istanbul ».

Voyage littéraire à Istanbul
Voyage littéraire à Istanbul

Ce fut un petit voyage passionnant pour moi et j’espère que ceux et celles que j’ai rencontrés auront eu autant de plaisir à m'écouter, que j’en éprouvé à leur faire partager ma passion de la littérature et d’Istanbul…

Repost 0
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:56

Le ciel était gris et le Bosphore houleux, jeudi 9 mai, pour le tournage de deux des reportages de « La Maison France 5 », à Istanbul. Durant 4 semaines, au mois de juin, la célèbre émission diffusera, en effet, plusieurs documentaires consacrés à notre belle cité à cheval entre l’Europe et l’Asie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

C’est à 9h30 que j’ai retrouvé la sympathique équipe de télévision pour partir sur le Bosphore filmer les yalis.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage,  entame l’émission.

Stéphane Thébaut, le présentateur, résistant au « poyraz », le vent qui souffle du Nord, et au tangage, entame l’émission.

Le yali du pacha Sadullah

Le yali du pacha Sadullah

Le grandiose palais de Beylerbeyi, sur la rive asiatique, où le sultan Abdulaziz reçut l’impératrice Eugénie.

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »
Le yali de Edip Efendi

Le yali de Edip Efendi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

Patrice Aroun, le producteur, prend des notes.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali de Nuri Bey, aujourd’hui propriété de la famille Koç.

Le yali aux magnolias

Le yali aux magnolias

Stéphane Thébaut et moi

Stéphane Thébaut et moi

Istanbul : sur le Bosphore avec  « La Maison France 5 »

L’après-midi, nous quittons le Bosphore pour aller visiter le quartier des brocanteurs et antiquaires à Çukurcuma. Tout d'abord, nous descendons la Rue française, qui doit en partie son nom au fait que de nombreux commerçants du XIXe aient été des Français, qu'une partie des maisons y ait été construite par le Français Marius Michel, devenu Michel Pacha, celui qui édifia les phares de l'Empire ottoman et que le peintre Albert Mille y ait vécu.

Et aussi que les réverbères actuels soient venus tout droit de Paris.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Le magasin Alaturka, évoquant une caverne d'Ali Baba.

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Est-ce le buste d'un pacha qui vivait dans un des yalis que nous avons vus ce matin ?

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Les immeubles anciens de Çukurcuma, avec les encorbellements des façades.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Une photo souvenir à la fin de la visite.

Bon voyage et à bientôt à toute l’équipe de "La Maison France 5".

Diffusion le 4 juin à 20h30 et le 8 juin à 11h10.

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

En vente sur Amazon.f, gitakitap.com, Ataturquie

Il semblerait que le passage à la nouvelle version d’over-blog ait fait disparaître la liste de mes abonnés . si vous souhaitez recevoir la nouvelle de mes articles, abonnez-vous de nouveau, svp.

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans La Maison France 5 L'Istanbul de Gisèle Editions franco-turques GiTa Bosphore yalis
30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:45

Votre périple commence avec la Tour de Léandre, tour des légendes, pourrait-on dire...

1.JPG

  STP62835.JPG

Le port de Karaköy : c’est là qu’accostent les paquebots, là aussi que vous pourrez rêver devant les nefs en partance vers Odessa. 

   2-karakoy.JPG

Le charmant village d’Arnavutköy (Europe) ou « village des Albanais »...

3arnavutkoy.JPG

Le lycée militaire de Vaniköy, fondé au XIXe siècle.

4.JPG 

4bis.jpg

Mais vous retraversez alors pour repasser sur la rive européenne et contempler  la forteresse de Rumeli Hisari.  

rumeli6.JPG

Vous approchez du Pont de Mehmet le Conquérant et découvrez le « yali hanté », rouge brique, de Rumeli Hisari.  

rumeli7.JPG

 Et le yali du Pacha Zeki, un des plus fameux du Bosphore...   

 second pont7 bis bis

Puis, vous repartez sur la côte asiatique, ce qui vous permettra de passer devant le yali blanc du marquis français Necip.  

 

7bis.JPG

 

Voilà le petit palais de Göksu, en style rococo...

 

8.JPG

 

  Vous vous arrêtez alors pour boire un thé dans le romanesque village d’Anadolu Hisari, aux Eaux-Douces d’Asie.  

SAM_3052.JPG

   

goksu-10.JPG

  Vos réembarquez pour l’Europe,  passez Yeniköy et ses luxueux yalis.  

13.JPG

  A Tarabya, vous découvrez un des yalis de la résidence d'été des ambassadeurs de France ( le grand yali a brûlé en 1913).

14

 

    insolire.jpg

Et vous voilà à Büyükdere... 

buyukdere15.JPG

 Après, les somptueuses demeures laissent peu à peu la place à de typiques ports de pêche, comme celui de Sariyer… 

 13--2-.JPG

Avec ses yalis délabrés...

sar-yer-12-.JPG

  Vous vous retournez et comprenez que vous êtes maintenant très loin d'Istanbul...

Fevrier--2013 0278

Un chalutier vous dépasse...

STP64220.JPG

Apparaît le hameau de pêcheurs d'Anadolu Kavak, surmonté par la forteresse de Yoros...

anadolukavak.JPG

 Les pêcheurs tirent leurs filets…

15

  La sauvage beauté des rives vous envoûte.

14--2-.JPG

 Les chalutiers se multiplient...

STP60929.JPG

La mer Noire est devant vous…

SAM_1258.JPG

 

   mer-noire.JPG

   19.JPG

 

Un roman dont une partie se passe dans un yali du Bosphore :

L'Homme qui assassina, de Claude Farrrère (vient de paraître en Turquie, disponible sur Amazon.fr, fin avril ).

 

Gisèle Durero- Koseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L'Homme qui assassina (roman et analyse)

 

farrere kapak janvier 2013 - Copie

 

Les droits de ces textes de mon blog sont réservés. Si vous souhaitez les utiliser, je vous demande de bien vouloir citer mon nom ; en effet, ces derniers temps, plusieurs sites Internet se sont approprié certains de mes textes et de plus, les utilisent en précisant qu’ils sont soumis à copyright comme s’ils en étaient les auteurs !

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis Tarabya Claude Farrère
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:00

Une sortie dans le Bosphore avec l’équipe de THALASSA, qui m’a fait l’honneur de m’inviter pour l’émission du vendredi 29 mars 2013, sur FR3 (rediffusion en avril sur TV5 Monde), consacrée à Istanbul, m’a donné l’occasion de parler des YALİS, ces demeures de rêve qui ont inspiré des générations d’écrivains.

 

Cet article est aujourd'hui en ligne dans Le Petit Journal d'Istanbul link

 2

 

Le départ en bateau avec la sympathique équipe de THALASSA ( à gauche, les cameramans, au centre, Laurent Bignolas, puis Lise Blanchet, moi-même et Senel Bastion). 

 

SAM 3325

 

J’avais déjà consacré un article aux yalis : Au fil des vagues du Bosphore, les yalis : http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/article-au-fil-des-vagues-du-bosphore-les-yali-81010963.html

  

"Yali" signifie “les pieds dans l’eau”. Le mot désigna donc ces merveilleux manoirs de bois construits sur les rives du Bosphore à partir du XVIIe siècle, où les riches Stambouliotes partaient en villégiature à la belle saison.    

pont.JPG

 Jadis, faute de route carrossable sur les rives, on ne pouvait y accéder qu’en caïque ou, à partir de 1851, en bateau à vapeur.

  photo (1)

 

Lb.JPG  

Avec Laurent Bignolas

 Je vous présenterai ici ceux des yalis méritant l’épithète de « lieux de littérature », parce qu'ils ont un lien avec lalittérature française  :

  

Le fameux Yali des Ostrorog

  

 

Ce yali a en effet joué un grand rôle dans les œuvres de Pierre Loti et de Claude Farrère.   

 ostrorog

 

  

 

photo--2-.jpg

 

  

Le Yalı de Mehmet Emin Pacha  le Chypriote

 

 

kibrisli.JPG

  

   laurent.JPG

 

  

Le yali du Marquis Necip

 

  

 

 

 

necip.JPG

 

 

Anadolu Hisarı et les Eaux Douces d’Asie

 

Les Eaux Douces d’Asie étaient un des lieux de promenade des Stambouliotes. On dit que lorsque son navire était ancré à Tarabya, Pierre Loti venait se promener sur la rivière. Dans le roman de Claude Farrère l’Homme qui assassina, c’est là que le héros croise pour la première fois, en caïque, la femme qu’il va aimer.  

 

Fausto.jpg

 Si vous êtes féru de Voyages en Orient, et en particulier des récits consacrés à Istanbul, ce lieu, vous le connaissez déjà. C’est là que, durant tout le XIXe siècle  et au début du XXe, les belles dames venaient effectuer des tours en caïque pour se faire admirer par les messieurs et les observer en catimini. On dit même que la liberté des Eaux-Douces permettait à ces coquines de petites ruses : faire semblant que le voile de mousseline dissimulant le bas de leur visage s’était décroché et ainsi, permettre à celui qu’elles avaient remarqué dans son embarcation de détailler leurs traits !

 

 anadolu-h.JPG

 

Un roman à suspense dont de nombreux passages se passent dans un "yali"

 

Si vous souhaitez vous plonger dans l’ambiance romanesque et un peu surannée des « yalis » de légende, pourquoi ne pas lire le beau roman de Claude Farrère, L’Homme qui assassina ? La réédition, effectuée par mon fils aîné, Aksel Köseoglu, qui a patiemment mis le texte sur ordinateur et par moi-même, qui en ai rédigé une analyse littéraire, a demandé plus d'un an de travail ; le livre va paraître entre le 20 et le 30 mars, en français et en turc,  aux Editions franco-turques GiTa d’Istanbul, sous le titre :  Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère, L’Homme qui assassina (roman et analyse).

 

farrere-kapak-janvier-2013---Copie.jpg

 

 Présentation du roman :

 

L’Homme qui assassina, chef-d’œuvre "turc" de Claude Farrère, publié en 1907, est un roman de l’ombre et de l’errance.

Monde baroque et mystérieux, qui ensorcelle sur-le-champ Renaud de Sévigné et va définitivement bouleverser sa vie. Jusqu’où cet attaché militaire près l’Ambassade de France en Turquie va-t-il s’égarer, en compagnie de l’envoûtante Lady Falkland, dans la magie du vieux Stamboul ?

Le livre, entremêlant histoire d’amour, roman d’espionnage, intrigue policière et récit exotique, met en scène un univers romanesque inquiétant, évoqué avec passion par Claude Farrère, celui de la ville d’Istanbul dans les derniers fastes de l’Empire ottoman …

 

Conférence de Gisèle Durero-Köseoglu
 

Jeudi 21 mars, 18h, Association culturelle Turquie-France, IFEA, Nur-i Ziya Sokak, 10, Beyoğlu : « Ecrire sur Istanbul. Le sujet de mes livres. La ville chez les écrivains français. De quelle façon mes livres peuvent-ils se rattacher à une tradition littéraire d’écrits sur Istanbul ? » gisele carte

 

 

 

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Thalassa Bosphore yalis Tarabya
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:00

Cet article est en ligne sur le Petit Journal d'Istanbul link

 

Lorsque je me promène dans le Sud de la France, il y a un endroit où j’aime particulièrement me rendre, car il me fait rêver, c’est le village de Tamaris, édifié par un pacha ottoman hors du commun, Michel Pacha.

Michel ? Un pacha turc ?

 

mecidiye-michel-pacha.jpg

 

Qui était donc Michel Pacha ?

 

Marius Michel, un marin français à la carrière fulgurante.

Capitaine au long cours sur les paquebots-poste reliant Marseille au Proche-Orient, il fut, dès l’âge de trente-cinq ans, nommé Commandant, pour sa conduite héroïque lors du sauvetage des passagers d’un navire naufragé. En effet, à cette époque, la mer, dénuée de balisage, était dangereuse. Et Marius Michel n’avait qu’une idée en tête : comment rendre plus sûres les routes maritimes ? Ne fallait-il pas les parsemer de phares ? Mais quel pays disposait d’assez d’argent pour mener à bien une œuvre aussi gigantesque ?

Ce fut un nouveau naufrage, lors de la guerre de Crimée, qui permit à son projet de prendre corps. Marius Michel porta secours au navire français Henri IV, échoué sur une côte déserte. En l’absence de phares, seul son dévouement exemplaire permit de réussir la mission. Alors, il parvint à faire soumettre à Napoléon III un projet de construction de phares. Et l’impossible se réalisa : Napoléon III convainquit le sultan Abdülmecid de l’aider à réaliser cette entreprise.

 

Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman

 

Quant à Marius Michel, alors âgé de trente-six, il eut l’honneur, en 1855, d’être nommé « Directeur des phares et balises de l’Empire ottoman » et il s’établit à Istanbul.

 

STP65120.JPG

        Maison de Michel Pacha, aujourd'hui restaurant "Cezayir"

 

Sa mission : construire des phares. En association avec un armateur bordelais du nom de Camille Collas, Michel emprunta de gigantesques sommes d’argent, qu’il remboursa en prélevant une taxe aux navires pénétrant dans les ports.  

 n

                                    Phare de Fanaraki (Fenerbahce)

 

Ce fut ainsi que les rives de la Mer Noire, de la Marmara, de la Méditerranée et de l’Egée se parèrent de cent onze phares blancs. Et aussi que Marius put édifier sa prodigieuse fortune ! 

 

b.jpg

    Phare de Ahir Kapı

 

                  Michel devient pacha

  

Le sultan Abdülhamid II lui confia alors un nouveau projet cyclopéen : construire  à Istanbul un port moderne, avec d’immenses quais.

 

Image--52--copie-2.jpg

   Avant la construction des quais, les « échelles » (du turc « iskele ») ou jetées sur pilotis.

 

Marius fonda la Société des quais, des docks et entrepôts de Constantinople et mena à bien tous les travaux du port. En 1879,  le sultan le gratifia du grade suprême, celui de Pacha de l’Empire Ottoman. Marius Michel devint Michel Pacha, décoré du grand cordon de l’Ordre de la Mecidiye puis de l’Ordre de l’Osmaniye.  

 

mecidiye

 

Un français Pacha chez les Turcs, cela fit couler de l’encre, à Paris comme à Istanbul ; les journalistes ne tarissaient pas d’éloges sur le destin du mousse devenu Pacha.

  

Recréer le Bosphore à Tamaris

 

Sa mission terminée, Michel Pacha regagna définitivement la France. Mais la fortune  colossale qu’il avait édifiée à Istanbul lui permit, dans sa vieillesse, de concrétiser son rêve : reconstituer un « Petit Bosphore » dans la baie de Tamaris, près de Toulon.

 

f.JPG

 

 La réalisation de sa folie, sur les quatre cents hectares qu’il avait achetés, dura une vingtaine d’années et demanda un travail de titan. Il fit creuser les terres pour combler les marécages, construire une digue et aménager une corniche où serpentait la route côtière.

Sur la colline, il se fit édifier le grandiose château du Manteau, avec une tour à l’ottomane.

 

 

Image--54--copie-3.jpg

 

Image--53--copie-2.jpg

 

Autour, s’étendait un gigantesque parc planté d’arbres exotiques, avec des serres chauffées où s’épanouissaient bananiers, orangers et ananas et un moulin à vent activant les sept puits et citernes souterraines destinés à l’arrosage du domaine. Et pour effectuer ses promenades nocturnes en mer, Michel Pacha utilisait un caïque gainé de velours et de soie ramené d’Istanbul.

Au bas de son domaine, il fit construire un casino en forme de mosquée et soixante-dix villas en style oriental.

 

t-copie-1.jpg

  k-copie-1.jpg

casino.JPG

 

Par exemple, la villa « Les Mimosas », évoque un kiosque d’Arnavutköy, « L’Orientale », avec sa tour en forme de phare, ressemble à un manoir de Büyükada.

 

orientale.JPG

 

« Le Chalet » fait penser à la demeure de Tevfik Fikret à Rumeli Hisarı.

 

s.jpg

 

Michel Pacha fit aussi édifier un « Institut de biologie marine », à l’architecture inspirée de celle du palais de Çiragan.

 

institut.JPG

  

 Il installa même des « vapeurs » pour effectuer l’aller-retour entre Tamaris à Toulon.

 

d.jpg

  Document Internet

             

          Une villégiature à la mode

  

 A peine les travaux avaient-ils pris fin que les riches estivants européens commencèrent à déferler vers cette nouvelle station balnéaire. Ce qu’ils venaient chercher à Tamaris, c’était un air de l’ailleurs, un dépaysement absolu que leur procuraient ce décor inspiré du Bosphore.

 

c.JPG

 

Les artistes s’y pressaient pour y trouver l’inspiration, Camille Saint-Saëns vint y composer de la musique, Gabrielle d’Annunzio, ses romans, Auguste Renoir, ses tableaux. Les frères Lumière eux-mêmes installèrent leur laboratoire dans la villa  « L’Orientale ».

 

m.JPG

 

            Les tragiques revers de l’Histoire

 

Ce que Michel Pacha ne pouvait soupçonner, c’est que son paradis oriental de Tamaris disparaîtrait dans les vicissitudes de l’histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis occupèrent le Château dont ils pillèrent les richesses. Les arbres furent coupés, le Casino rasé. Puis, la plupart des édifices et des villas disparurent lors du bombardement de 1944. Le Château fut si endommagé qu’il fut plus tard complètement rasé. Il n’en subsiste aujourd’hui que le portail d’entrée, surmonté de ses deux lions de pierre.

 

y.jpg

 

g.JPG

 

             Que reste-t-il aujourd’hui de Michel Pacha ?

 

Après avoir échangé quelques paroles avec des habitants du lieu, je me suis rendue compte avec stupéfaction que peu de personnes, à Tamaris, connaissent l’histoire de Michel Pacha. Il n’en demeure pas moins qu’en dépit de la disparition de la plupart des édifices, le village de Tamaris a su conserver une beauté surannée, hors des modes et du temps et constitue un lieu magique pour les rêveurs du passé.

 

l.JPG

 

En ce qui me concerne, si j’ai consacré plusieurs articles de mon blog et un des quatre chapitres de mon livre Secrets d’Istanbul (2010) au personnage de Michel Pacha, c’est que je le considère comme un extraordinaire héros de roman.

 

Couverture Secrets d'Istanbul

 

 Mais je regrette que plus rien, ni musée, ni plaque de rue, ne commémore le nom de cet insolite pacha qui voulut réaliser en France un Bosphore en miniature…

 

11.JPG

  Sand.JPG

Citation de George Sand sur Tamaris

 

 

Sources en fançais pour cet article :

— Le site Internet de Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan (1988)

Nathalie Bertrand, Tamaris entre Orient et Occident, Actes Sud, 2003.

Connaissance des Arts, Hors-série n.307, Tamaris, le rêve de Michel Pacha, 2007.

Jean-Pierre Renan, Marius Michel Pacha,1819-1907, Le Bâtisseur, L’Harmattan, 2006.

— Jacques Thobie, L’Administration des phares dans l’Empire ottoman et la société Collas et Michel (1860-1960, L’Harmattan, 2004.

 

 

Je dédicacerai mes livres au Salon du livre d’Istanbul le samedi 17 et le  mercredi 21 novembre de  13h à 17h, Tüyap Kitap Fuarı, stand des Editions GiTa, Salon 2, 602 C.

 

La pièce de théâtre musical Janus Istanbul, livre avec  CD de musiques et chansons de  Erol Köseoglu, sera lundi en librairie en turc sous le titre Janus Istanbul’da. 

       Pour écouter une chanson de Janus Istanbul en français :

        La Ballade de la différence Janus Istanbullink

 

                                                       janus_on2-1-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Lien vers Amazon.fr link

janus-03--2-.jpg                                                                cd-on-kapak-retouch.jpg

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Michel Pacha Bosphore yalis
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:00

        Il paraît qu’aujourd’hui,  c’était un “jour à pélamide”...

septembre-2011-0245.JPG

         N’oublions pas qu’il y a très longtemps, les pélamides ou bonites à dos rayé, étaient si abondantes dans les eaux du Bosphore que les Byzantins avaient fait de ce poisson un des symboles de Constantinople et en ornaient certaines de leurs monnaies.

        Voilà donc nos pêcheurs émérites décidés à se procurer le repas du soir, en dépit du trafic intense du samedi sur le Bosphore.  

  septembre-2011-0244.JPG

On embarque donc sur le bateau de notre ami Burak.

septembre-2011-0299.JPG

Burak, capitaine du bateau…

Tadji s’affaire à dérouler les immenses lignes préparer les lignes servant à la pêche à la traîne.

septembre-2011-0273.JPG

  Tadji avec  ses lignes et à gauche, Chara.

septembre-2011-0268.JPG

Les lignes pour la pélamide

septembre-2011-0251.JPG

Comme je ne pêche pas, on me laisse le gouvernail.  Mais je ne suis pas très rassurée à cause des cargos…

septembre-2011-0279.JPG

  Ou des bolides dont les vagues vont nous faire tanguer violemment...

septembre-2011-0348.JPG

J’apprends quand même que pour traquer la pélamide, il faut avancer en zigzag sur le  Bosphore.  Mais au bout d’une heure de patience, de pélamide,  point !  

 septembre-2011 0295

Le moment est donc venu de ré-enrouler les lignes vides...

septembre-2011-0292.JPG

 Cependant, les pêcheurs ne s’avouent pas vaincus. Et ils décident d'attraper des  « istavrit » (en turc) c'est-à-dire le chinchard ou saurel et des sardines. Et voilà que la pêche devient miraculeuse ! A peine la ligne est-elle au fond (25 mètres à cet endroit) que le fil frétille et qu’on peut remonter 5 ou 6 poissons. Tout le monde est heureux !

septembre-2011-0333.JPG

Chara…

septembre-2011-0332.JPG

Sasun, le fils de Chara…

septembre-2011 0312

Burak…

septembre-2011 0306

Tadji…

Finalement, je me suis laissé convaincre de pêcher aussi, pour la première fois de ma vie. Oh la la ! J’ai réussi, mes premiers poissons !

septembre-2011-0326.JPG

C’est aussi la première fois de ma vie que je tiens à la main un poisson vivant ! 

  septembre-2011-0337.JPG

                   Une sardine : mes doigts sont couverts d'écailles brillantes irisées comme des paillettes.

septembre-2011 0371

Bon, pas de problème pour le repas du soir… Ah, le Bosphore

septembre-2011-0368.JPG

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 21:10

 

Une petite croisière sur le Bosphore (aujourd’hui, je m’attarderai sur la rive européenne) offre l’occasion aux amateurs d’architecture d’admirer les légendaires Yali ou “maison en bois les pieds dans l’eau”.

Avant de commencer à faire votre valise pour venir en habiter un, sachez quand même que le prix d’achat d’un de ces palais varie entre 5 et 40 millions de dollars, voire plus, 150 millions de dollars…  Quant au loyer, comptez entre 8000 et 40000 dollars mensuels…

Bon, les choses sérieuses ayant été dites...

Ajout de mai 2015 : certaines personnes écrivant sur Istanbul en France ayant un peu trop utilisé mes textes, je me suis vu dans l'obligation de réduire mes explications... 

Arrivée au village de Bebek...

 

STP66003

 

  La rade de Bebek

STP66005

 

La maison perchée du grand poète Tevfik Fikret (au milieu)

 

STP66007

 

Le phare et la forteresse de Rumeli Hisari

STP66008.JPG

 

          STP66011.JPG

 

L’édifice délabré du yali du Pacha Zeki...



STP66014 

Le yalı du Pacha Ahmed Afif...

 

STP66020.JPG

 

  A droite, le yali de Selaheddin Adil Pacha à Yenikoy

STP66022

 

Le yali du prince impérial Burhaneddin à Yenikoy. On dit qu'il est actuellement en vente à cent millions de dollars.



 STP66023.JPG

 

Les yalı Karatodori, Beyazciyan et Gazioglu à Yenikoy

STP66025.JPG 

Le yali de Said Halim Pacha, aujourd'hui converti en restaurant de grand luxe, à Yenikoy

STP66026.JPG

 

A Yenikoy...

 

14--2-.JPG

 
                 A Tarabya...

 

STP66029.JPG      

             La résidence d'été des ambassadeurs d'Allemagne à Tarabya

STP65765.JPG

 

            Dans le port de Tarabya...

 

STP65764.JPG

        A la sortie de Tarabya, vers Kefelikoy...

STP65769.JPG

 

                Dans cet article, j'ai laissé aux yali leur nom d'origine, historique, celui de la personne qui les fit jadis construire ; aujourd'hui, nombre d'entre eux ont été "débaptisés" par leur nouveau proprétaire...

 

 

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:00

 

Tamaris, le petit Bosphore de Michel Pacha...(1)

 

 

Marius Michel, capitaine au long cours sur les paquebots-poste reliant Marseille au Proche-Orient, est nommé à trente-six ans Directeur des Phares et Balises de l’Empire ottoman. Sa mission : parsemer de phares les rives de la Mer Noire, de la Marmara, de la Méditerranée et de l’Egée puis construire plus tard le port de Galata. La fortune colossale qu’il édifie à Istanbul lui permettra dans sa vieillesse de réaliser son rêve : reconstituer un « Petit Bosphore » dans la baie de Tamaris, au sud de la France...

 

 

Marius Michel contemplait les eaux sombres, le gris et le bleu tournoyaient sous la crête blanche des vagues façonnées par le vent. Son yacht approchait de Tamaris et il allait enfin retrouver son château (…)

Marius Michel se souvint tout  coup de sa luxueuse demeure de Constantinople, dans le quartier européen de Çukurcuma. Parfois, il s’en allait à pied, incognito, aux Petits Champs, pour  prendre le tramway à chevaux.

 

RUE-DES-PET-TS-CHAMPS.jpg

 

Il aimait à observer les dames turques, dans leurs manteaux de soie multicolores, la bouche dissimulée sous une voilette de mousseline transparente ou les Grecques aux extravagants chapeaux confectionnés par des modistes aux surnoms parisiens.

 

phebus.jpg

Puis, il se rendait sur la place de Beyazid, chez le célèbre photographe Nicolas Andriomeno et se faisait photographier en costume ottoman.

 

andrıomeno

 

  Mais tout cela était si loin tout à coup, tant d’années avaient passé… Il se remémora soudain l’allumage des phares du Bosphore.

 

962 001

 

 

Le premier contrat signé entre la France et la Sublime Porte prévoyait trente-six phares. Une année plus tard, une vingtaine avaient déjà été crées ou restaurés (…)

A cet instant, la nostalgie le saisit quand remonta le souvenir magique des nuits de Constantinople. Les Turcs aimaient organiser ce qu’ils nommaient les « Fêtes du clair de lune. » Les soirs d’été où la lune inondait de sa lumière les eaux du Bosphore, des centaines de caïques voguaient nonchalamment autour de barques où des orchestres rivalisaient de concerts de musique. Les échos des mélodies se mêlaient au froufroutement des bateaux sur les flots.

 

 michel pacha 004      Les Stambouliotes raffolaient des promenades en caïque, on n’y pratiquait pas la séparation des sexes, c’était l’occasion pour les hommes de tenter d’apercevoir un visage et pour les femmes de découvrir le leur en feignant une chute accidentelle de leur voile. Parfois s’offrait au regard des curieux le caïque impérial, long d’environ trente-cinq mètres, un aigle d’or posé sur la proue, actionné par une trentaine de rameurs ; tous les Stambouliotes espéraient apercevoir le Padichah, assis dans son kiosque doublé de soie et rebrodé de pierreries, ou les princes impériaux, reconnaissables au velours bleu de leur embarcation. D’autres soirs, les promeneurs se rendaient en calèche sur la colline de Mirhabad, au-dessus de la baie de Kanlica, réputée pour être le promontoire d’Istanbul offrant le plus beau spectacle lunaire sur les eaux.

 

Sultan-Abdulhamit-copie-2.jpg

 

Quand on passait à l’obscur, les palais et les yalis des dignitaires étaient ornés de chandelles brûlant dans des coquilles de moules flottant sur les eaux et on tirait des feux d’artifice dans les anses du détroit. Avec le recul du temps, la féerie des jeux de lumière nocturnes de Constantinople émergeait comme un de ses plus enchanteurs souvenirs.

 

A suivre...

 

L'incroyable destin de Michel Pacha fait l'objet d'un des quatre chapitres du roman Secrets d'Istanbul, Editions GiTa Yayinlari, 2009, en vente en France sur Amazon.fr link Ataturquie.fr link, en Turquie dans toutes les librairies et sur gitayayinlari.com.link

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Bosphore yalis Michel Pacha
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:00

Tamaris, le petit Bosphore de Michel Pacha (2)

 

Marius Michel descendit à sa cabine, avisa les quatre coffrets qu’il gardait en permanence sur sa commode. Il souleva le couvercle du premier écrin, habillé de soie écarlate et effleura du bout des doigts le soleil aux rayons d’argent diamantés entourant le médaillon d’or cerclé d’émail rouge et gravé du monogramme du sultan. Une bouffée d’orgueil lui souleva le torse. Abdül Hamid II en personne ne lui avait-il pas épinglé ce grand cordon de l’Ordre de la Medjidiye en remerciement de l’avancée rapide des travaux  du nouveau port ? 

 

1 rütbe osmani semse

 

 

Photo Internet

 

 

Et ne l’avait-il pas gratifié en 1879 du grade suprême, celui de Pacha de l’Empire Ottoman ? Un français Général chez les Turcs, cela avait fait couler de l’encre, à Paris comme à Constantinople, les échotiers des gazettes ne tarissaient pas d’éloges sur la fortune du mousse devenu Pacha.

 

 

mecidiye-michel-pacha.jpg

  Photo Internet

 

Dans la seconde boîte, son étoile de l’Ordre de L’Osmaniye, à l’émail rouge et vert, dont le Sultan l’avait honoré le jour de l’inauguration du port, huit ans auparavant. Dans le troisième, son insigne d’Officier de la Légion d’honneur française et dans le quatrième, le parchemin lui conférant le titre de Comte héréditaire de Pierredon dont le Pape Léon XIII l’avait récompensé pour ses bonnes œuvres.

Mais aucune de ces décorations n’avait de plus de valeur que son paradis, sa création, édifiée à l’image du Bosphore et de ses palais.  

 

tamaris-juillet-2008-095.JPG

Marius regarda par le hublot et reconnut enfin le paysage qu’il attendait avec impatience, celui de la anse de Tamaris, si douce et à l’abri du mistral qu’on l’avait surnommée « Le Manteau », éden jadis vanté par George Sand et désormais métamorphosé, par les soins de milliers d’ouvriers, en Istanbul miniature. Cette rade qu’il surnommait désormais son « Petit Bosphore ».

 

 

tamaris juillet 2008 011

 

C’était au retour d’un de ses voyages dans l’Empire ottoman qu’il avait conçu le projet fou de reconstituer là un morceau de cette Constantinople qu’il aimait tant. La réalisation de cette folie de sa vieillesse, sur les quatre cents hectares qu’il avait achetés, avait duré une vingtaine d’années. Les collines avaient été creusées pour combler les marécages, construire une digue et aménager une corniche où serpentait la route côtière. A peine les travaux avaient-ils pris fin que les riches estivants européens déferlaient vers leur nouvelle villégiature. Car ce qu’ils venaient y rechercher, c’était un air de l’ailleurs, un dépaysement absolu que leur procuraient les casinos, l’un en forme de mosquée, l’autre en volutes Art Nouveau et les soixante-dix villas de rêve aux genres éclectiques, dont plusieurs chalets ou demeures orientales.

 

tamaris-juillet-2008-057.JPG

 

 

Les artistes s’y pressaient pour y trouver l’inspiration, Camille Saint-Saëns venait y composer de la musique, Gabrielle d’Annunzio, ses romans, Auguste Renoir ses tableaux. Les frères Lumière eux-mêmes n’avaient-ils pas installé un laboratoire dans la villa  « L’Orientale », fameuse pour sa tour imitant un phare du Bosphore ?

 

 tamaris-juillet-2008-031.JPG

 

 

A suivre...

 

(L'incroyable destin de Michel Pacha fait l'objet de l'un des quatre chapitres du roman Secrets d'Istanbul, Editions GiTa Yayinlari, Istanbul, 2009, en vente en France sur Amazon.fr link Ataturquie.fr link, en Turquie dans toutes les librairies, les sites İnternet de libraires et gitayayinlari.com link)

Repost 0
Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Michel Pacha Bosphore yalis

Présentation

  • : Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul
  • : Bienvenue sur le blog de Gisèle, écrivaine vivant à Istanbul. Complément du site www.giseleistanbul.com, ce blog est destiné à faire partager, par des articles, reportages, extraits de romans ou autres types de textes, mon amour de la ville d’Istanbul, de la Turquie ou d'ailleurs...
  • Contact

Gisèle Durero-Koseoglu Blog 1

  • Gisèle Durero-Koseoglu Blog 2
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu).
Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
  • La Trilogie d'Istanbul : Fenêtres d’Istanbul, Grimoire d’Istanbul, Secrets d’Istanbul. La Sultane Mahpéri, Mes Istamboulines, Janus Istanbul (avec Erol Köseoglu). Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...

Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

Recherche

Pages + Türkçe Sayfaları