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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 21:18

Monsieur Agop Setyan, qui nous a quittés en septembre, était l’un des plus célèbres accordéonistes de Turquie.

Monsieur Agop en avril 2013, jouant sur un de mes accordéons. Ses accordéons personnels étaient un Scandalli et un Paolo Soprani.

Monsieur Agop en avril 2013, jouant sur un de mes accordéons. Ses accordéons personnels étaient un Scandalli et un Paolo Soprani.

Né le 10 octobre 1936, descendant d’une ancienne famille arménienne d’Istanbul, il a appris, dans son enfance, l’accordéon, avec un professeur hongrois résidant en Turquie, Citra Pandelli.

Puis, il a étudié le français dans une école franco-turque, le lycée Saint-Benoît, et les ritournelles de l’Hexagone n’avaient pas de secrets pour lui.

Mes remerciements à Madame Setyan pour m'avoir permis d'employer cette photo

Mes remerciements à Madame Setyan pour m'avoir permis d'employer cette photo

Devenu adulte, il s’est mis à travailler dans le commerce familial, mais bien vite, sa passion du piano à bretelles l’a emporté et il a décidé de consacrer sa vie à l’accordéon.

A la mort de Pandelli, il reprend la centaine d'élèves de son professeur.

Accordéoniste dans l’orchestre de l'Akdeniz, un paquebot reliant la Turquie à la France, il s’est ensuite produit dans toutes les ambassades d’Istanbul, ainsi qu’à la radio et à la télévision et a donné de nombreux concerts.

Marié et père de deux filles, Monsieur Agop était aussi professeur.

Plusieurs accordéonistes professionnels de Turquie ont été ses élèves.

Toujours bienveillant, il savait encourager l’apprentissage et confectionnait des partitions en fonction du niveau de ses élèves, si bien que ces derniers, au bout de quelques cours seulement, avaient la joie de pouvoir interpréter un petit morceau.

Une de mes anciennes partitions, écrite à la main par Monsieur Agop

Une de mes anciennes partitions, écrite à la main par Monsieur Agop

Istanbul : Hommage au grand accordéoniste, Agop Setyan

J’ai été l’élève de Monsieur Agop pendant de longues années et j’ai eu le bonheur, bien que dilettante à côté d’un virtuose, de pouvoir jouer avec lui à deux accordéons.

Istanbul : Hommage au grand accordéoniste, Agop Setyan

A partir de 2009, il a aussi enseigné l'accordéon à mon fils cadet, Erol, musicien, et nous avons alors souvent joué à trois accordéons.

Monsieur Agop a été mon père spirituel musical.

Sa curiosité sans bornes lui faisait sans cesse rechercher de nouveaux morceaux, si bien qu’il avait développé un répertoire sans limites : musique classique, tangos argentins, valses de Vienne, musette français, airs des Balkans, mélodies Kletzmer, jazz, musique turque.

Il avait cependant, une prédilection pour le tango.

Et sa fine connaissance de l’harmonie lui permettait de reconstituer et d’écrire, à main levée, toute la partition d’un morceau qu’il venait d’entendre.

Istanbul : Hommage au grand accordéoniste, Agop Setyan

Mon très cher professeur d’accordéon, Agop Setyan, repose en paix, toi, le virtuose du piano à bretelles.

C’est toi qui m’as appris l’accordéon, je ne t’oublierai jamais et je ne trouverai jamais assez de mots pour exprimer ma gratitude envers toi. (sur la photo, mon accordéon, désormais "orphelin"...)

Que les anges te protègent, là où tu es parti, et t’apportent toute l’affection de tes élèves en deuil.

En espérant que là-bas, aussi, tu joueras des tangos…

Ajout du 5 novembre : le numéro de novembre 2014 de la revue "Paros" a consacré un bel article, écrit par Öjeni Höllüksever, et intitulé "Une étoile de plus a disparu", à Agop Setyan.

J’ai été très émue en découvrant que la photo d’illustration de son travail de professeur d’accordéon était celle d’un cours avec moi, en 2003…

Revue Paros de novembre  : un de mes cours avec Agop Setyan...

Revue Paros de novembre : un de mes cours avec Agop Setyan...

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Published by Gisèle, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Accordéon Agop Setyan
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:24

Tous mes lecteurs (lectrices) savent que je suis une fanatique de l’accordéon. Alors, depuis environ une décennie, je ne rate pour rien au monde les Etoiles de Nacre de Saint-Jeannet.

 

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 Ce charmant village de l’arrière pays niçois a la fierté d’organiser chaque année un festival de l’accordéon auquel participent les plus grands artistes. C’est grâce à Saint-Jeannet que j’ai pu avoir la joie d’assister aux concerts de Domi Emorine et Roman Janov ainsi qu’à d’autres merveilleuses prestations d’artistes célèbres.

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Cette année, grâce à Tadji, j’ai enfin ma photo avec Richard Galliano, qui a gentiment posé pour nous (au milieu, le maire de Saint-Jeannet )…

 Ce soir donc, j’ai eu le bonheur de me rendre pour la deuxième année consécutive au concert que Richard Galliano donnait sur la charmante place de l’église, à l’ombre du clocher et des vols de pigeons.

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Richard Galliano, je l’ai entendu plusieurs fois en concert dans des salles prestigieuses mais j’avoue que le voir jouer de si près est un plaisir immense (voir mon article de juillet 2011 intitulé "Richard Galliano aux Etoiles de nacre de Saint-Jeannet"). Je ne m’étendrai pas sur son génie créatif et sa virtuosité, que tous les amateurs d’accordéon connaissent. Il se produisait ce soir avec les musiciens d’Azul Quintet et ce fut, comme toujours, magique et envoûtant.

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Merci à tous les musiciens qui jouaient avec lui et à Monsieur Galliano pour nous offrir un tel enchantement.

En espérant vous réentendre à Istanbul (Richard Galliano a joué à Istanbul plusieurs fois, la plus récente en juin 2011…)

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Ajout de 2014 : Bon, me voilà au bord de la dépression car le merveilleux festival des Etoiles de nacre a disparu de Saint-Jeannet ! J'espérais le voir ressurgir cette année mais non, les sites Internet écrivent désormais cette phrase fatidique : "ce festival n'existe plus" ! je m'insurge !

Comment est-ce possible ? Un été sans les Etoiles de nacre ?

Si un habitant de Saint-Jeannet lit un jour ce billet, qu'il m'explique pourquoi on nous a rendus orphelins des Etoiles de nacre !

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Lieux aimés Côte d’Azur Provence Accordéon
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 10:00

cGDA-219.jpgL'équipe familiale de Janus Istanbul : Erol Köseoglu, compositeur et interprète, Gisèle Durero-Köseoglu, auteure, Taceddin Köseoglu, directeur de GiTa, Aksel Köseoglu, éditeur.

Janus Istanbul : La scène se passe à Istanbul, dans une maison ancienne construite sur les ruines de ce qui fut jadis le temple de Janus, le dieu au double visage. Oublié par les humains, celui qui fut le dieu des portes, du changement, des passages mais aussi le symbole de l’ambivalence, s’ennuie et se chamaille avec Janus Bis, son autre soi-même.

Janus Istanbul

Lien vers Amazon. fr : link

Mais l’arrivée dans la maison d’un jeune couple mixte, va lui redonner de l’énergie. Comment aider Chloé et Hakan à fusionner harmonieusement cette nouvelle part d’eux-mêmes avec l’ancienne ? Sa mission ne s’arrêtera pas là. A la naissance de Petit Janus, l’enfant du couple, Janus ne sait plus où donner de la tête. Car si le mélange des cultures est facile à résoudre entre gens qui s’aiment, il n’en est pas de même lorsque ces derniers sortent de leur bulle protectrice et affrontent le regard de la société.

Janus Istanbul illustre donc pose donc le problème de l’identité dans le mélange des cultures et de l’acceptation des différences de l’autre.

Satirique lorsqu’elle aborde le problème du déracinement, des préjugés culturels et de l’intolérance, pathétique lorsque les personnages, confrontés à des difficultés qu’ils croient insolubles, sombrent dans le désespoir, la pièce est aussi un spectacle musical.

Le CD :   Le CD, enregistré et réalisé au Studio We Play d’Istanbul, est la création d’Erol Köseoglu, qui a joué tous les instruments et interprété les chansons de la pièce.

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Les dix morceaux de musique et les huit chansons composés par Erol Köseoglu, épousent le dilemme des personnages, en mélangeant la plainte de l’accordéon aux accords de la guitare électrique, la guitare classique à la batterie. La Chanson de Janus, la Valse des amoureux,  la chanson C’est si simple l’amour, la chanson Bonnes pour l’Orient, la chanson Carpe Diem,  l’Accordéon Ghetto, pour ne citer que quelques exemples, font partie intégrante de l’intrigue, qu’ils approfondissent et soutiennent de façon essentielle.

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Erol Köseoglu pendant les enregistrements de Janus Istanbul au Studio We PLay, Istanbul, automne 2011 

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La pièce et son CD sortiront aussi en turc en septembre 2012 , dans la traduction de Nil Çayan, sous le titre : Janus Istanbul’da

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:29

 

               Cela fait des années que je ne saurais concevoir un mois de juillet sans me rendre au Festival d’accordéon de Saint-Jeannet.


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                  Ce charmant village, sis au bas du célèbre «baou», est en passe de devenir un des hauts lieux de l’accordéon en France. Car la petite scène sans prétention blottie contre le mur de l’église a accueilli au fil des ans de grands artistes comme Lucien Galliano, Domy Emorine, Roman Janov, Aude Giuliano, Guy Giuliano pour ne citer que quelques uns ( que les autres me pardonnent, j’ai parfois oublié leur nom mais jamais leur musique ni leur talent…) de ces virtuoses du « piano à bretelles » ! (J’aime cette périphrase désuète désignant mon instrument fétiche, même si elle déplaît parfois aux diplômés des conservatoires mais non, je vous assure, « piano à bretelles »…)  

 

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             Samedi 18, donc, me voilà prête une fois de plus à affronter la route pour assouvir ma passion de l’accordéon. Et je ne veux pas être en retard. Car ce soir, la scène accueille le Sextet de Richard Galliano !  

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             J’avais déjà eu la chance de voir le Maître en concert dans les arènes de Cimiez, lors du Festival de jazz, il y a quelques années et aussi à Istanbul. Dans les deux cas, il devait se trouver au moins 300 personnes me séparant de la scène. Mais à Saint-Jeannet, la scène dressée sur la place du village permet de voir de près les musiciens quand ils jouent, d’observer le jeu de leurs doigts, leurs mimiques, leurs regards ; on a presque l’impression d’assister à un concert « entre amis ». D’autant plus que Richard Galliano se produisait deux fois, à 18h et à 20h30 et que le premier horaire donnait l’occasion unique d’assister à un concert « en plein jour », avec les pigeons curieux voletant au-dessus de la contrebasse pour se délecter de ses accords.  

 

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           Le Sextet a d’abord interprété des morceaux de Bach puis des compositions de Richard Galliano comme la merveilleuse « Valse à Margaux », le « Tango pour Claude » ou la « Habanerando » et bien sûr, des chefs-d’œuvre d’Astor Piazzola.

 

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      Richard Galliano enchante, au sens propre du terme. Avec son accordéon, son bandonéon, ses compositions, son génie musical mais aussi son sourire et sa simplicité.  

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           Après le concert, je cours acheter un CD pour le lui faire dédicacer, je piaffe d’impatience dans la file massée devant le stand de vente de crainte que l’artiste ne s’envole, j’avais envisagé d’en faire dédicacer un second pour Monsieur Hagop, mon vénéré professeur, le plus grand accordéoniste d’Istanbul mais le temps presse, les vendeuses semblent débordées, je n’ai le temps d’en acheter qu’un seul, je cours de nouveau et ouf, Richard Galliano est encore près de la fontaine de Saint-Jeannet. J’aimerais bien lui exprimer mon admiration et lui parler aussi du magnifique livre sur Piazzola auquel il a participé mais j’écris finalement plus facilement que je ne parle, j’aimerais bien aussi me faire prendre en photo à ses côtés mais je n’ose pas le lui demander…

        Enfin, j’ai mon beau CD rouge dédicacé « Pour Gisèle », qui occupera une place d’honneur dans mon « coin musique » … 

  

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Lieux aimés Accordéon Côte d’Azur Provence
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 17:16

 

Dimanche 19 juin 2011 a eu lieu à Istanbul, Gezi Park à Taksim, un concert de chansons françaises organisé par Lilakedi Event et donné par trois amateurs :

 

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Florence Demirkan : Chant.

           Professeur de Lettres au Lycée Pierre Loti d’Istanbul, Florence est passionnée de musique, de chant lyrique et de chansons de variété.

            En 2004, elle a participé en tant que chanteuse à la pièce de théâtre musical Les Confessions d’une guinguette, mise en scène par Ayche Garcin.

           Elle a chanté une quinzaine de chansons, accompagnée à la guitare par Erol Köseoglu et à l’accordéon par Gisèle Durero-Köseoglu.

 

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Erol Köseoglu : Chant et guitare.

Etudiant à l’Université de Galatasaray, Erol, 20 ans,  est un passionné de musique ; il compose depuis 2006. En 2009, il a réalisé les arrangements des morceaux de la pièce L’Epopée d’Ali de Kechan, mise en scène  par François Baril avec la troupe du Lycée Pierre Loti et a participé au spectacle comme batteur et guitariste. En mai 2011, il a été classé 5ème au concours de musique Castarprod. Il vient de composer la musique de la pièce de théâtre musical Janus (auteur Gisèle Durero-Köseoglu) qui va être éditée (avec le CD) à Istanbul à l’automne 2011.

Il a chanté six chansons, dont trois de sa composition.

 

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Gisèle Durero-Köseoglu : accordéon.

          Auteur de ce blog… Professeur de Lettres au Lycée Pierre Loti d’Istanbul et écrivain, j’ai aussi la passion de l’accordéon mais je ne suis qu’un « accordéoniste amateur… »...

         J'ai participé en tant qu’accordéoniste à deux pièces de théâtre musical : Les Confessions d’une ginguette, 2004 (mise en scène de Ayche Garcin) et L’Epopée d’Ali de Kechan, 2009 (mise en scène de François Baril).

 

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Fransizca Şarkılar (amatör), Pazar 19 Haziran, saat 21’de, Taksim, Gezi Park : 

Florence demirkan : şarkici

Erol Köseoglu : şarkıcı (ve gitar)

Gisèle Durero-Köseoglu : akordeon

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:00

 

          Ce fut une merveilleuse aventure : participer à la pièce de théâtre musical montée à Istanbul en 2009 par François Baril avec la troupe du Lycée Pierre Loti. Notre metteur en scène avait choisi une célèbre pièce musicale turque traduite en français, l’Epopée d’Ali de Kechan.

 Affiche

 

          La troupe des acteurs était constituée ; il ne restait plus qu’à trouver les musiciens. Aussi François Baril décide-t-il de faire appel à quelques professeurs du lycée passionnés de musique, amateurs ou « pro » mais tous volontaires enthousiastes pour se lancer dans cette formidable expérience.   

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           Notre groupe en studio : De gauche à droite : Gisèle Durero-Köseoglu (moi-même, accordéon) ; François Baril, metteur en scène ; Daniel Chauchat, basse ; Erol Köseoglu, guitare électrique et batterie ; Frédéric Boerkmann, clavier ; José Blasco, guitare électrique ; Sebnem Poryali, flûte.

 

           Quant aux arrangements destinés à adapter en rock ou funk les morceaux de musique turque, ils sont réalisés par Erol Köseoglu, mon fils cadet, que François Baril nomme sur-le-champ "chef d'orchestre".

  

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           Nous répétons tous ensemble d’octobre à mai, le lundi soir de 19h à 22h. Trois d’entre nous sont des « pros » par leur niveau (José et Sebnem) ou « presque pro » ( Erol) mais les trois autres, dont je fais partie, des amateurs.

Que d’heures de travail, d’un lundi à l’autre, pour arriver à préparer les morceaux ! Répéter et répéter encore des musiques parfois difficiles car le lundi, il faudra jouer « en groupe » et pour un amateur, cela implique de connaître les partitions par cœur, sinon, c’est « la purée » ... (Et puis, Erol nous a concocté de ces partitions pleines de dièses… Pour moi, les basses les plus malaisées de l’accordéon, j’en ai des sueurs froides, est-ce que mes doigts parviendront à voler sans encombre, le jour de la représentation, avec le stress, du « la dièse » au « la naturel » ? Sans parler de certains rythmes « alla turca » qu’il a conservés, du genre 6/8 ? Gloups ! Komen ke sa se jou se truc ? Quand on a des oreilles formées jadis au piano avec les exercices de Magdalena Bach ou les valses de Chopin...)

          La satisfaction alterne avec le découragement mais nous savons que nous avons un défi à relever, il faut y arriver, nous y arriverons. Erol-Gisele-musique.JPG

 

          Je savoure cette chance unique qui m’est offerte de pouvoir jouer dans un groupe avec un de mes fils…

            La pièce est représentée la première fois en mai 2009 au théâtre Semaver de Kocamustafapasa à Istanbul puis dans la cour du lycée Pierre Loti pour le festival de l’école.

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            Les six musiciens de notre orchestre en « gitans des banlieues d’Istanbul », en mai 2009

         

             Au mois de novembre 2009, le stress monte : la troupe va jouer trois représentations de l'Epopée d'Ali de Kechan à Paris pour la Saison de la Turquie.

troupe paris 2009

             Dernière répétition avant la représentation : concentration maximale

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                                                                                         Sebnem et moi...        

 

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                                                                                Daniel, José et Frédéric...

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                                                                                             Erol

  

         Bon, le défi a été relevé… 

         Et c’est déjà la dernière représentation… 

 final

 

           Les acteurs vont poursuivre leur chemin et enchaîner sur nouvelle pièce, qui ne sera pas musicale, cette fois ; les musiciens « pro » ont leurs activités ; quant aux musiciens amateurs, nous nous sentons nostalgiques, « dans le vide ».

          Vivement qu’un autre projet se présente pour qu’on puisse à nouveau « faire de la musique » !!!

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 16:15

 

Au détour de tes rues, Rome

Pianote un accordéon


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Au souffle de Poséidon

Pégase danse dans les flonflons

 

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La Vierge bleue au carrefour

 

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Parle d’amour aux passants

Tes anges jouent au firmament

 

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Tes murs se costument en glycine

 

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Ta foi est citadine

 

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Les trilles habillent ton décorum

Tes médaillons en illusion d’électrum

 

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Tes chérubins de pacotille

 

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Tes vierges chapeautées de mantilles d'antan

 

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Tu es si belle Rome avec ta louve tes souvenirs et ton printemps   

 

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Que ton orphéon est devenu accordéon

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Lieux aimés Accordéon Italie
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 22:09

 

Cher(e)s ami(e)s accordéonistes

 

Voilà une partition de musique turque.

Il s’agit d’un morceau très populaire en Turquie, joyeux, rythmé, facile à exécuter et qui porte un nom bien optimiste :

 

La vie ne vaut pas la peine de pleurer !

soit, en turc,

Ağlama değmez hayat !

 

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Il se joue avec un rythme de foxtrot.

Alors, jouez en riant !

 

Akordeoncu arkadaşlar,

Sizin için bir akordeon notası : Ağlama değmez hayat ! (foxtrot)

Çalıp eğlenin !

 partition

 


 

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 Madame Anahit (1917-2003), célèbre accordéoniste de Beyoğlu

 

POUR İNFORMATİONS SUR MES LİVRES, VOİR MON SİTE : link

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle Accordéon
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 17:58

L’accordéon est un des grands amours de ma vie.

 

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         Cet après-midi, alors que je me trouvais à la maison d’édition GiTa pour consulter la maquette de İstanbulin, version turque de Mes Istamboulines, qui sort dans quelques jours pour la foire du livre d’Istanbul, mon attention fut attirée par une belle voix d’homme chantant une mélodie des Balkans sur les notes d’un accordéon.

 

accordeoniste 001

        Si, l’espace d’un instant, j’ai pu croire que la musique venait d’une radio allumée quelque part, bien vite, le son se rapprochant, j’ai compris.  Un accordéoniste déambulait aux alentours. Et pas n’importe quel musicien, un maître du piano à bretelles.

        Me voilà donc sous la rue sous la pluie, en train de marcher vers la ruelle d’où vient le son. Et je découvre non pas un accordéoniste mais deux, accompagnés par un enfant au petit instrument .

 

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        D’où venaient ces musiciens aux accents si nostalgiques ? Je ne le saurai jamais car ils ne parlaient pas le turc. Mais leurs notes ont enchanté une rue délabrée noyée dans la grisaille.

 

 

L’accordéon dans Mes Istamboulines (Ed. GiTa, avril 2010)  :

 

La nostalgie de la musique m´étreignait parfois, me faisant regretter de n´avoir pas osé me lancer dans l´étude de l´accordéon. Les années s’écoulaient, si denses et remplies, que je ne les voyais pas passer. Parfois, j´allais rôder à Tünel, le quartier des vendeurs de musique, proche du lycée où je travaillais et je contemplais les accordéons à touches piano, venus de Russie ou de Bulgarie, étalés dans les vitrines, essayant de décrypter la raison mystérieuse pour laquelle je n´avais pas appris cet instrument alors que j´en avais éprouvé un si violent désir.  Mais je n´arrivais pas à sauter le pas.

Puis, un jour de la quarantaine où je dévorais des yeux un petit accordéon rouge trônant dans une devanture, il s’est produit comme une illumination : « Il est là. Il est là, pour moi ! » Le lendemain, l´accordéon rouge était devenu le mien.

C´était un très vieil accordéon en bakélite rouge marbré, venu de Bulgarie. Les bretelles de cuir en étaient si élimées qu´une amoureuse main les avait recouvertes d´une attendrissante housse de velours vert émeraude cousue à grands points malhabiles. J´aimais le son éraillé de ce vieil instrument, ses accents nostalgiques. Souvent je tentais, en le regardant, d’imaginer son histoire ; on l´avait vendu après la mort de son propriétaire, un pauvre gitan peut-être, au gilet de satin flamboyant et aux grosses moustaches, tout droit sorti d´un film de Kustarica. L´âme de ce musicien hantait la boîte magique et m´aidait à mes débuts quand je peinais sur les boutons des basses. L´accordéon était habité, c’était pour moi une évidence, je devinais la présence étrangère quand j’actionnais son soufflet…  

 

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Contributions : Un roman turc de Claude Farrère, Le Jardin fermé, Un Drame à Constantinople...
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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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