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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 15:18
« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

L’événement littéraire du mois de décembre en Turquie est la sortie du nouveau roman d’Orhan Pamuk, grand romancier turc, lauréat du  Prix Nobel de littérature en 2006.

L’événement littéraire du mois de décembre en Turquie est la sortie du nouveau roman d’Orhan Pamuk, grand romancier turc, lauréat du  Prix Nobel de littérature en 2006.

Le titre en turc est, Kafamda bir tuhaflık, ce que l’on peut traduire par :

 

Une impression étrange dans ma tête

Une impression bizarre dans ma tête

Quelque chose d’étrange dans ma tête

Une chose étrange dans ma tête

Une étrangeté dans ma tête

 

Il me semble que les quatre premiers sont les meilleurs pour rendre au plus juste ce que dit le turc, le dernier passant mal en français. On verra quel titre choisira la maison Gallimard, qui édite en français les œuvres d’Orhan Pamuk.

L’autre événement était la séance de  dédicace organisée dans la librairie Yapi Kredi, à Istiklal Caddesi, par l’éditeur de Pamuk, les Editions Yapi Kredi ; événement, car Orhan Pamuk ne fait presque jamais de dédicaces en Turquie.

Photo du Journal Hurriyet

Photo du Journal Hurriyet

La séance était prévue à 14H30 mais dès 13H, des files d’admirateurs s’étaient formées devant la librairie pour faire dédicacer le livre.

Photo copiée sur le site du Journal Hurriyet

Photo copiée sur le site du Journal Hurriyet

Combien de livres Orhan Pamuk a-t-il dédicacé en l’espace de deux ou trois heures ? Autant qu’il est possible d’en signer à la chaîne… Il y avait tellement de monde qu’il avait émis le souhait que ses lecteurs ne lui demandent pas d’écrire leur prénom…

En ce qui me concerne, j’aurais bien voulu le photographier en train de dédicacer le livre mais c’était impossible, vu la foule… C'est pour cela que j’ai pris les photos du journal Hurriyet…. 

 

Le roman raconte l’histoire de Mevlut, un vendeur de « boza », cette boisson turque confectionnée à base de céréales fermentées ; plus généralement, il met en scène les habitants d'Istanbul entre 1969 et aujourd'hui…

Je vous en dirai plus lorsque que je l’aurai lu...

Affiche d'annonce de la dédicace d'Orhan Pamuk

Affiche d'annonce de la dédicace d'Orhan Pamuk

« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

Mine Sarikaya, des Editions GiTa, avec le livre dédicacé d'Orhan Pamuk...

« Une impression étrange dans ma tête », le nouveau roman d’Orhan Pamuk

J'emporte aussi mes deux livres dédicacés ; bon, dès ce soir, je commence ma lecture... en turc !

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 19:46
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Sur l'île de Burgaz se dresse le romantique chalet du célèbre auteur turc, Sait Faik Abasiyanik. Il était à l’honneur aujourd’hui car on remettait à Burgaz le "prix Sait Faik de la nouvelle".​

Le port de Burgaz

Le port de Burgaz

La maison de Sait Faik, convertie en musée

La maison de Sait Faik, convertie en musée

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La chambre bureau de Sait Faik

La chambre bureau de Sait Faik

Sa salle à manger

Sa salle à manger

La vue de la maison de Sait Faik

La vue de la maison de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Les accessoires de pêche de Sait Faik

Dans la bibliothèque de Sait Faik, de nombreux livres en français ; il traduit Gide, dont il dit : « C’est l’écrivain qui m’a habitué à moi-même. »

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik

Son nécessaire d'écriture et ses manuscrits...

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

La vue depuis l’une des fenêtres de Sait Faik

Istanbul, une maison d'écrivain sur une île : Sait Faik Abasiyanik
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Published by Gisèle Durero-Koseoglu, écrivaine d’Istanbul - dans L'Istanbul de Gisèle îles des princes Lieux aimés Littérature pour le lycée Sait Faik Abasiyanik Littérature
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 13:18

Il est certain qu’Orhan Pamuk n’était pas venu donner des recettes mais plutôt faire part de es impressions sur le sujet et aussi de son expérience, puisqu’il a expliqué qu’après avoir passé toute la première partie de sa vie à écrire, il a commencé, il y a huit ans, à donner des cours de littérature à l’Université de Columbia.  

Photo copiée sur le site du Lycée Sainte-Pulchérie

Photo copiée sur le site du Lycée Sainte-Pulchérie

Je vous livre donc quelques unes des notes que j’ai pu prendre lors de son intervention en turc, il ne s’agit pas d’une traduction exhaustive mot à mot mais plutôt d’un résumé des idées qu’il a exposées.

Sur les professeurs

« Je vais parler du fond du cœur. Il y a des professeurs qui influencent une dizaine de classes, c’est ce que j’espère être lorsque  j’exerce le métier de professeur. »

Orhan Pamuk explique que, depuis huit ans, à Columbia, il fait ses cours avec les livres qu’il aime. Il fait beaucoup de préparations et tente de faire partager ce qu’il a éprouvé. Selon lui, le professeur doit parler d’un livre qu’il aime et a lu plusieurs fois.

La littérature ne doit jamais être employée comme un moyen de sélection pour séparer les bons des mauvais élèves.  C’est trop souvent le cas, on donne un livre à lire et celui qui ne l’a pas lu va échouer ou redoubler. De plus, on a souvent le tort de dérouler l’histoire de la littérature depuis le début et quand on arrive vers la fin de l’année scolaire, on n’a plus de temps de lire les modernes, le semestre est fini. On peut très bien commencer par Sait Faik Abasiyanik pour éveiller le plaisir de la littérature. Orhan Pamuk précise qu’aucun professeur ne lui a donné le goût de la littérature.

Orhan Pamuk ne croit pas que le goût de lire soit  vraiment en baisse. Il précise que lorsque la télévision est sortie, on a prophétisé la mort du livre ; pourtant, il y a encore des gens qui lisent. Selon lui, rien n’a vraiment changé ; il y a toujours eu des personnes qui aimaient lire et d’autres pas. Dans n’importe quelle classe, il y a toujours au moins trois élèves qui aiment les livres ; si le professeur arrive à faire passer son amour de la littérature, ce chiffre peut monter jusqu’à treize. Il ne faut pas se fâcher si un élève jette le livre ; il y aura toujours des lecteurs, n’y en ait-il que deux ou trois sur cinquante.

Pour faire lire, il faut susciter chez l’élève l’envie du livre (kitap ozlemi)

Ce qui fait lire

Ce qui nous motive au départ, c’est l’envie ; de même que vous pouvez très bien ne pas vous intéresser à une fille et soudain tomber amoureux d’elle parce qu’un autre homme l’admire. On lit par envie du livre.

Il raconte aussi que, lorsqu’il était enfant, son père, grand lecteur, l’appelait parfois pour lui lire une phrase qu’il avait aimée ; par la magie de ces phrases, il comprenait alors que la vie serait plus intéressante et plus profonde avec les livres ; cela lui apprenait que la vie vaudrait d’être vécue s’il y avait des symboles, des dessins, des phrases pour ne pas sombrer dans la monotonie.

Ce qui fait écrire

Grand lecteur de Flaubert, Orhan Pamuk définit la passion de l’écriture avec des mots rappelant ceux de « l’Ermite de Croisset » :

Etre là et en même temps, avoir l’impression qu’on n’est pas exactement à sa place. Sentir qu’on ne correspond pas exactement à l’endroit où l’on est. Dehors, il y a le monde mais il y a aussi une sorte de tourment (en turc : huzursuzluk) dans votre tête.

L’art et la littérature sont le signe d’une mésentente avec le monde dans lequel on vit.

C’est comme si on était assis sur une épine ; la littérature travaille sur cette épine.

Pour qui écrit-il ?

Il écrit pour  un lecteur idéal qui correspondrait au jeune qu’il a été, révolté, qui ne sait pas exactement ce qu’il veut faire mais qui a aussi faim de sens et d’art. Il précise que pour lui, il est important qu’un jeune d’aujourd’hui, avec ses interrogations et ses états d’âme, lise ses livres.

Qu’est-ce qu’un livre ?

Il existe des romanciers qui écrivent d’une traite, qui ne se posent pas trop de questions, et d’autres qui accomplissent de longs travaux. Il y a donc les « naïfs », les inspirés, comme Schiller et il y a aussi les « tourmentés » (ou calculateur, « hesapli » en turc), ceux qui sont dévorés par le doute et qui prennent du recul, repassent, réécrivent. Un romancier doit être en même temps naïf et calculateur.

Le livre doit-il correspondre à son époque ? Bien sûr, on peut se révolter contre une situation politique mais les colères politiques sont toujours les mêmes. Kafka est devenu célèbre uniquement en raison de la transcription de son monde intérieur.

Un roman, ce n’est pas seulement une anecdote, une histoire. C’est surtout une façon de raconter. Il y a des écrivains qu’on ne lit que pour leur style, quel que soit leur sujet.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 19:08
Charles Baudelaire, hantes-tu ta tombe ou ton cénotaphe ?

Charles, tu n’aimais rien tant que les caveaux, les cimetières et les fantômes, c’est pourquoi, aujourd’hui, je parlerai de ta tombe !

Tu fus inhumé en 1867 au cimetière du Montparnasse dans la tombe familiale où reposent ta mère (1793-1871) et le général Aupick (1789-1857).

Lecteurs, savez-vous que ce général Aupick de sinistre mémoire ( selon Charles…) fut ambassadeur à Istanbul en 1848 ?

Bouh, pauvre Charles, être couché pour l’éternité aux côtés de celui que tu détestas !

Photo Internet  Merci aux auteurs

Photo Internet Merci aux auteurs

Charles, en 1902, pour honorer ta mémoire, tes admirateurs décident de t’élever à Montparnasse un cénotaphe, qui sera réalisé par l’artiste José de Charmony.

Il représente un gisant ressemblant à une momie égyptienne, surmonté d’un bas-relief te montrant en train de méditer.

Photo Internet Merci aux auteurs

Photo Internet Merci aux auteurs

La sculpture fut le fruit d'une souscription publique lancée le 1er août 1892 par Léon Deschamps dans La Plume et dirigée par un comité présidé par Leconte de Lisle et où figuraient alors de nombreux artistes et écrivains, tes fans, dont les poètes José Maria de Heredia, Mallarmé, François Coppée, Jean Moréas, Verlaine, Sully Prudhomme, Emile Verhaeren et des romanciers comme Anatole France, Emile Zola, et Edmond de Goncourt.

Photo Internet Merci aux auteurs

Photo Internet Merci aux auteurs

Charles, est-ce bien dans une crise de spleen que tu écrivis ces vers décrivant ton cerveau ou te réjouissais-tu à l’avance de la tête que nous allions faire en les lisant ? Farceur, va !

C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui
s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.

"Les fleurs de Baudelaire", KatarinaRss, Déviant Art, 2012

"Les fleurs de Baudelaire", KatarinaRss, Déviant Art, 2012

Illustration de Carlo Forneti en 1935 pour une nouvelle édition des Fleurs du Mal

Illustration de Carlo Forneti en 1935 pour une nouvelle édition des Fleurs du Mal

Charles Baudelaire, hantes-tu ta tombe ou ton cénotaphe ?
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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Littérature pour le lycée Baudelaire Littérature
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:58

En 1912, lorsque Marcel Proust, qui vit dans une quasi claustration depuis trois ans pour écrire, présente à Gallimard le manuscrit du premier volume de sa colossale remontée dans le « temps perdu », c’est, impulsé par André Gide, qui le regrettera, le refus !

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

Marcel en est réduit à publier l’année suivante Du Côté de chez Swann, à compte d'auteur, chez Grasset !

Il lui faudra encore attendre jusqu’en 1919 pour voir son talent enfin reconnu par le prix Goncourt décerné au livre A l'ombre des Jeunes filles en fleurs.

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

« Il n’y a pas de clés pour les personnages de ce livre, ce serait la déchéance des livres de devenir, si spontanément qu’ils aient été conçus, des romans à clés après coup », affirme Proust.

Bon, on est cependant tenté d’assimiler le narrateur à l’écrivain. Dans La Prisonnière, Proust ne dit-il pas que le narrateur s’appelle « Marcel » :

Dès qu'elle retrouvait la parole elle disait: « Mon » ou « Mon chéri » suivis de l'un ou l'autre de mon nom de baptême, ce qui, en donnant au narrateur le même nom qu'à l'auteur de ce livre, eût fait: « Mon Marcel», « Mon chéri Marcel ».

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

Au fait, quel village a servi de modèle à « Combray », un des lieux emblématiques de la Recherche ? Illiers, à côté de Chartres. En hommage à Proust, il porte désormais le nom de « Illiers-Combray. »

Illiers, carte postale copiée sur le site du Pays de Combray

Illiers, carte postale copiée sur le site du Pays de Combray

Comment s’appelle la domestique qui a servi Proust jusqu’à la fin de sa vie, a constitué le modèle de Françoise dans la Recherche et a écrit le livre Monsieur Proust ?

Céleste Albaret.

Céleste Albaret, par Jean Claude Fourneau, en 1957

Céleste Albaret, par Jean Claude Fourneau, en 1957

La Comtesse Greffulhe (1860-1952), photographiée par Nadar, est un des modèles de la duchesse de Guermantes.

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

Laure Hayman, célèbre courtisane, la “dame en rose”, un des modèles d’Odette de Crécy.

Laure Hayman en 1882

Laure Hayman en 1882

Charles Haas, amateur d’art, qui inspira le personnage de Charles Swann.

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

Savez-vous qui était l'un des écrivains préférés de Proust ?

Réponse sur la photo ci-dessous !

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann

Si vous aimez lire sur la Turquie, quelques-uns de mes livres ou de ceux que j'ai préfacés (Amazon.fr pour la France) :

14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann
14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann
14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann
14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann
14 novembre 1913 : parution de Du côté de chez Swann
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:38

C’est le 29 octobre 1783 que s’éteint Jean le Rond D’Alembert, un des phares du XVIII e siècle.

Mais qui était donc ce petit génie, trop souvent réduit à son « théorème » et sa « martingale », ou escamoté par les livres de littérature qui ne retiennent de lui que le Discours préliminaire de l’Encyclopédie ?

Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...

Un enfant trouvé

Fils adultérin que la belle et célèbre Claudine de Tencin a eu avec le chevalier Destouches, il est abandonné sur les marches de la chapelle Saint-Jean le Rond, d’où son nom…

Retrouvé par son père, qui assurera son éducation, il est confié à une mère adoptive, Madame Rousseau, chez laquelle il vivra presque toute sa vie.

La bosse des maths

Un de ses distractions consiste à rechercher les erreurs dans les livres de maths de son époque. C’est le sujet du premier travail qu’il présente à l’Académie des sciences l’année de ses 22 ans. Et il publie son Traité de Dynamique à 26 ans !

Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...

D’Alembert devient homme de lettres

Diderot le mobilise pour l’Encyclopédie, à laquelle il se consacre pendant cinq ans et dont il rédigera le Discours préliminaire. Mais en 1759, découragé par les persécutions, D’Alembert abandonne l’entreprise, au grand dam de Diderot.

Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...

Le grand amour avec Julie de Lespinasse

D’Alembert, qui fréquente les Salons, y rencontre en 1747, Julie de Lespinasse, célèbre salonnière, lectrice de Madame du Deffand et elle-même fille illégitime d’une grande dame. Le salon de Julie, crée en 1764 et immortalisé par le Rêve de d’Alembert, de Diderot, sera surnommé le « laboratoire de l’Encyclopédie ». Ce n’est cependant qu’en 1765 que D’Alembert a le courage de quitter Maman pour essayer de vivre avec Julie ! Mais l'égérie des philosophes va s’éprendre successivement de deux autres hommes, et, déçue, mourra à 43 ans en 1776.

Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...

Les œuvres littéraires de D’Alembert

Assez méconnues, la plupart des œuvres littéraires de D’Alembert sont tombées aux oubliettes et ne sont même pas rééditées ! Les amateurs pourront lire sur Internet son délicieux Dialogue entre Descartes et Christine de Suède aux Champs Élysées, écrit en 1787.

Ah ! Jean le Rond, aussi doué pour la littérature que pour les maths !

Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
Le 29 octobre 1783 disparaissait Jean le Rond D'Alembert...
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 14:24

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?", demandait Lamartine.

C’est la réponse à cette question que l’on peut rechercher dans un des lieux les plus insolites du quartier des antiquaires et brocanteurs à Çukurcuma, le fameux Musée de l’Innocence, crée l’an dernier par l’écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature en 2006.

Orhan Pamuk dans son musée, crédit photo Internet

Orhan Pamuk dans son musée, crédit photo Internet

Dans cette ancienne maison typique de l'endroit, Orhan Pamuk a réuni une immense collection d’objets des années 1960 à 1980 environ.

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

L’originalité de ce musée ? Il constitue la face matérielle du roman Le Musée de l’innocence, une histoire d’amour déjantée et géniale, où le narrateur collectionne tous les objets ayant appartenu à l’univers de la femme qu’il aime….

Jusqu’aux 4213 mégots des cigarettes qu’elle a fumées, illustrés chacun par une phrase du roman et exposés au rez-de-chaussée dans une monumentale vitrine.

Les 83 vitrines du musée portent le nom de chacun des 83 chapitres du livre et contiennent des objets dont on parle dans le passage concerné.

Couverture du roman en turc

Couverture du roman en turc

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

"J'ai écrit le roman tout en collectionnant les objets que je décris dans le livre… Le musée n'est pas une illustration du roman, et le roman n'est pas une explication du musée, tous deux sont intimement liés". (Orhan Pamuk)

Quelles sont donc les vitrines qui m’ont le plus intéressé dans cet univers proustien ou plutôt « pamukien » ?

Vitrine 2 : « La boutique Şanzelize », contenant un sac de femme portant l’inscription « Jenny Colon » (on ne peut s’empêcher de penser à la Jenny Colon de Gérard de Nerval… ), une ceinture et une chaussure jaune d’or. Dans le roman, le narrateur entre dans la boutique et demande à acheter le « sac à main Jenny Colon couleur crème ». Puis, il découvre celle dont il va tomber amoureux, Füsun, qui porte une « chaussure jaune à talon »…

Vitrine 9 : « F », qui expose des objets disparates comme un vieux transistor, des réveils, une flûte, coincés par des boulons sous les ressorts de métal d’un lit en fer… Ces choses représenteraient-elles l’impossibilité de comprendre la femme aimée ou d’être compris par elle ?

Vitrine 16 : « Jalousie », qui explique en turc « Les emplacements du chagrin d’amour dans le corps humain » et qui montre un mannequin de femme aux entrailles ouvertes et au cœur brisé, de façon à établir un lien entre la souffrance amoureuse et certains endroits du corps.

Photo que j'ai scannée sur le livre

Photo que j'ai scannée sur le livre

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

Vitrine 29 : « Il ne se passe plus une minute sans que je pense à elle », qui comporte une étrange machine que je n’ai pas pu identifier mais dont la forme mystérieuse s’accorde parfaitement aux affres du chagrin d’amour.

Vitrine 32 : « Ombres et fantômes de Füsun », qui réunit une multitude d’anciennes photos sur lesquelles on distingue une silhouette de femme qu’à chaque fois, le narrateur a pris de loin pour la femme aimée...

Vitrine 42 : « Mélancolie d’automne », qui présente, sur fond de promenade en barque sur le Bosphore, un yali, des verres de raki, un vieux radiateur électrique, des robinets anciens et évoque la nostalgie de l’ancien Istanbul…

Vitrine 53 : « La bouderie et la souffrance d’un cœur brisé ne sont d’aucune utilité à personne », qui présente un cœur coupé en deux dont le sang est symbolisé par un ruban rouge.

Vitrine 54 : « Le temps », qui nous explique que « le bonheur ne consiste qu’à être près de la personne qu’on aime »

Vitrine 64 : « Incendie sur le Bosphore », qui nous fait imaginer des gens attablés en train de manger au bord de l’eau et qui soudain, assistent, surpris, à l’incendie d’un yali qui brûle au loin…

A la fin, plusieurs vitrines contenant des rideaux rouges d’anciens théâtres et cinémas commémorent le souvenir de lieux disparus de Beyoğlu…

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

"Le but de la littérature et de l’art est de rendre inhabituelles et étranges les choses les plus familières." (Orhan Pamuk)

Ps : J’ai utilisé pour les citations l’édition française du roman Le Musée de l’Innocence, Gallimard, traduction de Valérie Gay-Aksoy

Istanbul : le Musée de l’Innocence d’Orhan Pamuk

Pour moi, fanatique de maisons d’écrivains et autres lieux de littérature, ce musée, carte de Tendre des objets ou promenade dans la géographie du cœur d’un créateur, me touche par son “surréalisme raisonné”.

Il fait désormais partie des grandes étapes littéraires de la ville d’Istanbul…

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:49

Le célèbre romancier turc Orhan Pamuk s’est une fois de plus identifié à Gustave Flaubert en faisant cette très savoureuse déclaration au journal italien La Repubblica :

 

«  J’étais  l’idiot de la famille mais après, j’ai gagné le Nobel »

 orhan-pamuk.jpg

 

Se référant à la fameuse biographie écrite par Jean-Paul Sartre sur Gustave Flaubert et intitulée L’Idiot de la famille, Orhan Pamuk a comparé sa situation familiale d’antan à celle de Flaubert ; en effet,  le frère aîné de Flaubert était un médecin connu alors que Gustave était un jeune homme maladif, pas très enclin à se faire une situation sociale. Orhan Pamuk a donc expliqué que dans une famille classique turque, on attend toujours que le fils aîné prenne des responsabilités, fasse de brillantes études et  accède à une carrière socialement reconnue, par exemple celle d’ingénieur. Mais on n’en demande pas tant au fils cadet.

 

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 Orhan Pamuk à Paris, en octobre 2012, recevant la Légion d'Honneur des mains de la Ministre de la Culture

 

«  Quand on allait quelque part, pendant que mon frère aîné cherchait le chemin, moi, je musardais, je faisais les vitrines, je rêvais. Il y a des désavantages à être le cadet mais aussi des avantages. Le second mûrit plus tard. »

 

« L’imagination vous fait agir mais elle ne vous aide pas à devenir une personne sociale. Parfois, on apprend certaines choses à six ans mais moi, j’ai soixante ans et je suis comme je suis. Mon  frère aîné est un être social et moi, je suis resté asocial. »

 

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 Orhan Pamuk dans son Musée de l'Innocence, à Istanbul, photo du journal Radikal

 

A la question lui demandant ce qu’il est en train de faire, Orhan Pamuk a répondu :

« Je suis en plein milieu d’un nouveau roman. … Le Prix Nobel n’a pas émoussé ma volonté d’écrire, au contraire, je continue à travailler assidûment. S’il me reste moins de temps à vivre,  il me reste néanmoins beaucoup de choses à écrire ».

 

Espérons que la fulgurante phrase d’Orhan Pamuk redonne espoir à tous ceux (et celles) que leur entourage considère comme l’idiot de la famille !

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:00

            Les histoires d’amour des écrivains sont parfois hors norme. C’est pour cela qu’en ce jour de Saint-Valentin, j’ai envie de vous en raconter quelques-unes,  dont le point commun n’est autre que : l’amour se moque des préjugés...

 

           Montaigne, 55 ans, Marie de Gournay, 23 ans… 

Lorsque l’année de ses dix-huit ans, Marie, jeune fille très intellectuelle et féministe pour son époque, découvre les Essais de Montaigne, elle est tellement envoûtée par l’œuvre qu’elle ne rêve plus que de rencontrer… l’homme. Ce n’est que cinq ans plus tard qu’elle lui écrit enfin ; Montaigne la voit dès le lendemain. Leur histoire ?  Je ne regarde plus qu’elle au monde, confiera-t-il ! Quant à ses sentiments  à elle, Montaigne évoquera avec nostalgie  la véhémente façon dont elle (l’)aima et (le) désira longtemps...

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 Car Montaigne est marié et Marie a une mère qui la surveille. Les amoureux doivent donc se résoudre à la séparation. Pour se consoler, Montaigne, même s’il avoue l’aimer plus que paternellement,  fera d’elle sa «  fille d’alliance ». Ils ne se verront plus mais continueront de s’écrire. Et à la mort du grand écrivain, ce sera elle qui publiera la première édition posthume des Essais.

marie-de-Gournay.jpg

Diderot et Sophie Volland : le grand amour à la quarantaine …

Il a 41 ans, il est marié, il travaille à l’Encyclopédie ; elle a 38 ans, elle est ce que l'on nomme une « vieille fille ». Elle s’appelle « Louise-Henriette » mais Diderot la rebaptise « Sophie », du nom du personnage de sa pièce, Le Fils naturel. Leur relation passionnée dure cinq ans. Mais un jour, drame ! Madame Volland surprend les amoureux ensemble, et surcroît de malchance, Madame Diderot découvre une lettre de Sophie à son mari. Alors, tombe le verdict : Madame Volland emmène Sophie sur ses terres et Madame Diderot menace, en cas de divorce, d’interdire à Diderot de voir Angélique, sa fille chérie !

diderot.jpg

 C’est à partir de ce moment que Diderot développe la métaphore d’Héloïse et Abélard pour évoquer leur amour. Les deux amants n’ont plus qu’une solution pour continuer à communiquer : s’écrire ! Ce qui nous a valu une des plus belles correspondances de la littérature française, les Lettres de Diderot à Sophie Volland. Et aussi de sublimes mots d’amour :

Avec vous, je sens, j’aime, j’écoute, je regarde, je caresse, j’ai une sorte d’existence que je préfère à toute autre. Si vous me serrez dans vos bras, je jouis d’un bonheur au delà duquel je n’en conçois point. Il y a quatre ans que vous me parûtes belle ; aujourd’hui je vous trouve plus belle encore ; c’est la magie de la constance, la plus difficile et la plus rare de nos vertus 

peintre marie Gabrielle CarpetFaute de portrait de Sophie Volland, j'utilise le portrait d'une dame du XVIIIe, Marie-Gabrielle Carpet, artiste peintre...

Quant aux lettres de Sophie ? Perdues…  Ils mourront à cinq mois d’intervalle l’un de l’autre.

 Laure de Berny, 45 ans, Honoré de Balzac, 23 ans…

L’année de ses 22 ans, Balzac tombe amoureux de Laure de Berny. Qui est donc cette dame pour laquelle le jeune Honoré va éprouver la grande passion de sa jeunesse ? Née douze ans avant la Révolution française, elle est la fille du professeur de harpe de la reine Marie-Antoinette ;  notons au passage qu’elle a un an de plus que la mère de Balzac et a mis au monde neuf enfants… Quant à Balzac, grand lecteur de Rousseau, aurait-il reconnu en Laure une nouvelle Madame de Warens ? Pendant longtemps, Laure de Berny repousse les déclarations enflammées d’Honoré,  qui n’a qu’un seul souhait : Etre célèbre et être aimé… Mais, en 1822, elle finit par s’abandonner à ce grand amour, qui va faire scandale. Elle sera pour Honoré une mère (la mère de Balzac avait trente-deux ans de moins que son époux et n’avait jamais manifesté de tendresse à Honoré, né de son mariage malheureux, alors qu’elle chérissait son autre fils, qu’elle avait eu avec son amant... pauvre Honoré…), une confidente, une amie, une conseillère, une maîtresse et un soutien. Pendant la douzaine d’années que durera leur liaison, elle l’introduit dans tous les milieux qu’il décrira ensuite dans ses romans. 

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Celle que Balzac surnomma « La Dilecta » (l’aimée), sera aussi sa muse : elle servira de modèle à Madame de Mortsauf dans le roman, en grande partie autobiographique, Le Lys dans la vallée, qu’elle aura d’ailleurs le bonheur de lire peu avant sa mort : Elle fut non pas la bien aimée, mais la plus aimée…  Le lys, c’était elle… Puis, elle inspirera aussi le personnage de Madame de Bargeton, dans Les Illusions perdues. Après la mort de Laure, Balzac écrira :

madame de Berny

 « La personne que j’ai perdue était plus qu’une mère, plus qu’une amie, plus que toute créature peut être pour une autre (…). Elle m’avait soutenu de parole, d’action, de dévouement pendant les grands orages. Si je vis, c’est par elle. Elle était tout pour moi... »

 

 George Sand et Jules Sandeau : quand l’amour fait naître une écrivaine…

On connaît les amours tumultueuses de George Sand avec Alfred de Musset ou Frédéric Chopin. Mais on oublie trop souvent de parler de sa liaison avec Jules Sandeau. Elle revêtit pourtant une importance capitale dans la vie de l’écrivaine car elle fut à l’origine de la métamorphose qui transforma Aurore Dupin en George Sand !

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Après neuf ans de mariage avec Casimir Dudevant, dont elle a deux enfants, Aurore Dupin fait scandale en quittant son époux pour suivre à Paris son jeune amant, Jules Sandeau, alors âgé de dix-neuf ans. Tous deux, ils donnent au Figaro des articles signés « J. Sand », puis écrivent ensemble deux romans, Le Commissionnaire  (1830) et Rose et Blanche (1831). C’est à cette époque que la romancière commence à porter des habits d’homme.

gsLa raison ? Son époux lui a « coupé les vivres » et porter un vêtement masculin coûte bien moins cher que se revêtir des robes compliquées des dames de cette époque. sandeau.jpg

Au fur et à mesure qu’Aurore devient plus célèbre,  la liaison avec Sandeau se dégrade. Mais Aurore continuera pourtant à utiliser leur pseudonyme ; en 1832, elle écrit seule Indiana et signe « G. Sand » ; c’est un immense succès ! L’an d’après, lorsqu’elle publie Lélia, autre « best-seller » condamnant le mariage, Aurore (qui quitte Jules Sandeau) a définitivement adopté  le nom de George (sans « s ») Sand !

 

 Marguerite Duras et Yann Andréa : 38 ans de différence...

Elle l’a racontée dans son livre Yann Andréa, en 1992. Il l’a  racontée dans son livre, Cet amour-là, en 1999.  Quoi ? Me demanderez-vous.

Leur extraordinaire histoire d’amour. 

La plus étonnante, sans doute, de toutes celles que je viens d'évoquer... dur 4L’année de ses vingt ans, lorsque Yann Andréa découvre le livre de Marguerite Duras, Les Petits chevaux de Tarquinia, il n’est rien moins que subjugué. Deux ans plus tard, lors de la projection du film de Marguerite Duras, Indian Song, il parvient à faire connaissance avec elle, ils vont boire un pot ensemble.  Il lui écrira ensuite de nombreuses lettres,  elle ne répond jamais. Mais le jour où, en 1980,  il cesse de lui écrire, Marguerite s’inquiète. Et cette fois, c’est elle qui lui écrit. La suite ? 16 ans de vie commune, jusqu’à la mort de Marguerite Duras. Il a alors 28 ans et elle, 66 ! 

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Yann Andréa se consacrera entièrement à Marguerite ; quant à elle, elle le métamorphosera en personnage littéraire et en héros de film…   dur1.jpg

 

Si vous êtes seul(e), trahi(e), abandonné (e), bref, si vous ne croyez plus à l’amour… espérons que la lecture de ces lignes vous aura un peu remonté le moral en ce jour de Saint Valentin...

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 23:00

Un aventurier de onze ans

Natif de Nantes (1828.1905), Jules Verne aurait voulu s’embarquer comme mousse, à l’âge de 11 ans, sur un navire en partance pour les Indes mais son père l’aurait ramené manu militari à la maison…

 

Une vocation d'écrivain

Ce n’est qu’en 1849, l’année de ses 20 ans, que son père l’autorise à quitter la maison mais pour étudier à Paris. Ce que Papa Verne ignore, c’est que le dessein secret de son fils n’est pas d’apprendre le droit mais de devenir auteur de théâtre !

 

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En 1850, alors qu’il vient de passer sa thèse pour reprendre la succession de son père, il s’insurge : il sera écrivain ! Avec l’aide de Dumas, il fait jouer sa première comédie, Pailles rompues et publie deux ans plus tard Un Voyage en ballon.

 

Tout sauf un mari modèle !

Suite à plusieurs déceptions amoureuses, Jules fait partie d’un groupe de célibataires appelé les “Onze sans femme”. Cependant, tous les vieux garçons ayant fini par se caser, en 1857, il épouse Honorine. Mais lorsque cette dernière est sur le point d’accoucher, il ne trouve rien de mieux que partir en voyage en Scandinavie !

 

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Les liens entre Jules et son fils se tisseront difficilement. Dévoré par son œuvre, Jules néglige sa famille.

 

Un éditeur qui croit en son écrivain !

1862 : Jules, qui a 34 ans, présente à l’éditeur Hetzel Cinq semaines en ballon. L’éditeur lui fait signer un contrat de 20 ans !  

 

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Le succès du roman est extraordinaire. Si, bien qu’à partir de 1864, Jules abandonne les autres travaux pour se consacrer à son œuvre, sa fameuse série des Voyages Extraordinaires, auxquels il consacrera 40 ans ! 44 volumes où il adapte les inventions de son époque pour écrire des romans palpitants, animés par des héros inoubliables, comme le Capitaine Nemo ou Phileas Fogg.

 

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Un des pionniers de la science-fiction

 C’est le roman De la terre à la lune qui marque, en 1865, la naissance de ce nouveau genre, suivi par L’Ile mystérieuse ou Vingt mille lieues sous les mers.

 

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Un bureau d’écrivain dans la cabine d’un bateau

Après un grand voyage en Amérique, Jules achète en 1868 un bateau, le Saint-Michel (il y en aura deux autres, le II et le III), dans lequel il va non seulement installer son bureau mais aussi effectuer, pendant quinze ans, de nombreux voyages dans l’Atlantique et en Méditerranée.

 

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Il s’installe à Amiens. En 1872, Le Tour du monde en quatre-vingt jours est un triomphe. Il a acquis la gloire littéraire. Il donne même un bal costumé sur le thème de la terre à la lune.

 

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1886 : les malheurs s’enchaînent

Dans des circonstances demeurées mystérieuses, son neveu lui tire dessus. Jules demeure boiteux, ce qui le contraint à se sédentariser. Sur ces entrefaites, Hetzel meurt.

 

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Un auteur prolifique

Les quinze dernières années de la vie de Jules Verne sont assombries par ses problèmes de santé, dont le diabète. Mais qu’on ne s’y trompe pas : cela ne l’empêche pas de publier presque un roman par an jusqu’à sa mort !  

 

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Une œuvre géniale

 62 romans, 18 nouvelles, 15 pièces de théâtre, des poèmes (sa passion) ! Quel génie, ce Jules ! 

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Un écologiste avant la lettre

Dans 20 000 lieues sous les mers, Nemo explique à Ned Land :  En détruisant la baleine australe comme la baleine franche, êtres inoffensifs et bons, vos pareils, maître Land, commettent une action blâmable. C'est ainsi qu'ils ont déjà dépeuplé toute la baie de Baffin, et qu'ils anéantiront une classe d'animaux utiles. Laissez donc tranquilles ces malheureux cétacés...

  (voir le site http://clec.uaicf.asso.fr/recherches_patrimoniales/jules_verne.htm

 

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Published by Gisèle, écrivain d’Istanbul - dans Littérature pour le lycée

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Livres de Gisèle Durero-Köseoglu

2003 : La Trilogie d’Istanbul I,  Fenêtres d’Istanbul.

2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul.

2009 : La Trilogie d’Istanbul II, Secrets d’Istanbul.

2004 : La Sultane Mahpéri, Dynasties de Turquie médiévale I.

2010 : Mes Istamboulines, Récits, essais, nouvelles.

2012 : Janus Istanbul, pièce de théâtre musical, livre et CD d’Erol Köseoglu.

2013 : Gisèle Durero-Köseoglu présente un roman turc de Claude Farrère,  L’Homme qui assassina, roman de Farrère et analyse.

2015 : Parution février: Sultane Gurdju Soleil du Lion, Dynasties de Turquie médiévale II.

 

 

 

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